Région :
Ile-de-France Département
: Paris Code postal :
75002 Population : 20
738 habitants Superficie : 99
ha Altitude :
34 mètres
Généralités
historiques :
Le IIème arrondissement, le plus
petit de Paris, est l'un des plus actifs
car il a toujours été placé
sous le signe du mouvement.
Sa formation relève d'une découpe
ébauchée avec les districts
de Louis XIV qui prit sa forme actuelle
sous Napoléon III.
C'est sur son territoire que se recoupèrent
de tous temps les grands axes de pénétration
: ce noeud routier imprima le mouvement
et la communication à l'économie
et à la vie sociale de l'arrondissement.
Du XIIème siècle à
Louis
XIV, ce territoire imprécis représentait
la banlieue du Ier arrondissement au delà
de la première enceinte de Philippe-Auguste
qui le frôle à l'extrême
sud-est.
Ce mouvement, cette activité, ces
échanges se retrouvent à tous
les niveaux : la Bourse, temple de
l'argent avec ses activités
complémentaires (agents de change,
banquiers, cambistes et aujourd'hui informatique),
comme les administrations et institutions
attirées alentour.
Autres conséquences de ce fort courant
de passage : le développement de
la grande hôtellerie, la multiplication
dès le moyen-âge des établissements
hospitaliers et "humanitaires",
la prolifération de la prostitution
(la rue Saint-Denis, toujours en "activité").
La recomposition de l'urbanisme par Louis
XIV et surtout Haussman, transforma
ces bas-fonds et Cours des Miracles en ateliers
actifs et sous-traitants de la grande joaillerie
; mais certaines
rues conservèrent longtemps
leur vocable évocateur : Gratte-Cul,
Tire-Vit, Poil-au-Con. Arrondissement du mouvement
encore sur le plan social, avec ses résidents
de la bourgeoisie commerciale et financière
qui remplacent progressivement la noblesse
au cours du XIXème siècle.
Enfin, communication, passage et mouvement
vont de pair avec une vive activité
intellectuelle : nombreux théâtres
et cinémas, coeur de la grande presse
dans le site symbolique du Croissant, installation
de la Bibliothèque Nationale par Richelieu,
métiers d'art satellites des industries
de luxe.
Les nombreux passages et galeries multiplient
les lieux de rencontre, d'élégance
et de commerces précieux.
Le mouvement crée également
le contraste : l'ouest élégant
et somptueux incarné par la rue de
la Paix ; le nord animé et typiquement
parisien avec les Grands Boulevards ; l'est
besogneux est grouillant d'activité
avec le Sentier ; le sud partageant son
agitation entre la Bourse et la Grande Presse.
Particularités
:
Le Patrimoine protégé de l'arrondissement
compte 163 monuments et immeubles protégés,
21 et 142 .
ENSEMBLES URBAINS : Bibliothèque Nationale,
sanctuaire de la langue et de la culture française
: elle fut initiée par Charles V le
Sage (le savant), puis enrichie régulièrement
par la monarchie, l'Empire et le XIXème
siècle jusqu'à nos jours, constituant
l'un des plus riches ensembles au monde.
Elle occupe l'emplacement actuel depuis 1724
; après avoir absorbé en partie
les hôtels de Nevers et de Tubeuf ainsi
que d'autres immeubles, elle couvre 4 ha
dans le rectangle Richelieu/Colbert/Vivienne/Petits-Champs
; Le Muet, Mansard, Robert de Cotte intervinrent
dans les différents immeubles.
Elle s'exporta partiellement à Versailles
en 1934 dans un vaste bâtiment moderne
et tout récemment à la Bibliothèque
Nationale Tolbiac (13ème arrondissement).
- La Bourse, symbole de la finance (ainsi
que le terrain qu'elle occupe), a renforcé
le caractère marchand de l'arrondissement
qu'elle marque depuis le début XVIIIème
siècle ; Napoléon décida
qu'un temple à part entière
devait lui être consacré et Brogniard
fut chargé du projet sur l'emplacement
d'un ancien couvent : le lourd édifice
néo-antique d'ordre corinthien prévu
ne fut réalisé qu'en partie
et dénaturé à la Belle-Epoque
par des adjonctions.
La Place des Victoires (partie sud au Ier
arrondissement), a été créée
pour célébrer les victoires
de Louis XIV et fut exécutée
par Hardouin-Mansart ; écornée
par Haussmann, elle compte encore 6 immeubles
XVIIème siècle, 3 et 3 ; au
centre statue équestre de Louis XIV
en empereur romain, par le sculpteur monégasque
Bosio (XIXème siècle).
- La Rue de la Paix : créée
en 1806 par Napoléon qui voulait en
faire la plus belle avenue de Paris car elle
devait être consacrée à
sa gloire ; elle le devint en effet, mais
c'est surtout à Haussmann que l'on
doit ce succès : on lui a beaucoup
reproché ses démolitions, mais
on reconnaît plus rarement ses réussites,
dont la rue de la Paix reste exemplaire ;
elle fut d'abord la concentration du grand
luxe de la mode, couture, chaussures et lingerie,
puis de la haute joaillerie, aujourd'hui parmi
les premières places mondiales ; elle
se partage avec le Ier arrondissement, mais
en occupe la plus grande partie (Opéra-Capucines)
: c'est le boulevard des grands de ce monde
qui se prolonge avec la place Vendôme
et la rue de Castiglione.
- Au nord, la butte de Bonne-Nouvelle, jadis
Villeneuve-sur-Gravois car elle était
constituée de déchets et matériaux
de toutes sortes, devint le Sentier, centre
commercial ancien grouillant d'activité,
qui se consacre à la confection dans
le triangle Bonne-Nouvelle/Cléry/Poissonnière.
- Les Grands Boulevards, réalisés
par Louis XIV, constituent en arc de cercle
la limite nord de l'arrondissement (boulevards
des Capucines, des Italiens, Montmartre, Poissonnière,
Bonne-Nouvelle, Saint-Denis) ; d'abord vastes
allées d'agrément, remplaçant
les lignes de défense de François
Ier et de Richelieu, ils formèrent
un axe important est-ouest, coupant celui
nord-sud de la rue de Richelieu ; ils devinrent
dès le XVIIème siècle
quartier d'agrément où les plus
grands noms eurent leur résidence jusqu'à
la Révolution ; depuis la Restauration,
centre d'élégance, de théâtres
et d'animation des Parisiens, ils incarnèrent
jusqu'à la dernière guerre le
célèbre esprit boulevardier
; un ruissellement d'argent que même
la Révolution n'interrompit pas, explique
la présence des grandes banques et
métiers de la finance.
Le boulevard des Capucines (sur l'emplacement
d'un couvent du même nom) succède
au boulevard de la Madeleine : aux nos 5 et
7, immeubles d'époque Restauration
sur cour intérieure ornée ;
n° 11, ancienne bijouterie Clerc, Belle-Epoque.
Boulevard des Italiens : nos 5 bis, 7 et 9,
immeubles et hôtel XVIIIème siècle
(n° 7) qui abrita le musicien Grétry
; 17 à 21, monumental siège
social du Crédit Lyonnais XIXème
et XXème siècles : façade
néo-classique très ornée
et à l'arrière, structure métallique
d'Eiffel constituant l'immeuble.
Boulevard Montmartre, du carrefour Haussmann
à la rue Montmartre : n° 7, théâtre
des Variétés néo-classique
début XIXème siècle,
qui devint l'un des temples de la comédie
de boulevard. Boulevard Poissonnière,
jusqu'à la rue du même nom :
n° 5, ancien cinéma Rex, pur Art
déco du début des années
1930 ; nos19 et 21, anciens hôtels particuliers
fin XVIIIème siècle, repris
XIXème siècle ; n° 23, hôtel
de Montholon XVIIIème siècle,
façade à colonnes d'ordre ionique,
décor XVIIIème siècle.
Les boulevards Bonne-Nouvelle et Saint-Denis
qui suivent jusqu'à la porte Saint-Martin,
bien que faisant partie de la grande voie
est-ouest ne peuvent être considérés
comme faisant partie des Grands Boulevards
dans l'esprit décrit ci avant : il
sont consacrés aux boutiques et petits
commerces inspirés par le quartier
du Sentier auxquels ils sont adossés
; le boulevard Bonne-Nouvelle coupe l'ancienne
Villeneuve-sur-Gravois qui fut arasée
début XVIIIème siècle
; au n° 11, immeuble fin XVIIIème
siècle à façade ornée.
Galeries et passages couverts : pour 102 rues,
l'arrondissement compte 16 passages et 9 galeries,
soit plus de la moitié de ceux existant
dans la capitale ; ces ruelles intérieures
relient depuis la fin XVIIIème siècle
les segments de rues principales ; souvent
couvertes de verrières, elles sont
décorées, illuminées
et abritent un commerce chatoyant et raffiné
.
Les passages : Basfour, d'origine XIVème
siècle (anciens fours de plâtriers)
; Ben-Aïd 1830, démoli en 1899
(vestige d'un "transept" à
haute verrière) ; Bourg-l'Abbé, ancien hameau extra-muros vers 1830, verrières
arrondies, entrée ornée ; Le
Caire, ancienne "Cour des Miracles"
1798, le plus ancien de Paris ; Choiseul 1827,
arcades entresolées et marquise ; Cléry
1905 ; Colbert 1828, annexe de la BN en 1974,
primitivement Passage du Trésor, reconstitué
en 1985 ; Le Grand-Cerf 1825, à l'origine
d'une célèbre hôtellerie,
haute verrière (en mauvais état)
; Les Panoramas 1800, du nom des panoramas
à la mode qui y étaient exposés
(boutique Stern, Belle-Epoque) ; Les Petits-Pères
1779, raccourci en 1844, sur l'emplacement
du couvent du même nom démoli
à la Révolution ; Le Ponceau
1826, du nom d'un pont au-dessus des égouts
; Les Princes 1860, sous arcades métalliques,
passage coudé, devantures XIXème
siècle ; Sainte-Anne, satellite du
passage Choiseul ; Sainte-Foy, ancien passage
Sainte-Marguerite, reconstruit en 1813 ; La
Trinité, ancien accès à
l'hôpital de la Trinité XVIIème
siècle, voie privée en 1817.
Les galeries : La Bourse, diverticule du passage
des Panoramas ; Le Caire, annexe du passage
du même nom ; Colbert 1826, verrières
sur colonnades ; Feydeau, diverticule des
Panoramas ; Montmartre 1834, annexe du Grand-Cerf
; Saint-Denis, satellite du Passage du Caire
; Sainte-Foy, autre satellite du passage
du Caire ; Les Variétés 1834,
annexe des Panoramas ; Vivienne 1823, hautes
verrières, entresols cintrés,
beau décor classique.
ARCHITECTURE MILITAIRE : Vestiges de l'enceinte
de Philippe-Auguste à l'extrême
sud-est : nos 16 et 20 rue Etienne-Marcel,
15 rue Tiquetonne. - Tour de Jean-sans-Peur,
seul vestige de l'hôtel de Bourgogne,
construite début XVème sur le
rempart de Philippe-Auguste, 20 rue Etienne-Marcel
: lourd rectangle féodal dont les mâchicoulis
sont coiffés d'un toit rapporté
(à l'abandon).
OUVRAGES D'ART : 3 accès au métropolitain,
par Hector Guimard, de style Art nouveau (vers
1903) : stations Réaumur-Sébastopol,
Sentier, Quatre-Septembre.
BATIMENTS PUBLICS protégés :
- Mairie du IIème arrondissement,
accolée à l'église N.D.
-des-Victoires, qui fut d'abord celle du IIIème
arrondissement (maire, Benoîte Taffin)
: bâtiment néo-classique de 2
étages à arcades (1850) dû
à Baltard ; décor intérieur
du 1er étage.
- Opéra Comique, 5 rue Favart, reconstruit
en 1863, néo-classique d'ordre corinthien.
- Théâtre Daunou, 7/9 rue Daunou,
pastiche précieux de 1921.
- Théâtre des Variétés,
7 boulevard Montmartre, fin XVIIIème et début
XIXème siècle, de style néo-grec
: façade étroite à 2
étages de colonnades et fronton triangulaire.
Fontaine du carrefour Gaillon, néo-classique
début XIXème siècle.
Fontaine Colbert, 6 rue Colbert, ornée
de dauphins du début XVIIIème
siècle (ne fonctionne pas).
IMMEUBLES ET MAISONS PROTEGES : 119 font l'objet
d'une protection en tout ou partie ; les plus
notables sont, par ordre alphabétique
: Rue d'Aboukir n° 4 (façade Directoire
avec niches et statues), n° 5 (portail
et escalier XVIIIème siècle)
; maison angle de la rue Vide-Gousset. Rue
d'Amboise, nos 1 à 10, pairs et impairs
XVIIIème siècle. Rue d'Argenteuil
n° 23. Rue de Bachaumont n° 10 (façade
et cage d'escalier). Place Boieldieu n°
1. Place du Caire n° 2 (façades
illustrées et sculptées Retour
d'Egypte).
Rue de Cléry n° 31, angle rue Poissonnière.
Rue des Colonnes nos 1 à 7 pairs et
impairs (arcades).
Rue Dussoubs n° 15 (cour, escalier, passage
cocher) ; nos 22 (façade, cour, escalier),
25 et 27 (cages d'escalier), 33 (façade,
ancien passage cocher). Rue Favard, nos 1,
2, 4, 12, 14, 16, 18, 20. Rue de Grammont
nos 14, 16, 18, 20 (façades sur rues
et cours). Rue de Grétry nos 1 à
6, pairs et impairs. Rue de Hanovre n°
6 (façade, escalier, vestibule). Rue
de La Jussienne n° 2 bis (curieuse façade
classique XVIIIème siècle, ferronnerie),
n° 2 ter XVIIIème siècle.
Rue Louis-le-Grand n° 3 (rez-de-chaussée).
Rue Louvois n° 4. Rue du Mail n° 1
d'époque classique à pilastres
cannelés. Rue de Marivaux nos 1, 2,
3, 4, 5, 7. Rue N.D.-des-Victoires n°
10. Rue Paul-Lelong nos 15/17 (façade,
toiture, escalier). Rue Réaumur n°
124. Rue de Richelieu nos 91, 93, 95, 97,
99, 101 (et passage cocher, portail, balcon).
Rue St-Denis n° 226 : demeure Louis XV
à façade bombée, ferronneries.
Rue St-Fiacre n° 8 (cage d'escalier).
Rue St-Marc nos 18 (portail et vantaux), 28,
30, 32, 34, 36. Rue St-Sauveur nos 14 (cour,
escalier), 12 (escalier), 16 (cour, passage
cocher, 2 escaliers), 18 (cour, escalier),
20 (puits, escalier). Rue Tiquetonne nos 13
(rampe d'escalier XVIIIème siècle),
15 (cour pavée, escalier), 31. Rue
Vivienne n° 18 (portail monumental, cabinet
de Colbert).
AUTRES IMMEUBLES ET BATIMENTS NON PROTEGES.
L'arrondissement compte encore bien des hôtels
particuliers XVIIème/XVIIIème
siècles non protégés,
souvent transformés à usage
commercial ou découpés en ateliers
(exemple 16 rue Vivienne) ; hôtel
XVIIème siècle, repris au XIXème
siècle, 7 rue du Mail : façade
à arcades, chapiteaux et fenêtres
ornés ; rue Poissonnière n°
1, maison XVIIème siècle avec
niche ; n° 2, ancien hôtel de Noisy
début XVIIIème siècle.
Nombreuses séries d'immeubles
XVIIIème siècle, notamment rue
des Petits-Champs et rue Gaillon. Maisons
XVIIème et XVIIIème siècles,
de volumes inégaux, rue des Petits-Pères.
Autre ensemble XVIIème et XVIIIème
siècles rue Tiquetonne. Maisons fin
XVIIIème siècle et fers forgés,
belle unité, rue des Panoramas.
Hôtel du Timbre et des Domaines vers
1850 par Baltard, face à la Mairie.
Beaux immeubles Louis-Philippe 106 à
110 rue de Richelieu : façades en stuc,
ferronnerie de fonte. 136 rue Montmartre,
façade néo-classique Empire
avec statues et motifs sculptés. La
Fontaine Visconti, square Louvois, célèbre
les 4 principaux fleuves de France…
ARCHITECTURE MODERNE. Rue de La Michodière,
théâtre de la Michodière
1925, au coeur de l'Art déco. Boulevard
Poissonnière, cinéma Rex, Art
déco vers 1930. Rue Réaumur
n° 124 : immeuble industriel vers 1900
en armature métallique rivetée
et verrières ; n° 101, immeuble
en étrave pierre et métal. Ensemble
d'architecture (souvent commerciale) Belle-Epoque,
rue Réaumur, qui fit l'objet d'un concours
primé en 1900. Nombreux hôtels,
restaurants et boutiques (voir à l'architecture
commerciale).
ARCHITECTURE COMMERCIALE PROTEGEE : rue d'Antin
n° 3, Banque de Paribas XVIIIème
siècle (porte monumentale sur rue,
décor du salon et du cabinet du directeur
général . Rue de Bachaumont
n° 8, ancien établissement de bains.
Rue Blondel nos 32/34 : ancienne maison close
(décor intérieur, escalier,
vestibule). Rue Greneta nos 73/75, ancien
restaurant du Rocher de Cancale (devanture
et son enseigne, cornière et salons
du 1er). Rue Montmartre n° 121 : grille
de boutique. Rue Montorgueil n° 51 : pâtisserie
Stohrer (devanture et décor intérieur
de panneaux peints). Rue des Petits-Carreaux
n° 6 : charcuterie (devanture et décor)
; nos 10/12 ancien marchand de café
(devanture néo-classique, bois et céramique).
Rue Richelieu nos 98, 100 et 102 : ancienne
salle du restaurant "Le Journal"
(décor et salle des cariatides). Rue
St-Denis n° 143 : café-bar (devanture
et décor céramique ; n°
271 : ancien bureau des brodeurs et coffretiers
(façade et toiture). Rue Tiquetonne
n° 10 : "A l'Arbre à Liège"
(façade XVIIIème siècle
et enseigne en relief représentant
un chêne-liège).
AUTRE ARCHITECTURE COMMERCIALE NON PROTEGEE
(par ordre alphabétique) : rue de la
Banque n° 3 : décor 1900 de marchand
de vin. 23 boulevard de Bonne-Nouvelle : un café
en trompe-l'oeil transforme la façade
d'une ancienne boutique.
Rue Chabanais, ex-maison close de notoriété
mondiale, transformée en bureaux.
Grands Boulevards : rotonde à dôme
Félix-Potin Belle-Epoque, au-dessus
du Monoprix (décor coloré).
Place Gaillon : célèbre restaurant
Drouant, illustré par les Goncourt
qui y décernent leur prix annuel (décor
Art déco dans un immeuble XVIIIème
et XIXème siècles).
Rue Montmartre n° 142, siège de
journaux, dont La France, fin XIXème
siècle (façade à cariatides
et Atlantes ; n° 146, angle de la rue
du Croissant, café où fut assassiné
Jaurès (plaque-souvenir, buste).
Avenue de l'Opéra n° 23 : façade
monumentale néo-classique fin XIXème
siècle.
Rue de Richelieu n° 100, immeuble du Journal
fin XIXème siècle (façades,
peintures murales Belle-Epoque, restaurant).
Rue d'Uzès n° 13, immeuble commercial
fin XIXème siècle (façade
ornée pierre et métal, hauts
vitrages). Rue de Vivienne n° 40, restaurant
Gallopin, bar américain Belle-Epoque
(décor végétal intérieur).
- Eglise Notre-Dame-des-Victoires, place des
Petits-Pères : construite de 1629 à
1740 (façade baroque) pour les Augustins
déchaussés, par Le Muet et Libéral
Bruant ; devenue mairie du 3ème arrondissement
sous la Révolution ; basilique
mineure en 1927 ; en 1936, consécration
au Coeur Immaculé de Marie (pèlerinage)
; architecture conventionnelle classique,
nef unique de 4 travées avec chapelles
(sépulture de Lulli) ; innombrables
ex-voto.
- Eglise Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, 25
rue de la Lune : chapelle primitive de 1551,
détruite et reconstruite par Anne d'Autriche
en 1628 ; détruite à la Révolution
et reconstruite en 1823 ; style néo-classique
d'ordre dorique, le clocher XVIIème
siècle a été conservé
; 2 toiles XVIIème siècle attribuées
faussement à Mignard.
L'arrondissement comptait de nombreux établissements
religieux dont la plupart, souvent décadents,
disparurent à la Révolution.
Couvents : Bénédictines du Sacré-Coeur
de Montmartre, 8 rue Notre-Dame-des-Victoires.
Filles espagnoles de la Charité, 85
rue Réaumur.
Eglise évangélique de Pentecôte,
10 rue du Sentier.
CIMETIERES : Saint-Joseph disparu à
la Révolution au n° 140 actuel
de la rue Montmartre : les corps de La Fontaine
et Molière y auraient été
enterrés (toujours pas éclairci).
On peut considérer comme cimetière
l'ancien jardin de La Voisin, sinistre empoisonneuse
du XVIIème siècle, qui y enterra
plus de 2 000 enfants morts-nés (25
rue Beauregard).
Cabinet des Médailles, 58 rue de Richelieu
(Bibliothèque Nationale/Richelieu)
: plus de 200 000 pièces de monnaie
et 60 000 médailles, de l'Antiquité
à nos jours ; collections des rois
de France enrichies de dons et acquisitions
; orfèvrerie mérovingienne et
médiévale ; fonds documentaire
d'estampes photographiques, expositions temporaires
mensuelles.
Sites :
Le IIème arrondissement exprime l'Urbanisme
à l'état pur : pas de place
pour la rêverie, le temps perdu, l'espace
non employé au négoce.
Ainsi les espaces verts et jardins sont pratiquement
inexistants.
Seul le square Louvois (2 000 m²) et sa fontaine
Visconti, face à la Bibliothèque
Nationale, est digne du nom de jardin : grands
arbres, pelouse, calme.
On note aussi : le square Jacques-Bidault,
rue de la Lune (vers 1965) ; 350 m², site
maltraité ; le jardin intérieur
de la Bibliothèque Nationale, non ouvert
au public ; un jardin privé, 17 rue
Marsollière, résidus d'un ancien
parc.
Ensemble du site formé par les 11 premiers
arrondissements.
Ressources et productions
:
Au cours de la première moitié
du siècle, l'arrondissement a perdu
25 % de sa population.
Cette désertification, due à
l'emprise tentaculaire des bureaux et administrations,
affecte les particuliers, mais aussi les petits
et moyens commerces, les artisans et les sous-traitants
qui proliféraient depuis le XVIIème
siècle.
Le textile domine avec les petits ateliers
de toute nature qui foisonnent dans le quartier
Sentier/Aboukir où règne la
confection, sous toutes ses formes.
La lingerie et la couture de luxe s'épanouit
surtout dans le quartier de l'Opéra
(éditions de tissus d'ameublement).
La haute joaillerie domine toujours avec la
rue de la Paix, assistée en arrière-plan
par toute une sous-traitance artisanale ;
Ecole technique de la Bijouterie et l'Association
de la Haute-Joaillerie.
Autres métiers d'art bien représentés
: reliure, lutherie, cristallerie, gravure
héraldique et taille-douce.
Vie locale :
La place manque dans l'arrondissement pour
les spectacles et manifestations populaires
et sportives.
CULTURE
- Théâtres : Bouffes-Parisiens,
4 rue Monsigny ; Daunou, 7 rue Daunou ; Mélo
d'Amélie, 4 rue Marie-Stuart ; Michodière,
4 bis rue de la Michodière ; Opéra-Comique,
5 rue Favart ; Pépinière Opéra,
7 rue Louis-le-Grand ; Sentier des Halles,
50 rue d'Aboukir ; Variétés,
7 boulevard Montmartre.
- Nombreux cinémas, dont les 2 Gaumont
et le cinéma-spectacle du Rex sous
son décor 1930 au plafond étoile.
- 18 galeries d'art.
- Bibliothèques : Bibliothèque
Nationale, 58 rue de Richelieu (voir descriptif
; ensembles urbains).
Bibliothèque municipale Vivienne, 2
passage des Petits-Pères.
SPORTS
- 30 disciplines
- Equipements sportifs : Centre sportif Jean-Dame,
17 rue Léopold-Bellan : bassin-école,
gymnase, salle polyvalente (sol parquet).
- 3 salles de sport.
VIE LOCALE
- Pèlerinage marial à Notre-Dame-des-Victoires
: dernier dimanche de mai et en octobre.
- Studio-atelier Magenia, 16 rue Saint-Marc
: atelier, mime, yoga.
- Pittoresque Marché Montorgueil, rappelle
le coloris des anciennes halles.
- Maison des Grands boulevards, 5 bis boulevard des
Italiens : informations.