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Hôtellerie dans le 6ème arrondissement

» PARIS : 6ème ARRONDISSEMENT

Région : Ile-de-France
Département : Paris
Code postal : 75006
Population : 49 042 habitants
Superficie : 215 ha
Altitude : 34 mètres

Généralités historiques :
Le VIème arrondissement partage avec le Vème (Quartier Latin) le quasi-monopole de la Connaissance et du Savoir ; le VIème, c'est la République des Lettres et des Arts ; cette suprématie est due à 2 souverains : Childebert au VIème siècle qui fonda Saint-Germain-des-Prés et Napoléon Ier qui établit l'Institut, pressenti par Mazarin avec la création du collège des Quatre-Nations.
La Lutèce romaine s'étendit sur la rive gauche et descendit de la Montagne Sainte-Geneviève vers la plaine du Luxembourg où s'établit le quartier patricien.
Après la nuit des invasions barbares, l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés fut fondée vers 560 par Childebert, héritier de Clovis, avec l'aide de saint Germain, évêque de Paris.
Les Normands fin IXème siècle détruisirent l'abbaye, mais sa résistance héroïque mit Paris et le royaume à la pointe de la civilisation occidentale.
Le bourg qui se forma alors autour de Saint-Germain-des-Prés, reconstruit aussitôt, comprenait sensiblement le territoire des VIème et VIIème arrondissements actuels, mais l'emprise de l'abbaye s'étendait plus loin vers l'ouest et le sud.
Le rempart de Philippe Auguste ne protégeait au XIIème siècle qu'un triangle oriental limité à l'ouest par les rues Mazarine/Ancienne-Comédie/Monsieur-le-Prince, rejetant dans l'extra-muros le bourg de Saint-Germain : ainsi la création de l'Université s'effectua à l'abri de l'intra-muros dans le Vème arrondissement.
Au XIIIème siècle, création d'établissements religieux, tous disparus, et premières manifestations d'une gestion municipale ; au XIVème siècle,
implantation de résidences de prélats, puis de souverains et princes du sang, mais la guerre de Cent ans causa leur exode ; l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés se fortifia d'un rempart doublé d'un fossé.
Les guerres de Religion marquèrent une nouvelle régression : l'arrondissement pencha d'abord pour les Huguenots, puis revient au catholicisme romain après la Saint-Barthélemy ; l'abbaye fut de nouveau prise et pillée par le futur Henri IV.
Avec le XVIIème siècle s'ouvre une ère de grandeur et de prospérité jusqu'à la Révolution avec des grands établissements : Marie de Médicis au Luxembourg, la Monnaie par Antoine, Saint-Sulpice construit sur plus d'un siècle ; Mazarin, juste avant sa mort, établit le Collège des Quatre-Nations (1661), futur Institut, concept moderniste, anticipation des Encyclopédistes : cette fondation était multi-disciplinaire, indépendante de l'église et du pouvoir, ouverte au public ; Napoléon la paracheva dans l'esprit des Lumières par la fusion des institutions de l'Ancien Régime avec des académies nouvelles de tous les domaines du Savoir .
La Révolution fut particulièrement dommageable pour le Patrimoine artistique : destructions de 6 sanctuaires, dont la précieuse chapelle de la Vierge XIIème siècle de Pierre de Montreuil sous prétexte d'urbanisme ; puis ce furent les massacres de septembre 1792 aux Carmes et à la prison de l'abbaye. Par contre, outre l'Institut, la Révolution et surtout Bonaparte apportèrent à l'arrondissement Grandes Ecoles et institutions qui renforcèrent sa vocation culturelle et pédagogique affirmée dès le Moyen Age. La Restauration, puis Louis-Philippe
poursuivirent ces établissements.
Les évènements de 1830 et 1848 ne se manifestèrent guère de façon violente, alors que le vandalisme de Mai 68 fut ressenti ici comme dans le Vème.
L'urbanisation à la hache pratiquée par Haussmann causa des destructions regrettables mais pas de disparitions majeures et eut le mérite de doter le territoire de grands axes dégagés comme le boulevard Saint-Michel, la rue de Rennes, l'aménagement de l'avenue de l'Observatoire réalisé précédemment. Le XIXème siècle cristallisa le caractère culturel de l'arrondissement : l'Institut et les Académies fixaient ici depuis le XVIIème siècle écrivains et poètes ; la tradition du théâtre, issue des célèbres foires de Saint-Germain, renforcée par Molière et l'illustre théâtre jusqu'à l'Odéon ; les artistes de l'Ecole et de l'Académie des Beaux-Arts établis du quai Conti aux ateliers de Montparnasse et donnant le ton à la vie d'artiste et au folklore de la vie de Bohème ; les scientifiques, médecins et chercheurs enseignaient et expérimentaient sur place ; les cafés littéraires, du Procope aux Deux-Magots et au Flore, les brasseries et restaurants de Lipp à la Rotonde où se débattaient la critique littéraire, les théories d'avant-garde, les controverses passionnées ; enfin le mouvement littéraire amorcé et entretenu par les éditeurs, journalistes, libraires, critiques d'art, découvreurs de talent et mécènes : de 1830 à nos jours, ils ont fait de Saint-Germain-des-Prés le passage obligé de tous les talents ; les éditeurs comme Plon, les libraires éclairés tels les Champion, les Amis du Livre ou le père d'Anatole France (le Père France), les revues d'opinion comme la Revue des Deux-Mondes et le Mercure de France ont leur place au Panthéon des Lettres et des Arts.

Particularités :
ENSEMBLES URBAINS
- Le patrimoine protégé compte 219 immeubles et monuments, dont 48 sont classés .
- Palais de l'Institut, 23 quai Conti, édifié sur l'emplacement de la tour de Nesle, détruite en 1663.
Mazarin fonda et dota le Collège des Quatre-Nations composé de 3 éléments : collège proprement dit, académie de manège, bibliothèque personnelle du Cardinal ouverte au public ; Napoléon y créa l'Institut de France en 1805 dans son concept et sa forme actuels.
Il groupe 5 académies : l'Académie française, créée par Richelieu, l'Académie des Sciences et l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres fondées par Colbert, l'Académie des Sciences morales et politiques (1832), l'Académie des Beaux-Arts (1816).
La façade ravalée, hémicycle cantonné de 2 pavillons et surmonté de la Coupole, l'un des plus célèbres bâtiments de Paris, est dû à Le Vau ; Antoine Vaudoyer l'adapta à sa nouvelle vocation au XIXème siècle mais en respectant dans l'ensemble l'esprit et la forme du XVIIème siècle où l'influence italienne est marquée ; la Bibliothèque Mazarine, où a été réintégré le tombeau du cardinal, occupe l'emplacement de la tour de Nesle ; 2 autres cours successives se développent à l'arrière comportant les salles de séances de travail des Académies ; les séances officielles, telles les intronisations, ont lieu dans l'ancienne chapelle revue en conséquence sous l'Empire et rétablie vers 1960 dans son état d'origine, notamment sa célèbre coupole.
- Le Luxembourg constitue au coeur de Paris un ensemble exceptionnel d'architecture et de jardins développés sur 23 hecatres.
De la rue de Vaugirard, l'on distingue le Palais proprement dit avec, à sa droite, le Petit-Luxembourg, résidence du Président du Sénat et son orangerie ; en avant, les jardins se développent jusqu'à la rue Auguste-Comte au sud ; jardins français sur la partie est, le centre (avec bassin central) et à l'ouest pour la partie des jeux et du théâtre du Luxembourg ; au delà, jardin anglais ; au sud-ouest, verger école ; la fontaine Médicis, proche du Palais à l'est, est attribuée à Salomon de Brosse : une forêt de statues peuple le parc aux essences forestières multiples.
Le Palais du début XVIIème siècle (Marie de Médicis) a subi de nombreuses modifications depuis son érection par Salomon de Brosse ; résidence royale jusqu'à la Révolution, il abrite le Sénat depuis le Ier Empire. Les architectes Boffrand, Chalgrin et Gisors y intervinrent ; les jardins furent repris dans leur ensemble par Chalgrin. Le Petit-Luxembourg est une miniature début XVIIème siècle ; l'orangerie XIXème siècle du même style ; à l'arrière, vestiges Renaissance du couvent des Filles du Calvaire (cloître et façade de l'église).
- Place de l'Odéon : le théâtre et l'aménagement de la place furent conçus et entrepris en même temps, peu avant la Révolution.
Le théâtre légèrement surélevé occupe le sud de la place qui se déploie telle un amphithéâtre face à l'entrée, traversé de 5 rues comme les doigts d'une main ; 4 immeubles néo-classiques, dont la façade incurvée épouse l'amphithéâtre, en occupent les intervalles.
- La Cour dite de Rohan : la rue du Jardinet se termine en impasse dans une cour où subsiste un vaste hôtel particulier XVIème siècle qui fut la résidence parisienne de l'archevêque de Rouen (il s'agit donc de la Cour de Rouen) ; grille d'entrée, pavillon restauré, puits ancien, constituent un ensemble pittoresque.
- Marché Saint-Germain, rues Mabillon et Clément ; héritier de la célèbre foire Saint-Germain, le marché couvert Saint-Germain fut reconstruit sous la Restauration par Blondel et Lusson ; fin XIXème siècle il fut diminué de plus de la moitié : architecture néo-classique légère, arcades en plein cintre.
OUVRAGES D'ART :
- Pont Neuf, quai des Grands-Augustins/quai des Orfèvres (voir Ier arrondissement).
Passerelle des Arts, place de l'Institut/palais du Louvre (voir Ier arrondissement).
ARCHITECTURE MILITAIRE
- Vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste : Cour du Commerce-St-André et 3 cour de Rohan ; passage Dauphine, 35 rue Mazarine et 34 rue Dauphine ; impasse de Nevers, 13 rue de Nesles et 27/29 rue Guénégaud ; 7 cour de Rohan ; hôtel des Monnaies.
BATIMENTS PUBLICS
- Mairie du VIème arrondissement, place Saint-Sulpice.
Construite au milieu XIXème siècle et complétée à la fin du siècle ; style néo-classique aux lignes nettes ; façade principale avec avancée de 3 hautes arcades rythmées de pilastres doriques ; au dessus, entablement, fenêtres à meneaux et pilastres d'ordre corinthien ; petit campanile à fronton triangulaire.
- Hôtel des Monnaies, quai Conti ; un architecte inconnu, Jean-Denis Antoine, réussit un chef-d'oeuvre sur un terrain malaisé : longue façade de 117 m. avec avancée sur colonnes ioniques qui ouvre sur un vaste vestibule également d'ordre ionique ; la cour d'honneur intercalaire avec un second bâtiment est traitée en hémicycle ; on visite les ateliers de frappe, des médailles et le musée.
- Ancienne Académie de Médecine, 49 rue des Saints-Pères : elle occupa de 1850 au début XXème siècle l'Ecole de Médecine clinique, elle-même installée à la Révolution dans la chapelle XVIIème siècle de l'hôpital de la Charité ; façade et beaux vantaux de la porte.
- Académie de Médecine, 16 rue Bonaparte ; fondée en 1820, elle fut itinérante jusqu'en 1900 où le bâtiment actuel fut construit pour elle ; architecture néo-classique traitée en hôtel particulier : salle de lecture de la bibliothèque, salle de séances, salle des bustes.
- Faculté de Médecine, 12 rue de l'Ecole-de-Médecine : bâtiment central fin XVIIIème siècle dont la façade porte une colonnade ionique et dans la cour une autre, plus réduite, d'ordre corinthien ; ces locaux étant devenus trop étroits furent doublés au XIXème siècle par les bâtiments actuels qui les entourent (Jacques Gondoin architecte).
- Ancienne Académie royale de Chirurgie, 5 rue de l'Ecole-de-Médecine : c'est la plus ancienne académie médicale ; elle occupe un bâtiment octogonal dont les façades, les portiques, l'amphithéâtre en rotonde et la porte d'entrée sont protégés.
- Ecole nationale des Beaux-Arts, 14 rue Bonaparte et 11/17 quai Malaquais, sur l'emplacement du couvent des Petits-Augustins début XVIIème siècle où Alexandre Lenoir installa à la Révolution son musée des Monuments français.
L'Ecole actuelle vers 1830 a conservé certaines oeuvres exemplaires du musée d'Alexandre Lenoir, objets du classement : portique du château de Gaillon, façade du château d'Anet, arcades de l'hôtel Torpanne
- Institut d'Art et d'Archéologie, 3 rue Michelet ; immeuble 1927, en brique : façades et toitures, vestibule et escalier, bibliothèque.
- L'Ecole nationale supérieure des Mines, 60/64 boulevard Saint-Michel, occupa au XIXème siècle le Grand et le Petit Hôtel de Vendôme début XVIIème siècle et y apporta d'importants aménagements : façade d'époque vis-à-vis du jardin du Luxembourg.
- Institut international d'Administration publique, 2 avenue de l'Observatoire ; immeuble fin XIXème siècle de l'ancienne Ecole coloniale en style hispano-mauresque : grand escalier, galeries des paysages, bibliothèque.
- Lycée Fénelon, 45 rue Saint-André-des-Arts : immeuble XVIIIème siècle qui fut le 1er lycée de filles de Paris fin XIXème siècle ; décoration XVIIIème siècle du Cabinet de la directrice.
- Lycée Saint-Louis, 42 boulevard Saint-Michel ; sur l'emplacement du collège d'Harcourt, fondé au XIIème siècle, démoli à la Révolution ; reconstruit par Napoléon, agrandi depuis : porte du parloir du collège d'Harcourt.
- Collège Stanislas, 16 et 22 rue Notre-Dame-des-Champs ; ancien hôtel XVIIIème siècle au numéro 16 : porte ; au numéro 22, immeuble XVIIIème siècle, porte à colonnade dans le bâtiment sur cour. - Ancienne école, 85 rue de Vaugirard : façade et toit du pavillon d'entrée.
- Crédit municipal, 15 rue du Regard, ancien hôtel de Guiche milieu XVIIIème siècle : classique à fronton triangulaire, arcades au rez-de-chaussée ; façades d'époque sur cour.
- Caisse nationale d'Epargne, 4/8 rue Saint-Romain ; ancien hôtel Choiseul-Praslin : façades ornées Louis XV avec fers forgés sur rue et cour ; bâtiments annexes néo-Renaissance.
- Cercle de la Librairie, 117 boulevard St-Germain ; vers 1880 dû à Garnier : façade, rotonde, escalier d'honneur.
- Caserne de la Garde Républicaine, 10 rue de Tournon ; l'hôtel du maréchal d'Ancre début XVIIème siècle devenu caserne sous la Restauration (aujourd'hui de la Garde Républicaine) : lourde mais imposante façade sur rue dont le fort entablement est soutenu par 4 colonnes ; portail cintré.
- Théâtre de l'Odéon, place de l'Odéon ; second théâtre français qui fut d'abord le 1er ; construit fin XVIIIème siècle, incendié et reconstruit à l'identique par Chalgrin ; architecture néo-classique avec galeries d'arcades sur rue et double colonnade en façade ; actuel théâtre de l'Europe.
Théâtre du Vieux-Colombier, 21 rue du Vieux-Colombier ; Jacques Copeau marqua une étape importante dans le théâtre contemporain : salle reconstruite vers 1930.
- Fontaine des Quatre parties du Monde, jardins de l'Observatoire, par Carpeaux : vasque à godrons ornée de 8 chevaux cabrés, pylône central portant les 4 personnages symboliques qui soutiennent le globe terrestre ; dauphins et tortues dans le vaste bassin.
- Fontaine du Marché des Carmes, square Gabriel-Pierné ; fontaine de A.E. Fragonard destinée au Marché-des-Carmes, transférée en 1930 : cippe central à personnages au centre d'un bassin rond.
- Fontaine du Marché-St-Germain, rue Bonaparte : fontaine classique à bassin carré portant un cippe central à fronton triangulaire.
- Fontaine Médicis (voir au Luxembourg).
- Fontaine St-Michel, place St-Michel, XIXème siècle : oeuvre monumentale de Davioud, dominée par st Michel terrassant le dragon ; site de combats à la Libération de Paris.
- Fontaine place St-Sulpice, due à Visconti milieu XIXème siècle : bassin cantonné de lions ; lourd monument central portant sur chaque face dans une niche les statues de Bossuet, Fénelon, Fléchier et Massillon.
- Monument du maréchal Ney, avenue de l'Observatoire : statue du maréchal Ney par Rude, proche de l'endroit où il fut fusillé.
HOTELS PARTICULIERS (par ordre alphabétique)
- Hôtel Alquier, 30 rue de Condé, milieu XVIIIème siècle : façade ornée avec portail et vantaux, rampe d'escalier.
- Hôtel d'Arras, 41 rue de Seine ; hôtel XVIIème siècle : façades ornées et toitures, fers forgés.
- Ancien hôtel d'Asfeld, 40 rue du Cherche-Midi ; demeure début XVIIIème siècle : façades sur rue, cage d'escalier et sa rampe en fer forgé.
- Ancien hôtel de Birague, 7 rue Cassette, XVIIIème siècle : façades sud et nord, cage d'escalier et rampe en fer forgé.
- Hôtel de Brancas, 6 rue de Tournon : milieu XVIème siècle ; façades et toitures sur rue, cour et jardin ; portail, grand escalier et sa rampe, grand salon, ancien boudoir et leur décor. - Hôtels des Carmes , 18, 20 et 22 rue Cassette ; hôtels de rapport fin XVIIème siècle, loués jusqu'à la Révolution : toitures et façades sur cours et jardins ; portail du numéro 22.
– Hôtel des Carmes, 5 rue du Regard ; hôtel locatif début XVIIIème siècle ; partie arrière boulevard Raspail : façades sur le boulevard et sur la cour ; vantaux de la porte. – Hôtel des Carmes, 7 rue du Regard, locatif, début XVIIIème siècle : façades ornées rue du Regard et boulevard Raspail.
- Hôtel des Carmes, 13 rue du Regard, de la même série que les nos 3 à 15, des hôtels locatifs construits par les Carmes début XVIIIème siècle, dont seuls les 3 décrits ici sont protégés : façade, baie donnant accès à l'escalier, rampe en fer forgé.
- Hôtel Chartraire, 8 rue de Tournon ; début XVIIIème siècle : façade ornée et toiture, escalier intérieur.
- Hôtel de Châteauneuf, 3 quai Malaquais ; début XVIIème siècle : vantaux de la porte, cage d'escalier ; rampe d'escalier en fer forgé .
- Hôtel de Châteauvieux, 49 rue St-André-des-Arts, XVIIème siècle, reconstruit début XVIIIème siècle : façade, porte cochère avec vantaux et marteau.
- Hôtel de Châtillon (2 rue de Tournon ; reconstruit début XVIIème siècle : façade, cour.
- Hôtel Chouanne, 25 boulevard du Montparnasse : début XVIIIème siècle.
- Hôtel des Comédiens ordinaires du Roi, 14 rue de l'Ancienne-Comédie ; hôtel XVIIème et XVIIIème siècles qui abrita les Comédiens-Français : haut relief de Minerve sur la façade.
- Hôtel Davia, 95 rue du Cherche-Midi, Ier Empire : façades sur rue et cour, portail, fers forgés.
- Ancien hôtel du Docteur-Coste, 42 rue du Cherche-Midi ; hôtel fin XVIIIème siècle, remanié : façade avec porte à pilastres, entrée, cage d'escalier et sa rampe en fer forgé.
- Hôtel Dorat, 3 quai Malaquais ; hôtel début XVIIème siècle : façade, vantaux de la porte, cage d'escalier ; rampe d'escalier en fer forgé .
- Hôtel de Dreux-Brézé, 1 rue du Regard, début XVIIIème siècle : vantaux rue du Regard et façade boulevard Raspail.
- Grand hôtel d'Entragues, 12 rue de Tournon ; hôtel XVIIIème siècle reconstruit : façades sur rue et cour, fontaine en étain du rez-de-chaussée surélevé: cour et jardin, cages d'escaliers avec leurs rampes.
- Petit hôtel d'Entragues, 14 rue de Tournon ; hôtel du XVIIIème siècle : façade sur rue.
- Ancien hôtel Feydeau de Montholon, 35 quai des Grands-Augustins : milieu XVIIème siècle : façades et toitures sur le quai et retour ; façade 2 rue Séguier et sur cour . - Hôtel de Garsanlan, 6 rue de Seine ; série d'hôtels XVIIème siècle construits sur le lotissement du palais de la reine Margot, celui-ci restauré au XVIIIème siècle après incendie : partie XVIIème siècle sur cour et jardin.
- Hôtel d'Hercule, 5 et 7 rue des Grands-Augustins ; hôtels reconstruits milieu XVIIème siècle : façades sur cour.
- Hôtel Hillerin, 9 quai Malaquais, début XVIIème siècle : façade sur rue, décor intérieur.
- Hôtel d'Hinnisdal, 26 et 26 bis rue Cassette, XVIIIème siècle : façades, toitures, sol de l'ancien jardin.
- Hôtel de La Trémoïlle : voir Ecole nationale des Beaux-Arts où il est intégré .
- Hôtel Laverdy : voie Hôtel des Monnaies .
- Hôtel Le Rebours, 28 rue de Condé, milieu XVIIIème siècle : façade et rampe d'escalier en fer forgé.
- Hôtel de Luzy, 6 rue Férou ; fin XVIIIème siècle : boiseries de la salle-à-manger et du salon ; façades du bâtiment sur cour et sur jardin .
- Hôtel Machelet de Velye, 10 rue de Condé, hôtel XVIIIème siècle : façade et toiture, cage et rampe d'escalier.
- Hôtel de Marsilly, 18 rue du Cherche-Midi ; rebâti début XVIIIème siècle : ancien corps de logis et façades ; escalier d'honneur et sa rampe, salon, sol .
- Hôtel de Montmorency, 4 rue de Tournon ; hôtel d'origine XVIIème siècle, reconstruit XVIIIème siècle : façade, portail monumental et vantaux ; escalier d'honneur ; pièces du premier et du deuxième ; salon et chambre de la rotonde.
- Hôtel de Montmorency-Bours, dit Petit-Hôtel, 85 rue du Cherche-Midi, milieu XVIIIème siècle : façade, fers forgés.
- Hôtel de Montmorency-Bours, dit Grand-Hôtel, 89 rue du Cherche-Midi, milieu XVIIIème siècle : façade sur rue, modifiée.
- Hôtel de Mouÿ, 31 rue Dauphine ; hôtel XVIIIème siècle : façade et toiture sur rue, escalier et rampe en fer forgé ; façade et toiture sur cour .
- Hôtel de Palaiseau, 4 rue de Tournon : porte monumentale et vantaux, vestibule, façades sur cour et jardin ; décoration XVIIIème siècle salon et antichambres.
- Hôtel de Persan, 9 rue Bonaparte ; hôtel XVIIIème siècle : façades ornées sur cours et jardin.
- Hôtel de Polignac, 88 rue Bonaparte ; début XVIIIème siècle : porte cochère, façade sur cour, rampe d'escalier en fer forgé.
- Hôtel de Silène : voir collège Stanislas où il est intégré .
- Hôtel de Sourdéac, 8 rue Garancière ; hôtel milieu XVIIème siècle (éditions Plon) : façades ornées et toitures sur rues et cour.
- Petit Hôtel Sourdéac, 12 rue de Condé, début XVIIIème siècle : façade, rampe d'escalier en fer forgé.
- Hôtel Testu, 26 rue de Condé, milieu XVIIème siècle : façade sur rue ; occupé par le Mercure de France fin XIXème siècle.
- Hôtel du Tillet, 52 rue St-André-des-Arts ; bel hôtel milieu XVIIIème siècle : façades sur rue et sur cour, rampe d'escalier en fer forgé, tête de Bacchus au-dessus de l'entrée de la cave.
- Hôtel, 44 rue du Cherche-Midi, fin XVIIIème siècle : façades sur rues et cours, bâtiments du fond de cour ; cage d'escalier avec rampe.
- Hôtel, 14 rue de Condé : plafond à la française, salon lambrissé, petit cabinet de travail circulaire.
- Hôtel, 57 rue de Seine : bâtiment XVIIIème siècle, façade ornée. MAISONS DE PERSONNAGES CELEBRES
- Auguste Comte, 10 rue Monsieur-le-Prince : appartement du 1er étage.
- Delacroix, 6 rue Furstemberg : anciens communs du palais abbatial ; maison et atelier de Delacroix .
- Hennebique, 1 rue Danton : maison en béton construite pour lui-même vers 1900 ; première réalisation de cette nouvelle école.
- Rude, 18 rue Henri-Barbusse ; maison habitée par le sculpteur milieu XIXème siècle ; il avait son atelier en face (numéro 17).
- Servandoni, 6 place St-Sulpice ; maison XVIIIème et XIXème siècles par Servandoni, architecte de la place : façades et toitures sur place et rue des Cannettes ; vantaux de la porte.
IMMEUBLES PROTEGES (ordre alphabétique de rues)
- Rue de Buci, numéro 12, reconstruit XVIIIème siècle : façade ornée et toiture sur rue ; numéro 28, milieu XVIIIème siècle : façades et toitures ; numéro 30, d'époque Louis XV : façades sur rue et cour, escalier A de l'immeuble.
- Rue Cassette, numéro 17 : façade sur rue et pan de toiture XVIIIème siècle ; nos 19 et 21, immeubles XVIIème siècle (ancien grand noviciat) : niche en cul-de-lampe XVIIIème siècle avec statue.
- Rue des Ciseaux, numéro 10, immeuble XVIIIème siècle : façades sur la rue des Ciseaux et la rue du Four.
- Rue de Condé, numéro 3, immeuble XVIIIème siècle : façade et balcon ; numéro 5, maison milieu XVIIème siècle : façade et toiture ; numéro 7, maison XVIIIème siècle : façade sur rue ; nos 9, 11, 13 et 15, sur l'emplacement de l'hôtel de Condé, maisons fin XVIIIème siècle : façades et toitures ; numéro 32 : façade sur la rue de Condé, milieu XVIIIème siècle.
- Rue Dauphine, numéro 52 : immeuble XVIIIème siècle dont toutes les façades sont classées.
- Rue Garancière, numéro 3, immeuble ancien : façades et toitures.
- Rue des Grands-Augustins, numéro 14, maison ancienne qui faisait partie d'un collège démoli fin XVIème siècle : façades.
- Rue Guénégaud, numéro 12, immeuble XVIIème siècle : façades et toitures.
- Rue Guynemer, numéro 14 : immeuble Art Déco construit par Michel Roux-Spitz vers 1928.
- Rue d'Hauteville, numéro 21, maison XVIIème siècle : façades et toitures, sol de la cour, tourelle d'angle à 2 étages.
- Rue Jacques-Callot, numéro 1 : immeuble à usage d'ateliers extérieurs pour l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, début XXème siècle.
- Rue Mazarine, numéro 4, immeuble XVIIème siècle : façades et toitures ; nos 7, 9 et 11 : façades et toitures, vantaux de la porte du numéro 7.
- Rue Monsieur-le-Prince, numéro 58, immeuble administratif XVIIème et XVIIIème siècles : façades sur rue et cour, vantaux de la porte.
- Rue Mouffetard, numéro 134, maison XVIIème et XVIIIème siècles : façade avec mosaïques à sujets naturalistes.
- Place de l'Odéon, nos 1 à 8 inclus, série d'immeubles fin XVIIIème siècle, unifiés pour s'harmoniser avec le théâtre qui occupait le centre : le numéro 1 est le seul ; belle ordonnance des façades sur la place.
- Rue de l'Odéon, nos 1 à 14, série de la même époque et dans le même esprit que la place de l'Odéon ; le classement porte sur toutes les façades et toitures de cette rue latérale à l'Odéon.
Célèbres libraires "éclairés" : "la Maison des amis des Livres" d'Adrienne Monnier au numéro 7 et "Shakespeare and Cie" de Sylvia Beach au numéro 12 en vis-à-vis .
- Rue de Rennes, numéro 140 bis : façades et toitures.
- Rue Séguier, numéro 10 : façade sur rue, fers forgés.
- Rue de Seine, numéro 8, immeuble XVIIème siècle : façades sur cour et jardin ; numéro 54, vaste immeuble XVIIIème siècle : façades et toitures.
- Rue de Sèvres, numéro 137, maison ancienne : 3 pavillons protégés.
- Rue de Tournon, numéro 31, immeuble XVIIIème siècle : façade, escalier avec sa cage.
- Rue Vavin, numéro 26, immeuble 1912 par Sauvage : terrasses étagées en retrait, revêtement de l'immeuble en céramique blanche façon métro.
– ELEMENTS D'ARCHITECTURE : tous, classés par genres
- Bas-relief, 20 rue de l'Hirondelle : salamandre au-dessus d'une porte de la cour. Caves : 10 rue de l'Abbaye, voûtée du XIIIème siècle ; 2 rue de l'Ecole-de-Médecine. Escaliers, 11 rue du Cherche-Midi : rampe en fer forgé ; 11 rue Jacob : escalier à la française avec balustres de pierre et bois ; 15 rue des Sts-Pères : cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé ; 21 rue de Sèvres : 2 rampes d'escalier XVIIIème siècle en fer forgé ; 12 rue Garancière : mascaron.
- Portes et vantaux
- 7 et 28 rue Bonaparte, 19 rue Mazarine, 27 et 47 rue St-André-des-Arts, 27 rue St-Sulpice, 18 rue Séguier, 14 rue Servandoni.
- Tourelles d'angle, 5 rue d'Hautefeuille ; 21 rue d'Hautefeuille.
– ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE
– La République de St-Germain-des-Prés : elle est constituée par les cafés mitoyens de Flore et des Deux-Magots, boulevard St-Germain, face à la Brasserie Lipp. Depuis la fin XIXème siècle, tous 3, chacun dans son registre, ont été le théâtre de la vie littéraire, artistique et aussi politique (Lipp) ; l'énoncé des personnages qui s'y sont pressés, des mouvements qui y ont vu le jour, de la presse qui y a été créée, correspond à l'annuaire de plus d'un siècle de célébrités. Leurs propriétaires, commerçants avisés, ont su entretenir une fausse inimitié, voire créer des évènements fratricides, entretenir un snobisme sans défaillance, rendre obligatoire dans leurs établissements la confirmation des talents réels ou supposés ; la marée touristique qui s'y ruait pour apercevoir les grands hommes constitue aujourd'hui leur clientèle de base, mais continue à assurer leur prospérité.
La Brasserie Lipp, 151 boulevard St-Germain, créée en 1880, réputée pour ses spécialités alsaciennes, s'agrandit jusqu'en 1947 ; la salle primitive est de style 1900, les autres Art déco au décor très soigné ; clientèle de l'édition et de la presse devenue plus politique en 1934 ; y être vu reste le rêve de tout personnage notoire.
Le Café de Flore occupe l'angle du boulevard St-Germain et de la rue St-Benoît ; il apparaît à la fin du Second Empire ; sa transformation en 1930 dans un style Art déco d'un grand confort, avec création de sa célèbre terrasse, lui donna un nouveau départ ; bien que de tradition conservatrice, son morceau de bravoure fut l'annexion de Sartre et de Beauvoir.
Les Deux-Magots occupent l'angle voisin du boulevard et de la place St-Germain-des-Prés avec sa terrasse.
Il apparaît le dernier des trois, mais dès 1885 il sut devenir le lieu incontournable de l'intelligensia et de même, "récupérer" après la guerre Sartre qui lui amena la faune existentialiste ; cadre 1900 chaleureux et confortable. Comme le Flore, il est devenu une usine à touristes qui se précipitent, tel à St-Tropez, pour voir des gens qui n'y sont plus. Le Procope, le plus ancien café de Paris et premier café littéraire, en place depuis 1686, où furent agités tous les évènements historiques et littéraires ; restauré en son état d'origine en 1988 tel un musée de 3 siècles de la vie parisienne.
La Closerie des Lilas, 171 boulevard du Montparnasse, aménagée en style Art déco avec un grand confort.
C'est un pôle de l'intelligensia, mais qui se rattache davantage à Montparnasse, bien qu'appartenant au VIème arrondissement.
– Le Marché St-Germain, rue Mabillon .
ELEMENTS CLASSES PAR GENRE, tous
- Enseignes, 19 rue du Cherche-Midi : "Au Cherche-Midi" ; 18 rue des Cannettes : enseigne ainsi que la façade.
- Devantures, 38 rue Bonaparte : devanture et façade ; 13 rue du Cherche-Midi : ensemble de boutiques à coffrage de bois et devantures ; 70 rue Bonaparte : ancienne crémerie ; 62 rue de Vaugirard : ancienne boucherie.
– Cafés, 43 rue de Seine, café "La Palette" : devanture et intérieur de la deuxième salle.
Restaurants, 59 boulevard du Montparnasse, restaurant "Rougeot" : salle et son décor ; 142 boulevard St-Germain, "Le Vagenende" : façade, salles et leur décor ; 175, boulevard St-Germain, restaurant des "Sts-Pères" : devanture, rez-de-chaussée et entresol ; 3 rue Racine, ancien "Bouillon Chartier" : devanture sur 2 niveaux et décor intérieur .
- Débits de boissons, 1 rue Guisarde : grille et devanture ; 26 rue de Seine, "Au petit Maure" : enseigne de pierre et grilles.
SANCTUAIRES protégés
- Eglise Saint-Germain-des-Prés, place Saint-Germain-des-Prés ; fondation mérovingienne, détruite par les Normands et reconstruite vers l'an mil en premier roman ; complétée au XIIIème siècle par Pierre de Montreuil ; chapelle de la Vierge détruite à la Révolution, église et abbaye vandalisées : clocher forteresse d'origine et façade XIIème siècle, choeur et nef romans, compléments au XVIIème siècle ; l'un des rares sanctuaires à dominante romane de Paris.
- Eglise Saint-Sulpice, place Saint-Sulpice : sa construction s'étale du milieu XVIIème siècle à la Révolution ; Le Vau, Servandoni et Chalgrin s'y succèdent ; de style globalement classique, elle présente une lourde façade carrée à 2 étages de portiques d'ordres différents, comme les grosses tours rondes d'angle.
- Eglise Saint-Joseph de l'ancien couvent des Carmes, 70 rue de Vaugirard ; église début XVIIème siècle de style baroque : façade avec portail à fronton brisé, étage avec niches et statues, fronton triangulaire ; dôme à lanternon, ailerons à volutes latéraux.
- Chapelle de la Congrégation de la Mission lazariste, 95 rue de Sèvres ; la congrégation occupe depuis la Restauration cet ancien hôtel XVIIIème siècle dont la partie conservée est intégrée à la chapelle qui abrite la châsse en argent de saint Vincent-de-Paul, fondateur de l'ordre ; orgues Cavaillé-Coll.
- Chapelle Notre-Dame-des-Anges, 102 bis rue de Vaugirard.
- Ancien couvent des Cordeliers, 15 rue de l'Ecole-de-Médecine : ancien bâtiment du réfectoire (musée Dupuytren).
- Ancien couvent des Carmes et, 21 rue d'Assas ; vers 1620 comme l'église ; restaurations et transformation au XIXème siècle ; actuellement Institut Catholique ; plusieurs écoles et institutions y ont été ajoutées depuis, dont le séminaire des Carmes.
- Chapelle du Palais du Luxembourg .
- Chapelle ukrainienne, 49 rue des Saints-Pères : reconstruite au XVIIIème siècle par Robert de Cotte ; occupée de la Révolution à la dernière guerre par l'Académie de Médecine ; depuis, elle est affectée au culte catholique ukrainien (St-Wladimir).
- Ancien séminaire, 9 place Saint-Sulpice : vers 1820 pour remplacer le grand séminaire disparu à la Révolution ; annexe ministérielle depuis le début du siècle.
- Presbytère de Saint-Sulpice, 50 rue de Vaugirard ; ancien hôtel début XVIIème siècle : portail.
- Presbytère de Saint-Germain-des-Prés, 3 et 5 place Saint-Germain-des-Prés ; il est disposé à droite de l'entrée de l'église et date du XVIIème siècle : statue de Mabillon. SANCTUAIRES non protégés
- Eglise Notre-Dame-des-Champs, 91 boulevard du Montparnasse ; style néo-roman, modifiée récemment : architecture intérieure d'ordre ionique ; orgues Cavaillé-Coll, fresques XIXème siècle. - Chapelle des Soeurs auxiliatrices, 16 rue Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle : maison-mère où sont conservés le corps et les reliques de la bienheureuse Marie-de-la-Providence (XIXème siècle), béatifiée 1957.
- Eglise diocésaine des Etrangers, 33 rue de Sèvres : ancienne chapelle des Jésuites néo-gothique XIXème siècle.
- Musée du Sénat, 19 rue de Vaugirard.
- Musée Edouard-Branly, 21 rue d'Assas : matériel et appareils de l'invention de la télégraphie sans fil.
- Musée Eugène-Delacroix, 6 rue Furstemberg : maison de l'artiste ; souvenirs et objets personnels ; dessins et toiles de toutes ses époques.
- Musée Zadkine, 100 bis rue d'Assas : atelier-jardin et maison du peintre qui appartint d'abord au cubisme ; grand nombre d'oeuvres.
- Musée de la Monnaie, 11 quai Conti, dans un hôtel fin XVIIIème siècle : atelier, extraordinaire collection de monnaies et médailles de toutes époques ; matériel professionnel ancien.
- Musée de l'Histoire de la Médecine, 12 rue de l'Ecole-de-Médecine, dans l'ancienne faculté : matériel chirurgical historique depuis l'antiquité, personnages illustres et leurs souvenirs.
- Musée Hébert, 85 rue du Cherche-Midi, dans le bel hôtel de Montmorency-Bourd : oeuvres d'Ernest Hébert, peintre mondain et touche-à-tout du XIXème siècle.
- Musée Orfila et Rouvière, 45 rue des Saints-Pères (faculté de Médecine) : depuis le milieu du XVIIIème siècle, le Cabinet d'anatomie réunit des éléments d'anatomie humaine ; plusieurs milliers de pièces.
- Musée Dupuytren, 15 rue Ecole-de-Médecine : collections de pièces anatomiques du célèbre chirurgien (parfois surnommé le musée de l'horreur) ; réservé aux professionnels ou sur rendez-vous.
- Musée de Minéralogie (Ecole des Mines), 60 boulevard Saint-Michel : collection de minéraux du monde entier, pièces uniques.
- Musée de la Faculté de Pharmacie, 4 avenue de l'Observatoire : inventaire (et échantillons) des drogues d'origine végétale utilisées à tous les niveaux chez l'homme.

Sites :
SITES
- Site de la place de l'Odéon : sol de la place .
- Site formé par l'ensemble des 11 premiers arrondissements, y compris les quais de la Seine, mais non son plan d'eau .
Les berges de la Seine sont Inscrites sur la "Liste du Patrimoine mondial" de l'UNESCO.
- Site de la cour de Rohan .
- Site du Marché Saint-Germain et des rues qui l'entourent, soit le bâtiment du marché, les rues Clément, Félibien, Toustain, Lobineau et Mabillon .
- Allées de l'avenue de l'Observatoire, tracées en 1810 et très élargies en 1840, encadrant une magnifique perspective.
ESPACES VERTS
- Jardin du Luxembourg : l'un des plus beaux et des plus naturels au coeur de la ville : 23 ha de dépaysement .
- Jardin de l'Observatoire (22 000 m²) : bien qu'il soit dans le prolongement du Luxembourg, sa fréquentation est beaucoup plus discrète ; il est calme, marronniers taillés en marquise, parterres de fleurs.
- Square Ozanam (1 600 m², de création moderne) : proche de l'église Notre-Dame-des-Champs, il semble isolé malgré la proche agitation du boulevard ; très beaux arbres.

Ressources et productions :
Les grandes maisons de décoration se trouvent dans le quartier St-Germain-des-Prés.
Célèbre boulangerie, 8 rue du Cherche-Midi. Bijouterie-joaillerie créative.
Les métiers du livre dominent largement dans l'arrondissement : plus de 40 ateliers de reliure-dorure ainsi que leur chambre syndicale ; les arts graphiques en sont le corollaire, ainsi que tous les métiers dérivés : calligraphie, taille-douce, fers à dorer (reliure).
La Monnaie groupe en permanence les artistes émailleurs et graveurs.
Bons métiers du bois, restauration, plaquage et dorure ; beaucoup de métiers de décoration et de réparation.
Importante pédagogie technique et professionnelle.
Ancienne cayenne des Compagnons charpentiers du Devoir de Liberté avec un petit musée-souvenir (10 rue Mabillon).

Vie locale :
CULTURE
- Conservatoire municipal Jean-Philippe Rameau, 3 ter rue Mabillon.
- Auditorium Saint-Germain, 4 rue Félibien.
- Théâtres : Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs.
Maison des Cultures du Monde, 101 boulevard Raspail. Nesle, 8 rue de Nesle.
Odéon Théâtre de l'Europe, 1 place Paul-Claudel.
Théâtre de Marionnettes du Luxembourg, Jardin du Luxembourg.
Théâtre de Poche Montparnasse, 75 boulevard du Montparnasse.
Théâtre du Vieux-Colombier, 21 rue du Vieux-Colombier.
Tous en Seine, Quai Malaquais.
- Cinémas : 17 salles.
- Bibliothèques : Bibliothèque-discothèque André-Malraux, 78 boulevard Raspail. Bibliothèque de Fels, Institut catholique, 21 rue d'Assas.
Bibliothèque Mazarine, 23 quai Conti. Bibliothèque pour Tous, 66 rue du Cherche-Midi et 5 rue de l'Abbaye.

Bibliothèque Saint-Sulpice, Crypte du Rosaire, rue Palatine.
Centre protestant d'études et de documentation, 46 rue de Vaugirard.
- Activités culturelles : Société historique du VIème, en mairie. Maison des Cultures du Monde, 101 boulevard Raspail.
Forum, 104 rue de Vaugirard. Institut catholique de Paris, 21 rue d'Assas. SPORTS ; 30 disciplines
- Equipements sportifs : Centre de sports Saint-Germain, 12 rue Lobineau (sous-sol) : piscine, gymnase et tennis.
Gymnase Garancière, 17 rue Garancière. Gymnase Vaugirard-Littré, 87 rue de Vaugirard. Gymnase du Lycée Fénelon, 2 rue de l'Eperon.
Tennis du Luxembourg, Jardin du Luxembourg.
- 2 centres d'animation (St-Michel et André-Malraux).
VIE LOCALE
- Pèlerinages : Eglise Saint-Joseph-des-Carmes, 70 rue de Vaugirard (Institut catholique, voir Architecture sacrée) : dans la
crypte, corps des prêtres et religieux martyrisés et massacrés au cours de la Révolution ; fête des Bienheureux martyrs de Paris : 2 septembre.
Chapelle des Lazaristes, 95 rue de Sèvres : chapelle construite pour recevoir les reliques de saint Vincent-de-Paul, fondateur des Lazaristes et des Filles de la Charité ; fête le 19 juillet.
Chapelle des Soeurs Auxiliatrices, 16 rue Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle : fête de la bienheureuse Marie-de-la-Providence : 7 février .
- Centres de spiritualité : Accueil Barouillère (Soeurs Auxiliatrices), 16 rue Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle) ; Moniales de la Visitation, 110 rue de Vaugirard.
- Manifestations : Foire de Saint-Germain, d'origine XIIème siècle : juillet.
Marché-foire de l'Odéon : mars.
- Marché couvert Saint-Germain.
- Marché découvert : boulevard Raspail ; rue de Buci, pittoresque.
- Bouquinistes sur tous les quais.

 

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