Région :
Ile-de-France Département
: Paris Code postal :
75007 Population : 63
727 habitants Superficie : 409
ha Altitude :
33 mètres
Généralités
historiques :
Les allées du Pouvoir sont tracées
dans le VIIème arrondissement : dès
le XVIIème siècle, ce territoire
eut la faveur des souverains et des grands
de ce monde ; la Révolution n'y changea
que peu de chose, sauf que les Grands n'étaient
plus les mêmes, puis tout se reconstitua
au XIXème siècle ; aujourd'hui
l'Assemblée
Nationale y siège et les nombreux
ministères sont logés dans
les hôtels particuliers les plus somptueux
; une multitude d'institutions et d'organismes
en sont les compléments : on y compte
aussi des dizaines d'ambassades.
Le marché immobilier est l'autre
composante du VIIème arrondissement
et constitue l'essentiel de son Histoire.
Le rempart de Philippe-Auguste avait coupé
le territoire en 2 parties, rejetant extra
muros l'ouest du bourg Saint-Germain ; celui-ci,
qui s'était constitué autour
de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés,
n'étant plus protégé
commença à s'administrer et
devint le Faubourg Saint-Germain.
Ce territoire, surtout constitué
de marécages, s'urbanisa progressivement
: une maladrerie apparut au XIIIème
siècle, transformée en hôpital
au XVIème siècle.
Le Faubourg Saint-Germain n'ayant pas de
protection, une "Tranchée"
fut creusée à l'occasion des
guerres
de Religion. Avec Henri
IV une floraison d'hôtels particuliers
permet de dater la naissance de l'arrondissement
actuel sous le signe de la promotion immobilière.
Le vaste domaine de la Reine Margot (1600)
fut le coup d'envoi de ce développement
rapide sans autre exemple à Paris
donné par d'habiles spéculateurs
qui eurent l'idée de vendre des lots
déjà construits par les meilleurs
architectes : le succès de cette
formule immobilière fut foudroyant,
se soutint tout le siècle, marqua
le pas sous Louis
XIV et se maintint jusqu'à la
Révolution.
Les fondations religieuses
qui s'étaient taillé des fiefs
au Moyen Age, se mirent également
à lotir, construire ou louer ; elles
furent imitées par la seconde génération
de couvents issue de la Contre-Réforme.
Les tenants de charges et gens de robe seront
les premiers à s'installer ici, suivis
à partir du milieu XVIIème
siècle par la noblesse, petite et
grande, qui abandonna progressivement le
Marais rive droite pour se situer sur la
trajectoire de Versailles où la Cour
s'était transportée à
la suite du Roi. La véritable poussée
sera sensible de 1700 à 1725 avec
les princes du sang, la haute Robe, les
gens de Cour ; cet engouement s'accompagne
de raffinements et d'art de vivre : les
couvents s'intéressent aux arts,
à l'éducation des filles,
prennent en pension des personnages illustres
; les salons littéraires fleurissent
- Mme du Deffand et Mlle de Lespinasse.
Puis apparaissent les grandes réalisations
: l'hôtel
des Invalides, l'Ecole militaire, le
Pont-Royal ; une nouvelle génération
d'architectes conduits par Brongniart
effectuent les dernières réalisations
immobilières avant la Révolution.
Celle-ci fut modérée dans
l'arrondissement, ainsi que les évènements
de 1830 et 1848 ; seule la Commune détruisit
des bâtiments publics symboliques
aux yeux de la haine communarde.
Cette retenue s'explique par le facteur
immobilier : les aristocrates avaient presque
tous émigré, mais retrouvèrent
leurs biens pour la plupart à la
Restauration ; beaucoup d'hôtels furent
pillés, mais il y eut peu de destructions
; les nouveaux riches de la Révolution
investirent ces somptueuses demeures, suivis
par les dignitaires de la nouvelle noblesse
impériale, la cour de Louis-Philippe,
celle de Napoléon III et enfin les
Républiques avec leurs élus.
C'est donc bien l'immobilier
qui donna un lustre permanent au VIIème
arrondissement. D'autres évènements
renforcèrent cette image : le Champ-de-Mars,
théâtre des grandes messes
révolutionnaires ; Haussmann qui
n'eut pas grand chose à détruire
de vétuste et quadrilla le territoire
de belles avenues et perspectives ;
la tour
Eiffel, monument le plus contesté
et le plus visité de Paris ; le Bon
Marché avec les Boucicaut qui ouvrit
l'ère des grands magasins à
commerces multiples ; le succès des
expositions internationales du XIXème
siècle et du XXème siècle
; l'Art nouveau, puis les Arts déco
bien représentés ici, l'aménagement
du Palais
d'Orsay, second Louvre
des arts plastiques modernes ; la perspective
Trocadéro/Tour
Eiffel/Champ-de-Mars/Ecole militaire,
l'une des plus belles de Paris.
L'histoire du VIIème est donc celle
de privilégiés, cependant
toutes les couches de la Société
y sont représentées : bourgeoisie,
commerçants, artisans, ouvriers ;
par osmose les facteurs sont situés
dans le domaine de la qualité : arts
du bâtiment et de la décoration
d'abord, qui entraînent à eux
seuls presque tous les corps de métiers,
métiers d'art, commerçants
spécialisés ; on trouve des
rues plus modestes et des maisons simples,
mais ni ghettos ni taudis. Il y eut aussi
des réactions aux dures réalités
de la condition ouvrière : la philanthropie
du comte de Chambrun, avec son "Musée
social" logé rue Las-Cases ;
la fondation Valentin Haüy en faveur
des aveugles ; le "Sillon" de
Marc Sangnier qui ouvrit la voie à
un christianisme social. Le VIIème
arrondissement, sans doute le plus riche
en belles demeures dont trop peu sont protégées,
a su maintenir ce patrimoine exceptionnel
dans sa quasi totalité.
Particularités
:
ENSEMBLES URBAINS
- Les Invalides : l'esplanade des Invalides,
prolongée par l'hôtel Royal,
forme un tout indissociable (site, perspective,
architecture).
L'esplanade de 12,5 ha a reçu la même
implantation d'arbres et de pelouses que celle
de Robert de Cotte au début XVIIIème
siècle.
L'hôtel Royal occupe sensiblement la
même surface (13 ha) sur un rectangle
identique où les bâtiments s'ordonnent
comme des régiments ; l'entrée
délimitée par fossé et
grilles s'ouvre sur de larges jardins donnant
le recul nécessaire pour contempler
la façade et le portail de Libéral
Bruant, l'un des grands moments de l'architecture
française (Libéral Bruant volontairement
négligé n'a pas sa rue à
Paris) ; une longue cour d'honneur avec galeries
à colonnades sur toutes ses faces donne
accès à la cathédrale
Saint-Louis, puis l'église du Dôme
de Hardouin-Mansart
et la cour du Dôme jusqu'à la
place Vauban ; de part et d'autre, bâtiments
plus bas en quadrilatère où
se trouvent notamment les musées et
différents services.
- Le Champ-de-Mars, fut d'abord prévu
comme champ d'exercice pour l'Ecole militaire,
puis connut de multiples usages : théâtre
des manifestations révolutionnaires,
hippodrome, site des grandes expositions du
XIXème siècle ; il prit son
profil actuel de parc-jardins au début
du siècle sur une surface ramenée
à plus de 20 ha, avec la construction
dans les allées latérales de
luxueuses résidences.
- La place du Palais-Bourbon : le prince de
Condé obtint à la fin XVIIIème
siècle de modifier la topographie de
la rue de Bourgogne pour former une place
face à son palais, le Palais Bourbon.
Cette place semi-circulaire bordée
de petits hôtels, forme un ensemble
néo-classique dû à Aubert.
On compte aujourd'hui 9 unités distinctes,
du n° 1 au n° 11 inclus ; au centre
de la place, statue de la Loi d'esprit néo-antique
(milieu XIXème siècle).
OUVRAGES D'ART
- Pont Royal, du Quai Voltaire au quai des
Tuileries (voir Ier arr.).
- Passerelle Solférino, du quai Anatole-France
au quai des Tuileries (voir Ier arr.).
- Pont de la Concorde, du quai d'Orsay à
la place de la Concorde (VIIIème),
reconstruit 1786/91, agrandi dans les années
1930 : 153 m de long, 35 m de large ; 5 arches
en maçonnerie.
- Pont Alexandre III, Invalides/Grand Palais
(VIIIème), 1900, restauré récemment
: une arche métallique et 2 viaducs
latéraux en maçonnerie ; 154
m de long, 40 m de large ; 4 pylônes
aux angles surmontés de Pégase
en bronze doré ; 32 candélabres
; au centre du pont, 2 compositions en cuivre
martelé.
- Pont des Invalides, du quai d'Orsay au Cours
La Reine (VIIIème), reconstruit en
1854, élargi en 1956 : 152 m de long,
18 m de large ; 2 Victoires et trophées
en pierre sur les piles.
- Pont de l'Alma, du Quai Branly à
la place de l'Alma (XVIème), reconstruit
en 1970/74 : 142,5 m de long, 42 m de large
: 2 travées métalliques ; statue
XIXème siècle du zouave par
Georges Diebolt sur une pile.
- Passerelle Debilly, du quai Branly à
l'avenue de New-York (XVIème), construite
en 1900 pour l'Exposition Universelle, restaurée
1997 : 120 m de long, 8 m de large ; passerelle
métallique à 3 travées.
- Pont d'Iéna, Tour Eiffel/Champ-de-Mars/Ecole
Militaire/Trocadéro (XVIème),
1808/14, élargi 1937 : 155 m de long,
32 m de large ; 5 arches en maçonnerie
; aigles impériaux sur les tympans
; 4 groupes équestres en pierre aux
entrées.
BATIMENTS PUBLICS
- Assemblée Nationale-hôtel de
Lassay, 128 rue de l'Université ;
il y eut d'abord un palais début XVIIIème
siècle dont les jardins allaient jusqu'à
la Seine ; le prince de Condé racheta
ce Palais-Bourbon et le releva jusqu'à
la Révolution ; où il fut déclaré
bien national ; il devint le siège
de l'Assemblée des Cinq-Cents, fut
modifié en conséquence et reçut
la façade quai d'Orsay, colonnade d'ordre
corinthien à fronton, plaquée
au monument.
C'est en 1830 que l'hémicycle prit
son aspect actuel et que les élus de
la Nation y siégèrent.
L'hôtel de Lassay, également
début XVIIIème siècle,
qui jouxte l'Assemblée Nationale, devint
à partir de 1843 la résidence
du Président de l'Assemblée.
- Mairie du VIIème, 116 rue de Grenelle
: elle occupe l'ancien hôtel de Villars
milieu XVIIème siècle ; la façade
sur jardin est d'une rigueur classique.
- Hôtel de Matignon, 57 rue de Varenne
: archétype d'époque Louis XV
(Courtonne architecte), qui passa par de nombreuses
mains avant de devenir résidence du
Premier Ministre ; logis en avancée
avec ailes et pavillons formant cour d'honneur
; abondant décor sculpté extérieur
et intérieur, toit avec balustres à
l'italienne ; immense jardin au nord.
- Ministère des Affaires étrangères, dit le "Quai d'Orsay", 130 rue
de l'Université ; oeuvre de l'architecte
Lacornée en 1845, dans un style classico-Renaissance
: 2 étages surélevés
ornés de colonnes d'ordres différents
et coiffés d'une balustrade italianisante
; le meilleur des artistes et décorateurs
Napoléon III apporta son concours.
- Ministère de l'Agriculture, 78/80
rue de Varenne ; ancien hôtel de Villeroy
construit début XVIIIème siècle
; importantes modifications au XIXème
siècle et vers 1930 : façades
sur cour et jardin, parties XIXème
siècle.
- Ministère des Anciens Combattants, 37/39 rue de Bellechasse : ancienne abbaye
de Penthemont .
- Ministère de l'Artisanat et du Commerce, 24 rue de l'Université ; ancien hôtel
de Senecterre fin XVIIème siècle
composé de 2 corps, sur rue et jardin,
remanié et surélevé ;
hôtel et aile en retour, cour et jardin.
- Ministère des Colonies ; 27 rue Oudinot
; ancien hôtel de Montmorin XVIIIème
siècle : architecture dépouillée
néo-classique, corps en légère
avancée à fronton triangulaire
avec ailes en retour.
- Ministère du Commerce et de l'Industrie
(Inscription conservatoire 1991), 80 rue de
Lille ; ancien hôtel de Seignelay :
communs, cour, jardin et hôtel proprement
dit à l'exclusion des bâtiments
XIXème siècle.
- Ministère de l'Aménagement
du Territoire, 60 rue de Varenne ; ancien
hôtel de Clermont, début XVIIIème
siècle : façades, cour, jardin,
péristyle avec sa verrière,
escalier et sa rampe, différentes pièces
et leur décor, bibliothèque.
- Ministère de la Culture, 53 rue
Saint-Dominique ; ancien hôtel Kinski
fin XVIIIème siècle : façade
sur jardin, décoration du plafond peint
XVIIIème siècle.
- Ministère de la Défense,
14/16 rue Saint-Dominique ; ancien hôtel
de Brienne début XVIIIème siècle,
devenu Ministère de la Guerre à
la Restauration ; le petit hôtel de
Conti (n° 16) lui fut annexé en
1817 : façade sur cour, porte monumentale,
cour et jardin, salons et leur décor.
- Ministère de l'Education Nationale, 110 rue de Grenelle ; ancien hôtel
de Courteilles fin XVIIIème siècle
; considérablement agrandi au XXème
siècle : ancien corps de logis XVIIIème
siècle, cour d'honneur et jardin, imposante
façade sur cour d'ordre corinthien.
- Ministère du Travail, 127 rue de
Grenelle ; ancien hôtel du Châtelet,
fin XVIIIème siècle : hôtel
proprement dit avec ses boiseries sculptées,
porte d'entrée, cour d'honneur.
- Ministère de l'Equipement et des
Transports, 246 boulevard Saint-Germain ; ancien
hôtel de Roquelaure vers 1725 : façades
sur jardin du grand et du petit hôtels,
bâtiments entourant la cour d'honneur,
décoration des pièces, portail
d'ordre dorique, cour d'honneur.
- Ministère de l'Industrie et de l'Aménagement
du territoire, 101 rue de Grenelle ; ancien
hôtel de Rothelin-Charolais début
XVIIIème siècle : façade
sur jardin, pièces et salons principaux,
chambres avec boiseries ; autres façades
et toitures.
- Ambassade de Suisse, 142 rue de Grenelle
; ancien hôtel de Chanac de Pompadour,
milieu XVIIIème siècle : façade
sur jardin, décoration XVIIIème
siècle.
- Ambassade d'Italie, 47 rue de Varenne ;
ancien hôtel de Boisgelin, vers 1730
: façades sur cour et jardin, escalier,
décoration d'époque des pièces
de réception.
- Ambassade de Roumanie, 123 rue Saint-Dominique
; fin XVIIIème siècle : hôtel
et son jardin, salle de spectacle.
- Comité de l'Artillerie, 1 place
Saint-Thomas-d'Aquin, ancien noviciat des
Dominicains : ensemble des bâtiments
conventuels .
- Ecole militaire, place Joffre ; voulue
par Louis XV et La Pompadour, la construction
de cet "Hôtel royal militaire"
fut réalisée par Gabriel ; projet
gigantesque dont l'exécution prit 40
ans (1750/Révolution).
L'ensemble de l'Ecole occupe 12 ha au
sol ; après différentes affectations,
le Second Empire lui redonna sa vocation pédagogique
et l'augmenta sensiblement. La façade
comprend le bâtiment de Gabriel avec
avant-corps à fronton triangulaire
coiffé d'un dôme imposant et
ailes en retour ; les bâtiments bas
latéraux sont de 1860 ; la façade
intérieure est plus riche ; cour avec
colonnades aboutissant à 2 pavillons,
portique, cour Royale ; nombreuses autres
dépendances, cours et jardins.
La protection concerne les bâtiments
221 à 014, 018 et 019, 021 à
026, 033 et 034, 040 à 045 ; les grilles,
cours et fossés jusqu'à l'avenue
Lowendal au sud-est.
- Palais de la Légion d'Honneur, 64
rue de Lille ; ancien hôtel de Salm
fin XVIIIème siècle ; la Grande
Chancellerie de la Légion d'Honneur
l'acquit en 1804 ; restauré puis incendié
par la Commune, il a retrouvé son aspect
d'origine : bâtiments entourant une
cour rectangulaire, arc de triomphe sur la
rue de Lille, avec colonnades latérales
autour de la cour, rotonde sur le quai.
- Caisse des Dépôts et Consignations, quai Anatole-France ; juxtaposition de 2
hôtels dus à Robert de Cotte
vers 1730, sur les terrains de l'ancienne
Grenouillère : ensemble classique occupé
depuis la fin du siècle par la Caisse
des Dépôts et ses extensions,
restauré après
l'incendie de la Commune en
1871 ; fronton conservé dans la cour
(protégé).
- Ecole nationale des Ponts et Chaussées, 26/28 rue des Saints-Pères ; ancien
hôtel de Fleury formé par 3 maisons
du milieu XVIIème siècle : façade
des 3 bâtiments unifiés, cour
d'honneur et ses bâtiments d'époque
; ceux de la seconde cour sont XIXème
siècle.
- Hôpital Laënnec, 42 rue de Sèvres
; ancien hospice des Incurables, construit
vers 1630 par le cardinal de La Rochefoucauld
; parties XVIIème et XVIIIème
siècles : pavillon central d'entrée,
chapelle et pavillons latéraux, 8 escaliers
; façades des bâtiments XVIIème
et XVIIIème siècles, 2 pavillons
d'entrée latéraux, sol de la
cour, fontaine égyptienne ; désaffecté
en septembre 1999.
- Institut national des jeunes aveugles,
56 boulevard des Invalides ; fondation Valentin Haüy
de 1784 : façades et toitures, décor
de la chapelle et son orgue Cavaillé-Coll.
- Musée d'Orsay, quai Anatole-France
; occupe le terrain du Palais d'Orsay début
XIXème siècle, détruit
par la Commune ; gare et son hôtel inaugurés
en 1900 par Laloux, désaffectés
vers 1975, sauvés de la destruction
par la création d'un musée d'arts
plastiques contemporains : architecture typique
Belle-Epoque, bâtiment allongé
sur hautes arcades encadré de pavillons-horloges
; architecture savante métallique sur
laquelle a été "plaqué"
un revêtement de pierre.
- Tour Eiffel, Champs-de-Mars.
Tout a été dit sur la Tour :
controverses passionnées, querelle
traditionnelle des anciens et des modernes…
Elle fait aujourd'hui partie intégrante
de Paris, elle est le monument français
le plus visité ; elle représente
une prouesse technique inégalée.
Inaugurée pour l'Exposition de 1889
: hauteur 320 m, poids 10 000 tonnes, mais
appui léger au sol ; monument à
Gustave Eiffel en bronze doré.
- Musée Rodin, 77 rue de Varenne ;
ancien hôtel Biron (Gabriel début
XVIIIème siècle) ; l'Etat l'acquit
en 1910 et passa une convention avec Rodin
qui y demeurait à vie et léguait
à l'Etat ses oeuvres qui y seraient
exposées : bâtiment d'origine
(sauf décoration intérieure)
et reconstitution à l'identique des
jardins anglais XVIIIème siècle
; chapelle néo-gothique fin XIXème
siècle.
- Cinéma La Pagode, 57 rue de Babylone
; ancienne salle des fêtes fin XIXème
siècle ; cinéma dans les années
1930 qui se spécialisa dans le cinéma
d'essai.
- Société théosophique, 4 avenue Rapp ; immeuble Art nouveau : façades,
salle de spectacles, grand hall et sa coupole,
bibliothèque.
- Fontaine des Quatre-Saisons, 59 rue de Grenelle,
milieu XVIIIème siècle par Bouchardon
: un élément en avancée
avec 3 statues abritées par une niche
avec fronton ; les statues des 4 Saisons sont
logées latéralement.
- Fontaine du Gros-Caillou, 129/131 rue St-Dominique
: monument quadrangulaire à pilastres
d'ordre dorique ; bas-reliefs sculptés.
HOTELS PARTICULIERS protégés
et classés (par ordre alphabétique
de vocables) : l'arrondissement compte 51
hôtels classés et ; plusieurs
centaines d'autres existent, dont beaucoup
sont dans un état proche de leur origine
et mériteraient une protection…
Ceux qui sont affectés à des
ministères ou ambassades ont été
déjà décrits.
- Hôtel d'Antzy, 46 rue de Bourgogne,
XVIIIème siècle : façades
sur cour et sur jardin.
- Hôtel de Bauffremont, 87 rue de Grenelle,
vers 1730 : façades sur rue, cour et
jardin, décoration XVIIIème
siècle des salons.
- Hôtel de Beaumanoir, 9 rue de La Chaise
; hôtel fin XVIIIème siècle
: porte sculptée.
- Hôtel de Béarn, 123 rue St-Dominique
(ambassade de Roumanie). - Hôtel de
Beauharnais et (MMH), 15 rue de l'Université
; fin XVIIème siècle : portail
et vantaux, grand escalier, décor Empire.
- Hôtel de Beaumont, 11 rue Masseran
; hôtel fin XVIIIème siècle
par Brongniart : bâtiments entourant
la cour d'entrée, jardins, façade
sur le jardin d'ordre corinthien.
- Hôtel de Bérulle, 15 rue de
Grenelle ; vers 1730 par Brongniart : façades
sur rue (incurvée) et sur jardin.
- Hôtel Biron, 77 rue de Varenne (musée
Rodin).
- Hôtel de Boisgelin, 47 rue de Varenne
(Ambassade d'Italie).
- Hôtel de Bourbon, 30 rue de Lille
; vers 1730, devenu hôtel meublé
de Bourbon fin XVIIIème siècle
: façade sur rue.
- Hôtel de Bourbon-Condé, 12
rue Monsieur ; par Brongniart : bâtiments,
dépendances et jardin ; décoration
intérieure.
- Hôtel de Brienne et, 14 rue St-Dominique
(Ministère de la Défense).
- Hôtel de Broglie, 35/37 rue St-Dominique
; début XVIIIème siècle
: façades rues, cour et jardin, ainsi
que rajout 1882 ; antichambre et 4 salons.
- Hôtel Brongniart, 49 boulevard des Invalides
; construit par l'architecte vers 1780 pour
lui-même.
- Hôtel Cambacérès, 21
rue de l'Université ; hôtel milieu
XVIIIème siècle, protégé
en totalité.
- Hôtel de Cassini, 32 rue de Babylone
: ancienne salle des marbres, salon ovale
sur le jardin ; début XVIIIème
siècle : façades sur rue, cour
et jardin.
- Hôtel de Castries, 72 rue de Varennes
; début XVIIIème siècle,
classé en totalité avec cours
et jardins, imposant portail.
- Hôtel de Cavoye, 52 rue des Saints-Pères
; milieu XVIIème siècle, restauré
: façades sur cour et jardin, portail
; décoration du grand salon.
- Hôtel de Cellamare, 90 rue de Sèvres
; "folie" XVIIIème siècle
( communauté religieuse) : façades
sur rue, cour et jardin.
- Hôtel de Chanac de Pompadour, 142
rue de Grenelle (Ambassade de Suisse).
- Hôtel de Chanaleilles, 2 rue de Chanaleilles
; fin XVIIIème siècle : façades
et toitures sauf l'aile moderne ; boiseries
et stucs de la galerie, parquets ; jardin
; restauration contemporaine.
- Hôtel de Clermont, 60 rue de Varenne
(Ministère de l'Aménagement
du Territoire).
Hôtel de Clermont-Tonnerre, 118 rue
du Bac : 2 bâtiments jumelés
début XVIIIème siècle,
façade sur rue, porte et ses vantaux
; décor intérieur ; cour et
jardin. - Hôtel de Courteilles, 110
rue de Grenelle (Ministère de l'Education).
- Hôtel de Crussol, 17 rue de La Chaise
; fin XVIIIème siècle, jumelé
avec le n° 5 de la même rue : façade
sur rue avec portail et beaux vantaux.
- Hôtel Galitzine, 99 rue du Bac ;
XVIIIème siècle : façades
sur rue, cour et aile droite en retour ; cages
d'escalier et leur rampe.
- Hôtel de Guébriant, 14 rue
St-Guillaume ; d'origine fin XVIIème
siècle, remanié : portail.
- Hôtel Gouffier de Thoix, 56 rue de
Varenne, XVIIIème siècle ; classé
en totalité, intérieur et extérieur
: porte, vantaux et portail.
- Hôtel Hénault, 21 rue du Bac
: façades et toitures, ferronneries,
escalier et sa rampe.
- Hôtel de Jarnac, 8 rue Monsieur,
fin XVIIIème siècle ; classé
en totalité avec ses dépendances
et son jardin ; façades d'ordre ionique.
- Hôtel Jouvenet, 78 rue de l'Université
; fin XVIIème siècle : façade
sur jardin, ferronneries.
- Hôtel Kinski, 53 rue St-Dominique
(Ministère de la Culture).
- Hôtel de La Feuillade, 101 rue du
Bac ; début XVIIIème siècle
: façades sur cour et jardins, escalier,
grand salon et ses boiseries.
- Hôtel de Lassay, 128 rue de l'Université
(Assemblée Nationale).
- Hôtel de La Suze, 61 rue de Varenne
; 2 hôtels jumeaux construits vers 1700
aux nos 59 (démoli) et 61 : corps d'hôtel
et aile de Boffrand XVIIIème siècle
; bâtiment 1826 sur cour.
- Ancien hôtel de La Vallière
et, 136/140 rue du Bac (architecture sacrée).
- Hôtel Lebel, 13 rue Vaneau.
- Hôtel de Mailly-Nesle, 29 quai Voltaire
; d'origine XVIIème siècle,
bien diminué au cours des siècles
: grand salon XVIIème siècle
peint et doré.
- Hôtel de Martignac, 107 rue de Grenelle.
- Hôtel de Matignon, 57 rue de Varenne
(résidence du Premier Ministre).
- Petit hôtel de Matignon, 32 rue de
Babylone ; vers 1730, (communauté religieuse).
- Hôtel de Montalivet, 58 rue de Varenne,
vers 1730 : façades et toitures sauf
parties XIXème siècle ; escalier
avec sa cage.
- Hôtel de Montesquiou-Fezensac, 20
rue Monsieur, fin XVIIIème siècle
par Brongniart, restauré : façade
sur jardin et jardin.
- Hôtel de Mortemart, 1 rue St-Dominique,
d'origine XVIIème siècle : portail
d'entrée incurvé, cour et jardin.
- Hôtel de Narbonne, 45 rue de Narbonne
; début XVIIIème siècle
: portail d'ordre ionique avec porte monumentale
et vantaux ; façade sur jardin.
- Hôtel de Noirmoutiers, 138 rue de
Grenelle (dit aussi hôtel de Sens) ;
début XVIIIème siècle
: ancien corps de logis, salle-à-manger,
escalier d'honneur et portail monumental cantonné
de 2 pavillons ; autres façades et
toitures . Ancien hôtel de Périgord, 3 rue St-Dominique ; hôtel fin XVIIème
siècle : façades et toitures
sur rue, cour et jardin ; portail sur rue.
- Hôtel de Pomereu, 67 rue de Lille,
début XVIIIème siècle
: escalier et peintures XVIIIème siècle
; nombreux salons avec boiseries .
- Hôtel Praslin, 48 rue de Bourgogne
; fin XVIIIème siècle : façade
sur jardin et décoration de l'escalier.
- Hôtel du Prat, 60 rue de Varenne
; hôtel vers 1730 : façade, porte
et vantaux ; façade sur cour.
- Hôtel de Réal, 6 rue des Sts-Pères
; d'origine XVIIème siècle,
repris fin XVIIIème et XIXème
siècle : porte monumentale et balcon.
- Hôtel de Richepanse, 3/5 rue Masseran
; XVIIIème siècle : façades
de l'immeuble et des pavillons ; cour et jardin.
- Hôtel de Roquelaure, 246 boulevard St-Germain
(Ministère de l'Equipement et des Transports).
- Hôtel de Rothelin-Charolais, 101 rue
de Grenelle ; hôtel début XVIIIème
siècle (Ministère de l'Industrie
et de l'Aménagement du Territoire).
- Ancien hôtel Samuel-Bernard, 46 rue du Bac, par Boffrand, XVIIIème
siècle, amputé à la Révolution
: porte cochère, beaux vantaux.
- Hôtel de Ségur, 97 rue du
Bac ; début XVIIIème siècle
: porte monumentale, escalier d'honneur et
sa rampe, salons.
- Ancien hôtel de Seignelay, 80 rue
de Lille (Ministère du Commerce et
de l'Industrie).
- Hôtel Senecterre, 24 rue de l'Université.
- Hôtel de Sommery, 115 rue de Grenelle
; fin XVIIIème siècle : façade
et toiture sur rue, escalier, décor
Louis XVI.
- Hôtel de Soyécourt, 51 rue
de l'Université ; début XVIIIème
siècle : porte monumentale et vantaux
; façade sur jardin. - Hôtel
Talon, 16 rue St-Guillaume ; milieu XVIIème
siècle : mascarons du XVIIIème
siècle dans la 2ème cour.
- Hôtel de Tavannes, 5 rue St-Dominique
; XVIIème siècle : cour et jardin,
portail ; façades sur quai, rue et
cour ; rampe d'escalier XVIIIème siècle.
- Hôtel de Tessé, 1 quai Voltaire
; vers 1775, restauré.
- Ancien hôtel de Vertus, 3 rue de
La Chaise ; d'origine XVIIème siècle
: portail et vantaux.
- Petit hôtel de Villars, 118 rue de
Grenelle ; début XVIIIème siècle
par Boffrand : décor de la salle de
compagnie et du grand salon ; hôtel
(sauf les ailes), et jardin .
- Hôtel de Villeroy, 78/80 rue de Varenne
(Ministère de l'Agriculture).
- Hôtel de Villette, 1 rue de Beaune
; fin XVIIème siècle : vantaux
de la porte, grand salon, boudoir et leur
décor, plafonds décorés.
- Hôtel, 31 rue St-Guillaume et Maison
de Verre ; XVIIIème siècle :
immeuble sur cour dont seul le dernier étage
a été conservé. Pierre
Chareau élabora à l'intérieur
de cet immeuble "évidé"
une structure métallique-support et
un ensemble compact de 3 plans en dalles de
verre (vers 1930) ; ensemble articulé
et modulabe . IMMEUBLES, tous .
- Rue de Beaune, n° 23 : XVIIème
siècle, façade, vantaux.
- Place du Palais-Bourbon nos 1 à 11
(ensembles urbains).
- Rue du Champ-de-Mars n° 33 : "Les
Arums", époque Art nouveau : façade
et hall avec pavement de mosaïque.
- Rue Garancière, n° 5, XVIIIème
et XIXème siècles : façades
et toitures.
- Avenue Rapp n° 29 ; archétype
de l'Art nouveau vers 1900 : façade
en céramique ; porte bois et métal.
- Square Rapp, n° 3 ; Art nouveau du même
architecte que le 29 de l'avenue Rapp (Lavirotte),
style à l'identique : façades
et toitures.
- Rue de Bourgogne, nos 9 et 11 ; fin XVIIIème
siècle : façades et toitures
; n° 8, fin XVIIIème siècle
: façades.
- Rue St-Guillaume, n° 32, ancien hôtel
XVIIème et XVIIIème siècles
: façade sur rue.
- Rue Sédillot, n° 18 ; fin XIXème
siècle : façade et toiture.
- Rue du Bac, n° 98 : bas-relief encadrant
l'imposte de la porte d'angle.
ELEMENTS D'ARCHITECTURE, tous .
- Avenue de Breteuil, n° 37 : vestibule
et décor à carreaux, escalier,
salon et boiseries, cheminée.
- Rue de Lille, n° 13 : niche fin XVIIIème
siècle ; n° 26 : porte monumentale
XVIIème siècle.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE, tous .
- Commerce d'alimentation et sa devanture,
94 rue du Bac.
- Boulangeries : devanture et décor
intérieur : 64 et 112 rue St-Dominique,
56 rue Vaneau ; décor intérieur
: 14 avenue de Villars.
- Boucheries chevalines : devanture et décor
intérieur : 28 rue Clerc et 69 rue
du Bac.
- Confiserie : devanture et décor intérieur,
30 rue des Sts-Pères.
- Crémeries : devanture et décor
intérieur, 41 avenue de La Bourdonnais,
41 rue de Bourgogne.
- Horlogerie : enseigne, 93 rue St-Dominique.
- Pharmacies : décor intérieur,
151 rue de Grenelle, 23 avenue Rapp ; devanture
et décor intérieur, 54 avenue
de la Bourdonnais.
SANCTUAIRES PROTEGES
- Cathédrale Saint-Louis-des-Invalides, hôtel des Invalide ; église
des Soldats par Libéral Bruant, au
centre de l'hôtel (deuxième cour),
vers 1675 : nef en berceau de 9 travées,
tribunes : orgues XVIIème siècle
restaurées, 150 drapeaux pris à
l'ennemi.
Deuxième église accolée
à la suite, dite église du Dôme,
par Hardouin-Mansart, vers 1680 : plan en
croix latine au carré, façade
à 2 niveaux d'ordres différents,
le second coiffé d'un fronton ; la
coupole occupe la croisée au centre
reposant sur un étage circulaire à
arcades, lui-même soutenu par un tambour
à colonnes corinthiennes ; dôme
doré, récemment restauré
(voir ensembles urbains : hôtel des
Invalides).
- Eglise Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, 92
rue Saint-Dominique ; église vers 1825,
néo-classique par Godde : porche avancé
avec fronton triangulaire sur colonnes doriques.
- Eglise Saint-Thomas-d'Aquin, place Saint-Thomas-d'Aquin
; fin XVIIème et XVIIIème siècles
: classique, façade à 2 plans
à colonnes d'ordres différents,
le second plan portant le fronton triangulaire
; fresques et toiles XVIIème siècle.
- Le Noviciat dominicain et attenant, de même
époque, fut dévasté à
la Révolution (actuellement occupé
par l'Armée) : façade, cloître,
salon et décor, escalier et rampe en
fer forgé.
- Maison des Filles de la Charité,
136 à 140 rue du Bac ; ancien hôtel
de La Vallière, noviciat milieu XIXème
siècle ; parties anciennes conservées
: façades, cage d'escalier et rampe
du bâtiment fond de cour, petits jardins
; ensemble du parc s'étendant au-delà
du Noviciat .
- Chapelle de la Médaille miraculeuse, 140 rue du Bac : des Filles de la Charité
début XIXème siècle,
agrandie jusqu'en 1930 ; les apparitions de
Catherine Labouré en 1830 créèrent
un important courant de pèlerinages
toujours très suivis.
- Ancien monastère de l'Immaculée-Conception, 83/85 rue du Bac ; couvent XVIIème
et XVIIIème siècles vendu à
la Révolution : vestiges des bâtiments
et de la chapelle au n° 85.
- Chapelle du Cathéchisme, 29 rue
Las Cases : satellite de la basilique Sainte-Clotilde,
voisine, néo-gothique milieu XIXème
siècle.
- Ancienne abbaye de Penthemont, 106 rue
de Grenelle : abbaye des Filles du Verbe-Incarné,
supprimée à la Révolution
; immeuble milieu XVIIème siècle
; la chapelle a été reconstruite
fin XVIIIème siècle, style néo-classique
d'ordre ionique ; devenue le Temple de l'Eglise
réformée de France ; le couvent
est occupé par le Ministère
des Anciens Combattants.
- SANCTUAIRES NON PROTEGES
- Basilique mineure Sainte-Clotilde, 23 bis
rue Las Cases ; édifice milieu XIXème
siècle, archétype du néo-gothique
flamboyant : façade à portail
ogival, grande rose, 2 tours à flèches
à crochets.
- Eglise Saint-François-Xavier des
Missions étrangères, 12 place
du Président-Mithouard ; fin du Second
Empire : église désorientée
sud/nord d'inspiration basilicale teintée
de romanité et de Renaissance, tours
carrées en façade.
- Chapelle des Missions étrangères,
128 rue du Bac, début XIXème
siècle, dans l'ancien hôtel de
La Vallière.
- Chapelle Saint-Jean, 9 passage Landrieu
; XIXème siècle.
- Eglise américaine (American church),
65 quai d'Orsay ; années 1930, néo-gothique.
- Musée d'Orsay, 1 rue de Bellechasse
; l'idée de base fut de créer
un espace total et d'une représentativité
comparable de la peinture, entre le Louvre
(de l'Antiquité à la période
néo-classique) et le Centre Georges
Pompidou (art contemporain) : c'est le XIXème
siècle, débordant jusqu'aux
Arts déco qui est rassemblé
ici, dans une architecture 1900 expressive
de l'époque.
- Musée de l'Armée, hôtel
des Invalides : salles, galeries, vitrines
dans l'ordre et le désordre, pièces
d'artillerie et véhicules débordant
dans les galeries, richesse des collections
d'armes de tous pays, de la préhistoire
à ce jour ; le spectacle des 2 grandes
guerres traitées à part, les
mannequins équestres, la salle des
Drapeaux - Musée Rodin, 77 rue de Varennes,
dans l'hôtel Biron XVIIIème siècle
et ses jardins : l'essentiel de l'oeuvre de
Rodin admirablement mis en valeur, salle Camille
Claudel, collection d'impressionnistes de
Rodin, cabinet de dessins.
- Musée nationale de la Légion
d'honneur et des Ordres de Chevalerie, 2 rue
de Bellechasse, dans l'ancien hôtel
de Salm : historique de la Légion d'honneur
et du Souvenir napoléonien ; une part
importante est faite aux ordres royaux ; peintures,
documents, objets et souvenirs ; collection
d'ordres étrangers.
- Musée de l'Ordre de la Libération,
51 boulevard de Latour-Maubourg, dans un hôtel
XVIIIème siècle : histoire de
l'Ordre et de ses Compagnons ; la France combattante,
la Résistance et la Déportation
: documents, manuscrits, souvenirs.
- Musée des Plans-reliefs, hôtel
des Invalides : ensemble Louis XIV de 104
maquettes des villes fortifiées de
France et d'Europe, exécutées
par Vauban avec une grande précision
; collection "découverte"
vers 1985 dans les combles des Invalides,
amputée de 19 pièces du Nord-Pays-Bas.
- Musée-galerie de la SEITA, 12 rue
Surcouf : historique du tabac ; collections
de tous les objets touchant au tabagisme,
tabatières, pipes (entrée libre).
- Musée Maillol - Fondation Dina-Vierny,
59 rue de Grenelle : importante collection
d'oeuvres de Maillol ; autres collections
de peinture naïve, impressionnistes,
objets insolites.
- Musée Valentin-Haüy, 5 rue Duroc
: l'histoire, la technique et la pédagogie
du procédé de lecture Valentin
Haüy/Louis Braille ; machines, outillage,
évolution ; extension aux capacités
de l'électronique.
- Maison-atelier de Gustave Doré, 7
rue Saint-Dominique : façade néo-classique
fin XVIIIème siècle sur la rue
de Bellechasse.
- Musée des Egouts de Paris, face au
93 quai d'Orsay : musée qui retrace
l'histoire de l'assainissement de Paris ;
spectacle audio-visuel ; parcours guidé
par les égoutiers au coeur du réseau.
Sites :
SITES PROTÉGÉS
- Site de l'ensemble formé par les
11 premiers arrondissements, y compris les
quais de la Seine, mais à l'exception
du plan d'eau . Les berges de la Seine sont
Inscrites sur la "Liste du Patrimoine
mondial" de l'UNESCO.
- Abords de l'Hôtel des Invalides :
esplanade ; avenue de Breteuil, place Vauban,
place de Breteuil ; avenues de Ségur
et de Villars prolongée par le boulevard
des Invalides ; place de Fontenoy ; avenues
de Lowendal, de Saxe et de Tourville.
- Champ de Mars entre quai Branly et avenue
de La Motte-Picquet, et les avenues et allées
latérales .
- Quartier ancien, délimité
par arrêté du 25 septembre 1972
(secteur sauvegardé).
ESPACES VERTS :
- Champ de Mars : 25 ha, 2 espaces sablés
; aménagement actuel dans les années
1920 ; large tapis vert central de la Tour
Eiffel à l'Ecole Militaire, coupé
de rues et cantonné de massifs forestiers
jusqu'aux jardins des allées latérales
; sous la Tour, jardins plus élaborés
avec jeux d'eau et grotte. - Esplanade des
Invalides, dessinée début XVIIIème
siècle par Robert de Cotte, elle fait
partie de la perspective des Invalides, ses
pelouses et plantations ordonnées sont
les mêmes qu'au XVIIIème siècle.
- Musée Rodin : vaste jardin clos (7
ha), prolongement du musée, où
l'on voit notamment le groupe des Bourgeois
de Calais, le
Penseur, la Porte d'Enfer ;
sans avoir retrouvé sa magnificence
d'origine, le jardin restauré vers
1925 offre des parterres, des buis taillés,
de beaux arbres.
- Square Bac-Babylone (6 500 m²), a gardé
son côté agreste de couvent (il
a été taillé dans le
potager des Soeurs de Saint-Vincent-de-Paul)
; aire de tranquillité et de charme
provincial.
- Square Boucicaut (7 000 m²), à
l'avant du magasin du Bon-Marché (nom
du fondateur).
- Parc des Filles de la Charité, 136/140
rue du Bac .
- Jardin de l'Intendant, nouvellement aménagé
(10 000 m²) : fontaine-sculpture
en mémoire des victimes du terrorisme.
Ressources et productions
:
L'activité économique est à
l'image de l'arrondissement : discrète,
performante, de qualité.
Certains commerces de luxe sont de véritables
institutions (caviar Pétrossian).
Traiteurs, comestibles, confiseries et spécialités
de haut niveau répondent à toutes
les demandes.
- Les métiers d'art y ont bien entendu
leur place : ameublement et restauration,
décoration, reliure et métiers
du livre ; la tapisserie qui avait été
instituée ici par Henri IV tient une
place éminente, ainsi que la création
textile, panneaux et muraux ; célèbre
naturaliste-taxidermiste et rare facteur de
clavecins.
Vie locale :
CULTURE
- Conservatoire municipal Erik Satie, 135
bis rue de l'Université : musique,
danse, art dramatique.
- Bibliothèques : Bibliothèque
Saint-Simon (à la mairie) ; Bibliothèque
Amélie, 164 rue de Grenelle ; Bibliothèque
Montalembert, 1 rue Montalembert ; Bibliothèque
du Champ-de-Mars, 88 bis rue Saint-Dominique
; Bibliothèque des Langues Orientales,
2 rue de Lille ; Bibliothèque Américaine
à Paris, 10 rue du Général-Camou
; Bibliothèque de l'Ambassade d'Italie,
50 rue de Varenne ; Bibliothèque de
l'Association Valentin-Haüy (braille,
sonorisation), 5 rue Duroc.
SPORTS
- 20 disciplines
- Equipements sportifs : Centre sportif Cler,
6 rue Cler : bassin-école, gymnase.
Gymnase Camou, 35 avenue de La Bourdonnais
(établissement fin XIXème siècle,
charpente apparente).
Gymnase Masseran, 6 rue Masseran : salle polyvalente.
Basket de rue : Jardin du Champ-de-Mars ;
square des Missions-Etrangères.
VIE LOCALE
- Salons : des Arts décoratifs ; Mondial
de la Miniature.
- Monument vus d'en haut : Tour Eiffel, accès
à 276 m (vision à 67 km à
la ronde).
- Aménagement des berges de la
Seine : rétablissement
de la berge entre les ports de la Conférence
et Debilly, escalier d'accès.
- Marchés : avenues de Saxe/Breteuil
; rue marchande-piétonne animée,
rue Clerc.
- Batobus, pont de La Bourdonnais : 6 étapes.
Vedettes Paris-Ile-de-France, pont de Suffren
: croisières, repas.
- Pèlerinages : cathédrale Saint-Louis-des-Invalides,
sanctuaire majeur de pèlerinage du
diocèse aux Armées.
Chapelle de la Médaille miraculeuse,
140 rue du Bac : fêtes et pèlerinages
27 novembre, 28 novembre, 15 mars.
Chapelle des Missions étrangères,
128 rue du Bac : fête des Bienheureux
martyrs 3 février.