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Hôtellerie dans le 8ème arrondissement

» PARIS : 8ème ARRONDISSEMENT

Région : Ile-de-France
Département : Paris
Code postal : 75008
Population : 41 544 habitants
Superficie : 388 ha
Altitude : 43 mètres

Généralités historiques :
L'histoire de l'arrondissement est récente : la mention de son territoire n'apparaît qu'au XVIème siècle et il ne figure sur une carte que vers 1715 sous la forme d'un terrain vague traversé par un égout ; au milieu du XVIIIème siècle, la place de la Concorde était un bourbier.
Les premiers occupants, les couvents de Sainte-Marie-de-Chaillot et des Oratoiriens, n'étaient mentionnées qu'à travers les cultures maraîchères des modestes hameaux du Roule, de Chaillot ou de Monceau Un siècle plus tard quand se forma le VIIIème arrondissement, celui-ci était déjà au coeur d'une formidable promotion immobilière ; les financiers et la haute bourgeoisie se disputaient les hôtels du parc Monceau, du Faubourg Saint-Honoré et des Champs-Elysées, rejoints par les hommes de la politique, puis l'aristocratie qui désertait le Marais.
Les Champs-Elysées étaient devenus une usine à plaisirs : théâtres, cirques, restaurants renommés, spectacles inédits, hôtels de luxe ; le monde mélangé au demi-monde et tout ce qui comptait en Europe se pressait entre le Faubourg Saint-Honoré et le Cours La Reine, de la Concorde à l'Arc de Triomphe (que Louis-Philippe avait terminé à la gloire de l'Empire).
De même la ville de Paris restaurait le parc Monceau au plus près de la réalisation de Philippe-Egalité ; l'Elysée était déjà résidence de chef d'Etat, la première ligne de chemin de fer Paris-St-Germain partait de la gare Saint-Lazare dès 1837, l'obélisque était dressé place de la Concorde Cet engouement ne fit que s'amplifier au long du XIXème siècle, se poursuivit entre les deux guerres et persiste aujourd'hui : le VIIIème est la capitale de la haute couture, de la mode, du parfum, de la sellerie, des boutiques de rêve dans tous les domaines du luxe.
Le parcours Concorde/Arc de Triomphe est devenu voie triomphale ou commémorative, défilé du 14 juillet ou arrivée du Tour de France, manifestations populaires ou du souvenir, évènements inédits. L'immobilier de haut niveau qu'Haussmann tailla dans un espace vierge, est toujours aussi recherché, de l'avenue Montaigne au boulevard Malesherbes, du Faubourg Saint-Honoré à la Seine. Une ombre à ce tableau : depuis les années 1970, si les hautes vitrines des Champs-Elysées sont toujours recherchées par les grandes sociétés, l'ambiance, la flânerie, la fête ont disparu avec la fermeture des palaces, des grandes terrasses de café et l'arrivée d'une clientèle équivoque, tel l'esprit boulevardier qui déserta les Grands Boulevards après la dernière guerre.
Ce lustre ne fut pas seulement celui de l'argent, du plaisir et de la galanterie, il fut aussi celui de l'esprit avec le développement des théâtres dont le VIIIème compte le plus grand nombre de salles ; les grands couturiers ne vendaient pas que de la toilette, mais participaient à la vie sociale et intellectuelle, première révolution culturelle : Paul Poiret, Coco Chanel, Jeanne Lanvin, Vionnet libéraient les femmes pas seulement de leur corset, mais surtout du rôle effacé, à la fois frivole et conventionnel, où les abaissa le XIXème siècle ; les salons où les femmes du monde et même les aventurières recevaient à "leur jour", étaient autant de carrefours où se pressaient écrivains et artistes, financiers et hommes de pouvoir, journalistes et comédiens : Mme de Boigne, la comtesse Greffulhe, la princesse Mathilde, Delphine de Girardin, Mme de Caillavet, Mme de Loigne, Genevière Bizet-Strauss, inspiratrice de Proust, qui fut le chantre de cette époque, donnèrent une pensée à ce siècle que l'on décrit trop souvent comme celui des nouveaux riches et de l'outrecuidance.
En 150 ans, le VIIIème arrondissement a rattrapé 20 siècles d'histoire en apportant à Paris la Renommée.

Particularités :
Jardins du Luxembourg : squelettes de soldats gaulois, Ier - 30 avant J.C. (auxiliaires romains ?) découverts en 1998.
ENSEMBLES URBAINS
- Place de la Concorde, délimitée par le Ministère de la Marine, les hôtels Coislin, du Plessis-Bellière, Cartier et Crillon, les Champs-Elysées, la Seine et les jardins des Tuileries : sol, fontaines, ses statues, ses pavillons (guérites), ses balustrades, ses colonnes rostrales et ses lampadaires, obélisque de Louqsor.
En 1757 c'était un terrain défoncé, choisi pour ériger une place et une statue à Louis XV, alors le "Bien-Aimé" ; Gabriel acheva la place en 1772, cantonnée au nord par 2 palais longs de près de 100 m, de part et d'autre de la rue Royale percée à cette occasion, et divisés en 5 hôtels ; les chevaux de Marly (copies) gardent sur leur piédestal l'accès aux Champs-Elysées ;

Chevaux de Marly

sous Louis-Philippe la place prit son aspect actuel : statues des villes de France sur les pavillons, les 2 fontaines centrales XIXème siècle de Hittorff (restaurées), les rostres et candélabres ; l'obélisque de Louqsor provenant du temple de Ramsès II (23 m de haut, 225 tonnes), fut mis en place. La place Louis XV avait changé de nom plusieurs fois, avant de devenir celle de la Concorde ; de même après avoir été affectée à la foire Sainte-Ovide fin XVIIIème siècle, elle fut le théâtre de l'exécution de Louis XVI, de Marie-Antoinette et de bien d'autres, ainsi que des scènes ignobles qui se déroulaient autour de la guillotine. Aujourd'hui, elle passe pour l'une des plus belles places du monde ; c'est la plus vaste de Paris (6,5 ha) ; la perspective Tuileries/Concorde/Champs-Elysées/Arc de Triomphe/Arche de la Défense est sans autre exemple à Paris.
- Place Charles-de-Gaulle : la butte qui porte la place avait été aplanie fin XIXème siècle : c'était alors un carrefour d'allées en rase campagne.
L'Arc de Triomphe gigantesque voulu par Napoléon et achevé par Louis-Philippe fut le point d'orgue de ce site majeur .
Haussmann traça autour 12 avenues spacieuses (dont les Champs-Elysées), bordées d'arbres, en forme d'étoile, ce qui lui donna son nom jusqu'en 1970.
Un large espace libre autour de l'Arc de Triomphe (250 m de diamètre) fut ceinturé par 12 hôtels particuliers d'architecture unifiée, précédés de jardins sur la place, dits hôtels des Maréchaux. L'ensemble constitue un site d'exception auquel ajoute la majesté de l'Arc de Triomphe, mémorial de l'Histoire de France moderne, matérialisé par la flamme du Soldat Inconnu.
- Les Champs-Elysées, on distingue 3 parties : les jardins, de la place de la Concorde au Rond-Point, encadrés de part et d'autre par le cours Albert-Ier et l'avenue Gabriel, et ceux qui bordent l'avenue ; le Rond-Point avec ses parterres et ses fontaines ; les Champs-Elysées bâtis jusqu'à la place Charles-de-Gaulle. Les jardins furent ouverts par Le Nôtre qui envisagea une promenade-perspective dans l'axe des Tuileries ; mais c'est le marquis de Marigny qui la réalisa ; tout disparut avec l'occupation des Cosaques en 1814, mais la ville de Paris rétablit et modernisa l'ensemble sous Louis-Philippe ; avec le Second Empire, les jardins jusque là mal famés devinrent des lieux à la mode : théâtres, jeux, restaurants de luxe, expositions s'y implantent et se succèdent, ne cessant d'évoluer jusqu'à nos jours. Le Rond-Point dessiné par Le Nôtre est une large place où se croisent 6 artères importantes, dotée de parterres fleuris et de 6 fontaines lumineuses. La partie bâtie jusqu'à l'Arc de Triomphe fut d'abord une allée prolongée à la fin XVIIIème siècle, puis le Second Empire lui donna sa vogue et son caractère de fête permanente qui ne sont plus que des souvenirs.
- Le parc Monceau est situé dans le VIIIème arrondissement, mais il s'apparente au XVIIème qu'il jouxte, par le concept et l'état d'esprit (voir l'exposé historique du XVIIème).
Fin XVIIIème siècle, c'était encore une lande aride qu'acheta Louis-Philippe d'Orléans, futur Philippe-Egalité, pour en faire un parc à la mode, peuplé de fabriques, édicules inattendus, curiosités et "illusions". Le parc fut diminué d'abord par la construction du Mur des Fermiers Généraux dont le poste de guet dû à Ledoux a été conservé (voir ouvrages d'art) ; il fut réduit ensuite avec le banquier Pereire à 9 ha. Il fut reconstitué au goût du jour par Alphand (pour le compte de la ville de Paris) qui s'efforça de sauver le plus d'éléments d'origine : la Naumachie, lac ovale et sa colonnade corinthienne, une arcade Renaissance, rivières, ponts, grotte, pyramide, nombreuses statues ; 4 grilles de clôture monumentales de Davioud ; arbres magnifiques.
Il est ceinturé d'hôtels XIXème siècle luxueux et discrets, occupés par la haute bourgeoisie de l'époque, financiers et industriels.
C'est un merveilleux espace préservé comme il en reste quelques uns à Paris.
- Galerie de La Madeleine, place de La Madeleine/rue Boissy-d'Anglas/bd Malesherbes : établie vers 1850, face à la cité du Retiro qui va de la rue Boissy-d'Anglas au Faubourg Saint-Honoré ; haute façade avec cariatides, verrières sur armature métallique.
- Cité Berryer, rue Royale/rue Boissy-d'Anglas ; constituée d'immeubles locatifs fin XVIIIème siècle : façades à arcades.
OUVRAGES D'ART
- Arc de Triomphe, place Charles-de-Gaulle : décidé en 1806 par Napoléon, commencé avec Chalgrin, continué par Louis XVIII, terminé par Thiers (50 m de haut, 45 m de large) ; musée au sommet ; plusieurs salles intérieures. Arc de Triomphe à l'Antique, sans colonnade ; haute frise au sommet ; sur les piédroits sculptures plaquées de thèmes héroïques, militaires ou symboliques dont le "Départ des Volontaires de 1792" de Rude, listes gravées sur les parties libres des batailles et généraux du Ier Empire
- certains chefs des "Colonnes infernales", responsables du génocide vendéen).
- Ponts de La Concorde, place de la Concorde/Chambre des députés, Alexandre III cours La Reine/quai d'Orsay, des Invalides, cours La Reine/quai d'Orsay, de l'Alma, avenue de New-York/quai d'Orsay (voir VIIème arrondissement).
- Accès du métropolitain : stations Saint-Lazare et Europe, style Art nouveau de Hector Guimard.
- Rotonde d'octroi de Monceau, boulevard de Courcelles ; poste de surveillance du Mur des Fermiers Généraux : rotonde entourée de colonnade que Louis-Philippe d'Orléans avait aménagée en observatoire personnel.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Palais de l'Elysée, 55 rue du Faubourg-St-Honoré.
L'hôtel d'Evreux fut le premier construit dans ce nouveau quartier en 1718 ; il passa par de nombreuses mains, toujours proches du Pouvoir : la Pompadour qui l'embellit, Louis XV, le financier Beaujon, Murat (qui le remit en état), Joséphine, le tsar Alexandre Ier, Wellington, le duc de Berry et enfin le prince-président qui l'agrandit. Depuis 1871 il est devenu la résidence officielle des chefs d'Etat français.
Le palais se prolonge par un profond jardin anglais jusqu'à l'avenue Gabriel, fermé par la grille du Coq de style Belle-Epoque.
Elégant corps central d'origine XVIIIème siècle avec avancée à colonnade et 1er étage avec fronton ; ailes plus basses en retour, sur arcades coiffées de balustrades ; suite de salons et appartements du Président au 1er étage.
- Mairie du VIIIème arrondissement, 56 boulevard Malesherbes/3 rue de Lisbonne ; installée depuis 1926 dans l'hôtel Second Empire de l'industriel Cail ; le bâtiment somptueux a subi des modifications : façades sur rue et cour, fontaine et son décor d'architecture, vestibule, cage d'escalier et sa rampe, salons et salles de réception du premier étage.
- Ministère de la Marine, 2 place de la Concorde ; ancien hôtel de la Marine construit par Gabriel fin XVIIIème siècle, dont la façade va de la rue Saint-Florentin à la rue Royale : colonnade corinthienne à l'étage et avancées latérales avec frontons triangulaires ornés ; l'intérieur très décoré abrita jusqu'à la Révolution le Garde-Meuble de la Couronne.
- Chambre de Commerce et d'Industrie et, 27 avenue de Friedland : l'hôtel Potocki milieu XIXème siècle d'un luxe ostentatoire fut acquis en 1923 par la Chambre de Commerce et d'Industrie qui supprima les écuries pharaoniques et ajouta des ailes latérales dans le style d'origine.

On retient : façade, escalier d'honneur, le hall et les salles du 1er étage, le salon de musique, le décor intérieur.

Grand Palais peint par Bernard Buffet

- Grand-Palais, avenue Winston-Churchill : réalisation dans le cadre de l'Exposition universelle de 1900 ; vaste ensemble en forme de H, constitué d'une carcasse métallique enfermée dans une chemise de pierres.
Architecture de façade conventionnelle avec colonnes et fort entablement ; cadre de multiples manifestations, aujourd'hui exclusivement artistiques.
Le bâtiment occidental est consacré au Palais de la Découverte.
- Le Petit-Palais : il fait face au Grand-Palais et a été lui aussi construit pour l'Exposition de 1900.
Façade imposante néo-classique, entrée monumentale cintrée, 2 corps latéraux allongés avec colonnades et pavillons d'angle en légère avancée, dôme central, cour intérieure arrondie ; collections nationales et expositions ponctuelles de haut niveau (rénovation et modernisation prévues pour 2001).
- Ancien hôpital Beaujon, 208 rue du Faubourg-St-Honoré : le financier Beaujon créa un hospice à la fin XVIIIème siècle qui devint l'hôpital Beaujon à la Révolution et s'agrandit jusqu'à 1930 où il cessa son activité (services de la Préfecture de Police) : grille d'entrée.
- Gare St-Lazare, 9/15 rue d'Amsterdam et rue de Rome : vaste bâtiment fin XIXème siècle dans le style des gares 1900, plusieurs fois modifiée, jumelée avec l'hôtel Terminus : façades et toitures, salle des Pas-Perdus, hall d'embarquement ; façade, vestibule, grand salon et leur décor de l'hôtel Terminus.
- Lycée Chaptal, 45 boulevard des Batignolles, reconstruit milieu XIXème siècle. Lycée traité en bâtiment public, par l'architecte Train : vaste bâtiment romano-Renaissance, avancée centrale monumentale, tours d'angle, pavillons intermédiaires.
- Musée Jacquemart-André, 158/158 bis boulevard Haussmann ; élégant hôtel vers 1878 néo-classique entre 2 jardins : importante collection léguée à l'Institut par le couple Edouard André ; peinture italienne et française, Renaissance et classique ; sculptures, bronzes et somptueux mobilier des mêmes époques.
- Musée Nissim de Camondo, 63 rue de Monceau ; musée consacré à l'art français de la seconde partie du XVIIIème siècle par l'héritier d'une dynastie de mécènes. L'hôtel début XIXème siècle est lui-même un pastiche réussi de cette époque, chaque pièce de mobilier et d'oeuvre d'art est un chef-d'oeuvre ou une pièce historique. Le tout est présenté comme une demeure habitée.
- Théâtre, Comédie et Studio des Champs-Elysées, 13/15 avenue Montaigne : première réalisation à Paris d'Auguste Perret, d'un bâtiment public en béton armé de sobre expression, décoré par les meilleurs artistes de l'époque (Bourdelle, Maurice Denis, Vuillard…).
Haute façade linéaire très dépouillée abritant 3 salles : le Théâtre, destiné à l'art lyrique ; la Comédie, plus réduite ; le Studio d'essai (non protégé) qui connut Gaston Baty. Comme toutes les oeuvres novatrices, ce théâtre provoqua de nombreuses controverses ; restauré récemment.
- Théâtre de Marigny, Carré Marigny : il succéda aux Bouffes-Parisiens, qui céda à la mode des Panoramas fin XIXème siècle ; transformé en music-hall, puis théâtre vers 1925, il connut son grand moment avec la troupe Renaud-Barrault après la dernière guerre.
- Théâtre des Mathurins, 36/40 rue des Mathurins ; fin XIXème siècle, il eut son apogée avant la dernière guerre avec les Pitoëff.
- Théâtre de la Madeleine, 19 rue de Surène : construit dans les années folles, mais architecture sage : façade percée de hautes ouvertures cintrées, de toute la hauteur de l'étage ; théâtre de Sacha Guitry jusqu'en 1940.
- Théâtre Renaud-Barrault, 2 bis avenue Franklin-Roosevelt ; immeuble Belle-Epoque : façades et toitures.
- Théâtre Tristan-Bernard, 64 rue du Rocher : construit à la Belle-Epoque selon un pastiche néo-classique.
D'abord établissement pédagogique, puis théâtre Charles-de-Rochefort : grande salle et salle Villiers.
- Salle Gaveau, 45/47 rue La Boëtie : immeuble construit par les établissements Gaveau pour y installer fabrique, magasin et auditorium ; immeuble en béton, "habillé" en néo-classique ; décor intérieur caractéristique en stuc ; vaste salle de 1 000 personnes.
– Ministère de l'Intérieur : parois de 3 pièces portant inscriptions et graffiti de Résistants "interrogés" .
HOTELS PARTICULIERS protégés (ordre alphabétique noms propres) – Hôtel Cail, 56 boulevard Malesherbes (mairie de Paris, voir bâtiments publics).
- Hôtel de Camondo, 61 rue de Monceau : ancien hôtel des banquiers Camondo, demeure de la ceinture du Parc Monceau ; l'hôtel voisin au n° 63, également aux Camondo, abrite le musée Nissim de Camondo : façades et toitures .
- Hôtel de Chastenaye, 120 rue du Faubourg St-Honoré ; fin XVIIIème siècle : façade sur cour avec bas-reliefs.
- Hôtel de Coislin, 4 place de la Concorde : les 2 palais de Gabriel de part et d'autre de la rue Royale, limitent la place de la Concorde au nord ; celui de l'est au n° 2 est occupé par le Ministère de la Marine.
Celui de l'ouest est divisé en 4 parties : n° 4 dit hôtel de Coislin ; n° 6 dit du Plessis-Bellière et n° 8 occupé par l'Automobile-Club ; le n° 10 dit hôtel de Crillon, aujourd'hui hôtel commercial du même nom. Architecture : (voir le Ministère de la Marine, strictement identique, aux bâtiments publics).
- Maison de Courmont, 28 rue de Liège ; réalisée par Viollet-le-Duc vers 1850 ; oeuvre expérimentale au départ de principes médiévaux : bâtiment en 3 corps.
- Hôtel de Crillon.
- Hôtel du Baron Hirsch, 2 rue de l'Elysée ; construit par l'impératrice Eugénie, englobé dans le n° 4 par le baron Hirsch : façades sur rue, cour et jardin ; pièces du rez-de-chaussée, boiseries.
- Hôtel Lalique, 40 cours Albert Ier : hôtel du verrier créateur Lalique ; construction Belle-Epoque alliant une certaine rigueur des lignes de façade avec un décor qui la surcharge.
- Hôtel de La Vaupalière et, 25 avenue Matignon et 85 rue du Faubourg St-Honoré : hôtel fin XVIIIème siècle aux lignes harmonieuses ; façades rue et jardin, grand escalier, décor des salons.
- Hôtel Landolfo-Carcano, 1 rue de Tilsitt ; il fait partie de la série des "Maréchaux" qui ceinture la place Charles-de-Gaulle : vestibule d'ordre corinthien ; plafonds peints.
- Hôtel Lozé, 118 rue du Faubourg St-Honoré ; hôtel fin XVIIIème siècle : façade sur jardin et fontaine du vestibule.
- Hôtel Marigny, 23 avenue Marigny : construit fin XIXème siècle par les Rothschild ; beau jardin.
- Hôtel Méliand, 38 avenue Gabriel, construit en 1780 : façade d'ordre dorique sur la rue.
- Hôtel du Plessis-Bellière, place de la Concorde (voir hôtel Crillon).
- Hôtel de La Païva, 25 avenue des Champs-Elysées ; construit milieu XIXème siècle par la célèbre demi-mondaine : hôtel décoré par les meilleurs artistes de l'époque avec une volonté de magnificence (escalier d'onyx) ; elle y donna des fêtes restées célèbres ; siège aujourd'hui du Traveller's Club.
- Ancien hôtel Potocki et, Chambre de Commerce et d'Industrie .
- Ancien hôtel de Pourtalès, 7 rue Tronchet ; milieu XIXème siècle (Durban, architecte), style néo-Renaissance : belle façade.
- Ancien hôtel Salomon de Rothschild, 9/11 rue Berryer, vers 1875 : d'inspiration classique, orné et non surchargé, de ligne pure, façade avec un corps central à fronton en retrait par rapport aux pavillons d'angle ; dans le jardin, colonnes de la chapelle St-Nicolas.
Légué à l'Etat vers 1920 (Fondation nationale des Arts graphiques).
- Hôtel Schneider, 137 rue du Faubourg St-Honoré ; vers 1850 par le fondateur des forges du Creusot : façades sur rue, cour et jardin, porterie et communs.
- Ancien hôtel Sédille, 28 boulevard Malesherbes ; fin XIXème siècle par l'architecte Sédille, de style classique ; ensemble de décor et d'éléments : atlantes, céramiques, décor peint…
Hôtel Scherril, 10 rue de Monceau ; Ier Empire : façades et toitures.
- Hôtel Suchet, 16 rue de La Ville-l'Evêque ; hôtel vers la mi-XVIIIème siècle par Boullée : façades à colonnes sur cour et jardin.
- Hôtel, 9 rue François Ier : façades et toitures de l'hôtel et

communs, escalier et rampe ; salons et salle-à-manger avec leur décor.
- Hôtel, 1 avenue de Marigny ; fin XVIIIème siècle : façade et toiture, entrée et cage d'escalier avec sa rampe, salons et décor.
- Hôtel, 12 rue de Monceau : façades et toitures.
- Rue Royale : série de maisons bâties par Gabriel sur l'emplacements de logis fin XVIIIème siècle à façades théoriquement unifiées (jusqu'à la rue St-Honoré), certaines abritent de célèbres établissements commerciaux ; les maisons des séries paires et impaires de 1 à 15 ont tous leur façade, soit : nos 2, 6, 8, 10, 12, 14 et nos 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15 ; la plupart ont leur cage d'escalier et certains salons.
IMMEUBLES (par ordre alphabétique de rues)
- Avenue des Champs-Elysées n° 68 : façades 1900, boutique Guerlain et entresol, ici depuis les années 1920 ; n° 70 : façade et toiture sur rue ; nos 76/78 : façade et toiture sur rue ; idem : arcades du Lido, passage vers la rue de Ponthieu ; célèbre cabaret du Lido (vers 1930) ; n° 116 bis (façade), sur l'emplacement du jardin Beaumont (XIXème siècle).
- Rue du Docteur-Lancereaux n° 5 : façade sur rue ; cage d'escalier et décor du 1er étage .
- Rue du Faubourg-St-Honoré n° 1 : façade sur rue. - Avenue George-V n° 55 : façades et toitures sur rues (Champs-Elysées/Bassano/Vernet).
- Avenue Malesherbes série nos 84/86/88, immeubles Second Empire : façades et toitures.
- Rue de Miromesnil n° 51, vers 1860 : façade, passage cocher ; 2 vestibules et 2 cages d'escalier.
- Rue de Provence n° 126 : façade fin XIXème siècle.
- Rue St-Honoré n° 281 : façade sur rue ; façade sur cour et rampe d'escalier en fer forgé.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE
- Restaurant Le Fouquet's, 99 Champs-Elysées : salle, salons de l'entresol, partie de l'immeuble concernée.
- Crédit commercial de France, 103/111 Champs-Elysées ancien hôtel Elysées-Palace 1900 de style Art nouveau très chargé.
- Restaurant Maxim's, 3 rue Royale, dans un ancien hôtel particulier fin XVIIIème siècle : façade ; salons et salles de Maxim's au rez-de-chaussée et décor Belle-Epoque.
- Maison de couture Jacques Griffe, 3/5 rue Royale, 1er étage : salon à alcôve ; façade de l'ancien hôtel particulier du n° 3 ; n° 5 : façade ; décor du salon 1er étage .
- Hôtel dit Céramic hôtel (34 avenue de Wagram ; Art nouveau de Lavirotte 1904, spécialiste de plaquages en céramique, ici grès et brique ; immeuble étroit en hauteur, décor et fers forgés d'époque.
- Devanture de boutique et porte cochère, 6 rue Chauveau-Lagarde.
- Devanture "Aux Tortues" .
- Boulangerie, 12 rue des Saussaies : devanture.
- Brasserie Mollard, 113 rue St-Lazare : décor intérieur 1900, mosaïques, panneaux décoratifs.
- Ancien hôtel Claridge, 74 avenue des Champs-Elysées ; construit pendant la guerre 1914/18, hôtel vedette des années 1920 à 1930 (actuellement résidence).
- Galerie "les Arcades du Lido" : galerie marchande surtout de mode féminine ; Casino du Lido en sous-sol.
- Hôtel Crillon.
Boutique Guerlain, 68 avenue des Champs-Elysées : rez-de-chaussée et entresol.
- Restaurant "La Fermette Marbeuf", 3/5 rue Marbeuf : décor 1900.
- Cabaret-Restaurant "Le Raspoutine", 58 rue Bassano : devanture et marquise, vestibule et cage d'escalier, décor du sous-sol.
- Brasserie "Au Roi de la Bière", 119 rue Saint-Lazare : façade avec cigogne et statue de Bambrinus, 3 salles.
- Hôtel "Plazza-Athénée", 23/27 avenue Montaigne, début XXème siècle, agrandi après la 1ère guerre, grand palace des années 1930 : façade, hall, grande galerie, salle-à-manger, salon Montaigne.
- Restaurant "le Relais-Plazza", 21 avenue Montaigne : devanture, bas-relief du bar.
SANCTUAIRES PROTEGES
- Eglise Saint-Augustin, place Saint-Augustin ; remplaça vers 1860 l'église primitive en bois datant de 10 ans auparavant (urbanisation tardive de nord-ouest de l'arrondissement) ; oeuvre de Baltard étroite et haute ; style néo-byzantin très libre : entrée sous arcades dominée par un fronton avec énorme rose ; dôme central élevé avec lanternon, cantonné de 4 tourelles à coupole.
- Eglise de La Madeleine, place de La Madeleine : une chapelle (dont on ne sait rien) aurait été érigée dans le village de La Ville-l'Evêque : reconstructions, modifications, changements d'affectations ; le monument actuel 1842 est dû à Vignon : style antique (à l'origine Temple à la Gloire de la Grande Armée), socle rectangulaire entouré de 52 colonnes corinthiennes ; façade avec fronton orné, vis-à-vis de l'Assemble Nationale par delà la Concorde.
- Eglise Saint-Philippe-du-Roule, 154 rue du Faubourg Saint-Honoré ; emplacement d'une chapelle médiévale, remplacée au XVIIème siècle par une église démolie en 1739 ; église reconstruite par Chalgrin vers 1770, 2 fois modifiée par Godde, puis Baltard : plan basilical antique (rectangle et abside semi-circulaire), portique à fronton sur colonnes doriques.
- Chapelle expiatoire, 62 rue d'Anjou, érigée par Louis XVIII sur l'emplacement du cimetière qui avait reçu les corps de Louis XVI, la Reine et autres victimes de la Révolution ; monument vers 1820 d'inspiration antique : entrée en avancée sous fronton supporté par des colonnes doriques ; statues du Roi et de la Reine, crypte avec leur tombeau.
- Chapelle Notre-Dame-de-Consolation, 23 rue Jean-Goujon ; c'est un mémorial aux victimes de l'incendie du Bazar de la Charité à proximité (en 1897), style néo-classique.
- Cathédrale Saint-Alexandre-Newski, rue Daru ; élevée au milieu XIXème siècle pour et par la communauté russe de Paris, style néo-byzantin, coupole de cuivre centrale et 4 autres angulaires plus petites ; crypte ; icônes de la même époque.
- Cathédrale américaine, 23 avenue George-V ; sanctuaire moderne de style néo-gothique : clocher, galerie couverte.
SANCTUAIRES non protégés
- Eglise Saint-André de l'Europe, 23 bis rue de Saint-Pétersbourg ; ancienne chapelle Saint-André-d'Antin de 1860, rendue au culte après 1906 : façade à 3 portails, style néo-gothique, orgues.
- Chapelle du Corpus-Christi, 23 avenue de Friedland ; vers 1875 ; chapelle populaire destinée aux espagnols, tenue par les Prêtres du Saint-Sacrement.
- Chapelle Notre-Dame-de-l'Annonciation, 222 rue du Faubourg-St-Honoré et couvent de l'Annonciation (dominicains, maison provinciale).
- Eglise Saint-Joseph (anglophone), 50 avenue Hoche ; église catholique anglaise, sur l'emplacement d'un ancien couvent (début du siècle).
- Eglise arménienne, 15 rue Jean-Goujon ; église de rite orthodoxe élevée en 1900 par l'architecte Guibert.
- Temple du Saint-Esprit (réformé), 5 rue Roquépine ; Second Empire par Ballu.
- Eglise luthérienne danoise, 17 rue Lord Byron : vitraux modernes.
- Eglise méthodiste anglaise, 4 rue Roquépine ; vers 1860 : haute façade néo-gothique cantonnée de 2 petites tours-clochers.
- Eglise anglaise, 5 rue d'Aguesseau ; église épiscopale élevée vers 1830.
- Eglise écossaise, 17 rue Bayard ; église protestante presbytérienne.
Synagogue (culte oranais), 220 rue du Faubourg-St-Honoré.
- Musée Cernuschi, 7 avenue Vélasquez : le banquier Cernuschi légua à la ville de Paris fin XIXème siècle son hôtel particulier contenant ses collections d'art d'Extrême-Orient.
- Grand-Palais/Galeries nationales, avenue du Général Eisenhower .
- Musée Jacquemart-André,
- Musée Nissim de Camondo, 63 rue de Monceau .
- Palais de la Découverte, avenue Franklin-Roosevelt, dans la partie occidentale du Grand-Palais : créé à l'occasion de l'Exposition internationale de 1937 ; tous les aspects du Savoir y étant traités, un "rafraîchissement" s'est imposé ; planétarium géant animé.
- Petit-Palais, avenue Winston-Churchill .
- Musée instrumental (Conservatoire national de Musique), 14 rue de Madrid : créé vers 1900, ensemble d'instruments de musique (+ de 3 000), de pièces uniques, d'instruments historiques, lutherie, documentation.

Arc de Triomphe

- Arc de Triomphe, place Charles-de-Gaulle: petit musée à l'étage supérieur ; historique du monument.

Sites :
SITES - Ensemble formé par les 11 premiers arrondissements de Paris, y compris les quais de la Seine, mais non le plan d'eau.
Les berges de la Seine sont Inscrites sur la "Liste du Patrimoine mondial" de l'UNESCO.
- Cours Albert Ier .
- Champs-Elysées : partie jardins comprise entre la place de la Concorde et le Rond-Point inclusivement .
- Ensemble des jardins de l'avenue Gabriel, des nos 6 à 18 .
- Parc Monceau, visites guidées et pour non-voyants .
AUTRES ESPACES VERTS non protégés
- Square Louis XVI, boulevard (4 000 m²), aménagé autour de la chapelle expiatoire .
- Square Marcel-Pagnol, place Saint-Augustin ; légèrement en pente, d'aspect provincial ; statue de Déroulède par Landowski.
- Allées-pelouses Cours-la-Reine/Cours Albert Ier.
- Jardin de l'hôtel Salomon de Rothschild XIXème siècle : arbres séculaires, pavillon de Balzac.

Ressources et productions :
L'on a vu la haute couture, ses sous-traitances, ses compléments ; le luxe et la qualité des plus belles vitrines de Paris ne célébrent pas que le culte de la femme, mais aussi de nombreux métiers d'art tels les arts de la table, l'orfèvrerie, la lutherie avec la plus importante concentration de facteurs en France ; d'autres métiers uniques dans leur genre par leur qualité : armurier et stand de tir, fleurs artificielles, traiteurs et comestibles, produits du terroir.

Vie locale :
CULTURE
- Conservatoires : Municipal Saint-Saëns, 208 rue du Faubourg-St-Honoré.
National de la Région de Paris, 14 rue de Madrid.
- Danse : Conservatoire international de Musique de Paris, 8 rue Alfred-de-Vigny.
Ecole de danse classique, 47 rue de Laborde.
Danse Académie, 25 rue du Faubourg-St-Honoré.
- Théâtres : Comédie des Champs-Elysées, 15 avenue Montaigne.
Studio des Champs-Elysées, 15 avenue Montaigne.
Espace Cardin (ex Ambassadeurs), 1 avenue Gabriel.
Madeleine, 19 rue de Surène.
Marigny, avenue de Marigny.
Mathurins, 36 rue des Mathurins.
Michel, 38 rue des Mathurins.
Petit Marigny, carré Marigny.
Théâtre Actuel, 12 rue de l'Isly.
Théâtre du Rond-Point (Renaud-Barrault), avenue Franklin-Roosevelt.
Tristan Bernard, 64 rue du Rocher.
- Concerts : Salle Gaveau, 45 rue La Boétie.
Concerts Padeloup, 18 rue de Berne. Salle Pleyel, 252 Faubourg Saint-Honoré.
Théâtre des Champs-Elysées, 15 avenue Montaigne.
- Espace Beaujon, 208 rue du Faubourg-St-Honoré ; centre d'animation de la Ville de Paris : oenologie, danse, théâtre.
- Bibliothèques : Bibliothèque municipale Europe, Mairie du VIIIème, 3 rue de Lisbonne.
Bibliothèque pour tous de La Madeleine, sous l'église, côté boulevard Malesherbes.
Bibliothèque municipale Courcelles, 17 ter avenue Beaucour.
Bibliothèque pour enfants, 14 rue de Surène.
Bibliothèque municale Gustav-Mahler, 11 bis rue Vézelay.
SPORTS -15 disciplines
- Equipements sportifs : Gymnase Roquépine, 18 rue Roquépine : salle polyvalente, danse, escrime.
VIE LOCALE
- Pèlerinage : Chapelle du Corpus Christi, 23 avenue Friedland ; reliques de saint Pierre-Julien-Eymard ; fête-pèlerinage 2 août.
- Champs-Elysées : défilé du 14 juillet ; arrivée du Tour de France (fin juillet).
- Monument "vu d'en haut" : Arc de Triomphe, 50 m accessibles ; vision Louvre/Défense.
- Marché aux fleurs de La Madeleine.
- Marché aux Timbres, Carré Marigny.
- Espace IGN, 107 rue La Boétie.
- Office de Tourisme de Paris, 127 avenue des Champs-Elysées.
- Bateaux-mouches du Pont de l'Alma : repas/croisières.
Création sites Tunisie