Région :
Ile-de-France Département
: Paris Code postal :
75009 Population : 56
211 habitants Superficie : 218
ha Altitude :
36 mètres
Généralités
historiques :
Le sous-sol du futur arrondissement a révélé
une vie animale du quaternaire et une activité
gallo-romaine mais aucun événement
n'est connu avant le XIIème siècle.
Le relief du territoire se relève au
nord sur les contreforts de la Butte-Montmartre
(boulevard de Rochechouart, 67 m) et s'étale
en plaine jusqu'aux Grands Boulevards (36
m) qui furent une aire maraîchère
traversée par un grand égout
jusqu'au XVIIIème siècle.
L'abbaye Sainte-Opportune (haut Moyen Age),
dont on ne sait presque rien, avait assaini
sans doute ce marécage alimenté
par le château d'eau de la Butte ; d'autres
communautés religieuses apparurent
et Philippe Auguste autorisa les premiers
fiefs féodaux : on garde le souvenir
de celui de la Grange-Batelière et
au XIVème siècle des Percherons
; la première église connue
est Notre-Dame-de-Lorette au XVIIème
siècle.
L'histoire commence avec Louis XIV qui créa
les Grands Boulevards sur les Fossés-Jaunes,
ouvrage défensif de Louis XIII ; Louis
XV ensuite abandonna Versailles, créant
à Paris une poussée immobilière
vers les faubourgs qui dura 2 siècles.
Les constructeurs sont ici les grands bourgeois,
fermiers généraux et financiers,
qui spéculent et lotissent. Les quartiers
se créent les uns après les
autres : la Chaussée-d'Antin et la
rue de Clichy, la rue de Provence et la rue
de la Victoire au XVIIIème siècle
; au XIXème siècle, la frénésie
des bâtisseurs s'étend au nord
du
boulevard Montmartre vers la
rue des Martyrs et la place Saint-Georges
; le quartier de l'Europe démarre en
dernier, comme dans le VIIIème où
il se développa le plus. Les Grands
Boulevards deviennent le coeur de l'arrondissement
avec le Palais Garnier (l'Opéra), carrefour
lyrique et mélomane ; cette vogue exceptionnelle
durera 3/4 de siècle, soutenue par
"l'esprit boulevardier".
Les caractéristiques de l'arrondissement
créé en 1862 se définissent
alors.
L'argent est roi, celui qui se dépense,
mais surtout celui qui bâtit, investit
et sait fructifier ; la classe bourgeoise,
bénéficiaire de la Révolution,
devient la seule aristocratie au XIXème
siècle : elle exploite la grande industrie,
crée les Grands Magasins, investit
la banque et les assurances, bâtit sans
arrêt.
Elle est rejointe par les grandes familles
juives qui se spécialisent dans les
métiers de la finance et inventent
le mécénat moderne.
L'aristocratie qui a méprisé
ou boudé Louis-Philippe et les deux
Empires, dispose encore de biens immenses,
mais elle ne conduit plus la promotion immobilière.
Cette fièvre du bâtiment et les
méthodes d'urbanisation souvent radicales
d'Haussmann, causèrent la disparition
au XVIIIème siècle des hôtels
particuliers et au XIXème siècle
des "folies" souvent originales
de la clientèle d'écrivains
et d'artistes.
Car c'est une nouvelle bohème de la
rive droite qui s'établit : auteurs
à la mode, poètes, musiciens,
peintres, chefs de file ou d'école
ont eu ici leurs ateliers, leurs
maisons ou leurs salons ; les cafés
et restaurants investissent les Grands Boulevards
jusqu'au pied de la Butte ; puis les brasseries
deviennent littéraires.
Les Anglais, qui prennent goût à
la Côte d'Azur, mais aussi à
Paris, apportent la mode des clubs, futurs
cercles, ainsi le Jockey-Club dont le premier
président fut Lord Seymour ; ils introduisent
aussi l'essentiel de leur culture, le sport,
qui deviendra le Veau d'or des temps modernes
: salles d'armes, gymnases, clubs de boxe.
Ces évènements et nouveautés
demandent une chronique : ce sera la presse
; la plupart des grands quotidiens verront
le jour et s'imprimeront ici ; les galeries
d'art fleurissent autant que les théâtres
qui sont toujours les plus nombreux de Paris
; l'Opéra fait courir le monde de la
musique, de la danse et du costume.
La fête crée de nouveaux spectacles
: les cabarets de chansonniers, les illusionnistes,
les théâtres d'ombres, les cirques
qui fixent les gens du voyage.
Face à cette agitation, les sédentaires
forment des sortes de communautés à
caractère provincial où l'on
s'agrège dans un site particulier :
ainsi naissent les cités et passages,
calmes et retirés, aux boutiques dont
la décoration d'époque est préservée
le plus souvent. Aujourd'hui le IXème
arrondissement est celui des banques, mais
aussi de l'Opéra et du théâtre,
de la presse et de la vie artistique, malgré
la disparition de l'esprit boulevardier avec
la dernière guerre.
Particularités
:
ENSEMBLES URBAINS
- Les Grands-Boulevards (voir même chapitre
au IIème arrondissement).
- Les passages et cités forment ici,
comme dans le proche IIème arrondissement,
des segments raccordant 2 rues, îlots
de calme, ornés et décorés,
à proximité des axes les plus
animés. 4 sont protégés.
Cité Bergère, rue Bergère/rue
du Faubourg-Montmartre : créée
sous la Restauration, aujourd'hui consacrée
à l'hôtellerie ; le ravalement,
la polychromie des murs, les marquises des
hôtels constituent un ensemble raffiné
; passage voûté.
Cité Trévise, rue Richier/rue
Bleue, créée en 1840 ; construite
en zig-zag avec une petite place ornée
d'une fontaine et mini-jardin : maisons d'inspiration
néo-Renaissance avec décoration
rapportée Restauration.
- Passage Jouffroy, boulevard Montmartre/rue
de La Grange-Batelière ; passage étroit
et haut (série de 3, dont le passage
Verdeau), vers la mi XIXème siècle
: structure métallique et verrière
en carène renversée, sol pavé
; boutiques et hôtels très éclairés,
hautes vitrines colorées.
- Passage Verdeau, rue de La Grange-Batelière/rue
du Faubourg-Montmartre : même concept
et même architecture que le précédent,
verrière ogivale, sol pavé,
unité d'architecture ; mais de style
néo-classique en son état d'origine.
- Les abords de 2 monuments, considérés
comme formant un tout, sont protégés
:
- Abords de l'Opéra ; façades
et toitures des immeubles voisins de l'Opéra
: rues Auber et Bourdeau, boulevard des Capucines,
rues de La Chaussée-d'Antin, Halévy,
des Mathurins, Meyerbeer et Scribe.
- Abords de l'église de la Trinité
; façades et toitures des immeubles
proches de l'église : place d'Estienne-d'Orves,
rues Blanche, Cheverus, de la Trinité,
Morlot et Clichy.
BATIMENTS PUBLICS
- Mairie du IXème arrondissement, 6
rue Drouot ; ancien hôtel d'Augny milieu
XVIIIème siècle, remanié
en 1844 (mairie avant 1860 du IIème
qui devint le IXème après remodelage
définitif de 1860).
Parties XVIIIème siècle : façade
au fond de la cour, façade sur jardin,
décor du vestibule de la Justice de
Paix ; grand jardin ; ailes XIXème
siècle rapportées ; intérieur
restauré récemment.
- Théâtre national de l'Opéra,
place de l'Opéra, conçu et réalisé
dans le cadre d'une importante urbanisation
Capucines/Palais-Royal, réalisée
de 1860 à 1875 ; par Charles Garnier.
Archétype de style Napoléon
III par son ampleur, la variété
de styles, les matériaux employés,
la richesse ornementale, les prouesses techniques.
La façade est basée sur 7 travées
d'arcades en plein cintre ; le 1er étage
comprend autant de refends, chacun à
double colonnade surmontée d'un oculus
; fronton courbe en avancée aux extrémités
; lourd entablement supportant le dôme
en cuivre sommé d'un groupe sculpté
; statues des meilleurs artistes de l'époque
sur la façade et l'ensemble de l'édifice.
- Conservatoire national d'Art dramatique,
2 rue du Conservatoire : salle de concert
installée à l'origine dans l'hôtel
des Menus-Plaisirs du roi, fin XVIIIème
siècle ; la Convention créa
le Conservatoire national de Musique ; reconstruit
sous l'Empire et restauré fin XIXème
siècle ; le Conservatoire fut transporté
rue de Madrid (VIIIème) en 1913, mais
la salle de concert et la bibliothèque
de Chaptal demeurèrent ici et furent
réaffectées après 1918.
- Lycée Condorcet, 63/65 rue Caumartin
; établi en 1803 dans le couvent XVIIIème
siècle des capucins : quadrilatère
autour de l'ancien cloître ; bâtiment
bas de façade, une porte encadrée
de 2 colonne ; à sa gauche, l'actuelle
église Saint-Louis-d'Antin, à
droite, ancien parloir de style classique
par Brongniart. - Lycée Lamartine,
121 rue du Faubourg-Poissonnière ;
aménagé dans une ancienne "folie"
fin XVIIème siècle ; très
modifié par des agrandissements et
des bâtiments construits dans les jardins
: salon peint d'origine (bureau de la directrice)
; autres vestiges d'époque : corps
de logis, aile sur cour, terrasse sur jardins.
- Foyer de l'Union chrétienne des jeunes
gens de Paris, 14 rue de Trévise :
immeuble Louis-Philippe.
- Musée Grévin, 10 boulevard
Montmartre : musée de cire installé
dans un bâtiment à la façade
Belle-Epoque ; suite de salles au rez-de-chaussée
et souterraines, salles d'illusions, de miroirs
déformants
- Musée Gustave-Moreau, 14 rue de La
Rochefoucauld : maison-atelier du peintre
qui le légua à l'Etat : petit
hôtel de 2 étages milieu XIXème
siècle, atelier de l'artiste ; fenêtres
à colonnes du 1er étage.
- Théâtre de l'Athénée-Louis-Jouvet,
7/9 rue Boudreau ; reconstruit fin XIXème
siècle sur un précédent
théâtre en sous-sol. Louis Jouvet
le rénova en 1934 aidé par le
décorateur Christian Bérard
: façade légère faite
de 2 verrières superposées et
d'un fronton.
- Théâtre Edouard VII, place
Edouard VII ; réalisé juste
avant 1914 ; la place est bordée d'arcades
sous balustres formant galerie couverte.
Le théâtre occupe 5 travées
de cet ensemble classique. Sacha Guitry y
a régné pendant les années
1920.
- Théâtre des Folies-Bergères,
32 rue Richer ; construit en 1869, modifié
peu après, reconstruit vers 1920 en
style Arts déco ; célèbre
music-hall, spécialisé dans
les spectacles légers, passage obligé
des vedettes de la chanson et des variétés.
- Théâtre Mogador, 25 rue Modagor
; construit en même temps que l'Edouard
VII, également par un architecte anglais
; spécialisé dans les revues
parisiennes, puis les opérettes des
années 1930 et ensuite les chansons
de charme du style Tino Rossi : façade
ornée de vitraux, confort britannique
de la salle.
- Théâtre de l'Olympia (inscription
conservatoire), 28 boulevard des Capucines
; ancêtre du music-hall dès sa
reconstruction fin XIXème siècle
: revues, acrobates, opérettes, variétés
; il se spécialisa ensuite dans la
chanson et toutes les vedette y défilèrent.
Devenu cinéma de 1930 à 1953,
il fut repris par Coquatrix qui en fit la
scène de consécration des chanteurs
contemporains.
- Théâtre de Paris, 15 rue Blanche
; célèbre à la Belle-Epoque
avec Réjane, soutenu par Volterra ensuite,
puis par Popesco dans les années 1950
en se spécialisant dans les auteurs
contemporains. Adjonction d'une seconde salle
en 1955 : façade d'ordre classique,
décor rappelant sa vocation scénique.
- Comédie de Paris, 42 rue Fontaine
; par Pingusson en 1930, ce fut d'abord un
music-hall ; depuis les années
de guerre, théâtre classique
de haut niveau : façade dépouillée
de style paquebot.
- Casino de Paris, 16 rue de Clichy ;
ce fut à l'origine une "folie"
XVIIIème siècle.
Henri Varna, à partir de 1930 en fit
le n° 1 du music-hall à Paris,
étape obligatoire de tous les visiteurs
étrangers, tout en restant de bonne
tenue : fête permanente, richesse des
costumes et du décor, animation assurée
par les meilleurs artistes du jour, mais pas
de spectacles "osés".
- Le Palace, 8 rue du Faubourg-Montmartre
; aménagé dans un bâtiment
XVIIIème siècle, puis transformé
par Volterra vers 1925 en style Arts déco
; ce fut l'un des hauts lieux de l'opérette
et du music-hall jusqu'en 1938, notamment
avec Henri Varna qui le baptisa l'Alcazar
; actuellement fermé.
- Hôtel des ventes Drouot, 9 rue Drouot
; l'ancien hôtel 1850 agrandi en 1900,
fut démoli et remplacé en 1980
par un nouvel établissement (Biro et
Fernier, architectes) qui a plus que doublé
la surface primitive (plus d'un hectare),
avec 17 salles et différents services.
Style contemporain mais qui reste dans les
lignes générales d'Haussmann.
OUVRAGES D'ART
- Accès au métropolitain : station
Opéra (angle rue Auber/rue Scribe) ;
station Cadet (angle rue Cadet/rue La Fayette)
; oeuvres de Hector Guimard dans le style
Art nouveau.
HOTELS PARTICULIERS (par ordre
alphabétique des noms)
- Ancien hôtel d'Aumont, 2 rue Caumartin
; fin XVIIIème siècle par Aubert
: logis flanqué de 2 ailes, façade
néo-classique, hautes fenêtres
à balustres, décors et sculptures.
- Hôtel Bony, 32 rue de Trévise
: hôtel Restauration avec influence
italienne, conservé en arrière-cour
et restauré récemment ; l'ensemble
est ; le portail et sa grille d'époque
sont conservés 13 rue Bleue .
- Ancien hôtel Belanger, 13/15 rue St-Georges
; fin XVIIIème siècle, groupe
de 3 hôtels ; l'ensemble remodelé
a été fondu en un seul bâtiment
avec dôme central, siège d'un
grand hôtel de tourisme.
- Ancien hôtel de Biéville, 10
rue de La Grange-Batelière ; vers 1750
: ferronneries et décor sculpté
en façade, vantaux de la porte, vestibule
à colonnade et cage d'escalier.
- Hôtel de Choudens, 21 rue Blanche
; construit à la Belle-Epoque, c'est
un compromis de classicisme et d'Art nouveau
: hautes fenêtres bombées à
l'étage, corps central en retrait par
rapport aux ailes ; façades et toitures,
jardin d'hiver, cage d'escalier et rampe en
fer forgé.
- Hôtel de Choudens, 2 bis rue Caumartin
; reconstruit vers 1880 par l'architecte Grapillard
sur un lot de l'opération Aubert en
imitation de l'hôtel d'Aumont, son voisin
du n° 2 : façade et toiture.
- Hôtel Claude-Philibert, 19 rue de
La Rochefoucauld ; milieu XVIIIème
siècle, actuellement sur cour, bâti
pour le financier Claude Philibert : façade
et portail.
- Hôtel Cromot-du-Bourg, 9/11 rue Cadet
; hôtel milieu XVIIIème siècle
; acquis à la Belle-Epoque par la ville
de Paris (syndicat professionnel) : façades,
cage d'escalier et rampe ; les pièces
de réception du 1er étage .
- Hôtel Drevet, 5/7 rue Ballu ; construit
et décoré par lui-même
vers 1815 : façades et toitures sur
rue et impasse.
- Hôtel Frémy, 32/34 rue de Châteaudun
; 2 petits hôtels jumelés construits
vers 1863 par l'un des fondateurs du Crédit
Foncier : style néo-Renaissance, chargé
en sculpture et ferronneries (annexe ministérielle).
- Hôtel Jollivet, 11 cité Malesherbes
; hôtel construit par le peintre Jollivet
pour lui-même ; décor du type
Art nouveau : revêtements et décors
extérieurs en lave émaillée
sur le thème floral, façades
et toiture.
- Hôtel Lapeyrière, 3 rue de
La Tour-des-Dames ; reconstruit début
XIXème siècle sur un hôtel
fin XVIIIème siècle : façades,
décor de la chambre à coucher
XVIIIème siècle.
- Hôtel des Maréchaux, 13/17
rue Richelieu ; bâtiment Restauration
de 3 hôtels juxtaposés : longue
façade commune, retour d'aile sur cour
fermée par un bâtiment de fond
; façades néo-classiques ; cage
d'escalier, décoration du n° 13,
passage cocher et sa porte, cour du n°
15 ; passage et cage d'escalier du n°
17.
- Hôtel Marin-Delahaye, 1/3 rue Caumartin
; série d'hôtels due à
Aubert fin XVIIIème siècle :
décor de façade classique, assez
chargé ; façade et décor
du salon circulaire.
- Ancien hôtel de Mademoiselle Mars,
1 rue de La Tour-des-Dames et 7 rue de La
Rochefoucauld ; hôtel Restauration,
remanié par la suite : façade
classique avec porte et colonnes ioniques
(rue de La Tour-des-Dames) ; façades
sur rues et jardin ; vestibule avec son décor.
- Ancien hôtel Mercy-Argenteau, 16 boulevard
Montmartre ; fin XVIIIème siècle,
modifié au début XIXème
siècle, premier et deuxième
étages d'origine : décor intact
XVIIIème siècle.
- Hôtel de Montfermeil, 68 rue de la
Chaussée-d'Antin ; construit par Ledoux
en 1789, il fut confisqué, puis occupé
par le cardinal Fesch : l'immeuble actuel,
fin XIXème siècle, conserve
sur cour une partie de la façade de
Ledoux.
- Hôtel Moreau, 20 rue de la Chaussée-d'Antin
; faisait partie de 3 hôtels construits
par Lakanal : 2 sont en façade (transformés
en immeubles) ; le 3ème, occupé
par le général Moreau, est en
retrait avec accès par allée
centrale : agrandi et restauré, il
a gardé son caractère et son
décor.
- Hôtel Paul-Delaroche, 9 rue Victor-Massé
; construit pour le peintre sous Louis-Philippe
: façade néo-Renaissance.
- Hôtel Regnault-de-St-Jean, 54/56 rue
de Provence ; fin XVIIIème siècle
sur l'ancien hôtel de Thun : façades
et toitures.
- Hôtel Renaud, 28 place St-Georges
; hôtel vers 1840, de style gothico-Renaissance
; la Païva y vécut.
- Ancien hôtel Rousseau, 66 rue La Rochefoucauld,
"folie" rurale fin XIXème
siècle de l'architecte Rousseau, agrandie
au XIXème siècle (à l'arrière
d'un immeuble plus récent) : façades
et toitures du corps principal .
- Hôtel Scheffer ; hôtel Restauration
des frères Ary et Henri Scheffer :
atelier d'Ary ; façade et toiture de
la maison du fond de cour, de l'atelier d'Henri
et dépendances de celui d'Ary.
- Ancien hôtel Talma, 9 rue de La Tour-des-Dames
; construit sous la Restauration par le célèbre
acteur : façade sobre sur rue, décorée
sur jardin ; chambre avec son décor
d'origine.
- Maison Viollet-le-Duc, 68 rue Condorcet
; construite pour lui-même, appartement
et cabinet, vers 1865 : façade simple,
sur un pilastre un grand-duc sculpté
(son emblème) ; mosaïques à
sujets animaliers à l'intérieur.
IMMEUBLES (par ordre alphabétique de
rues)
- Cité d'Antin : créée
à la Révolution, elle a été
à plusieurs reprises éventrée
(percement de la rue Lafayette) et a perdu
tout caractère d'ensemble urbain ;
les nos 1 à 7, 16, 18, 35 et 37 sont,
sans unité d'architecture ni de décor.
- Rue d'Athènes, nos 1 bis et 3 bis,
immeubles reconstruits XIXème siècle
: façades et toitures.
- Rue d'Aumale, n° 10, milieu XIXème
siècle, chargé en sculptures
: façades.
- Rue Boudreau, n° 8, fin XVIIIème
siècle (architecte Aubert) : façades
et toitures.
- Rue Buffault, n° 26, fin XVIIIème
siècle : façade sur rue.
- Rue Cardinal-Mercier, n° 12, fin XIXème
siècle : façade très
ornée (ferronneries, sculptures, verrière),
appartement sur 2 niveaux ; fontaine, en forme
de temple grec dans un bassin circulaire.
- Rue Caumartin, n° 4, fin XVIIIème
siècle (Aubert), comme les suivants
: façade à pilastres ioniques
et décor sculpté ; n° 6
: idem, mais façade plus ornée
; nos 8 et 10 : idem, le portail du n°
10 ; n° 30, idem, façade ; n°
41 : sous-station Opéra, façade
sur rue ; n° 60, fin XVIIIème siècle
: façade ; n° 71 : façade,
arcades du rez-de-chaussée, vantaux
du portail.
- Rue Chauchat, n° 23 ; par Viollet-le-Duc
; immeuble de 6 étages : architecture
classique avec balcons de développement
variable selon les étages. Rue de la
Chaussée-d'Antin, nos 2 et 4, construit
à la Révolution sur une ancienne
caserne, très remanié : restent
les 2 portes avec vantaux ; nos 6 et 8 : même
époque, façades et toitures,
décor sculpté et ferronneries
; nos 16, 18, 22 : par Lakanal, composés
de 3 hôtels, 2 jumeaux en façade,
modifiés à la Restauration,
vestiges de décor ; hôtel en
retrait (voir hôtel Moreau).
- Rue de Clichy, n° 44 : fin XVIIIème
siècle, façade et toiture.
- Rue de Douai, n° 15, vers 1860 par Viollet-le-Duc,
façade ornée d'ordre classique
; n° 22, immeuble XIXème siècle
: rez-de-chaussée avec décor
de boiseries et de stuc néo-Renaissance.
- Rue d'Estienne-d'Orves, n° 2, proche
de l'église de la Trinité (vers
1865) : façade classico-antique avec
2 énormes statues de dieux grecs.
- Rue Fontaine, n° 7, immeuble Louis-Philippe
: façade et toiture.
- Place Gustave-Toudouze, n° 4, immeuble
Louis-Philippe, décor Directoire :
façades, celle sur cour est la plus
ornée.
- Rue du Helder, nos 1 et 3, immeubles fin
XVIIIème siècle : façades.
- Rue Joubert, n° 17, fin XVIIIème
siècle : façade et son porche
; n° 20, fin XVIIIème siècle
par Bélanger, architecte : transformé
fin Louis-Philippe mais façade ornée
avec pilastres et sculptures XVIIIème
siècle ; n° 33, même époque
: façade et toiture.
- Rue Lamartine, n° 33, début XIXème
siècle : façade et toiture.
- Rue de Londres, nos 17 et 21, immeubles
Louis-Philippe : façades et toitures.
- Rue des Mathurins, n°
18, fin XIXème siècle : façade
à partir du 1er étage et toiture.
- Rue de Navarin, n° 9, époque
Louis-Philippe ; petit bâtiment de 2
étages, décor gothique flamboyant
plaqué en façade : gâbles,
balcons ajourés, frise…
- Rue Notre-Dame-de-Lorette, nos 49, 50, 52,
maisons vers 1840 (rue spécialisée
alors dans la galanterie) : façades
et toitures.
- Rue Pigalle n° 34, maison fin XVIIIème
siècle (occupée par une loge)
: petit salon et son décor d'époque
; façade, toiture, fontaine dans la
cour .
- Rue de Provence, n° 32, immeuble XVIIIème
siècle sur rue et cour : façades
et toitures sur rue et passage charretier
; nos 40, 42, 44, vers 1840 ; 3 immeubles
à façade unique : style classique,
entrée centrale à fronton et
pilastres ; façades (sculptures) et
toitures ; n° 92, même époque
: façade et toiture. - Rue St-Georges,
n° 4, début XIXème siècle,
habitée par Talma : façade sur
cour, décoration intérieure
; n° 27, XIXème siècle :
façade.
- Rue St-Lazare, nos 30 et 31, immeubles Empire
: façades ; n° 58, début
XIXème siècle, où habita
le peintre Paul Delaroche : façade
classique, peinte en polychromie vers 1970
; n° 71, de même époque :
façades et toitures. - Rue Victor-Massé,
nos 21 bis, 23, 25, 27, immeubles Louis-Philippe
d'un classicisme assez libre : décoration
florale, façades et toitures.
ELEMENTS D'ARCHITECTURE
- 9 rue du Faubourg-Poissonnière :
façade sur cour et bas-relief des Quatre-Saisons
.
- 20 rue de La Chaussée-d'Antin : décor
Ier Empire du salon circulaire .
- 34 rue de Provence : vantaux de la porte
.
- 8 rue St-Georges : porte monumentale sur
rue et vantaux fin XVIIIème siècle
.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE
- Banque nationale de Paris, 14 à 18
rue Bergère, anciens locaux du Comptoir
national d'Escompte ; reconstruit milieu XIXème
siècle : façades et toitures,
vestibule d'entrée, salle des Pas-Perdus
et charpente métallique, escalier d'honneur
et son accès ; bureaux de direction,
salle de conseil ; 16 boulevard des Italiens,
immeuble 1930 : portes en fer forgé,
verrière centrale. 20 boulevard des
Italiens : immeuble Louis-Philippe, dit la
Maison Dorée (abondantes ferronneries
en fonte dorée), fenêtres à
pilastres ; immeuble sauvé par la BNP
vers 1975, agrandissement à l'identique
rue Taitbout et immeuble suivant en verre
et métal. Nos 16 et 20, siège
social et direction générale.
- Société Générale,
banque 25/31 boulevard Haussmann : façades
et toitures sur rues, grand hall et verrière,
grand escalier et salle des coffres.
- Le Grand Hôtel, boulevard des Capucines/rue
Scribe/place de l'Opéra ; vers 1860
dans le style des abords de l'Opéra
; immense hôtel (370 m de façades
développées) : salle-à-manger
(salle des fêtes) et son décor
; salles avec son décor du Café
de la Paix.
- Bains Chantereine, 46 rue de la Victoire,
d'époque Restauration : façade
et toiture sur rue, 1er niveau de la façade
sur cour, vestibule.
- Grands magasins du Printemps, 1865 par Jules
Jaluzot selon une formule révolutionnaire,
reconstruits après incendie en 1881
: décor Belle Epoque, verrière
et métal alliés à la
pierre ; anciens magasins rue du Havre, boulevard
Haussmann, rue de Provence, rue Caumartin
: façades et toitures, à l'exclusion
de la surélévation moderne.
- Ancien bouillon Chartier, 7 rue du Faubourg-Montmartre
: décors intérieurs Belle-Epoque,
verrière, globes lumineux.
- Confiserie Tanrade, 18 rue Vignon : devanture.
- Marchand de miel, 24 rue Vignon : devanture.
- Epicerie fine, 35 rue du Faubourg-Montmartre,
magasin "A la mère de famille"
: devanture et vitrines Belle-Epoque.
- Crémerie, 13 rue Rougemont : devanture.
- Poissonnerie, 28 rue du Faubourg-Montmartre
: décor extérieur et intérieur
fin XIXème siècle de sujets
marins, en carreaux de céramique.
- Eglise Notre-Dame-de-Lorette, 18 bis rue
de Châteaudun, d'époque Restauration
pour remplacer la chapelle XVIIème
siècle, premier sanctuaire de l'arrondissement
; plan basilical d'inspiration antique : lourd
portique d'ordre corinthien et fronton triangulaire
où sont perchées 3 statues ;
riche décor intérieur.
- Eglise Saint-Eugène, 14 bis rue Sainte-Cécile,
milieu XIXème siècle de style
néo-gothique : structure en fer et
fonte creuse ; façade à 3 portails,
nef et 2 bas-côtés ; décor
intérieur vert et or ; orgues et vitraux
d'époque.
- Eglise Saint-Louis-d'Antin, 63/65 rue Caumartin
; chapelle du couvent des Capucins fin XVIIIème
siècle par Brongniart ; désaffecté
à la Révolution, le couvent
devint le lycée Condorcet fin XIXème
siècle ; la chapelle devint paroissiale
sous le Ier Empire : architecture classique
dépouillée, façade à
fronton triangulaire, nef voûtée
en berceau ; décors et peintures
murales milieu XIXème siècle.
- Eglise de la Trinité, place de la
Trinité, vers 1860 par Ballu ; archétype
du pastiche Second Empire (ici néo-Renaissance)
très chargé : porche à
arcades supportant un bâtiment plus
réduit à rosace centrale, haut
clocher à 6 étages dont le lanternon
final ; intérieur somptueux, coloris
et effets décoratifs très élaborés,
autel en bronze doré, orgues Cavaillé-Coll
(concerts).
- Chapelle Sainte-Rita, 65 boulevard de Clichy,
ancienne chapelle XIXème siècle
d'un couvent, dans l'enceinte du lycée
Jules-Ferry.
- Eglise "Vieille Catholique" (Union
d'Utrech), 15 rue de Douai.
- Eglise orthodoxe, 28 rue Laferrière
: église Saint-Constantin-Sainte-Hélène,
de rite grec.
- Chapelle Notre-Dame-des-Grâces (catholique
orthodoxe), 16 rue Duperré.
- Eglise évangéliste allemande,
25 rue Blanche.
- Temple de la Rédemption, 16 rue Chauchat
; temple luthérien aménagé
en 1840 dans un bureau de douane ; celui-ci
d'origine Restauration, style néo-antique,
entrée par portique à colonnade.
- Temple Milton, 10 rue Hippolyte-Lebas ;
église Réformée de France.
- Eglise évangélique allemande,
23 bis rue Las Cases.
- Synagogue, 44 rue de la Victoire ;
vers 1875 sur l'emplacement d'un hôtel
fin XVIIIème siècle de Brongniart
: sanctuaire de vastes proportions, pastiche
romano-byzantin ; façade à 3
étages d'arcades en plein cintre et
fronton courbe ; intérieur rigoureux
très élaboré, éclairé
de vitraux d'époque.
- Synagogue de rite allemand, la plus importante
de France.
- Synagogue, 28 rue Buffault ; ce fut à
l'origine un sanctuaire séfardite réservé
aux juifs portugais, construit fin XIXème
siècle dans le style des synagogues
traditionnelles : péristyle supportant
des arcades en façade.
- Synagogue Rachi, 6 rue Ambroise-Thomas ;
juifs hongrois.
- Synagogue, 18 rue Saint-Lazare, sur l'emplacement
d'un théâtre fondé fin
XIXème siècle ; temple séfardite.
- Autres synagogues : 18 rue Saint-Lazare
; 4 rue Saulnier ; 10 rue Cadet ; 8 rue Lamartine.
- Musée national Gustave-Moreau, 14
rue de La Rochefoucauld .
- Musée Grévin .
- Musée de la vie romantique, 16 rue
Chaptal (voir hôtel particulier Scheffer).
- Musées Fragonard, 9 rue Scribe et
39 boulevard des Capucines : histoire de la
parfumerie de l'Antiquité à
aujourd'hui, collections de flacons.
- Musée du Grand-Orient, 16 rue Cadet,
au siège du Grand Orient de France
: musée maçonnique, documents,
historique, attributs, traditions et rites.
- Fondation Dosne-Thiers, 27 place Saint-Georges
: collections napoléoniennes réunies
dans l'ancien hôtel Thiers ; peintres
de l'époque.
- Musée du théâtre national
de l'Opéra : historique, documents,
maquettes de décors, oeuvres d'art
liées à l'histoire de l'Opéra.
Sites :
- Site de l'ensemble des 11 premiers arrondissements.
- Monument "vu d'en haut" : grand
magasin du Printemps (30 m par ascenseur et
escalier).
ESPACES VERTS
- Square Montholon, rues Lafayette/Montholon
(4 000 m²) : rénové 1970,
arbres magnifiques inattendus ici ; disposition
étagée du jardin.
- Square de la Trinité (3 000 m²)
: forme avant-scène de l'église,
en prolongement de son accès par escalier
à double révolution ; 3 fontaines
et un espace vert ombragé.
- Square Berlioz, place Adolphe-Max : minuscule
centre de carrefour (moins de 1 000 m²),
mais site paisible ; statue de Berlioz.
- Square d'Anvers, en bordure du boulevard
de Rochechouart (4 000 m²) : la proximité
du boulevard n'est pas propice à la
rêverie romantique, pas plus que la
modernisation opérée vers1970.
Ressources et productions
:
Le XIXème siècle a imprégné
l'arrondissement de son architecture, mais
aussi la vie littéraire et artistique
intense qui s'y développa, la presse
et le théâtre qui connurent leurs
plus grands évènements.
L'industrie s'y est peu développée,
mais les métiers en relation directe
avec l'art, l'imprimerie, la scène,
la décoration y tiennent le premier
rang, dont les métiers d'art : arts
de la table avec leur capitale rue de Paradis
: orfèvrerie, céramique, émail,
linge ouvré.
Le plus célèbre atelier de broderie
est doublé par un Institut supérieur
de broderie d'art ; autres créateurs
de broderie d'ameublement, de dentelle ; arts
graphiques, affichistes, créateurs
de typographie, taille-douciers ; restaurateurs
de haut niveau dans la plupart des domaines
de l'objet, du livre, du tableau ou du meuble
; quartier Laffitte, centre des diamantaires.
Vie locale :
CULTURE
- Importante activité culturelle :
7 musées (voir chapitre musées).
- Conservatoire municipal, 67/69 rue de Douai.
; Conservatoire national d'art dramatique,
2 rue du Conservatoire.
- Théâtres : Théâtre
Athénée-Louis-Jouvet, 4 square
de l'Opéra-Louis-Jouvet.
Casino de Paris, 16 rue de Clichy.
Comédie Caumartin, 25 rue Caumartin.
Comédie de Paris, 42 rue Fontaine.
Théâtre Edouard VII, 8 place
Edouard-VII. Les Folies-Bergères, 32
rue Richier.
Théâtre Fontaine, 10 rue Fontaine.
Théâtre Grévin, 10 boulevard
Montmartre. Théâtre d'Images,
7 rue Ambroise-Thomas.
Théâtre La Bruyère, 5
rue La Bruyère.
Théâtre Mogador, 25 rue Mogador.
Théâtre des Nouveautés,
24 boulevard Poissonnière.
Olympia, 8 rue Caumartin.
Théâtre national
de l'Opéra, place de l'Opéra.
Théâtre de l'Oeuvre, 55 rue de
Clichy.
Théâtre de Paris, 15 rue Blanche.
Théâtre Saint-Georges, 51 rue
Saint-Georges..
Théâtre de l'Ile-St-Louis, 19
rue de Navarin. Théâtre 347,
20 bis rue Chaptal.
- Bibliothèques : Bibliothèque
Drouot, 11 rue Drouot. Bibliothèque
de l'Eau-Vive, 7 rue Blanche.
Bibliothèque pour tous, 4 rue Fléchier.
Bibliothèque de Saint-Louis-d'Antin,
63 rue Caumartin et 4 rue du Havre.
Bibliothèque Thiers, 27 place Saint-Georges.
Bibliothèque-discothèque Valeyre,
24 rue de Rochechouart. Bibliothèque
de l'Opéra de Paris, place Charles-Garnier.
- Ecoles : Ecole supérieure de culture
française contemporaine, 175 boulevard
du Faubourg-Poissonnière.
Ecole française de tourisme. Ecole
nationale supérieure des arts et techniques
du théâtre, 21 rue Blanche.
SPORTS ; 31 disciplines - Equipements
sportifs : Centre sportif Valeyre, 22/24 rue
Rochechouart : piscine, gymnase (parquet),
terrain d'éducation physique, centre
d'animation.
Gymnase Paul-Gauguin, 33 rue Milton : salles
de sport. Salle de sports Buffault : boxe,
escrime Salle de sports de La Tour-d'Auvergne,
15 bis rue de La Tour-d'Auvergne. Piscine
Georges-Drigny, 18 rue Bochart-de-Saron.
VIE LOCALE
- Centres de loisirs : Centre ADAC, 10 rue
de la Chaussée-d'Antin (disciplines
du spectacle).
Association récréative culturelle
et sportive de l'école mixte d'application,
9 rue Blanche.
- Hôtel des ventes Drouot .
- Capitale de la Philatélie : quartier
Drouot/Provence.
- Pèlerinage à ste Rita, chapelle
Sainte-Rita, 65 boulevard de Clichy : 22 mai
et bénédiction des roses.
- Grands magasins : Le Printemps ; Galeries
Lafayette.