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Hôtellerie dans le 3ème arrondissement

» PARIS : 3ème ARRONDISSEMENT

Région : Ile-de-France
Département : Paris
Code postal : 75003
Population : 36 402 habitants
Superficie : 117 ha
Altitude : 35 mètres

Généralités historiques :
Le 3ème arrondissement a pour coeur le Marais.
Celui-ci, qui s'étend aujourd'hui au sud sur le 4ème arrondissement jusqu'à la Seine, était cantonné au XVIIIème siècle par les Grands Boulevards (nord et est) et au sud par les rues Saint-Gilles/Le Parc-Royal/La Perle/Les Quatre-Fils/Les Haudriettes ; la rue du Temple à l'ouest formait la 3ème branche du triangle.
Le terme de Marais évoque les terrains rendus insalubres par les montées de la Seine qui s'étendaient bien plus au nord, alors qu'ils épargnaient le quartier Temple/Marais.
C'est le Temple par sa prépondérance, son rôle et sa destinée tragique, qui définit l'actuel arrondissement.
Il avait été précédé dès le XIème siècle par la fondation de l'abbaye de Saint-Martin-des-Champs, devenue prieuré royal clunisien à la fin du siècle ; toute fondation monastique signifiait ouvrage défensif, défrichement des terres, création de voies et maîtrise de la justice, assistance aux pauvres et aux malades, érection de sanctuaires et de bâtiments publics.
Dans le même temps, l'Ordre du Temple avait établi sa maison
parisienne un peu plus à l'ouest au coeur du Marais, à l'emplacement actuel du square. Les remparts de Philippe Auguste (encore apparents au sud de la rue du Temple), puis de Charles V, inclurent le Marais dans l'intra-muros, dessinant les futurs Grands Boulevards mis en oeuvre par Louis XIV.
La guerre de Cent ans fut durement ressentie à Paris après l'assassinat du duc d'Orléans, les querelles des Armagnacs et des Bourguignons et le repli de la monarchie sur la Loire ; de son rétablissement grâce à l'intervention de Jeanne d'Arc aux guerres de Religion, le Marais connut une prospérité qui détermina sa destinée : lieu d'élection des grandes familles, foyer intellectuel de Saint-Martin-des-Champs, vogue grandissante de l'enclos du Temple, qui était un lieu de franchise.
Après les troubles des guerres de Religion et de la Fronde s'épanouit le siècle de Louis XIV exprimé par l'architecture, les lettre et les arts.
Henri IV avait ouvert avec la place des Vosges cette ère d'urbanisme de haute qualité imité par l'élite de l'époque : artistes, savants, écrivains, souverains étrangers, ambassadeurs, grands seigneurs,
noblesse de robe, financiers pendant deux siècles couvrirent le Marais d'immeubles de qualité dont la majorité a été conservée.
La Révolution fut ici modérée et les interventions du XIXème siècle discrètes ; le véritable dommage vint de la désaffection du Pouvoir et de l'élite tout au long du XIXème siècle qui entraîna abandon et dégradation des immeubles, lotissements des grands espaces, envahissement des demeures historiques par les ateliers.
La Commission du Vieux-Paris mit un temps d'arrêt à ce vandalisme passif : prise de conscience par le grand public, investissement de la Ville et de l'Etat, réhabilitation des îlots sinistrés. Aujourd'hui le Marais a retrouvé son lustre et les restaurations se succèdent.
Par contre apparaît un double péril : d'abord que le Marais devienne un seul conservatoire, musée Grévin du passé pour cars de touristes, car il se vide de ses artisans d'art et petits métiers d'exception au profit de la bimbeloterie d'Extrême-Orient ; ensuite que la "rénovation", si l'on en juge par les premières réalisations, n'entraîne pas la disparition d'ensembles anciens caractéristiques, où s'installe un urbanisme que l'on pourrait qualifier d'idéologique

Particularités :
Le patrimoine protégé de l'arrondissement compte 169 bâtiments, dont 36 classés .
Le Marais constitue un secteur sauvegardé dans le cadre de la loi Malraux.
ENSEMBLES URBAINS
- Le Temple, qui donna son nom à l'arrondissement, fut fondé au milieu du XIIème siècle et devint comme la plupart des établissements de l'Ordre une impressionnante forteresse (donjon de 50 mètres), entourée d'une enceinte formant un enclos doté de franchise.
Les Hospitaliers qui succèdent aux Templiers y accueillirent jusqu'à la Révolution hôtels particuliers, artisans et négoces : cette véritable cité dans la ville comptait alors plusieurs milliers d'habitants ; Louis XVI, emprisonné au donjon, fut la cause involontaire de sa disparition : démolitions jusqu'à l'Empire où Napoléon rasa le donjon devenu relique des royalistes ; le square du Temple construit à son emplacement au milieu XIXème siècle en perpétue le souvenir avec quelques lambeaux de l'enceinte intégrés çà et là aux immeubles plus récents.
- Les Archives Nationales, qui occupent le vaste quadrilatère formé par les rues des Archives/des Quatre-Fils/Vieille-du-Temple/des Blancs-Manteaux, furent créées par Napoléon en 1808 ; les hôtels de Soubise et de Rohan-Strasbourg, début XVIIIème siècle, y furent affectés : l'hôtel de Rohan
- où se succédèrent 3 "générations" de cardinaux
- reçut l'Imprimerie Impériale qui le vandalisa ; sauvé, puis affecté aux Archives en 1927, il est depuis restauré patiemment. L'hôtel de Soubise constitua le noyau des Archives qui se développèrent de sa création à 1962 par l'acquisition d'autres immeubles tous de grande qualité (hôtels d'Assy, de Breteuil, de Boisgelin, de Fontenay, de Jaucourt).
Cette aire de près d'un hectare abrite les Archives Nationales les plus complètes au monde dans le cadre du pur style classique français.
- Le Conservatoire national des Arts et Métiers, 292 rue Saint-Martin, est l'un des rares acquis culturels dans l'esprit des Lumières au crédit de la Révolution.
Le vaste prieuré de Saint-Martin-des-Champs se trouvait alors extra-muros sur un territoire beaucoup plus étendu qu'aujourd'hui, de la rue du Vertbois à la rue Cunin-Gridaine et de la rue Saint-Martin à la rue de Volta, soit plus de 3 ha.
Son isolement imposa une enceinte fortifiée de tours (dont 2 subsistent) protégeant les vastes bâtiments monastiques, l'abbatiale et de nombreux communs.
Le prieuré, décadent à la Révolution, fut sauvé par l'abbé Grégoire qui proposa la création d'un Conservatoire des Arts et Métiers.
Au cours du XIXème siècle et au début XXème siècle, les bâtiments furent restaurés et complétés par des adjonctions de Vaudoyer ; dans le même temps le Conservatoire occupait son aire actuelle, soit un vaste rectangle cantonné par les rues Saint-Martin/du Vertbois/Vaucanson/Réaumur.
Ses collections uniques au monde, dont celle de Vaucanson, occupent l'abbatiale et surtout l'abside du 1er art gothique, le réfectoire gothique, ainsi que les bâtiments XIXème siècle. Ce nouveau concept de la conservation patrimoniale à portée culturelle et pédagogique fut appliqué ici. Les Passages
- Le passage Molière, de la rue Saint-Martin à la rue Quincampoix, doit son nom au théâtre Molière construit à la Révolution (aujourd'hui remise) ; passage à ciel ouvert et boutiques touristico-culturelles.
- Le passage Vendôme, entre la rue Béranger et la République, créé en 1827 : entrée Béranger ornée d'époque Restauration, haute verrière coiffant 2 étages d'entresols et un étage supérieur ; faible activité actuelle.
- Autres passages (l'arrondissement en compte une vingtaine) : passage du Pont-aux-Biches, rue Meslay/rue notre-dame-de-Nazareth ; passage Sainte-Avoye, 62 rue du Temple.
- Marché du Temple : le célèbre Carreau du Temple fut créé sous l'Empire à l'emplacement de la forteresse disparue dans le quadrilatère des rues Dupetit-Thouars/Picardie/Perrée/Spuller ; on n'y vendait alors que des articles d'habillement et chaussures (ce fut l'ancêtre des Puces).
Les bâtiments de bois disparurent vers 1865 au profit de halles traditionnelles du type Baltard, mais fermées, en verre et métal, dont l'essentiel subsiste.
- Marché des Enfants-Rouges, 41 rue de Bretagne : vaste marché couvert d'une verrière qui occupe l'emplacement d'un ancien orphelinat ; l'un des marchés alimentaires les plus pittoresques (et les plus anciens) de Paris.
ARCHITECTURE MILITAIRE : vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste, 69 et 71 rue du Temple.
OUVRAGES D'ART
- Accès du métropolitain, station "Temple", dû à Hector Guimard, de style Art Nouveau.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Le Centre national de documentation du Patrimoine, 10 rue du Parc-Royal, installé (1984) dans l'ancien hôtel de Vigny a échappé en 1960 à la démolition décidée par le Ministère de l'Education Nationale : hôtel XVIIème siècle restauré depuis, surélevé au XIXème siècle ; plafonds peints, certains attribués à Le Vau. Le musée Carnavalet, 23 rue Sévigné, conservatoire historique de Paris : hôtel XVIème siècle embelli par François Mansart milieu XVIIème siècle, occupé ensuite par Mme de Sévigné jusqu'à la fin du siècle ; restauré par Baltard vers 1870 et augmenté de constructions nouvelles pour abriter ses collections, et surtout les éléments d'architecture sauvés de la Révolution (bureau des marchands drapiers, Arc de Nazareth, statue de Louis XIV par Coysevox ).
- Théâtres : Ancien théâtre du Boudoir des Muses, 117 rue Vieille-du-Temple, la plus ancienne salle existante à Paris, d'époque Directoire, "découverte" vers 1970) ; théâtre en bois de forme circulaire dont il reste d'importants vestiges. La Gaîté lyrique, 3 bis rue Papin, fut créée en 1861 et se consacre à l'opérette ; depuis les années 1960, elle n'a connu qu'échecs successifs et vandalisme d'effets de mode (école du Cirque de Sylvia Monfort ) ; architecture caractéristique Napoléon III, façade à 3 étages d'étroites arcades. Théâtre Déjazet, 41 boulevard du Temple, ancien jeu de Paume fin XVIIIème siècle, travesti jusqu'au milieu XIXème siècle, où fut fondé un premier théâtre ; la comédienne Déjazet lui donna son nom ; après être passé au cinéma, il est redevenu théâtre ; la façade XVIIIème siècle a été conservée (partie supérieure).
- Ecole et collège Béranger, 3 à 5 bis rue Béranger : institutions aménagées fin XIXème siècle dans les 2 hôtels de La Haye et Bergeret ; bâtiments Régence identiques dans une cour commune ; bas-reliefs, vantaux, cages d'escalier et rampes (dégradations).
- Fontaines : Fontaine des Haudriettes, 1 rue des Haudriettes : reconstruite milieu XVIIIème siècle, plus monument que fontaine. Fontaine de Joyeuse, 41 rue de Turenne, milieu XIXème siècle, abritée dans une abside en cul-de-four : vasque-coquillage portant une statue en bronze. Fontaine Boucherat, 70 rue Charlot : monument classique quadrangulaire fin XVIIème siècle, à fronton triangulaire orné. Ancienne fontaine Popincourt, 48 rue de Sévigné : vestige (bas-relief XIXème siècle).
BATIMENTS PUBLICS non protégés
- Mairie du IIIème arrondissement, 2 rue Eugène-Spuller ; construite de 1814 à 1867 (façade de Chat) : pastiche Renaissance et classique, dans l'esprit ostentatoire de l'époque.
- Lycée Victor-Hugo, 102 rue Vieille-du-Temple : ancien hôtel début XVIIème siècle.
- Lycée Turgot, 69 rue Turbigo, vers 1840, agrandi ensuite.
- Statue en bronze XVIIème siècle, square Georges-Caïn.
- Fontaine Stravinsky, près du Centre Pompidou : grand bassin animé par les sculptures de Niki de Saint-Phalle et les mécanismes aquatiques de Jean Tinguély.
HOTELS PARTICULIERS : ils sont caractéristiques du Marais, le reflet de son passé raffiné ; concentration la plus dense en France de ces demeures de qualité ; une minorité d'entre eux sont protégés (une cinquantaine) ; ce sont, par ordre alphabétique de rues
- Hôtel Guénégaud, 60 rue des Archives, milieu XVIIème siècle par François Mansart : haut bâtiment classique à 3 travées en légère avancée, pavillons latéraux ; musée de la Chasse et de la Nature depuis 1962 après restauration par les Sommer.
- Hôtel Michel-Simon (ou Monescot), 70 rue des Archives, XVIIème siècle : cour et anciens jardins, escalier et sa cage XVIIIème siècle.
- Hôtel Le Pelletier-de-Souzy, 76 rue des Archives, d'époque baroque : cage d'escalier, mansardes ornées.
- Hôtel Amelot de Chaillou (ou Tallard), sauf parties XIXème siècle), 78 rue des Archives, reconstruit milieu XVIIème siècle par Bullet : haut portail, décors en stuc, bas-reliefs, jardin.
- Hôtel Lemarié-d'Aubigny, 15 rue Barbette, vers 1715 : portail monumental et vantaux sculptés, fers forgés XVIIIème siècle.
- Hôtel Le Lièvre, 4/6 rue de Braque, 1673, sur cour avec ailes en retour : vantaux et ferronneries, cage d'escalier et décor, vantaux et ferronneries, entrée du vestibule. - Hôtel Jean-Bart, inscrit en totalité, sauf rajout XIXème siècle, 4 rue Chapon, XVIIème siècle sur cour (atelier, rajouts XIXème siècle : colonnades, hautes lucarnes). - Hôtel Cornuel, 7 rue Charlot, milieu XVIIème siècle : plafonds peints d'époque.
- Hôtel Bérancourt, 28 rue Charlot, fin XVIIème siècle, remanié : bâtiments sur rue et cour, cages d'escalier, jardin.
- Hôtel Donon, 8 rue Elzévir, fin XVIème siècle : plafonds peints XVIème et XVIIème siècles, jardin restauré (Musée Cognacq-Jay).
- Hôtel Sandreville (ou Lemeyrat), 26 rue des Francs-Bourgeois, d'origine fin XVIème siècle, remanié XVIIème siècle et sous Louis XVI (façade néo-classique), imposant portail.
- Hôtel Almeyras (ou Fourcy), 30 rue des Francs-Bourgeois, fin XVIème siècle : cour et jardin, escalier d'honneur et rampe, boiseries ; archétype de l'architecture Henri IV brique et pierre.
- Hôtel Assy, voir Archives Nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois.
- Hôtel Boisgelin, voir Archives Nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois.
- Hôtel Breteuil, voir Archives Nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois.
- Hôtel Clisson, voir Archives Nationales (hôtel de Soubise), 60 rue des Francs-Bourgeois.
- Hôtel Fontenay, voir Archives Nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois.
- Hôtel Jaucourt, voir Archives Nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois.
Hôtel Rohan, voir Archives Nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois.
- Hôtel Soubise et, voir Archives Nationales.
- Hôtel d'Estrée, 70 rue des Gravilliers : petit hôtel vers 1740, dépendance de l'hôtel d'Estrée milieu XVIème siècle.
- Hôtel Bondeville, 4 rue des Haudriettes : hôtel d'origine XVIème siècle, façades sur cour et cour, restauration contemporaine (façades).
- Hôtel Beaubrun, 15 rue Michel-le-Comte : immeuble XVIIème siècle, façades et toitures sur rue et cour.
- Hôtel Hallwyl, 28 rue Michel-le-Comte, reconstruit par Ledoux vers 1780 : façade aux fuites linéaires, tympan orné, 2 cours, colonnades doriques, nymphée, fond panoramique en trompe-l'oeil.
- Hôtel Vitry, 14 rue des Minimes, voir ancienne église des Minimes.
- Hôtel Vieux-de-Montmorency, 5 rue de Montmorency, origine médiévale, reconstruit au XVIIème siècle, demeure classique (Direction générale des Impôts) : nymphée.
- Hôtel Berruyer, 4 rue du Parc-Royal, XVIIème siècle brique et pierre : escalier avec sa cage, vestibule.
- Hôtel Vouvray, 6 rue du Parc-Royal, XVIIème siècle époque baroque : vantaux du portail clouté et son marteau.
- Hôtel Vigny, 10 rue du Parc-Royal (voir Centre national de documentation du Patrimoine).
- Hôtel Croisilles, 12 rue du Parc-Royal, composite XVIIème siècle et Empire : façades sur cour et jardin.
- Hôtel Bonneval, 14/16 rue du Parc-Royal : hôtel début XVIIème siècle, reconstruit sous Louis XVI en style néo-classique ; portail et ses pavillons, pavillon sur cour et sa cage peinte, pavillon sur 2ème cour. - Hôtel Beautru de Vieuville, 6 rue Pastourelle : hôtel classique XVIIème siècle.
- Hôtel Marle (ou Noirmoutiers), 11 rue Payenne, XVIème et XVIIème siècles, restauré et occupé par l'Institut Tessin : orangerie, cour et jardin, escalier avec sa cage et rampe.
- Hôtel Le Lude (ou Châtillon), 11/13 rue Payenne, XVIIème et XVIIIème siècles, sur base milieu XVIème siècle : façades sur sur et cour, cage d'escalier et rampe.
- Hôtel Libéral-Bruant, 1 rue de la Perle, par Libéral-Bruant pour lui-même, vers 1685, complété au XVIIIème siècle : portail sur rue, cour.
- Hôtel Gégault-de-Crisenoy, 16 rue des Quatre-Fils, hôtel XVIIème siècle par Mansart comme les suivants aux nos 20 et 22 : porte monumentale et ses vantaux, boiseries, cage d'escalier.
- Hôtel Le Ferron, 20 rue des Quatre-Fils, XVIIème siècle par Mansart : porte monumentale et vantaux, cage d'escalier et rampe.
- Hôtel Thinioux-d'Arconville, 22 rue des Quatre-Fils, hôtel XVIIème siècle par Mansart : rampe en fer forgé.
- Hôtel Delisle-Mansart, 22 rue St-Gilles : façade XVIIIème siècle du bâtiment au fond de la cour.
- Hôtel Carnavalet, voir Musée Carnavalet, 23 rue de Sévigné.
- Hôtel Le Pelletier-de-Saint-Fargeau et (orangerie), 29 rue de Sévigné ; milieu XVIIème siècle par Bullet, remanié XIXème siècle (annexe du musée Carnavalet) : façades sur rue, cour et jardin, vestibule, escalier, salon Louis XIV ; restauration en 2000 de l'orangerie (la seule du Marais avec l'hôtel de Sully) ; elle recevra le musée des pirogues de Bercy .
- Hôtel Saint-Aignan, 71/75 rue du Temple : cour d'honneur, écuries, jardin, passages entre bâtiments, escalier est voûté d'arêtes, salles voûtées au pourtour de la cour d'honneur.
- Hôtel Vic, 77 rue du Temple, début XVIIème siècle : façade à frontons.
- Hôtel Montholon, 79 rue du Temple, début XVIIème siècle : façades sur rue et cour, départ d'escalier.
- Ancien hôtel, 101/103 rue du Temple, XVIIème siècle : façades sur rues et cour, toitures.
- Hôtel Salé, 5 rue de Thorigny (musée Picasso), milieu XVIIème siècle : escalier, rampe et décor, décor XVIIème siècle du grand salon, cour intérieure.
- Hôtel Percy et, 6/10 rue de Thorigny, XVIIème siècle : plafond peint du 1er étage, vantaux des 3 portes, vestibules, bas-reliefs.
- Hôtel Gourgues, 52/54 rue de Turenne (actuellement écoles communales : hôtels jumeaux milieu XVIIème siècle.
- Hôtel Ecquevilly (ou Grand-Veneur), 60 rue de Turenne, reconstruit fin XVIIème siècle : portail et fronton, façades sur cour, escalier.
- Hôtel de Pologne, 65 rue de Turenne, XVIIème siècle classique : escalier et sa rampe.
- Hôtel Hérouet, 54 rue Vieille-du-Temple, début XVIème siècle, détruit pendant la dernière guerre, reconstruit en pastiche gothique ; tourelle de style flamboyant conservée en encorbellement.
- Hôtel Mégret-de-Sérilly, 106 rue Vieille-du-Temple, hôtel fin XVIIIème siècle : cour d'honneur, jardins, cage d'escalier et rampe.
- Hôtel Hozier, 110 rue Vieille-du-Temple, début XVIIème siècle : cage d'escalier, orangerie, façades et vantaux, rampe en fer forgé.
- La place des Vosges et se partage avec le IVème arrondissement.
Seule la partie nord appartient au IIIème (voir le descriptif historique au IVème arrondissement).
Vaste place (110 x 150) créée par Henri IV selon un concept d'urbanisme fonctionnel et non commémoratif.
Ensemble d'hôtels-pavillons début XVIIème siècle sur les 4 faces de la place avec arcades couvertes au rez-de-chaussée. 38 hôtels en tout, dont 7 dans l'arrondissement, soit : nos 21 (milieu XVIIème siècle), 23 (hôtel de Richelieu) ; 24 (hôtel de Guiche) ; 25 (hôtel de l'Escalopier), 26 (hôtel de Tresmes, 28 (hôtel d'Espinoy et Pavillon de la Reine.
HOTELS PARTICULIERS non protégés : quelques uns parmi les plus significatifs (ordre de rues) :
- Rue des Archives nos 70, hôtel début XVIIème siècle ; 72, hôtel de Villeflix : portail ; 73, hôtel début XVIIème siècle.
- boulevard Beaumarchais : n° 21, restes de l'hôtel Mansart, construit pour lui-même.
- Rue Braque : n° 7, hôtel de Mesmes XVIIIème siècle.
- Rue de Bretagne : n° 1, hôtel Tullard.
- Rue Chapon : nos 16, hôtel de La Mullère ; 22, hôtel Dorat XVIIème siècle.
- Rue Charlot : nos 4, hôtel Villantroys ; 5, hôtel Gruÿn début XVIIème siècle ; 7, vestiges ; 8, hôtel Turményes XVIIème et XVIIIème siècles ; 9, hôtel début XVIIème siècle ; 12, hôtel XVIIème siècle : portail et belle porte ; 24, hôtel début XVIIème siècle ; 57, hôtel de Boulainvilliers XVIIIème siècle ; 58, hôtel de Cossé-Brissac fin XVIIIème siècle ; 60, hôtel de Bragelogne.
- Rue des Francs-Bourgeois, n° 34 : hôtel Poussepin début XVIIème siècle.
- Rue Meslay : nos 40, hôtel orné XVIIIème siècle ; 47, hôtel fin XVIIIème siècle.
- Rue du Parc-Royal : n° 8, hôtel Duret-de-Chevry XVIIème siècle, en bon état.
- Rue Pastourelle : n° 5, hôtel de Montauglan XVIIème siècle.
- Rue du Perche : hôtel de Pomponne.
- Rue Portefoin : nos 11/13, hôtel Portel-d'Ormoy, d'époque baroque ; 19, hôtel Fraguier XVIème et XVIIème siècles.
- Rue de Saintonge : nos 4, hôtel de Vassé XVIIème et XVIIIème siècles ; 8, hôtel de Viels-Maisons, façade décorée.
- Rue de Turenne : nos 54, hôtel de Montrésor XVIIème et XVIIIème siècles, double portail orné ; 80, hôtel Voysin.
- Rue Vieille-du-Temple : n° 104, hôtel du Housset XVIIème et XVIIIème siècles.
MAISONS ET DEMEURES protégées
- Pavillon, 58 rue Charlot.
- Maison de Nicolas Flamel, 51 rue de Montmorency, 1407 ; après la remise en question de "l'ancêtre" de la rue Volta, est donc la plus ancienne de Paris.
- Maison, 3 rue Volta : jusqu'aux découvertes de 1980, elle passait pour la plus ancienne de Paris (XIVème siècle) ; or elle s'avère être Henri IV : 3 étages à colombage et torchis, étage des combles XVIIIème siècle.
MAISONS ET DEMEURES non protégées : un choix parmi les innombrables bâtiments anciens qui mériteraient sauvegarde et protection (par ordre alphabétique) :
- Rue Braque nos 8/10 (portail).
- Rue de Bretagne nos 1, 5 (fronton). - Rue Chapon nos 2, 4, 5, 11, 46/48, 64.
- Rue Fontaine-du-Temple nos 4 et 5, XVIIIème siècle et ferronneries.
- Rue des Francs-Bourgeois : allée des Arbalétriers, maisons XVIIème siècle, encorbellements.
- Rue des Gravilliers : nos 22, 4, 6, 8, 29, 31, 35, 42, 45, 71, 75.
- Rue-au-Maire : jolie série ancienne pair/impair 22/29.
- Rue Michel-le-Comte nos 7, 9, 11, 15, 16 (archaïque).
- Rue de Montmorency n° 9 (ferronneries).
- Rue Pastourelle nos 11, 15, 17, 19 (toutes XVIIème siècle).
- Rue Payenne n° 5 (XVIIème siècle, François Mansart).
- Rue du Perche n° 7 bis (plafond peint XVIIème siècle).
- Rue St-Gilles n° 22 (pavillon XVIIIème siècle).
- Rue de Saintonge nos 13 (maison de Pascal XVIIème siècle), 27 (XVIIème siècle).
- Rue de Sévigné nos 40, 46, 48.
- Rue du Temple nos 81, 83, 85, 86 (maison à pignon) ; 114, 115, 122.
- Rue de Turbigo n° 57 (ange-pilier XIXème siècle sur 3 étages).
- Rue de Turenne n° 76 (façade ornée).
- Rue du Vertbois nos 16/18, 34, 36, 38, 46, 52, 54, 62, 64, 72.
IMMEUBLES protégés ; tous sont, par ordre alphabétique :
- boulevard Beaumarchais n° 37 : façades sur rues et cour, corps de bâtiment rue des Tournelles, cage d'escalier et rampe ; n° 113 : façades (et 1 rue du Pont-aux-Choux).
- Rue des Gravilliers n° 7 : façade et toiture.
- Rue Meslay n° 42 : façade.
- Rue Michel-le-Comte nos 17/19 : façades et toitures sur rue et cour.
- Rue aux Ours n° 19 : façade et toiture.
- Rue des Quatre-Fils n° 20 : porte monumentale et ses vantaux, cage d'escalier.
- Rue Quincampoix, belle unité de série : 21 immeubles (nos 67 à 109).
- Rue Rambuteau nos 58, 62, 64.
- Rue St-Martin : série de 18 immeubles entre nos 147 et 187.
- Rue Vieille-du-Temple n° 137 et rue de Bretagne : façades et vantaux de la porte.
ELEMENTS D'ARCHITECTURE ET DECORS : tous, par ordre alphabétique :
- Rue des Archives nos 45 et 72 : portes monumentales et vantaux.
- Rue Bailly n° 7 : reste de tour englobée dans l'immeuble.
- Rue Barbette nos 11 et 15 : portails monumentaux ; vantaux au n° 15.
- Rue Braque n° 8 : porte sur rue.
- Rue Charlot n° 62 : 2 bas-reliefs sur façade, rampe d'escalier.
- Rue des Francs-Bourgeois n° 56 : balcon XVIIIème siècle.
- Rue Meslay n° 49 : bas-relief sur façade.
- Rue des Minimes n° 14 : plafond à poutres peintes et décoration.
- Rue St-Gilles n° 17 : escalier avec cage et rampe en fer forgé.
- Rue de Thorigny n° 10 : décor et plafonds peints.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE : toute, par ordre alphabétique : Rue Michel-le-Comte n° 13 : devanture.
- Rue du Poitou n° 29 : boulangerie, devanture et décor intérieur.
- Rue St-Martin n° 145 : crémerie, décor intérieur ; n° 180 : pâtisserie, devanture et décor intérieur.
- Rue de Turenne n° 67 : devanture.
- Rue Vieille-du-Temple n° 79.
- Eglise Saint-Nicolas-des-Champs, 254 rue Saint-Martin, début XVème siècle : façade flamboyante, haut clocher latéral quadrangulaire latéral XVIIème siècle, portail sud Renaissance, orgues XVIIème siècle.
- Eglise Sainte-Elisabeth, 195 rue du Temple : église d'époque baroque désorientée ; façade très illustrée : niches et statues, pilastres cannelés, fronton cintré orné ; orgues XIXème siècle, collection de sculptures sur bois XVIIème siècle (sujets bibliques).
- Eglise Saint-Denys-du-St-Sacrement-du-Marais, rue de Turenne : église Restauration due à Godde, succédant à un couvent de bénédictines ; façade néo-antique à colonnade d'ordre ionique.
- Ancienne église des Minimes, vestiges en façade, 12 rue des Minimes et rampe d'escalier XVIIème siècle ; restes de l'hôtel de Vitry englobés dans l'ancien couvent (plafonds peints).
- Chapelle Saint-Julien-des-Enfants-Rouges : vestiges dans l'immeuble, 90 rue des Archives.
- Chapelle de l'Humanité, 5 rue Payenne, au 1er étage de l'immeuble.
- Ancienne abbaye Saint-Martin-des-Champs (Conservatoire des Arts et Métiers) : ancienne église, actuellement musée automobile : origine gothique archaïque XIIème siècle (abside), façade reprise en néo-gothique et restauration générale XIXème siècle par Vaudoyer.
- Vestiges de l'ancien couvent de la Merci, 45 rue des Archives : portail, façade à cadran solaire, escalier intérieur (restauré).
- Niche avec statue de la Vierge, angle Turenne/Villehardouin.
- Cathédrale Sainte-Croix-des-Arméniens-Catholiques, 6 rue Charlot : chapelle des Capucins début XVIIème siècle, église reconstruite un siècle plus tard (St-François), devenue paroisse Saint-Jean-St-François sous l'Empire, sanctuaire arménien en 1970 ; choeur et façade reprise XIXème siècle ; orgues de Cavaillé-Coll, saint François par Germain Pilon.
- Synagogue, 15 rue Notre-Dame-de-Nazareth, d'inspiration néo-romane milieu XIXème siècle : façade cantonnée de tourelles.
Musée national des Techniques et des Arts et Métiers, 292 rue Saint-Martin (voir historique et bâtiments publics) : toutes expressions du génie humain et de l'invention de la Renaissance à nos jours (surtout en France) ; inventions, découvertes, pièces uniques de premiers exemplaires, automates (Vaucanson)
- Musée Carnavalet, 23 rue Sévigné : musée consacré à Paris et à son histoire depuis les origines ; collections de mobilier, sculptures, tableaux, documents, principalement du XVIème au XIXème siècle ; boutique Carnavalet : objets réalisés à partir du Patrimoine des Musées de Paris.
- Musée Cognacq-Jay, hôtel de Donon, rue Elzévir ; collection des époux Cognacq (Samaritaine) consacrée essentiellement au XVIIIème siècle : mobilier, boiseries, tableaux, sculptures, dessins
- Musée Picasso, hôtel Salé, 5 rue de Thorigny ; dans ce cadre restauré, exposition des oeuvres de l'artiste, objet d'une dation familiale en 1975 : 251 toiles, 160 sculptures, céramiques, dessins.
- Musée de la Chasse et de la Nature, hôtel Guénégaud, 60 rue des Archives : tout ce qui concerne les armes de chasse, collections de sculptures et tableaux animaliers, documents sur la chasse et trophées du monde entier.
- Musée Bricard de la Serrure, hôtel Libéral-Bruant, 1 rue de La Perle : collections du célèbre fabricant mises en valeur dans un cadre classique ; pièces de toutes les époques depuis l'Antiquité.
- Musée de l'Histoire de France, hôtel de Soubise/Archives nationales, 60 rue des Francs-Bourgeois (voir à bâtiments publics : objets d'art, mobilier, manuscrits et documents sur le siècle et la Révolution.
- Musée d'Art et d'histoire du Judaïsme, dans l'hôtel Saint-Aignan, 71 rue du Temple .
- Musée de la Poupée, 28 rue Beaubourg (impasse Berthaud) : collection de plusieurs centaines de poupées françaises des XIXème et XXème siècles.

Sites :
- Site de l'ensemble des 11 premiers arrondissements de Paris ; le plan d'eau de la Seine n'est pas compris dans la protection.
- Secteur sauvegardé du Marais (IIIème et IVème arrondissements).
ESPACES VERTS : les hôtels particuliers comportaient presque tous des jardins d'agrément, voire potagers et vergers ; peu ont résisté à l'éclatement des grands domaines et aux lotissements.
Les espaces verts réduits, réfugiés dans les squares ont gardé le charme et le secret des jardins perdus.
- Square du Temple, rues du Temple/Bretagne : il occupe un emplacement dans l'ancien enclos du Temple sur 8 000 m², aménagé sous Napoléon III ; son site chargé d'histoire ajoute à son attrait ; outre les grands arbres, on voit le saule pleureur que Madame Royale avait planté à l'endroit supposé du donjon où fut emprisonné Louis XVI.
- Square Georges Caïn, rue Payenne : de création récente (années 20), cet espace de 2 000 m² sert de dépôt lapidaire au musée Carnavalet mitoyen.
- Jardin intérieur du musée Carnavalet : un petit jardin entoure les éléments d'architecture
remontés ici dans leur état d'origine.
- Square Léopold-Achille, rue du Parc-Royal, face à l'hôtel de Vigny : créé en début du siècle, sur 2 000 m², il s'allonge entre la rue et un bâtiment aveugle ; assez sombre, quelques grands arbres.
- Square Emile-Chautemps, rue Saint-Martin/bd Sébastopol : créé au milieu XIXème siècle sur presque 1/2 hectare : fontaine à vasque, jardin français.
- Square de la place de la République, aménagé après la guerre de 1870 sur 1/2 hectare à l'ouest de la monumentale statue de la République.

Ressources et productions :
Dès le début XIXème siècle l'artisanat du vêtement, de la joaillerie, maroquinerie, métallerie, se multiplie pour devenir jusqu'aux récentes rénovations le conversatoire de métiers anciens ou perdus.
L'artisanat d'art, très implanté lui aussi, tend à céder la place à l'article d'importation ; la joaillerie-horlogerie tient une place importante dans toutes ses spécialités (gravure, estampage, ciselure, dorure, tournage) ; gainerie, objets précieux, travail du cuir ; fonderie d'art, luminaire, bronziers ; tapisserie d'ameublement, lissiers ; toutes gammes de réparations et restaurations de la facture instrumentale à la reliure et de l'horlogerie à la sculpture.
Confection dans le quartier Sébastopol.
- Ecole supérieure des Arts Appliqués Duperré, qui fut en 1856 la première école féminine professionnelle, actuellement l'un des 4 établissements majeurs de Paris de préparation aux métiers d'art. Lycée de la Bijouterie Nicolas-Flamel.

Vie locale :
CULTURE
- Théâtres : Théâtre Déjazet, 41 boulevard du Temple .
Théâtre du Marais, 37 rue Volta. Maison de la Poésie, 161 rue Saint-Martin. Caveau de la République, 1 boulevard Saint-Martin. Le Petit Casino.
- Bibliothèques : Bibliothèque IIIème Temple : en Mairie. Bibliothèque des Amis de l'Instruction, 54 rue de Turenne.
- Centres culturels : Institut Tessin, centre culturel Suédois, 11 rue Payenne ; il occupe l'hôtel de Marle après l'avoir restauré : expositions, conférences. Institut historique Allemand, 8 rue Parc-Royal.
Centre national du Théâtre, 6 rue Braque.
Fondation Erik Satie et ses archives, 56 rue des Tournelles.
Centre culturel Suisse et Librairie Wallone.
Centre culturel du Mexique, 129 rue Vieille-du-Temple.
SPORTS
- 20 disciplines
- Equipements sportifs : Gymnase Michel Le Comte, 14 rue Michel-le-Comte : danse, arts martiaux, salle polyvalente.
Gymnase du Lycée Turgot : 2 gymnases, 69 rue Turbigo.
Marché du Carreau du Temple, 2 rue Perrée : 2 tennis.
VIE LOCALE
- Marché couvert des Enfants-Rouges, très caractéristique, créé sous Louis XIII .
Marché couvert du Temple, célèbre "carreau", d'abord halles en bois, puis métalliques, reconstruites à la Belle-Epoque.
- Visites guidées des jardins du Marais.
Création sites Tunisie