Région :
Ile-de-France Département
: Paris Code postal :
75008 Population : 41
544 habitants Superficie : 388
ha Altitude :
43 mètres
Généralités
historiques :
L'histoire de l'arrondissement est récente
: la mention de son territoire n'apparaît
qu'au XVIème siècle et il ne
figure sur une carte que vers 1715 sous la
forme d'un terrain vague traversé par
un égout ; au milieu du XVIIIème
siècle, la place de la Concorde était
un bourbier.
Les premiers occupants, les couvents de Sainte-Marie-de-Chaillot
et des Oratoiriens, n'étaient mentionnées
qu'à travers les cultures maraîchères
des modestes hameaux du Roule, de Chaillot
ou de Monceau Un siècle plus tard quand
se forma le VIIIème arrondissement,
celui-ci était déjà au
coeur d'une formidable promotion immobilière
; les financiers et la haute bourgeoisie se
disputaient les hôtels du parc Monceau,
du Faubourg Saint-Honoré et des Champs-Elysées,
rejoints par les hommes de la politique, puis
l'aristocratie qui désertait le Marais.
Les Champs-Elysées étaient devenus
une usine à plaisirs : théâtres,
cirques, restaurants renommés, spectacles
inédits, hôtels de luxe ; le
monde mélangé au demi-monde
et tout ce qui comptait en Europe se pressait
entre le Faubourg Saint-Honoré et le
Cours La Reine, de la Concorde à l'Arc
de Triomphe (que Louis-Philippe
avait terminé à la gloire de
l'Empire).
De même la ville de Paris
restaurait le parc
Monceau au plus près de la réalisation
de Philippe-Egalité ; l'Elysée
était déjà résidence
de chef d'Etat, la première ligne de
chemin de fer Paris-St-Germain partait de
la gare Saint-Lazare dès 1837, l'obélisque
était dressé place de la Concorde
Cet engouement ne fit que s'amplifier au long
du XIXème siècle, se poursuivit
entre les deux guerres et persiste aujourd'hui
: le VIIIème est la capitale de la
haute couture, de la mode, du parfum, de la
sellerie, des boutiques de rêve dans
tous les domaines du luxe.
Le parcours Concorde/Arc
de Triomphe est devenu voie triomphale
ou commémorative, défilé
du 14 juillet ou arrivée du Tour de
France, manifestations populaires ou du souvenir,
évènements inédits. L'immobilier
de haut niveau qu'Haussmann tailla dans un
espace vierge, est toujours aussi recherché,
de l'avenue Montaigne au boulevard Malesherbes,
du Faubourg Saint-Honoré à la
Seine. Une ombre à ce tableau : depuis
les années 1970, si les hautes vitrines
des Champs-Elysées sont toujours recherchées
par les grandes sociétés, l'ambiance,
la flânerie, la fête ont disparu
avec la fermeture des palaces, des grandes
terrasses de café et l'arrivée
d'une clientèle équivoque, tel
l'esprit boulevardier qui déserta les
Grands Boulevards après la dernière
guerre.
Ce lustre ne fut pas seulement
celui de l'argent, du plaisir et de la galanterie,
il fut aussi celui de l'esprit avec le développement
des théâtres dont le VIIIème
compte le plus grand nombre de salles ; les
grands couturiers ne vendaient pas que de
la toilette, mais participaient à la
vie sociale et intellectuelle, première
révolution culturelle : Paul Poiret,
Coco Chanel, Jeanne Lanvin, Vionnet libéraient
les femmes pas seulement de leur corset, mais
surtout du rôle effacé, à
la fois frivole et conventionnel, où
les abaissa le XIXème siècle
; les salons où les femmes du monde
et même les aventurières recevaient
à "leur jour", étaient
autant de carrefours où se pressaient
écrivains et artistes, financiers et
hommes de pouvoir, journalistes et comédiens
: Mme de Boigne, la comtesse Greffulhe, la
princesse Mathilde, Delphine de Girardin,
Mme de Caillavet, Mme de Loigne, Genevière
Bizet-Strauss, inspiratrice de Proust, qui
fut le chantre de cette époque, donnèrent
une pensée à ce siècle
que l'on décrit trop souvent comme
celui des nouveaux riches et de l'outrecuidance.
En 150 ans, le VIIIème arrondissement
a rattrapé 20 siècles d'histoire
en apportant à Paris la Renommée.
Particularités
:
Jardins du Luxembourg : squelettes de soldats
gaulois, Ier - 30 avant J.C. (auxiliaires
romains ?) découverts en 1998.
ENSEMBLES URBAINS
- Place de la Concorde, délimitée
par le Ministère de la Marine, les
hôtels Coislin, du Plessis-Bellière,
Cartier et Crillon, les Champs-Elysées,
la Seine et les jardins des Tuileries :
sol, fontaines, ses statues, ses pavillons
(guérites), ses balustrades, ses
colonnes rostrales et ses lampadaires, obélisque
de Louqsor.
En 1757 c'était un terrain défoncé,
choisi pour ériger une place et une
statue à Louis XV, alors le "Bien-Aimé"
; Gabriel acheva la place en 1772, cantonnée
au nord par 2 palais longs de près
de 100 m, de part et d'autre de la rue Royale
percée à cette occasion, et
divisés en 5 hôtels ; les chevaux
de Marly (copies) gardent sur leur piédestal
l'accès aux Champs-Elysées
;
sous Louis-Philippe
la place prit son aspect actuel : statues
des villes de France sur les pavillons,
les 2 fontaines centrales XIXème
siècle de Hittorff (restaurées),
les rostres et candélabres ; l'obélisque
de Louqsor provenant du temple de Ramsès
II (23 m de haut, 225 tonnes), fut mis en
place. La place Louis XV avait changé
de nom plusieurs fois, avant de devenir
celle de la Concorde ; de même après
avoir été affectée
à la foire Sainte-Ovide fin XVIIIème
siècle, elle fut le théâtre
de l'exécution de Louis
XVI, de Marie-Antoinette et de bien
d'autres, ainsi que des scènes ignobles
qui se déroulaient autour de la guillotine.
Aujourd'hui, elle passe pour l'une des plus
belles places du monde ; c'est la plus vaste
de Paris (6,5 ha) ; la perspective Tuileries/Concorde/Champs-Elysées/Arc
de Triomphe/Arche de la Défense est
sans autre exemple à Paris.
- Place Charles-de-Gaulle : la butte qui
porte la place avait été aplanie
fin XIXème siècle : c'était
alors un carrefour d'allées en rase
campagne.
L'Arc de Triomphe gigantesque voulu par
Napoléon et achevé par Louis-Philippe
fut le point d'orgue de ce site majeur .
Haussmann traça autour 12 avenues
spacieuses (dont les Champs-Elysées),
bordées d'arbres, en forme d'étoile,
ce qui lui donna son nom jusqu'en 1970.
Un large espace libre autour de l'Arc de
Triomphe (250 m de diamètre) fut
ceinturé par 12 hôtels particuliers
d'architecture unifiée, précédés
de jardins sur la place, dits hôtels
des Maréchaux. L'ensemble constitue
un site d'exception auquel ajoute la majesté
de l'Arc de Triomphe, mémorial de
l'Histoire de France moderne, matérialisé
par la flamme du Soldat Inconnu.
- Les Champs-Elysées, on distingue
3 parties : les jardins, de la place de
la Concorde au Rond-Point, encadrés
de part et d'autre par le cours Albert-Ier
et l'avenue Gabriel, et ceux qui bordent
l'avenue ; le Rond-Point avec ses parterres
et ses fontaines ; les Champs-Elysées
bâtis jusqu'à la place Charles-de-Gaulle.
Les jardins furent ouverts par Le Nôtre
qui envisagea une promenade-perspective
dans l'axe des Tuileries ; mais c'est le
marquis de Marigny qui la réalisa
; tout disparut avec l'occupation des Cosaques
en 1814, mais la ville de Paris rétablit
et modernisa l'ensemble sous Louis-Philippe
; avec le Second Empire, les jardins jusque
là mal famés devinrent des
lieux à la mode : théâtres,
jeux, restaurants de luxe, expositions s'y
implantent et se succèdent, ne cessant
d'évoluer jusqu'à nos jours.
Le Rond-Point dessiné par Le Nôtre
est une large place où se croisent
6 artères importantes, dotée
de parterres fleuris et de 6 fontaines lumineuses.
La partie bâtie jusqu'à l'Arc
de Triomphe fut d'abord une allée
prolongée à la fin XVIIIème
siècle, puis le Second Empire lui
donna sa vogue et son caractère de
fête permanente qui ne sont plus que
des souvenirs.
- Le parc
Monceau est situé dans le VIIIème
arrondissement, mais il s'apparente au XVIIème
qu'il jouxte, par le concept et l'état
d'esprit (voir l'exposé historique
du XVIIème).
Fin XVIIIème siècle, c'était
encore une lande aride qu'acheta Louis-Philippe
d'Orléans, futur Philippe-Egalité,
pour en faire un parc à la mode,
peuplé de fabriques, édicules
inattendus, curiosités et "illusions".
Le parc fut diminué d'abord par la
construction du Mur des Fermiers Généraux
dont le poste de guet dû à
Ledoux a été conservé
(voir ouvrages d'art) ; il fut réduit
ensuite avec le banquier Pereire à
9 ha. Il fut reconstitué au goût
du jour par Alphand (pour le compte de la
ville de Paris) qui s'efforça de
sauver le plus d'éléments
d'origine : la Naumachie, lac ovale et sa
colonnade corinthienne, une arcade Renaissance,
rivières, ponts, grotte, pyramide,
nombreuses statues ; 4 grilles de clôture
monumentales de Davioud ; arbres magnifiques.
Il est ceinturé d'hôtels XIXème
siècle luxueux et discrets, occupés
par la haute bourgeoisie de l'époque,
financiers et industriels.
C'est un merveilleux espace préservé
comme il en reste quelques uns à
Paris.
- Galerie de La Madeleine, place de La Madeleine/rue
Boissy-d'Anglas/bd Malesherbes : établie
vers 1850, face à la cité
du Retiro qui va de la rue Boissy-d'Anglas
au Faubourg Saint-Honoré ; haute
façade avec cariatides, verrières
sur armature métallique.
- Cité Berryer, rue Royale/rue Boissy-d'Anglas
; constituée d'immeubles locatifs
fin XVIIIème siècle : façades
à arcades.
OUVRAGES D'ART
- Arc de Triomphe, place Charles-de-Gaulle
: décidé en 1806 par Napoléon,
commencé avec Chalgrin, continué
par Louis XVIII, terminé par Thiers
(50 m de haut, 45 m de large) ; musée
au sommet ; plusieurs salles intérieures.
Arc de Triomphe à l'Antique, sans
colonnade ; haute frise au sommet ;
sur les piédroits sculptures plaquées
de thèmes héroïques,
militaires ou symboliques dont le "Départ
des Volontaires de 1792" de Rude,
listes gravées sur les parties libres
des batailles et généraux
du Ier Empire
- certains chefs des "Colonnes
infernales", responsables du génocide
vendéen).
- Ponts de La Concorde, place de la Concorde/Chambre
des députés, Alexandre III
cours La Reine/quai d'Orsay, des Invalides,
cours La Reine/quai d'Orsay, de l'Alma,
avenue de New-York/quai d'Orsay (voir VIIème
arrondissement).
- Accès du métropolitain :
stations Saint-Lazare et Europe, style Art
nouveau de Hector Guimard.
- Rotonde d'octroi de Monceau, boulevard de Courcelles
; poste de surveillance du Mur des Fermiers
Généraux : rotonde entourée
de colonnade que Louis-Philippe d'Orléans
avait aménagée en observatoire
personnel.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Palais
de l'Elysée, 55 rue du Faubourg-St-Honoré.
L'hôtel d'Evreux fut le premier construit
dans ce nouveau quartier en 1718 ; il passa
par de nombreuses mains, toujours proches
du Pouvoir : la Pompadour qui l'embellit,
Louis
XV, le financier Beaujon, Murat (qui
le remit en état), Joséphine,
le tsar Alexandre Ier, Wellington, le duc
de Berry et enfin le prince-président
qui l'agrandit. Depuis 1871 il est devenu
la résidence officielle des chefs
d'Etat français.
Le palais se prolonge par un profond jardin
anglais jusqu'à l'avenue Gabriel,
fermé par la grille du Coq de style
Belle-Epoque.
Elégant corps central d'origine XVIIIème
siècle avec avancée à
colonnade et 1er étage avec fronton
; ailes plus basses en retour, sur arcades
coiffées de balustrades ; suite de
salons et appartements du Président
au 1er étage.
- Mairie du VIIIème arrondissement,
56 boulevard Malesherbes/3 rue de Lisbonne ; installée
depuis 1926 dans l'hôtel Second Empire
de l'industriel Cail ; le bâtiment
somptueux a subi des modifications : façades
sur rue et cour, fontaine et son décor
d'architecture, vestibule, cage d'escalier
et sa rampe, salons et salles de réception
du premier étage.
- Ministère de la Marine, 2 place
de la Concorde ; ancien hôtel de la
Marine construit par Gabriel fin XVIIIème
siècle, dont la façade va
de la rue Saint-Florentin à la rue
Royale : colonnade corinthienne à
l'étage et avancées latérales
avec frontons triangulaires ornés
; l'intérieur très décoré
abrita jusqu'à la Révolution
le Garde-Meuble de la Couronne.
- Chambre de Commerce et d'Industrie et,
27 avenue de Friedland : l'hôtel Potocki
milieu XIXème siècle d'un
luxe ostentatoire fut acquis en 1923 par
la Chambre de Commerce et d'Industrie qui
supprima les écuries pharaoniques
et ajouta des ailes latérales dans
le style d'origine.
On retient : façade,
escalier d'honneur, le hall et les salles
du 1er étage, le salon de musique,
le décor intérieur.
- Grand-Palais, avenue Winston-Churchill
: réalisation dans le cadre de l'Exposition
universelle de 1900 ; vaste ensemble
en forme de H, constitué d'une carcasse
métallique enfermée dans une
chemise de pierres.
Architecture de façade conventionnelle
avec colonnes et fort entablement ; cadre
de multiples manifestations, aujourd'hui
exclusivement artistiques.
Le bâtiment occidental est consacré
au Palais de la Découverte.
- Le Petit-Palais : il fait face au Grand-Palais
et a été lui aussi construit
pour l'Exposition de 1900.
Façade imposante néo-classique,
entrée monumentale cintrée,
2 corps latéraux allongés
avec colonnades et pavillons d'angle en
légère avancée, dôme
central, cour intérieure arrondie
; collections nationales et expositions
ponctuelles de haut niveau (rénovation
et modernisation prévues pour 2001).
- Ancien hôpital Beaujon, 208 rue
du Faubourg-St-Honoré : le financier
Beaujon créa un hospice à
la fin XVIIIème siècle qui
devint l'hôpital Beaujon à
la Révolution et s'agrandit jusqu'à
1930 où il cessa son activité
(services de la Préfecture de Police)
: grille d'entrée.
- Gare St-Lazare, 9/15 rue d'Amsterdam et
rue de Rome : vaste bâtiment fin XIXème
siècle dans le style des gares 1900,
plusieurs fois modifiée, jumelée
avec l'hôtel Terminus : façades
et toitures, salle des Pas-Perdus, hall
d'embarquement ; façade, vestibule,
grand salon et leur décor de l'hôtel
Terminus.
- Lycée Chaptal, 45 boulevard des Batignolles,
reconstruit milieu XIXème siècle.
Lycée traité en bâtiment
public, par l'architecte Train : vaste bâtiment
romano-Renaissance, avancée centrale
monumentale, tours d'angle, pavillons intermédiaires.
- Musée
Jacquemart-André, 158/158 bis boulevard Haussmann ; élégant hôtel
vers 1878 néo-classique entre 2 jardins
: importante collection léguée
à l'Institut par le couple Edouard
André ; peinture italienne et française,
Renaissance et classique ; sculptures, bronzes
et somptueux mobilier des mêmes époques.
- Musée Nissim de Camondo, 63 rue
de Monceau ; musée consacré
à l'art français de la seconde
partie du XVIIIème siècle
par l'héritier d'une dynastie de
mécènes. L'hôtel début
XIXème siècle est lui-même
un pastiche réussi de cette époque,
chaque pièce de mobilier et d'oeuvre
d'art est un chef-d'oeuvre ou une pièce
historique. Le tout est présenté
comme une demeure habitée.
- Théâtre, Comédie et
Studio des Champs-Elysées, 13/15
avenue Montaigne : première réalisation
à Paris d'Auguste Perret, d'un bâtiment
public en béton armé de sobre
expression, décoré par les
meilleurs artistes de l'époque (Bourdelle,
Maurice Denis, Vuillard…).
Haute façade linéaire très
dépouillée abritant 3 salles
: le Théâtre, destiné
à l'art lyrique ; la Comédie,
plus réduite ; le Studio d'essai
(non protégé) qui connut Gaston
Baty. Comme toutes les oeuvres novatrices,
ce théâtre provoqua de nombreuses
controverses ; restauré récemment.
- Théâtre de Marigny, Carré
Marigny : il succéda aux Bouffes-Parisiens,
qui céda à la mode des Panoramas
fin XIXème siècle ; transformé
en music-hall, puis théâtre
vers 1925, il connut son grand moment avec
la troupe Renaud-Barrault après la
dernière guerre.
- Théâtre des Mathurins, 36/40
rue des Mathurins ; fin XIXème siècle,
il eut son apogée avant la dernière
guerre avec les Pitoëff.
- Théâtre de la Madeleine,
19 rue de Surène : construit dans
les années folles, mais architecture
sage : façade percée de hautes
ouvertures cintrées, de toute la
hauteur de l'étage ; théâtre
de Sacha Guitry jusqu'en 1940.
- Théâtre Renaud-Barrault,
2 bis avenue Franklin-Roosevelt ; immeuble
Belle-Epoque : façades et toitures.
- Théâtre Tristan-Bernard,
64 rue du Rocher : construit à la
Belle-Epoque selon un pastiche néo-classique.
D'abord établissement pédagogique,
puis théâtre Charles-de-Rochefort
: grande salle et salle Villiers.
- Salle Gaveau, 45/47 rue La Boëtie
: immeuble construit par les établissements
Gaveau pour y installer fabrique, magasin
et auditorium ; immeuble en béton,
"habillé" en néo-classique
; décor intérieur caractéristique
en stuc ; vaste salle de 1 000 personnes.
– Ministère de l'Intérieur
: parois de 3 pièces portant inscriptions
et graffiti de Résistants "interrogés"
.
HOTELS PARTICULIERS protégés
(ordre alphabétique noms propres)
– Hôtel Cail, 56 boulevard Malesherbes
(mairie de Paris, voir bâtiments publics).
- Hôtel de Camondo, 61 rue de Monceau
: ancien hôtel des banquiers Camondo,
demeure de la ceinture du Parc Monceau ;
l'hôtel voisin au n° 63, également
aux Camondo, abrite le musée Nissim
de Camondo : façades et toitures
.
- Hôtel de Chastenaye, 120 rue du
Faubourg St-Honoré ; fin XVIIIème
siècle : façade sur cour avec
bas-reliefs.
- Hôtel de Coislin, 4 place de la
Concorde : les 2 palais de Gabriel de part
et d'autre de la rue Royale, limitent la
place de la Concorde au nord ; celui de
l'est au n° 2 est occupé par
le Ministère de la Marine.
Celui de l'ouest est divisé en 4
parties : n° 4 dit hôtel de Coislin
; n° 6 dit du Plessis-Bellière
et n° 8 occupé par l'Automobile-Club
; le n° 10 dit hôtel de Crillon,
aujourd'hui hôtel commercial du même
nom. Architecture : (voir le Ministère
de la Marine, strictement identique, aux
bâtiments publics).
- Maison de Courmont, 28 rue de Liège
; réalisée par Viollet-le-Duc
vers 1850 ; oeuvre expérimentale
au départ de principes médiévaux
: bâtiment en 3 corps.
- Hôtel de Crillon.
- Hôtel du Baron Hirsch, 2 rue de
l'Elysée ; construit par l'impératrice
Eugénie, englobé dans le n°
4 par le baron Hirsch : façades sur
rue, cour et jardin ; pièces du rez-de-chaussée,
boiseries.
- Hôtel Lalique, 40 cours Albert Ier :
hôtel du verrier créateur Lalique
; construction Belle-Epoque alliant une
certaine rigueur des lignes de façade
avec un décor qui la surcharge.
- Hôtel de La Vaupalière et,
25 avenue Matignon et 85 rue du Faubourg
St-Honoré : hôtel fin XVIIIème
siècle aux lignes harmonieuses ;
façades rue et jardin, grand escalier,
décor des salons.
- Hôtel Landolfo-Carcano, 1 rue de
Tilsitt ; il fait partie de la série
des "Maréchaux" qui ceinture
la place Charles-de-Gaulle : vestibule d'ordre
corinthien ; plafonds peints.
- Hôtel Lozé, 118 rue du Faubourg
St-Honoré ; hôtel fin XVIIIème
siècle : façade sur jardin
et fontaine du vestibule.
- Hôtel Marigny, 23 avenue Marigny
: construit fin XIXème siècle
par les Rothschild ; beau jardin.
- Hôtel Méliand, 38 avenue
Gabriel, construit en 1780 : façade
d'ordre dorique sur la rue.
- Hôtel du Plessis-Bellière,
place de la Concorde (voir hôtel Crillon).
- Hôtel de La Païva, 25 avenue
des Champs-Elysées ; construit milieu
XIXème siècle par la célèbre
demi-mondaine : hôtel décoré
par les meilleurs artistes de l'époque
avec une volonté de magnificence
(escalier d'onyx) ; elle y donna des fêtes
restées célèbres ;
siège aujourd'hui du Traveller's
Club.
- Ancien hôtel Potocki et, Chambre
de Commerce et d'Industrie .
- Ancien hôtel de Pourtalès,
7 rue Tronchet ; milieu XIXème siècle
(Durban, architecte), style néo-Renaissance
: belle façade.
- Ancien hôtel Salomon de Rothschild,
9/11 rue Berryer, vers 1875 : d'inspiration
classique, orné et non surchargé,
de ligne pure, façade avec un corps
central à fronton en retrait par
rapport aux pavillons d'angle ; dans le
jardin, colonnes de la chapelle St-Nicolas.
Légué à l'Etat vers
1920 (Fondation nationale des Arts graphiques).
- Hôtel Schneider, 137 rue du Faubourg
St-Honoré ; vers 1850 par le fondateur
des forges du Creusot : façades sur
rue, cour et jardin, porterie et communs.
- Ancien hôtel Sédille, 28 boulevard Malesherbes ; fin XIXème siècle
par l'architecte Sédille, de style
classique ; ensemble de décor et
d'éléments : atlantes, céramiques,
décor peint…
Hôtel Scherril, 10 rue de Monceau ;
Ier Empire : façades et toitures.
- Hôtel Suchet, 16 rue de La Ville-l'Evêque
; hôtel vers la mi-XVIIIème
siècle par Boullée : façades
à colonnes sur cour et jardin.
- Hôtel, 9 rue François Ier
: façades et toitures de l'hôtel
et
communs, escalier et rampe
; salons et salle-à-manger avec leur
décor.
- Hôtel, 1 avenue de Marigny ; fin
XVIIIème siècle : façade
et toiture, entrée et cage d'escalier
avec sa rampe, salons et décor.
- Hôtel, 12 rue de Monceau : façades
et toitures.
- Rue Royale : série de maisons bâties
par Gabriel sur l'emplacements de logis
fin XVIIIème siècle à
façades théoriquement unifiées
(jusqu'à la rue St-Honoré),
certaines abritent de célèbres
établissements commerciaux ; les
maisons des séries paires et impaires
de 1 à 15 ont tous leur façade,
soit : nos 2, 6, 8, 10, 12, 14 et nos 3,
5, 7, 9, 11, 13, 15 ; la plupart ont leur
cage d'escalier et certains salons.
IMMEUBLES (par ordre alphabétique
de rues)
- Avenue des Champs-Elysées n°
68 : façades 1900, boutique Guerlain
et entresol, ici depuis les années
1920 ; n° 70 : façade et toiture
sur rue ; nos 76/78 : façade et toiture
sur rue ; idem : arcades du Lido, passage
vers la rue de Ponthieu ; célèbre
cabaret du Lido (vers 1930) ; n° 116
bis (façade), sur l'emplacement du
jardin Beaumont (XIXème siècle).
- Rue du Docteur-Lancereaux n° 5 : façade
sur rue ; cage d'escalier et décor
du 1er étage .
- Rue du Faubourg-St-Honoré n°
1 : façade sur rue. - Avenue George-V
n° 55 : façades et toitures sur
rues (Champs-Elysées/Bassano/Vernet).
- Avenue Malesherbes série nos 84/86/88,
immeubles Second Empire : façades
et toitures.
- Rue de Miromesnil n° 51, vers 1860
: façade, passage cocher ; 2 vestibules
et 2 cages d'escalier.
- Rue de Provence n° 126 : façade
fin XIXème siècle.
- Rue St-Honoré n° 281 : façade
sur rue ; façade sur cour et rampe
d'escalier en fer forgé.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE
- Restaurant Le Fouquet's, 99 Champs-Elysées
: salle, salons de l'entresol, partie de
l'immeuble concernée.
- Crédit commercial de France, 103/111
Champs-Elysées ancien hôtel
Elysées-Palace 1900 de style Art
nouveau très chargé.
- Restaurant Maxim's, 3 rue Royale, dans
un ancien hôtel particulier fin XVIIIème
siècle : façade ; salons et
salles de Maxim's au rez-de-chaussée
et décor Belle-Epoque.
- Maison de couture Jacques Griffe, 3/5
rue Royale, 1er étage : salon à
alcôve ; façade de l'ancien
hôtel particulier du n° 3 ; n°
5 : façade ; décor du salon
1er étage .
- Hôtel dit Céramic hôtel
(34 avenue de Wagram ; Art nouveau de Lavirotte
1904, spécialiste de plaquages en
céramique, ici grès et brique
; immeuble étroit en hauteur, décor
et fers forgés d'époque.
- Devanture de boutique et porte cochère,
6 rue Chauveau-Lagarde.
- Devanture "Aux Tortues" .
- Boulangerie, 12 rue des Saussaies : devanture.
- Brasserie Mollard, 113 rue St-Lazare :
décor intérieur 1900, mosaïques,
panneaux décoratifs.
- Ancien hôtel Claridge, 74 avenue
des Champs-Elysées ; construit pendant
la guerre 1914/18, hôtel vedette des
années 1920 à 1930 (actuellement
résidence).
- Galerie "les Arcades du Lido"
: galerie marchande surtout de mode féminine
; Casino du Lido en sous-sol.
- Hôtel Crillon.
Boutique Guerlain, 68 avenue des Champs-Elysées
: rez-de-chaussée et entresol.
- Restaurant "La Fermette Marbeuf",
3/5 rue Marbeuf : décor 1900.
- Cabaret-Restaurant "Le Raspoutine",
58 rue Bassano : devanture et marquise,
vestibule et cage d'escalier, décor
du sous-sol.
- Brasserie "Au Roi de la Bière",
119 rue Saint-Lazare : façade avec
cigogne et statue de Bambrinus, 3 salles.
- Hôtel "Plazza-Athénée",
23/27 avenue Montaigne, début XXème
siècle, agrandi après la 1ère
guerre, grand palace des années 1930
: façade, hall, grande galerie, salle-à-manger,
salon Montaigne.
- Restaurant "le Relais-Plazza",
21 avenue Montaigne : devanture, bas-relief
du bar.
SANCTUAIRES PROTEGES
- Eglise Saint-Augustin, place Saint-Augustin
; remplaça vers 1860 l'église
primitive en bois datant de 10 ans auparavant
(urbanisation tardive de nord-ouest de l'arrondissement)
; oeuvre de Baltard étroite et haute
; style néo-byzantin très
libre : entrée sous arcades dominée
par un fronton avec énorme rose ;
dôme central élevé avec
lanternon, cantonné de 4 tourelles
à coupole.
- Eglise de La Madeleine, place de La Madeleine
: une chapelle (dont on ne sait rien) aurait
été érigée dans
le village de La Ville-l'Evêque :
reconstructions, modifications, changements
d'affectations ; le monument actuel 1842
est dû à Vignon : style antique
(à l'origine Temple à la Gloire
de la Grande Armée), socle rectangulaire
entouré de 52 colonnes corinthiennes
; façade avec fronton orné,
vis-à-vis de l'Assemble Nationale
par delà la Concorde.
- Eglise Saint-Philippe-du-Roule, 154 rue
du Faubourg Saint-Honoré ; emplacement
d'une chapelle médiévale,
remplacée au XVIIème siècle
par une église démolie en
1739 ; église reconstruite par Chalgrin
vers 1770, 2 fois modifiée par Godde,
puis Baltard : plan basilical antique (rectangle
et abside semi-circulaire), portique à
fronton sur colonnes doriques.
- Chapelle expiatoire, 62 rue d'Anjou, érigée
par Louis
XVIII sur l'emplacement du cimetière
qui avait reçu les corps de Louis
XVI, la Reine et autres victimes de
la Révolution ; monument vers 1820
d'inspiration antique : entrée en
avancée sous fronton supporté
par des colonnes doriques ; statues du Roi
et de la Reine, crypte avec leur tombeau.
- Chapelle Notre-Dame-de-Consolation, 23
rue Jean-Goujon ; c'est un mémorial
aux victimes de l'incendie du Bazar de la
Charité à proximité
(en 1897), style néo-classique.
- Cathédrale Saint-Alexandre-Newski,
rue Daru ; élevée au milieu
XIXème siècle pour et par
la communauté russe de Paris, style
néo-byzantin, coupole de cuivre centrale
et 4 autres angulaires plus petites ; crypte
; icônes de la même époque.
- Cathédrale américaine, 23
avenue George-V ; sanctuaire moderne de
style néo-gothique : clocher, galerie
couverte.
SANCTUAIRES non protégés
- Eglise Saint-André de l'Europe,
23 bis rue de Saint-Pétersbourg ;
ancienne chapelle Saint-André-d'Antin
de 1860, rendue au culte après 1906
: façade à 3 portails, style
néo-gothique, orgues.
- Chapelle du Corpus-Christi, 23 avenue
de Friedland ; vers 1875 ; chapelle populaire
destinée aux espagnols, tenue par
les Prêtres du Saint-Sacrement.
- Chapelle Notre-Dame-de-l'Annonciation,
222 rue du Faubourg-St-Honoré et
couvent de l'Annonciation (dominicains,
maison provinciale).
- Eglise Saint-Joseph (anglophone), 50 avenue
Hoche ; église catholique anglaise,
sur l'emplacement d'un ancien couvent (début
du siècle).
- Eglise arménienne, 15 rue Jean-Goujon
; église de rite orthodoxe élevée
en 1900 par l'architecte Guibert.
- Temple du Saint-Esprit (réformé),
5 rue Roquépine ; Second Empire par
Ballu.
- Eglise luthérienne danoise, 17
rue Lord Byron : vitraux modernes.
- Eglise méthodiste anglaise, 4 rue
Roquépine ; vers 1860 : haute façade
néo-gothique cantonnée de
2 petites tours-clochers.
- Eglise anglaise, 5 rue d'Aguesseau ; église
épiscopale élevée vers
1830.
- Eglise écossaise, 17 rue Bayard
; église protestante presbytérienne.
Synagogue (culte oranais), 220 rue du Faubourg-St-Honoré.
- Musée
Cernuschi, 7 avenue Vélasquez
: le banquier Cernuschi légua à
la ville de Paris fin XIXème siècle
son hôtel particulier contenant ses
collections d'art d'Extrême-Orient.
- Grand-Palais/Galeries
nationales, avenue du Général
Eisenhower .
- Musée
Jacquemart-André,
- Musée Nissim de Camondo, 63 rue
de Monceau .
- Palais
de la Découverte, avenue Franklin-Roosevelt,
dans la partie occidentale du Grand-Palais
: créé à l'occasion
de l'Exposition internationale de 1937 ;
tous les aspects du Savoir y étant
traités, un "rafraîchissement"
s'est imposé ; planétarium
géant animé.
- Petit-Palais,
avenue Winston-Churchill .
- Musée instrumental (Conservatoire
national de Musique), 14 rue de Madrid :
créé vers 1900, ensemble d'instruments
de musique (+ de 3 000), de pièces
uniques, d'instruments historiques, lutherie,
documentation.
- Arc
de Triomphe, place Charles-de-Gaulle:
petit musée à l'étage
supérieur ; historique du monument.
Sites :
SITES - Ensemble formé par les 11 premiers
arrondissements de Paris, y compris les quais
de la Seine, mais non le plan d'eau.
Les berges de la Seine sont Inscrites sur
la "Liste du Patrimoine mondial"
de l'UNESCO.
- Cours Albert Ier .
- Champs-Elysées : partie jardins comprise
entre la place de la Concorde et le Rond-Point
inclusivement .
- Ensemble des jardins de l'avenue Gabriel,
des nos 6 à 18 .
- Parc Monceau, visites guidées et
pour non-voyants .
AUTRES ESPACES VERTS non protégés
- Square Louis XVI, boulevard (4 000 m²), aménagé
autour de la chapelle expiatoire .
- Square Marcel-Pagnol, place Saint-Augustin
; légèrement en pente, d'aspect
provincial ; statue de Déroulède
par Landowski.
- Allées-pelouses Cours-la-Reine/Cours
Albert Ier.
- Jardin de l'hôtel Salomon de Rothschild
XIXème siècle : arbres séculaires,
pavillon de Balzac.
Ressources et productions
:
L'on a vu la haute couture, ses sous-traitances,
ses compléments ; le luxe et la qualité
des plus belles vitrines de Paris ne célébrent
pas que le culte de la femme, mais aussi de
nombreux métiers d'art tels les arts
de la table, l'orfèvrerie, la lutherie
avec la plus importante concentration de facteurs
en France ; d'autres métiers uniques
dans leur genre par leur qualité :
armurier et stand de tir, fleurs artificielles,
traiteurs et comestibles, produits du terroir.
Vie locale :
CULTURE
- Conservatoires : Municipal Saint-Saëns,
208 rue du Faubourg-St-Honoré.
National de la Région de Paris, 14
rue de Madrid.
- Danse : Conservatoire international de Musique
de Paris, 8 rue Alfred-de-Vigny.
Ecole de danse classique, 47 rue de Laborde.
Danse Académie, 25 rue du Faubourg-St-Honoré.
- Théâtres : Comédie des
Champs-Elysées, 15 avenue Montaigne.
Studio des Champs-Elysées, 15 avenue
Montaigne.
Espace Cardin (ex Ambassadeurs), 1 avenue
Gabriel.
Madeleine, 19 rue de Surène.
Marigny, avenue de Marigny.
Mathurins, 36 rue des Mathurins.
Michel, 38 rue des Mathurins.
Petit Marigny, carré Marigny.
Théâtre Actuel, 12 rue de l'Isly.
Théâtre du Rond-Point (Renaud-Barrault),
avenue Franklin-Roosevelt.
Tristan Bernard, 64 rue du Rocher.
- Concerts : Salle Gaveau, 45 rue La Boétie.
Concerts Padeloup, 18 rue de Berne. Salle
Pleyel, 252 Faubourg Saint-Honoré.
Théâtre des Champs-Elysées,
15 avenue Montaigne.
- Espace Beaujon, 208 rue du Faubourg-St-Honoré
; centre d'animation de la Ville de Paris
: oenologie, danse, théâtre.
- Bibliothèques : Bibliothèque
municipale Europe, Mairie du VIIIème,
3 rue de Lisbonne.
Bibliothèque pour tous de La Madeleine,
sous l'église, côté boulevard Malesherbes.
Bibliothèque municipale Courcelles,
17 ter avenue Beaucour.
Bibliothèque pour enfants, 14 rue de
Surène.
Bibliothèque municale Gustav-Mahler,
11 bis rue Vézelay.
SPORTS -15 disciplines
- Equipements sportifs : Gymnase Roquépine,
18 rue Roquépine : salle polyvalente,
danse, escrime.
VIE LOCALE
- Pèlerinage : Chapelle du Corpus Christi,
23 avenue Friedland ; reliques de saint Pierre-Julien-Eymard
; fête-pèlerinage 2 août.
- Champs-Elysées : défilé
du 14 juillet ; arrivée du Tour de
France (fin juillet).
- Monument "vu d'en haut" : Arc
de Triomphe, 50 m accessibles ; vision Louvre/Défense.
- Marché aux fleurs de La Madeleine.
- Marché aux Timbres, Carré
Marigny.
- Espace IGN, 107 rue La Boétie.
- Office de Tourisme de Paris, 127 avenue
des Champs-Elysées.
- Bateaux-mouches du Pont de l'Alma : repas/croisières.