Région :
Ile-de-France Département
: Paris Code postal :
75006 Population : 49
042 habitants Superficie :
215 ha Altitude :
34 mètres
Généralités
historiques :
Le VIème arrondissement partage avec
le Vème (Quartier Latin) le quasi-monopole
de la Connaissance et du Savoir ; le VIème,
c'est la République des Lettres et
des Arts ; cette suprématie est due
à 2 souverains : Childebert au VIème
siècle qui fonda Saint-Germain-des-Prés
et Napoléon Ier qui établit
l'Institut, pressenti par Mazarin avec la
création du collège des Quatre-Nations.
La Lutèce romaine s'étendit
sur la rive gauche et descendit de la Montagne
Sainte-Geneviève vers la plaine du
Luxembourg où s'établit le quartier
patricien.
Après la nuit des invasions barbares,
l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés
fut fondée vers 560 par Childebert,
héritier de Clovis, avec l'aide de
saint Germain, évêque de Paris.
Les Normands fin IXème siècle
détruisirent l'abbaye, mais sa résistance
héroïque mit Paris et le royaume
à la pointe de la civilisation occidentale.
Le bourg qui se forma alors autour de Saint-Germain-des-Prés,
reconstruit aussitôt, comprenait sensiblement
le territoire des VIème et VIIème
arrondissements actuels, mais l'emprise de
l'abbaye s'étendait plus loin vers
l'ouest et le sud.
Le rempart de Philippe Auguste ne protégeait
au XIIème siècle qu'un triangle
oriental limité à l'ouest par
les rues Mazarine/Ancienne-Comédie/Monsieur-le-Prince,
rejetant dans l'extra-muros le bourg de Saint-Germain
: ainsi la création de l'Université
s'effectua à l'abri de l'intra-muros
dans le Vème arrondissement.
Au XIIIème siècle, création
d'établissements religieux, tous disparus,
et premières manifestations d'une gestion
municipale ; au XIVème siècle,
implantation de résidences
de prélats, puis de souverains et princes
du sang, mais la guerre de Cent ans causa
leur exode ; l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés
se fortifia d'un rempart doublé d'un
fossé.
Les guerres de Religion marquèrent
une nouvelle régression : l'arrondissement
pencha d'abord pour les Huguenots, puis revient
au catholicisme romain après la Saint-Barthélemy
; l'abbaye fut de nouveau prise et pillée
par le futur Henri IV.
Avec le XVIIème siècle s'ouvre
une ère de grandeur et de prospérité
jusqu'à la Révolution avec des
grands établissements : Marie de Médicis
au Luxembourg, la Monnaie par Antoine, Saint-Sulpice
construit sur plus d'un siècle ; Mazarin,
juste avant sa mort, établit le Collège
des Quatre-Nations (1661), futur Institut,
concept moderniste, anticipation des Encyclopédistes
: cette fondation était multi-disciplinaire,
indépendante de l'église et
du pouvoir, ouverte au public ; Napoléon
la paracheva dans l'esprit des Lumières
par la fusion des institutions de l'Ancien
Régime avec des académies nouvelles
de tous les domaines du Savoir .
La Révolution fut particulièrement
dommageable pour le Patrimoine artistique
: destructions de 6 sanctuaires, dont la précieuse
chapelle de la Vierge XIIème siècle
de Pierre de Montreuil sous prétexte
d'urbanisme ; puis ce furent les massacres
de septembre 1792 aux Carmes et à la
prison de l'abbaye. Par contre, outre l'Institut,
la Révolution et surtout Bonaparte
apportèrent à l'arrondissement
Grandes Ecoles et institutions qui renforcèrent
sa vocation culturelle et pédagogique
affirmée dès le Moyen Age. La
Restauration, puis Louis-Philippe
poursuivirent ces établissements.
Les évènements de 1830 et 1848
ne se manifestèrent guère de
façon violente, alors que le vandalisme
de Mai 68 fut ressenti ici comme dans le Vème.
L'urbanisation à la hache pratiquée
par Haussmann causa des destructions regrettables
mais pas de disparitions majeures et eut le
mérite de doter le territoire de grands
axes dégagés comme le boulevard
Saint-Michel, la rue de Rennes, l'aménagement
de l'avenue de l'Observatoire réalisé
précédemment. Le XIXème
siècle cristallisa le caractère
culturel de l'arrondissement : l'Institut
et les Académies fixaient ici depuis
le XVIIème siècle écrivains
et poètes ; la tradition du théâtre,
issue des célèbres foires de
Saint-Germain, renforcée par Molière
et l'illustre théâtre jusqu'à
l'Odéon ; les artistes de l'Ecole et
de l'Académie des Beaux-Arts établis
du quai Conti aux ateliers de Montparnasse
et donnant le ton à la vie d'artiste
et au folklore de la vie de Bohème
; les scientifiques, médecins et chercheurs
enseignaient et expérimentaient sur
place ; les cafés littéraires,
du Procope aux Deux-Magots et au Flore, les
brasseries et restaurants de Lipp à
la Rotonde où se débattaient
la critique littéraire, les théories
d'avant-garde, les controverses passionnées
; enfin le mouvement littéraire amorcé
et entretenu par les éditeurs, journalistes,
libraires, critiques d'art, découvreurs
de talent et mécènes : de 1830
à nos jours, ils ont fait de Saint-Germain-des-Prés
le passage obligé de tous les talents
; les éditeurs comme Plon, les libraires
éclairés tels les Champion,
les Amis du Livre ou le père d'Anatole
France (le Père France), les revues
d'opinion comme la Revue des Deux-Mondes et
le Mercure de France ont leur place au Panthéon
des Lettres et des Arts.
Particularités
:
ENSEMBLES URBAINS
- Le patrimoine protégé compte
219 immeubles et monuments, dont 48 sont classés
.
- Palais de l'Institut, 23 quai Conti, édifié
sur l'emplacement de la tour de Nesle, détruite
en 1663.
Mazarin fonda et dota le Collège des
Quatre-Nations composé de 3 éléments
: collège proprement dit, académie
de manège, bibliothèque personnelle
du Cardinal ouverte au public ; Napoléon
y créa l'Institut de France en 1805
dans son concept et sa forme actuels.
Il groupe 5 académies : l'Académie
française, créée par
Richelieu, l'Académie des Sciences
et l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
fondées par Colbert, l'Académie
des Sciences morales et politiques (1832),
l'Académie des Beaux-Arts (1816).
La façade ravalée, hémicycle
cantonné de 2 pavillons et surmonté
de la Coupole, l'un des plus célèbres
bâtiments de Paris, est dû à
Le Vau ; Antoine Vaudoyer l'adapta à
sa nouvelle vocation au XIXème siècle
mais en respectant dans l'ensemble l'esprit
et la forme du XVIIème siècle
où l'influence italienne est marquée
; la Bibliothèque Mazarine, où
a été réintégré
le tombeau du cardinal, occupe l'emplacement
de la tour de Nesle ; 2 autres cours successives
se développent à l'arrière
comportant les salles de séances de
travail des Académies ; les séances
officielles, telles les intronisations, ont
lieu dans l'ancienne chapelle revue en conséquence
sous l'Empire et rétablie vers 1960
dans son état d'origine, notamment
sa célèbre coupole.
- Le Luxembourg constitue au coeur de Paris
un ensemble exceptionnel d'architecture et
de jardins développés sur 23
hecatres.
De la rue de Vaugirard, l'on distingue le
Palais proprement dit avec, à sa droite,
le Petit-Luxembourg, résidence du Président
du Sénat et son orangerie ; en avant,
les jardins se développent jusqu'à
la rue Auguste-Comte au sud ; jardins français
sur la partie est, le centre (avec bassin
central) et à l'ouest pour la partie
des jeux et du théâtre du Luxembourg
; au delà, jardin anglais ; au sud-ouest,
verger école ; la fontaine Médicis,
proche du Palais à l'est, est attribuée
à Salomon de Brosse : une forêt
de statues peuple le parc aux essences forestières
multiples.
Le Palais du début XVIIème siècle
(Marie de Médicis) a subi de nombreuses
modifications depuis son érection par
Salomon de Brosse ; résidence royale
jusqu'à la Révolution, il abrite
le Sénat depuis le Ier Empire. Les
architectes Boffrand, Chalgrin et Gisors y
intervinrent ; les jardins furent repris dans
leur ensemble par Chalgrin. Le Petit-Luxembourg
est une miniature début XVIIème
siècle ; l'orangerie XIXème
siècle du même style ; à
l'arrière, vestiges Renaissance du
couvent des Filles du Calvaire (cloître
et façade de l'église).
- Place de l'Odéon : le théâtre
et l'aménagement de la place furent
conçus et entrepris en même temps,
peu avant la Révolution.
Le théâtre légèrement
surélevé occupe le sud de la
place qui se déploie telle un amphithéâtre
face à l'entrée, traversé
de 5 rues comme les doigts d'une main ; 4
immeubles néo-classiques, dont la façade
incurvée épouse l'amphithéâtre,
en occupent les intervalles.
- La Cour dite de Rohan : la rue du Jardinet
se termine en impasse dans une cour où
subsiste un vaste hôtel particulier
XVIème siècle qui fut la résidence
parisienne de l'archevêque de Rouen
(il s'agit donc de la Cour de Rouen) ; grille
d'entrée, pavillon restauré,
puits ancien, constituent un ensemble pittoresque.
- Marché Saint-Germain, rues Mabillon
et Clément ; héritier de la
célèbre foire Saint-Germain,
le marché couvert Saint-Germain fut
reconstruit sous la Restauration par Blondel
et Lusson ; fin XIXème siècle
il fut diminué de plus de la moitié
: architecture néo-classique légère,
arcades en plein cintre.
OUVRAGES D'ART :
- Pont Neuf, quai des Grands-Augustins/quai
des Orfèvres (voir Ier arrondissement).
Passerelle des Arts, place de l'Institut/palais
du Louvre (voir Ier arrondissement).
ARCHITECTURE MILITAIRE
- Vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste
: Cour du Commerce-St-André et 3 cour
de Rohan ; passage Dauphine, 35 rue Mazarine
et 34 rue Dauphine ; impasse de Nevers, 13
rue de Nesles et 27/29 rue Guénégaud
; 7 cour de Rohan ; hôtel des Monnaies.
BATIMENTS PUBLICS
- Mairie du VIème arrondissement, place
Saint-Sulpice.
Construite au milieu XIXème siècle
et complétée à la fin
du siècle ; style néo-classique
aux lignes nettes ; façade principale
avec avancée de 3 hautes arcades rythmées
de pilastres doriques ; au dessus, entablement,
fenêtres à meneaux et pilastres
d'ordre corinthien ; petit campanile à
fronton triangulaire.
- Hôtel des Monnaies, quai Conti ; un
architecte inconnu, Jean-Denis Antoine, réussit
un chef-d'oeuvre sur un terrain malaisé
: longue façade de 117 m. avec avancée
sur colonnes ioniques qui ouvre sur un vaste
vestibule également d'ordre ionique
; la cour d'honneur intercalaire avec un second
bâtiment est traitée en hémicycle
; on visite les ateliers de frappe, des médailles
et le musée.
- Ancienne Académie de Médecine,
49 rue des Saints-Pères : elle occupa
de 1850 au début XXème siècle
l'Ecole de Médecine clinique, elle-même
installée à la Révolution
dans la chapelle XVIIème siècle
de l'hôpital de la Charité ;
façade et beaux vantaux de la porte.
- Académie de Médecine, 16 rue
Bonaparte ; fondée en 1820, elle fut
itinérante jusqu'en 1900 où
le bâtiment actuel fut construit pour
elle ; architecture néo-classique traitée
en hôtel particulier : salle de lecture
de la bibliothèque, salle de séances,
salle des bustes.
- Faculté de Médecine, 12 rue
de l'Ecole-de-Médecine : bâtiment
central fin XVIIIème siècle
dont la façade porte une colonnade
ionique et dans la cour une autre, plus réduite,
d'ordre corinthien ; ces locaux étant
devenus trop étroits furent doublés
au XIXème siècle par les bâtiments
actuels qui les entourent (Jacques Gondoin
architecte).
- Ancienne Académie royale de Chirurgie, 5 rue de l'Ecole-de-Médecine : c'est
la plus ancienne académie médicale
; elle occupe un bâtiment octogonal
dont les façades, les portiques, l'amphithéâtre
en rotonde et la porte d'entrée sont
protégés.
- Ecole nationale des Beaux-Arts, 14 rue
Bonaparte et 11/17 quai Malaquais, sur l'emplacement
du couvent des Petits-Augustins début
XVIIème siècle où Alexandre
Lenoir installa à la Révolution
son musée des Monuments français.
L'Ecole actuelle vers 1830 a conservé
certaines oeuvres exemplaires du musée
d'Alexandre Lenoir, objets du classement :
portique du château de Gaillon, façade
du château d'Anet, arcades de l'hôtel
Torpanne
- Institut d'Art et d'Archéologie,
3 rue Michelet ; immeuble 1927, en brique
: façades et toitures, vestibule et
escalier, bibliothèque.
- L'Ecole nationale supérieure des
Mines, 60/64 boulevard Saint-Michel, occupa
au XIXème siècle le Grand et
le Petit Hôtel de Vendôme début
XVIIème siècle et y apporta
d'importants aménagements : façade
d'époque vis-à-vis du jardin
du Luxembourg.
- Institut international d'Administration
publique, 2 avenue de l'Observatoire ; immeuble
fin XIXème siècle de l'ancienne
Ecole coloniale en style hispano-mauresque
: grand escalier, galeries des paysages, bibliothèque.
- Lycée Fénelon, 45 rue Saint-André-des-Arts
: immeuble XVIIIème siècle qui
fut le 1er lycée de filles de Paris
fin XIXème siècle ; décoration
XVIIIème siècle du Cabinet de
la directrice.
- Lycée Saint-Louis, 42 boulevard
Saint-Michel ; sur l'emplacement du collège
d'Harcourt, fondé au XIIème
siècle, démoli à la Révolution
; reconstruit par Napoléon, agrandi
depuis : porte du parloir du collège
d'Harcourt.
- Collège Stanislas, 16 et 22 rue
Notre-Dame-des-Champs ; ancien hôtel
XVIIIème siècle au numéro
16 : porte ; au numéro 22, immeuble
XVIIIème siècle, porte à
colonnade dans le bâtiment sur cour.
- Ancienne école, 85 rue de Vaugirard
: façade et toit du pavillon d'entrée.
- Crédit municipal, 15 rue du Regard,
ancien hôtel de Guiche milieu XVIIIème
siècle : classique à fronton
triangulaire, arcades au rez-de-chaussée
; façades d'époque sur cour.
- Caisse nationale d'Epargne, 4/8 rue Saint-Romain
; ancien hôtel Choiseul-Praslin : façades
ornées Louis XV avec fers forgés
sur rue et cour ; bâtiments annexes
néo-Renaissance.
- Cercle de la Librairie, 117 boulevard St-Germain
; vers 1880 dû à Garnier : façade,
rotonde, escalier d'honneur.
- Caserne de la Garde Républicaine,
10 rue de Tournon ; l'hôtel du maréchal
d'Ancre début XVIIème siècle
devenu caserne sous la Restauration (aujourd'hui
de la Garde Républicaine) : lourde
mais imposante façade sur rue dont
le fort entablement est soutenu par 4 colonnes
; portail cintré.
- Théâtre de l'Odéon,
place de l'Odéon ; second théâtre
français qui fut d'abord le 1er ; construit
fin XVIIIème siècle, incendié
et reconstruit à l'identique par Chalgrin
; architecture néo-classique avec galeries
d'arcades sur rue et double colonnade en façade
; actuel théâtre de l'Europe.
Théâtre du Vieux-Colombier, 21
rue du Vieux-Colombier ; Jacques Copeau marqua
une étape importante dans le théâtre
contemporain : salle reconstruite vers 1930.
- Fontaine des Quatre parties du Monde, jardins
de l'Observatoire, par Carpeaux : vasque à
godrons ornée de 8 chevaux cabrés,
pylône central portant les 4 personnages
symboliques qui soutiennent le globe terrestre
; dauphins et tortues dans le vaste bassin.
- Fontaine du Marché des Carmes, square
Gabriel-Pierné ; fontaine de A.E. Fragonard
destinée au Marché-des-Carmes,
transférée en 1930 : cippe central
à personnages au centre d'un bassin
rond.
- Fontaine du Marché-St-Germain, rue
Bonaparte : fontaine classique à bassin
carré portant un cippe central à
fronton triangulaire.
- Fontaine Médicis (voir au Luxembourg).
- Fontaine St-Michel, place St-Michel, XIXème
siècle : oeuvre monumentale de Davioud,
dominée par st Michel terrassant le
dragon ; site de combats à la Libération
de Paris.
- Fontaine place St-Sulpice, due à Visconti milieu XIXème
siècle : bassin cantonné de
lions ; lourd monument central portant sur
chaque face dans une niche les statues de
Bossuet, Fénelon, Fléchier et
Massillon.
- Monument du maréchal Ney, avenue
de l'Observatoire : statue du maréchal
Ney par Rude, proche de l'endroit où
il fut fusillé.
HOTELS PARTICULIERS (par ordre alphabétique)
- Hôtel Alquier, 30 rue de Condé,
milieu XVIIIème siècle : façade
ornée avec portail et vantaux, rampe
d'escalier.
- Hôtel d'Arras, 41 rue de Seine ;
hôtel XVIIème siècle :
façades ornées et toitures,
fers forgés.
- Ancien hôtel d'Asfeld, 40 rue du
Cherche-Midi ; demeure début XVIIIème
siècle : façades sur rue, cage
d'escalier et sa rampe en fer forgé.
- Ancien hôtel de Birague, 7 rue Cassette,
XVIIIème siècle : façades
sud et nord, cage d'escalier et rampe en fer
forgé.
- Hôtel de Brancas, 6 rue de Tournon
: milieu XVIème siècle ; façades
et toitures sur rue, cour et jardin ; portail,
grand escalier et sa rampe, grand salon, ancien
boudoir et leur décor. - Hôtels
des Carmes , 18, 20 et 22 rue Cassette
; hôtels de rapport fin XVIIème
siècle, loués jusqu'à
la Révolution : toitures et façades
sur cours et jardins ; portail du numéro
22. – Hôtel des Carmes,
5 rue du Regard ; hôtel locatif début
XVIIIème siècle ; partie arrière boulevard Raspail : façades sur le boulevard
et sur la cour ; vantaux de la porte. –
Hôtel des Carmes, 7 rue du Regard,
locatif, début XVIIIème siècle
: façades ornées rue du Regard
et boulevard Raspail.
- Hôtel des Carmes, 13 rue du Regard,
de la même série que les nos
3 à 15, des hôtels locatifs construits
par les Carmes début XVIIIème
siècle, dont seuls les 3 décrits
ici sont protégés : façade,
baie donnant accès à l'escalier,
rampe en fer forgé.
- Hôtel Chartraire, 8 rue de Tournon
; début XVIIIème siècle
: façade ornée et toiture, escalier
intérieur.
- Hôtel de Châteauneuf, 3 quai
Malaquais ; début XVIIème siècle
: vantaux de la porte, cage d'escalier ;
rampe d'escalier en fer forgé .
- Hôtel de Châteauvieux, 49 rue
St-André-des-Arts, XVIIème siècle,
reconstruit début XVIIIème siècle
: façade, porte cochère avec
vantaux et marteau.
- Hôtel de Châtillon (2 rue de
Tournon ; reconstruit début XVIIème
siècle : façade, cour.
- Hôtel Chouanne, 25 boulevard du Montparnasse
: début XVIIIème siècle.
- Hôtel des Comédiens ordinaires
du Roi, 14 rue de l'Ancienne-Comédie
; hôtel XVIIème et XVIIIème
siècles qui abrita les Comédiens-Français
: haut relief de Minerve sur la façade.
- Hôtel Davia, 95 rue du Cherche-Midi,
Ier Empire : façades sur rue et cour,
portail, fers forgés.
- Ancien hôtel du Docteur-Coste, 42
rue du Cherche-Midi ; hôtel fin XVIIIème
siècle, remanié : façade
avec porte à pilastres, entrée,
cage d'escalier et sa rampe en fer forgé.
- Hôtel Dorat, 3 quai Malaquais ; hôtel
début XVIIème siècle
: façade, vantaux de la porte, cage
d'escalier ; rampe d'escalier en fer forgé
.
- Hôtel de Dreux-Brézé, 1 rue du Regard, début XVIIIème
siècle : vantaux rue du Regard et façade
boulevard Raspail.
- Grand hôtel d'Entragues, 12 rue de
Tournon ; hôtel XVIIIème siècle
reconstruit : façades sur rue et cour,
fontaine en étain du rez-de-chaussée
surélevé: cour et jardin, cages
d'escaliers avec leurs rampes.
- Petit hôtel d'Entragues, 14 rue de
Tournon ; hôtel du XVIIIème siècle
: façade sur rue.
- Ancien hôtel Feydeau de Montholon,
35 quai des Grands-Augustins : milieu XVIIème
siècle : façades et toitures
sur le quai et retour ; façade 2 rue
Séguier et sur cour . - Hôtel
de Garsanlan, 6 rue de Seine ; série
d'hôtels XVIIème siècle
construits sur le lotissement du palais de
la reine Margot, celui-ci restauré
au XVIIIème siècle après
incendie : partie XVIIème siècle
sur cour et jardin.
- Hôtel d'Hercule, 5 et 7 rue des Grands-Augustins
; hôtels reconstruits milieu XVIIème
siècle : façades sur cour.
- Hôtel Hillerin, 9 quai Malaquais,
début XVIIème siècle
: façade sur rue, décor intérieur.
- Hôtel d'Hinnisdal, 26 et 26 bis rue
Cassette, XVIIIème siècle :
façades, toitures, sol de l'ancien
jardin.
- Hôtel de La Trémoïlle
: voir Ecole nationale des Beaux-Arts où
il est intégré .
- Hôtel Laverdy : voie Hôtel des
Monnaies .
- Hôtel Le Rebours, 28 rue de Condé,
milieu XVIIIème siècle : façade
et rampe d'escalier en fer forgé.
- Hôtel de Luzy, 6 rue Férou
; fin XVIIIème siècle : boiseries
de la salle-à-manger et du salon ;
façades du bâtiment sur cour
et sur jardin .
- Hôtel Machelet de Velye, 10 rue de
Condé, hôtel XVIIIème
siècle : façade et toiture,
cage et rampe d'escalier.
- Hôtel de Marsilly, 18 rue du Cherche-Midi
; rebâti début XVIIIème
siècle : ancien corps de logis et façades
; escalier d'honneur et sa rampe, salon, sol
.
- Hôtel de Montmorency, 4 rue de Tournon
; hôtel d'origine XVIIème siècle,
reconstruit XVIIIème siècle :
façade, portail monumental et vantaux
; escalier d'honneur ; pièces du premier
et du deuxième ; salon et chambre de
la rotonde.
- Hôtel de Montmorency-Bours, dit Petit-Hôtel, 85 rue du Cherche-Midi, milieu XVIIIème
siècle : façade, fers forgés.
- Hôtel de Montmorency-Bours, dit Grand-Hôtel, 89 rue du Cherche-Midi, milieu XVIIIème
siècle : façade sur rue, modifiée.
- Hôtel de Mouÿ, 31 rue Dauphine
; hôtel XVIIIème siècle
: façade et toiture sur rue, escalier
et rampe en fer forgé ; façade
et toiture sur cour .
- Hôtel de Palaiseau, 4 rue de Tournon
: porte monumentale et vantaux, vestibule,
façades sur cour et jardin ; décoration
XVIIIème siècle salon et antichambres.
- Hôtel de Persan, 9 rue Bonaparte ;
hôtel XVIIIème siècle :
façades ornées sur cours et
jardin.
- Hôtel de Polignac, 88 rue Bonaparte
; début XVIIIème siècle :
porte cochère, façade sur cour,
rampe d'escalier en fer forgé.
- Hôtel de Silène : voir collège
Stanislas où il est intégré
.
- Hôtel de Sourdéac, 8 rue Garancière
; hôtel milieu XVIIème siècle
(éditions Plon) : façades ornées
et toitures sur rues et cour.
- Petit Hôtel Sourdéac, 12 rue
de Condé, début XVIIIème
siècle : façade, rampe d'escalier
en fer forgé.
- Hôtel Testu, 26 rue de Condé,
milieu XVIIème siècle : façade
sur rue ; occupé par le Mercure de
France fin XIXème siècle.
- Hôtel du Tillet, 52 rue St-André-des-Arts
; bel hôtel milieu XVIIIème siècle
: façades sur rue et sur cour, rampe
d'escalier en fer forgé, tête
de Bacchus au-dessus de l'entrée de
la cave.
- Hôtel, 44 rue du Cherche-Midi, fin
XVIIIème siècle : façades
sur rues et cours, bâtiments du fond
de cour ; cage d'escalier avec rampe.
- Hôtel, 14 rue de Condé : plafond
à la française, salon lambrissé,
petit cabinet de travail circulaire.
- Hôtel, 57 rue de Seine : bâtiment
XVIIIème siècle, façade
ornée. MAISONS DE PERSONNAGES CELEBRES
- Auguste Comte, 10 rue Monsieur-le-Prince
: appartement du 1er étage.
- Delacroix, 6 rue Furstemberg : anciens
communs du palais abbatial ; maison et atelier
de Delacroix .
- Hennebique, 1 rue Danton : maison en béton
construite pour lui-même vers 1900 ;
première réalisation de cette
nouvelle école.
- Rude, 18 rue Henri-Barbusse ; maison habitée
par le sculpteur milieu XIXème siècle
; il avait son atelier en face (numéro
17).
- Servandoni, 6 place St-Sulpice ; maison
XVIIIème et XIXème siècles
par Servandoni, architecte de la place : façades
et toitures sur place et rue des Cannettes
; vantaux de la porte.
IMMEUBLES PROTEGES (ordre alphabétique
de rues)
- Rue de Buci, numéro 12, reconstruit
XVIIIème siècle : façade
ornée et toiture sur rue ; numéro
28, milieu XVIIIème siècle :
façades et toitures ; numéro
30, d'époque Louis XV : façades
sur rue et cour, escalier A de l'immeuble.
- Rue Cassette, numéro 17 : façade
sur rue et pan de toiture XVIIIème
siècle ; nos 19 et 21, immeubles XVIIème
siècle (ancien grand noviciat) : niche
en cul-de-lampe XVIIIème siècle
avec statue.
- Rue des Ciseaux, numéro 10, immeuble
XVIIIème siècle : façades
sur la rue des Ciseaux et la rue du Four.
- Rue de Condé, numéro 3, immeuble
XVIIIème siècle : façade
et balcon ; numéro 5, maison milieu
XVIIème siècle : façade
et toiture ; numéro 7, maison XVIIIème
siècle : façade sur rue
; nos 9, 11, 13 et 15, sur l'emplacement de
l'hôtel de Condé, maisons fin
XVIIIème siècle : façades
et toitures ; numéro 32 : façade
sur la rue de Condé, milieu XVIIIème
siècle.
- Rue Dauphine, numéro 52 : immeuble
XVIIIème siècle dont toutes
les façades sont classées.
- Rue Garancière, numéro 3,
immeuble ancien : façades et toitures.
- Rue des Grands-Augustins, numéro
14, maison ancienne qui faisait partie d'un
collège démoli fin XVIème
siècle : façades.
- Rue Guénégaud, numéro
12, immeuble XVIIème siècle
: façades et toitures.
- Rue Guynemer, numéro 14 : immeuble
Art Déco construit par Michel Roux-Spitz
vers 1928.
- Rue d'Hauteville, numéro 21, maison
XVIIème siècle : façades
et toitures, sol de la cour, tourelle d'angle
à 2 étages.
- Rue Jacques-Callot, numéro 1 : immeuble
à usage d'ateliers extérieurs
pour l'Ecole nationale supérieure des
Beaux-Arts, début XXème siècle.
- Rue Mazarine, numéro 4, immeuble
XVIIème siècle : façades
et toitures ; nos 7, 9 et 11 : façades
et toitures, vantaux de la porte du numéro
7.
- Rue Monsieur-le-Prince, numéro 58,
immeuble administratif XVIIème et XVIIIème
siècles : façades sur rue et
cour, vantaux de la porte.
- Rue Mouffetard, numéro 134, maison
XVIIème et XVIIIème siècles
: façade avec mosaïques à
sujets naturalistes.
- Place de l'Odéon, nos 1 à
8 inclus, série d'immeubles fin XVIIIème
siècle, unifiés pour s'harmoniser
avec le théâtre qui occupait
le centre : le numéro 1 est le seul
; belle ordonnance des façades sur
la place.
- Rue de l'Odéon, nos
1 à 14, série de la même
époque et dans le même esprit
que la place de l'Odéon ; le classement
porte sur toutes les façades et toitures
de cette rue latérale à l'Odéon.
Célèbres libraires "éclairés"
: "la Maison des amis des Livres"
d'Adrienne Monnier au numéro 7 et "Shakespeare
and Cie" de Sylvia Beach au numéro
12 en vis-à-vis .
- Rue de Rennes, numéro 140 bis : façades
et toitures.
- Rue Séguier, numéro 10 : façade
sur rue, fers forgés.
- Rue de Seine, numéro 8, immeuble
XVIIème siècle : façades
sur cour et jardin ; numéro 54, vaste
immeuble XVIIIème siècle : façades
et toitures.
- Rue de Sèvres, numéro 137,
maison ancienne : 3 pavillons protégés.
- Rue de Tournon, numéro 31, immeuble
XVIIIème siècle : façade,
escalier avec sa cage.
- Rue Vavin, numéro 26, immeuble 1912
par Sauvage : terrasses étagées
en retrait, revêtement de l'immeuble
en céramique blanche façon métro.
– ELEMENTS D'ARCHITECTURE : tous, classés par genres
- Bas-relief, 20 rue de l'Hirondelle : salamandre
au-dessus d'une porte de la cour. Caves :
10 rue de l'Abbaye, voûtée du
XIIIème siècle ; 2 rue
de l'Ecole-de-Médecine. Escaliers,
11 rue du Cherche-Midi : rampe en fer forgé
; 11 rue Jacob : escalier à la française
avec balustres de pierre et bois ; 15 rue
des Sts-Pères : cage d'escalier avec
sa rampe en fer forgé ; 21 rue de Sèvres
: 2 rampes d'escalier XVIIIème siècle
en fer forgé ; 12 rue Garancière
: mascaron.
- Portes et vantaux
- 7 et 28 rue Bonaparte, 19 rue Mazarine,
27 et 47 rue St-André-des-Arts, 27
rue St-Sulpice, 18 rue Séguier, 14
rue Servandoni.
- Tourelles d'angle, 5 rue d'Hautefeuille
; 21 rue d'Hautefeuille. – ARCHITECTURE
PROFESSIONNELLE – La République
de St-Germain-des-Prés : elle est constituée
par les cafés mitoyens de Flore et
des Deux-Magots, boulevard St-Germain, face à
la Brasserie Lipp. Depuis la fin XIXème
siècle, tous 3, chacun dans son registre,
ont été le théâtre
de la vie littéraire, artistique et
aussi politique (Lipp) ; l'énoncé
des personnages qui s'y sont pressés,
des mouvements qui y ont vu le jour, de la
presse qui y a été créée,
correspond à l'annuaire de plus d'un
siècle de célébrités.
Leurs propriétaires, commerçants
avisés, ont su entretenir une fausse
inimitié, voire créer des évènements
fratricides, entretenir un snobisme sans défaillance,
rendre obligatoire dans leurs établissements
la confirmation des talents réels ou
supposés ; la marée touristique
qui s'y ruait pour apercevoir les grands hommes
constitue aujourd'hui leur clientèle
de base, mais continue à assurer leur
prospérité.
La Brasserie Lipp, 151 boulevard St-Germain, créée
en 1880, réputée pour ses spécialités
alsaciennes, s'agrandit jusqu'en 1947 ; la
salle primitive est de style 1900, les autres
Art déco au décor très
soigné ; clientèle de l'édition
et de la presse devenue plus politique en
1934 ; y être vu reste le rêve
de tout personnage notoire.
Le Café de Flore occupe l'angle du boulevard St-Germain et de la rue St-Benoît
; il apparaît à la fin du Second
Empire ; sa transformation en 1930 dans un
style Art déco d'un grand confort,
avec création de sa célèbre
terrasse, lui donna un nouveau départ
; bien que de tradition conservatrice, son
morceau de bravoure fut l'annexion de Sartre
et de Beauvoir.
Les Deux-Magots occupent l'angle voisin du boulevard et de la place St-Germain-des-Prés
avec sa terrasse.
Il apparaît le dernier des trois, mais
dès 1885 il sut devenir le lieu incontournable
de l'intelligensia et de même, "récupérer"
après la guerre Sartre qui lui amena
la faune existentialiste ; cadre 1900 chaleureux
et confortable. Comme le Flore, il est devenu
une usine à touristes qui se précipitent,
tel à St-Tropez, pour voir des gens
qui n'y sont plus. Le Procope, le plus ancien
café de Paris et premier café
littéraire, en place depuis 1686, où
furent agités tous les évènements
historiques et littéraires ; restauré
en son état d'origine en 1988 tel un
musée de 3 siècles de la vie
parisienne.
La Closerie des Lilas, 171 boulevard du Montparnasse,
aménagée en style Art déco
avec un grand confort.
C'est un pôle de l'intelligensia, mais
qui se rattache davantage à Montparnasse,
bien qu'appartenant au VIème arrondissement.
– Le Marché St-Germain,
rue Mabillon .
ELEMENTS CLASSES PAR GENRE, tous
- Enseignes, 19 rue du Cherche-Midi : "Au
Cherche-Midi" ; 18 rue des Cannettes
: enseigne ainsi que la façade.
- Devantures, 38 rue Bonaparte : devanture
et façade ; 13 rue du Cherche-Midi
: ensemble de boutiques à coffrage
de bois et devantures ; 70 rue Bonaparte :
ancienne crémerie ; 62 rue de Vaugirard
: ancienne boucherie. – Cafés,
43 rue de Seine, café "La Palette"
: devanture et intérieur de la deuxième
salle.
Restaurants, 59 boulevard du Montparnasse, restaurant
"Rougeot" : salle et son décor
; 142 boulevard St-Germain, "Le Vagenende"
: façade, salles et leur décor
; 175, boulevard St-Germain, restaurant des "Sts-Pères"
: devanture, rez-de-chaussée et entresol
; 3 rue Racine, ancien "Bouillon Chartier"
: devanture sur 2 niveaux et décor
intérieur .
- Débits de boissons, 1 rue Guisarde
: grille et devanture ; 26 rue de Seine, "Au
petit Maure" : enseigne de pierre et
grilles.
SANCTUAIRES protégés
- Eglise Saint-Germain-des-Prés, place
Saint-Germain-des-Prés ; fondation
mérovingienne, détruite par
les Normands et reconstruite vers l'an mil
en premier roman ; complétée
au XIIIème siècle par Pierre
de Montreuil ; chapelle de la Vierge détruite
à la Révolution, église
et abbaye vandalisées : clocher forteresse
d'origine et façade XIIème siècle,
choeur et nef romans, compléments au
XVIIème siècle ; l'un des rares
sanctuaires à dominante romane de Paris.
- Eglise Saint-Sulpice, place Saint-Sulpice
: sa construction s'étale du milieu
XVIIème siècle à la Révolution
; Le Vau, Servandoni et Chalgrin s'y succèdent
; de style globalement classique, elle présente
une lourde façade carrée à
2 étages de portiques d'ordres différents,
comme les grosses tours rondes d'angle.
- Eglise Saint-Joseph de l'ancien couvent
des Carmes, 70 rue de Vaugirard ; église
début XVIIème siècle
de style baroque : façade avec portail
à fronton brisé, étage
avec niches et statues, fronton triangulaire
; dôme à lanternon, ailerons
à volutes latéraux.
- Chapelle de la Congrégation de la
Mission lazariste, 95 rue de Sèvres
; la congrégation occupe depuis la
Restauration cet ancien hôtel XVIIIème
siècle dont la partie conservée
est intégrée à la chapelle
qui abrite la châsse en argent de saint
Vincent-de-Paul, fondateur de l'ordre ; orgues
Cavaillé-Coll.
- Chapelle Notre-Dame-des-Anges, 102 bis rue
de Vaugirard.
- Ancien couvent des Cordeliers, 15 rue de
l'Ecole-de-Médecine : ancien bâtiment
du réfectoire (musée Dupuytren).
- Ancien couvent des Carmes et, 21 rue d'Assas
; vers 1620 comme l'église ; restaurations
et transformation au XIXème siècle
; actuellement Institut Catholique ; plusieurs
écoles et institutions y ont été
ajoutées depuis, dont le séminaire
des Carmes.
- Chapelle du Palais du Luxembourg .
- Chapelle ukrainienne, 49 rue des Saints-Pères
: reconstruite au XVIIIème siècle
par Robert de Cotte ; occupée de la
Révolution à la dernière
guerre par l'Académie de Médecine
; depuis, elle est affectée au culte
catholique ukrainien (St-Wladimir).
- Ancien séminaire, 9 place Saint-Sulpice
: vers 1820 pour remplacer le grand séminaire
disparu à la Révolution ; annexe
ministérielle depuis le début
du siècle.
- Presbytère de Saint-Sulpice, 50
rue de Vaugirard ; ancien hôtel début
XVIIème siècle : portail.
- Presbytère de Saint-Germain-des-Prés, 3 et 5 place Saint-Germain-des-Prés
; il est disposé à droite de
l'entrée de l'église et date
du XVIIème siècle : statue de
Mabillon. SANCTUAIRES non protégés
- Eglise Notre-Dame-des-Champs, 91 boulevard du Montparnasse
; style néo-roman, modifiée
récemment : architecture intérieure
d'ordre ionique ; orgues Cavaillé-Coll,
fresques XIXème siècle. - Chapelle
des Soeurs auxiliatrices, 16 rue Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle
: maison-mère où sont conservés
le corps et les reliques de la bienheureuse
Marie-de-la-Providence (XIXème siècle),
béatifiée 1957.
- Eglise diocésaine des Etrangers,
33 rue de Sèvres : ancienne chapelle
des Jésuites néo-gothique XIXème
siècle.
- Musée du Sénat, 19 rue de
Vaugirard.
- Musée Edouard-Branly, 21 rue d'Assas
: matériel et appareils de l'invention
de la télégraphie sans fil.
- Musée Eugène-Delacroix, 6
rue Furstemberg : maison de l'artiste ; souvenirs
et objets personnels ; dessins et toiles de
toutes ses époques.
- Musée
Zadkine, 100 bis rue d'Assas : atelier-jardin
et maison du peintre qui appartint d'abord
au cubisme ; grand nombre d'oeuvres.
- Musée de la Monnaie, 11 quai Conti,
dans un hôtel fin XVIIIème siècle
: atelier, extraordinaire collection de monnaies
et médailles de toutes époques
; matériel professionnel ancien.
- Musée de l'Histoire de la Médecine,
12 rue de l'Ecole-de-Médecine, dans
l'ancienne faculté : matériel
chirurgical historique depuis l'antiquité,
personnages illustres et leurs souvenirs.
- Musée Hébert, 85 rue du Cherche-Midi,
dans le bel hôtel de Montmorency-Bourd
: oeuvres d'Ernest Hébert, peintre
mondain et touche-à-tout du XIXème
siècle.
- Musée Orfila et Rouvière,
45 rue des Saints-Pères (faculté
de Médecine) : depuis le milieu du
XVIIIème siècle, le Cabinet
d'anatomie réunit des éléments
d'anatomie humaine ; plusieurs milliers de
pièces.
- Musée Dupuytren, 15 rue Ecole-de-Médecine
: collections de pièces anatomiques
du célèbre chirurgien (parfois
surnommé le musée de l'horreur)
; réservé aux professionnels
ou sur rendez-vous.
- Musée de Minéralogie (Ecole
des Mines), 60 boulevard Saint-Michel : collection
de minéraux du monde entier, pièces
uniques.
- Musée de la Faculté de Pharmacie,
4 avenue de l'Observatoire : inventaire (et
échantillons) des drogues d'origine
végétale utilisées à
tous les niveaux chez l'homme.
Sites :
SITES
- Site de la place de l'Odéon : sol
de la place .
- Site formé par l'ensemble des 11
premiers arrondissements, y compris les quais
de la Seine, mais non son plan d'eau .
Les berges de la Seine sont Inscrites sur
la "Liste du Patrimoine mondial"
de l'UNESCO.
- Site de la cour de Rohan .
- Site du Marché Saint-Germain et des
rues qui l'entourent, soit le bâtiment
du marché, les rues Clément,
Félibien, Toustain, Lobineau et Mabillon
.
- Allées de l'avenue de l'Observatoire, tracées en 1810 et très élargies
en 1840, encadrant une magnifique perspective.
ESPACES VERTS
- Jardin du Luxembourg : l'un des plus beaux
et des plus naturels au coeur de la ville
: 23 ha de dépaysement .
- Jardin de l'Observatoire (22 000 m²)
: bien qu'il soit dans le prolongement du
Luxembourg, sa fréquentation est beaucoup
plus discrète ; il est calme, marronniers
taillés en marquise, parterres de fleurs.
- Square Ozanam (1 600 m², de création
moderne) : proche de l'église Notre-Dame-des-Champs,
il semble isolé malgré la proche
agitation du boulevard ; très beaux
arbres.
Ressources et productions
:
Les grandes maisons de décoration se
trouvent dans le quartier St-Germain-des-Prés.
Célèbre boulangerie, 8 rue du
Cherche-Midi. Bijouterie-joaillerie créative.
Les métiers du livre dominent largement
dans l'arrondissement : plus de 40 ateliers
de reliure-dorure ainsi que leur chambre syndicale
; les arts graphiques en sont le corollaire,
ainsi que tous les métiers dérivés
: calligraphie, taille-douce, fers à
dorer (reliure).
La Monnaie groupe en permanence les artistes
émailleurs et graveurs.
Bons métiers du bois, restauration,
plaquage et dorure ; beaucoup de métiers
de décoration et de réparation.
Importante pédagogie technique et professionnelle.
Ancienne cayenne des Compagnons charpentiers
du Devoir de Liberté avec un petit
musée-souvenir (10 rue Mabillon).
Vie locale :
CULTURE
- Conservatoire municipal Jean-Philippe Rameau,
3 ter rue Mabillon.
- Auditorium Saint-Germain, 4 rue Félibien.
- Théâtres : Lucernaire, 53 rue
Notre-Dame-des-Champs.
Maison des Cultures du Monde, 101 boulevard Raspail.
Nesle, 8 rue de Nesle.
Odéon Théâtre de l'Europe,
1 place Paul-Claudel.
Théâtre de Marionnettes du Luxembourg,
Jardin du Luxembourg.
Théâtre de Poche Montparnasse,
75 boulevard du Montparnasse.
Théâtre du Vieux-Colombier, 21
rue du Vieux-Colombier.
Tous en Seine, Quai Malaquais.
- Cinémas : 17 salles.
- Bibliothèques : Bibliothèque-discothèque
André-Malraux, 78 boulevard Raspail. Bibliothèque
de Fels, Institut catholique, 21 rue d'Assas.
Bibliothèque Mazarine, 23 quai Conti.
Bibliothèque pour Tous, 66 rue du Cherche-Midi
et 5 rue de l'Abbaye.
Bibliothèque Saint-Sulpice, Crypte
du Rosaire, rue Palatine.
Centre protestant d'études et de documentation,
46 rue de Vaugirard.
- Activités culturelles : Société
historique du VIème, en mairie. Maison
des Cultures du Monde, 101 boulevard Raspail.
Forum, 104 rue de Vaugirard. Institut catholique
de Paris, 21 rue d'Assas. SPORTS ; 30 disciplines
- Equipements sportifs : Centre de sports
Saint-Germain, 12 rue Lobineau (sous-sol)
: piscine, gymnase et tennis.
Gymnase Garancière, 17 rue Garancière.
Gymnase Vaugirard-Littré, 87 rue de
Vaugirard. Gymnase du Lycée Fénelon,
2 rue de l'Eperon.
Tennis du Luxembourg, Jardin du Luxembourg.
- 2 centres d'animation (St-Michel et André-Malraux).
VIE LOCALE
- Pèlerinages : Eglise Saint-Joseph-des-Carmes,
70 rue de Vaugirard (Institut catholique,
voir Architecture sacrée) : dans la
crypte, corps des prêtres et religieux
martyrisés et massacrés au cours
de la Révolution ; fête des Bienheureux
martyrs de Paris : 2 septembre.
Chapelle des Lazaristes, 95 rue de Sèvres
: chapelle
construite pour recevoir les reliques de saint
Vincent-de-Paul, fondateur des Lazaristes
et des Filles de la Charité ; fête
le 19 juillet.
Chapelle des Soeurs Auxiliatrices, 16 rue
Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle : fête
de la bienheureuse Marie-de-la-Providence
: 7 février .
- Centres de spiritualité : Accueil
Barouillère (Soeurs Auxiliatrices),
16 rue Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle) ;
Moniales de la Visitation, 110 rue de Vaugirard.
- Manifestations : Foire de Saint-Germain,
d'origine XIIème siècle : juillet.
Marché-foire de l'Odéon : mars.
- Marché couvert Saint-Germain.
- Marché découvert : boulevard Raspail
; rue de Buci, pittoresque.
- Bouquinistes sur tous les quais.