Région :
Ile-de-France Département
: Paris Code postal :
75010 Population : 90
867 habitants Superficie : 289
ha Altitude :
37 mètres
Généralités
historiques :
Les établissements hospitaliers, les
moyens de communication, le commerce et l'industrie
artisanale caractérisent l'arrondissement.
Ces éléments qui semblent disparates
relèvent de son histoire.
Celle-ci apparaît vers le 6ème,
est attestée au XIIème siècle,
relate son peuplement à partir du XIVème
siècle ; mais c'est le XVIIème
siècle, comme pour les autres arrondissements
périphériques, qui lui donnera
corps, vie et caractère.
Précédemment son relief coupé
par un bras mort de la Seine, dit "le
marais de Paris", était consacré
au maraîchage.
C'est la communauté religieuse de Saint-Laurent,
qui fut à l'origine de l'assainissement
de ce marais ; le prieuré royal des
Filles-Dieu (filles repenties), apparaît
ensuite au XIIIème siècle et
avec la léproserie de Saint-Lazare
constitua le noyau urbain du territoire. Les
foires de Saint-Laurent et de Saint-Lazare
constituèrent le premier courant d'échanges
commerciaux et de réjouissances qui
durèrent jusqu'à la Révolution.
Le XVIIème siècle s'ouvrit avec
la fondation de l'hôpital Saint-Louis,
voulu par Henri IV pour soigner les pestiférés.
Saint-Lazare avait évolué :
destiné à soigner les lépreux
au XIIème siècle, il devint
ordre religieux hospitalier, puis prison ;
saint Vincent-de-Paul y établit au
XVIIème siècle sa
célèbre Mission
d'ordres charitables hospitaliers et carcéraux.
L'urbanisation tardive de l'arrondissement
n'apporta le réseau de rues qu'au XIXème
siècle ; mais dès l'Antiquité,
il s'était doté de grands axes,
presque tous nord/sud correspondant à
la rue du Faubourg-St-Martin (vers le nord),
à la rue du Faubourg-St-Denis vers
le nord-est, à la rue du Faubourg-Poissonnière
apportant la marée des Flandres et
quelques diverticules transversaux.
Puis Louis XIV créa les Grands Boulevards
(voir leur histoire au IIIème arrondissement),
axe majeur est et ouest ; dès lors
et jusqu'à la Révolution, urbanisation
et spéculation se succédèrent,
attirant les grands bourgeois, comme le monde
artistique et littéraire.
Le Mur des Fermiers Généraux,
fin XVIIIème siècle, en reportant
les franchises au-delà de ses barrières
amena un afflux ouvrier et artisanal.
La Révolution, comme les guerres religieuses
2 siècles auparavant ne fut pas ressentie
durement ici, bien que le pillage de Saint-Lazare
fut l'un des premiers en France.
L'Empire et le XIXème siècle
apportèrent beaucoup à l'arrondissement
avec le canal Saint-Martin, ouvrage colossal
voulu par Napoléon et poursuivi tout
au long du XIXème siècle (voir
descriptif à ensembles
urbains) ; création enfin de 2 des
grandes gares parisiennes, le Nord et l'Est.
Ainsi la charité des établissements
religieux apporte hôpitaux, personnel
dévoué, assistance aux pauvres
et aux délinquants ; les routes de
grande pénétration, puis les
voies fluviales et ferroviaires activent les
échanges, favorisent commerce, industrie
et artisanat.
L'urbanisation de qualité se manifesta
dès le milieu XVIIIème siècle,
mais bien peu d'hôtels et d'immeubles
nous sont parvenus ; le siècle d'or
fut le XIXème siècle, du Premier
Empire à la guerre 1914 à 1918
: avec le VIIIème et le IXème,
l'arrondissement fut celui des arts, des lettres,
du théâtre, du café-concert,
du commerce de luxe, des artisans créateurs
industrieux ; en contrepartie, les évènements
de 1830, 1848 et de la Commune furent sévèrement
ressentis sans atteindre les massacres des
arrondissements de l'est parisien. Inexplicablement,
depuis près d'un siècle l'arrondissement
s'est immobilisé ; il compte encore
de nombreux théâtres, ses artisans
d'art sont toujours créatifs, mais
il semble se tenir à l'écart
; il connaît une forte immigration africaine,
turque et indienne.
Heureusement, le grand renouvellement de Paris
est en train de l'atteindre avec la réanimation
du canal Saint-Martin, miraculeusement sauvé.
Particularités
:
L'arrondissement compte 70 bâtiments
et monuments protégés, dont
12 classés.
ENSEMBLES URBAINS
- Canal Saint-Martin, voulu et ordonné
par Napoléon (1802), le canal ne fut
livré à la navigation que sous
Charles X.
Carte d'identité : dérive de
l'Ourcq avec 2 autres canaux (Saint-Denis
et l'Ourcq) de 120 km de long, dont 8 dans
Paris ; 4,5 km entre le bassin de La Villette
et l'Arsenal ; 2,5 km en surface et 2 km souterrains
; 9 écluses, 4 bassins, 5 ponts, 5
passerelles, 3 ponts tournants ; la partie
souterraine (achevée début XXème
siècle) en 3 voûtes ; la ville
de Paris est propriétaire.
Activité maximum de la Belle-Epoque
à l'entre-deux-guerres ; condamné
par la crise de trafic dans les années
1960, il fut sauvé in extremis et est
régénéré dans
le cadre d'une vaste promotion d'urbanisme
et de loisirs.
Aujourd'hui : aménagement en plaisance
du bassin de La Villette et de l'Arsenal,
programmes "Grancanal", Jemmapes-Granges-aux-Belles,
promenades sur berges Ce formidable chantier,
développé sur les XIXème,
Xème, XIème et XIIème
arrondissements, créa une activité
industrielle et artisanale intense dont le
charme et le pittoresque ont séduit
pendant plus d'un siècle écrivains
et artistes.
- Place Frantz-Liszt ; ensemble réalisé
par l'architecte Leclère sous la Restauration,
face à l'église Saint-Vincent-de-Paul
(précédemment place Lafayette)
: les légers immeubles classiques se
suivent du n° 1 au n° 7 inclus, objets
de la protection ; seul le n° 6, manufacture
1850 devenue Caisse d'Epargne, rompt cette
unité par sa protubérance et
son décor.
OUVRAGES D'ART
- Canal Saint-Martin : passerelles, ponts
tournants, les 9 écluses, les voûtes
portantes de la partie souterraine du canal
.
- Accès au métropolitain : station
Colonel-Fabien (côté boulevard
de La Villette) ; station Gare du Nord, 2
accès, boulevard de Denain, angle rue
La Fayette/Denain ; station Louis-Blanc, angle
Faubourg Saint-Martin/La Fayette et 223 Faubourg
Saint-Martin ; oeuvres de Hector Guimard dans
le style Art nouveau.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Porte Saint-Denis, boulevard Saint-Denis,
construite en 1772 par François Blondel
; consacrée à la gloire de Louis
XIV : monument carré à haute
arcade centrale cochère et 2 autres
latérales pour piétons ; les
bas-reliefs illustrent les victoires récentes
du Roi ; celui-ci est figuré en Hercule
modestement déshabillé.
- Porte Saint-Martin, boulevard Saint-Martin
; cette "porte" comme la précédente
est en réalité un arc de triomphe
à la gloire du Roi-Soleil, qui remplaçait
un ouvrage fortifié de l'enceinte de
Charles V c'était le passage obligé
des souverains pénétrant dans
Paris ; elle est de la même époque
(1774), est due à Pierre Bullet, élève
de Blondel ; plus imposante et plus ornée
que la porte Saint-Denis, elle célèbre
également les victoires de Louis XIV.
- Hôpital Saint-Louis, 2 place du Docteur
Alfred-Fournier ; ensemble XVIIème
siècle en son état d'origine
brique et pierre, actuellement restauré
: bâtiment au carré couvrant
2 ha avec grande cour et jardin au centre
; à l'extérieur, 4 bâtiments
raccordés au carré central par
des galeries à arcades ; chapelle à
l'écart aménagement et transformation
contemporains (Badani, Roux-Dorlut, architectes),
préservant les bâtiments classés,
et reconstruction d'un nouvel hôpital.
- Hôpital Lariboisière, 2 rue
Ambroise-Paré ; création du
préfet Rambuteau vers 1850 (Gauthier,
architecte) pour répondre à
la poussée démographique de
l'arrondissement ; ordonnance classique sobre
: cour centrale entourée de galeries
à arcades qui communiquent à
l'arrière avec 3 bâtiments hospitaliers
disposés latéralement ; de face,
la chapelle .
- Gare de l'Est, place du 8-Mai-1945 ; construite
vers 1950 en remplacement de "l'embarcadère
de Strasbourg", conservé en aile
gauche : halle centrale et bâtiments
latéraux néo-Renaissance formant
un ensemble harmonieux ; verrière de
façade et au pignon statue symbolique
de Strasbourg ; architecture interne métallique
; les bâtiments ont été
doublés vers 1930 dans le même
style.
- Gare du Nord, place Napoléon-III
; reconstruite vers 1865 sur l'ancien "embarcadère
de Belgique" : bâtiment gigantesque
d'ordre néo-ionique aux frontons triangulaires
aigus, coiffé d'énormes statues
représentant les villes du nord ; structure
intérieure métallique de 3 halles,
dont celle du centre est longue de 200 m.
- Fontaine, square Saint-Laurent ; 30 fontaines
furent créées milieu XIXème
siècle rue du Faubourg-St-Martin, l'une
d'elles fut déplacée ici vers
1930 : petit monument dont le personnage central
est un enfant à cheval sur un dauphin.
- Théâtre Antoine, 16 boulevard
de Strasbourg ; ensemble Belle-Epoque très
coloré : immeuble de 2 étages
avec fronton et balcon, percé de hautes
fenêtres au 1er étage ; intérieur
chargé en stuc et décorations.
Antoine lui donna son impulsion de théâtre
libre et Simone Berriau en fit un théâtre
de pièces à succès.
- Théâtre des Bouffes-du-Nord,
37 bis, boulevard de La Chapelle :
théâtre fin XIXème
siècle, construit en rond et coiffé
d'une rotonde, 3 étages de balcons
circulaires ; fermé en 1950, repris
et réparé en 1974.
- Théâtre de la Porte-St-Martin,
16 boulevard Saint-Martin : reconstruit en
1875 dans un style ostentatoire néo-classique
avec 4 atlantes en façade et un important
décor sculpté ; rénovations
fin XIXème siècle par André
Michelin ; en 1924 la salle fut traitée
en style Art déco.
- Théâtre de la Renaissance,
20 boulevard Saint-Martin ; reconstruit pour
la 3ème fois en 1875 : arcades plein
cintre au rez-de-chaussée, hautes fenêtres
avec colonnes corinthiennes à l'étage
(celui de la salle), étage réduit
à fronton sous combles ; statues et
sculptures multiples ; sauvé par Henri
Varna pendant la dernière guerre. -
Théâtre du Gymnase, 38 boulevard
de Bonne-Nouvelle ; construit sous la Restauration,
façade refaite fin XIXème siècle
: 5 hautes arcades portant une terrasse, étage
en retrait, fronton sur un 2ème étage
bas ; décor de staff pseudo XVIIIème
siècle.
- Conservatoire municipal Hector-Berlioz,
6 rue Pierre-Bullet : hôtel-pavillon
début XVIIIème siècle
dans l'esprit néo-antique avec 2 sphinx
en avancée ; reprise de la façade
sur cour à l'époque Empire.
- Cinéma l'Eldorado, 4 boulevard de
Strasbourg ; ancien café-concert milieu
XIXème siècle, reconstruit vers
1930 : vaste hall sur 2 étages éclairé
par un vitrage ; décor d'époque
en stuc.
- Cinéma Le Louxor, 170 boulevard Magenta
; début des années 1920 en style
Art déco sur le thème égyptien
; sauvé de la destruction, mais toujours
désaffecté.
AUTRES BATIMENTS PUBLICS non protégés
- Mairie du Xème arrondissement, 72
rue du Faubourg-St-Martin : c'est l'une des
plus remarquables des mairies parisiennes
; fin XIXème siècle par l'architecte
Royer, pastiche Renaissance, nombreuses sculptures
; intérieur de style Belle-Epoque.
- Bourse du Travail, 3 rue du Château-d'Eau
; fin XIXème siècle à
la place du Grand Café (le "plus
grand café du monde") : vaste
immeuble rigoureux, façade décorée
de pilastres corinthiens à chaque refend
sur 3 étages. Caserne Vérines,
place de la République : ensemble imposant
formant bloc fermé, d'un classicisme
rigoureux avec entrée centrale surmontée
d'un fronton triangulaire sculpté et
cantonné aux angles de forts pavillons
carrés ; vaste cour entourée
de galeries-arcades (Davioud, architecte,
vers 1860).
- Hôpital Fernand-Widal, 200 rue du
Faubourg-St-Denis : construit par Labrouste
vers 1860 : ensemble néo-classique
articulé au départ de 2 cours
successives et pavillons latéraux.
- Nouvelle Gare Eole/TGV Est.
HOTELS PARTICULIERS (par ordre alphabétique)
- Ancien hôtel Botterel-Quintin, 44
rue des Petites-Ecuries ; fin XVIIIème
siècle, décoré un peu
plus tard et à l'époque Directoire
(immeuble de rapport) : façade d'ordre
dorique, salon et escalier Directoire, décor
pompéien.
- Hôtel Bourienne, 58 rue d'Hauteville
; néo-classique fin XVIIIème
siècle, terminé sous la Révolution
: façade à arcades, avancées
latérales formant cour intérieure
; décoration début XIXème
siècle.
- Hôtel-pavillon Gouthière, 6
rue Pierre-Bullet, actuel Conservatoire Hector-Berlioz
.
- Hôtel Leblanc-Barbedienne, 63 rue
de Lancry ; fin XIXème siècle
pour le fondeur d'art Barbedienne : style
néo-classique sans surcharges : portail
monumental ; décoration d'origine par
des artistes de l'époque (locaux administratifs).
- Hôtel Perrégaux ou Marmont,
51 rue de Paradis ; fin XVIIIème siècle
; façade vandalisée, décor
intérieur et cheminée Empire
.
- Ancien hôtel de Rosambo, 62/64 rue
René-Boulanger ; hôtel Louis
XVI, remanié et tronqué fin
XIXème siècle, restauré
par la Cie d'Assurances qui l'occupe : façade
néo-classique, logis central à
fronton, parties latérales en avancée.
- Hôtel Ste-Paule, 30 rue du Faubourg-Poissonnière
; par Ledoux vers 1775, style inspiré
de l'antique : portail à fronton d'ordre
dorique ; façades du pavillon d'entrée
et du fond de la cour.
- Ancien hôtel de Sechtré, 66
rue René-Boulanger ; fin XVIIIème
siècle, en mauvais état : logis
central avec 2 ailes néo-classique,
façade ornée, cage d'escalier
et rampe.
- Hôtel Titon, 58 rue du Faubourg-Poissonnière
; l'hôtel de la série Goupy (vers
1775) a perdu son jardin avec ses fabriques,
son décor intérieur : façades
des bâtiments sur 2 cours.
- Hôtel, 29 rue de Paradis : classique
fin XIXème siècle, cheminées
Empire, cage d'escalier et façade à
pilastres.
IMMEUBLES (par ordre alphabétique de
rues)
- Rue d'Abbeville, n° 14 : Belle-Epoque
dans le style Art nouveau, façade brique
et pierre, revêtements de grès
émaillé (sujets floraux et animaliers)
; n° 16 : même époque et
même école, mais qui s'exprime
par un décor exubérant de la
pierre, intérieur et extérieur.
Rue du Château-d'Eau, n° 39, la
plus petite maison de Paris (XIXème
siècle) : 1 étage, 1 mètre
de large.
- Rue du Faubourg-St-Denis,
nos 99 à 150 inclus, série de
maisons locatives début XVIIIème
siècle : façades sur rues et
cours, cages d'escalier des nos 103 et 105.
- Rue d'Hauteville, n° 26, maison fin
XVIIIème siècle : vestibule
du 1er étage.
ARCHITECTURE INDUSTRIELLE
- Usine électrique, 132/134 quai de
Jemmapes, construite par l'architecte industriel
Paul Friesé (comme la suivante) : architecture
brique et fonte avec ornements ; ancienne
usine électrique de la Cie parisienne
d'Air Comprimé.
- Sous-station électrique "Temple",
36 rue Jacques-Louvel-Tessier ; pavillon surélevé
vers 1910 pour une des sous-stations électriques
du groupe Schneider : convertisseurs et survolteurs,
accumulateurs au troisième étage
; architecture métal et brique de l'époque.
- Palais du Commerce, 105 rue du Faubourg-du-Temple
: passage couvert à verrière,
reliant les immeubles face à face par
des passerelles ; petits ateliers et magasins
locatifs ; architecture métal et dalles
de verre.
- Faïenceries de Choisy-le-Roi, 18 rue
de Paradis (voir musée de la Publicité).
– Marché couvert St-Quentin,
85 boulevard Magenta : vers 1860, architecture
métallique inspirée de Baltard
: hautes verrières, légères
colonnades de fonte, verrière centrale
; restauration récente.
- Eglise Saint-Laurent, 68 boulevard Magenta
; sur le même site depuis sa création
au VIème siècle ; détruite
par les Normands fin IXème siècle
; vaste paroisse en 1180 : façade baroque
début XVIIème siècle,
détruite XIXème siècle
pour agrandissement ; ses divers remaniements
lui ont ôté son caractère
; clocher carré roman, surélevé
XVIIème siècle ; vitraux XIXème
et XXème siècles.
Célèbre foire de la Saint-Laurent
et pèlerinage du XIIème siècle
à la Révolution.
- Eglise Saint-Vincent-de-Paul, place Frantz-Liszt
; église Restauration par Hittorff,
sur plan basilical : portique en avancée
avec fronton triangulaire sculpté sur
colonnes doriques ; bâtiment à
2 niveaux cantonné de tours carrées
; riche mobilier : autel à baldaquin
et calvaire, porte de bronze, orgues Cavaillé-Coll
(concerts), chaire sculptée...
- Eglise Saint-Joseph-l'Artisan, 214 rue La
Fayette ; chapelle XIXème siècle,
devenue paroissiale en 1958 ; sanctuaire néo-gothique,
vitraux modernes ; statue monumentale de saint
Joseph en avancée.
- Eglise Saint-Martin-des-Champs, 36 rue Albert-Thomas
; milieu XIXème siècle par l'architecte
Gallois, pastiche romano-byzantin : clocher
postérieur (vers 1930) ; restauration
contemporaine ; orgues Cavaillé-Coll,
peintures d'époque.
- Eglise Saint-Joseph, 154 rue Saint-Maur
; vers 1850, construite alors pour la communauté
allemande.
- Chapelle de l'hôpital Saint-Louis,
2 place du Docteur-Alfred-Fournier ; début
XVIIème siècle, grand classicisme
avec fronton triangulaire : fonts de bronze
d'époque ; vandalisée à
la Révolution (voir hôpital Saint-Louis,
bâtiments publics).
- Chapelle de l'hôpital Lariboisière,
2 rue Ambroise-Paré ; construite sous
Louis-Philippe, comme l'hôpital : façade
avec entrée centrale en arcade cantonnée
de 4 piliers ; à l'étage, niches
avec statues encadrées de colonnes
; au centre clocher carré ; tombeau
de la donatrice, la comtesse de La Riboisière.
- Chapelle Notre-Dame-des-Malades, 15 rue
Philippe-de-Girard ; chapelle de l'hospice
des Petites-Soeurs-des-Pauvres, Belle-Epoque,
pastiche néo-roman rigoureux.
- Chapelle de l'ancien couvent des Récollets,
8 rue des Récollets ; hospice fondé
début XVIIème siècle
par Henri IV ; à la Révolution,
hospice des Incurables, puis hôpital
militaire Villemin : majeure partie du cloître,
chapelle modifiée en salle hospitalière
; restaurée et redevenue sanctuaire
en 1918 : façades, galeries intérieures,
rampe en fer forgé de l'ancien couvent.
- Chapelle de l'hôpital Saint-Lazare,
rue du Fg-St-Denis ; seul vestige de l'ancienne
prison, démolie entre les 2 guerres,
elle-même ayant succédé
au célèbre hôpital : chapelle
Restauration par Baltard (aujourd'hui amphithéâtre).
- Eglise protestante évangélique,
30 rue des Vinaigriers.
- Eglise Réformée, 17 rue des
Petits-Hôtels.
- Synagogues, 130 rue du Fg-St-Martin et 28/32
avenue de Verdun.
- Oratoire israélite, 1 rue Guy-Patin.
- Mosquées, 64 rue du Fg-St-Denis et
83 rue du Fg-St-Denis (à l'emplacement
d'une maison ancienne).
- Musée de la Publicité, 18
rue de Paradis, dans les anciens magasins
de vente des faïenceries de Choisy-le-Roi
: façade néo-classique Belle-Epoque,
vestibule avec son décor céramique,
escalier à balustres, salle d'exposition
et son décor.
- Musée de Baccarat, 30 bis rue de
Paradis ; dans l'immeuble des célèbres
cristalleries : ensemble de pièces
illustrant l'évolution de la cristallerie,
pièces uniques, "chefs-d'oeuvre",
collection de sulfures, de flacons de parfum,
de vases de pharmacie.
- Musée de l'Eventail, 26 boulevard
de Strasbourg : musée, conservatoire,
réparation, atelier.
Sites :
- Site formé par l'ensemble des 11
premiers arrondissements.
- Site des abords des écluses du canal
Saint-Martin, en particulier du square Fréderick-Lemaître.
ESPACES VERTS
- Square Villemin (7 000 m²) : quelques
arbres, beaucoup de sable, un entourage de
façades inanimées, évoquent
davantage une place publique qu'un refuge
de calme et d'isolement.
- Square Saint-Vincent-de-Paul (4 000 m²),
en prolongement du majestueux ensemble perron-terrasse
de l'église dont il constitue une avancée
ombragée.
- La cour intérieure XVIIème
siècle de l'hôpital Saint-Louis
est une pelouse plantée de beaux arbres,
sans ordre précis ; la qualité
des bâtiments évoque la place
des Vosges, avec plus d'intimité.
- Les 3 squares Eugène-Varlin (troisième
et quatrième écluses), le square
des Récollets (cinquième et
sixième écluses), le square
Fréderick-Lemaître (septième
et huitième écluses) avec le
buste de l'acteur.
Ressources et productions
:
La tradition d'un artisanat industriel, qualifié
et spécialisé, se maintient
toujours.
Comme pour le XIXème siècle
arrondissement, le trafic fluvial engendra
une foule de traitances et de maintenances
tout au long de son parcours.
Les métiers d'art y sont également
implantés depuis le XVIIIème
siècle et maintiennent savoir-faire
et créativité.
On retient notamment les métiers du
spectacle, de la restauration, du cuir, de
la bijouterie, des verriers et céramistes
de la rue de Paradis, des arts graphiques,
de la facture instrumentale. Plus récemment,
spécialisation des métiers de
l'informatique dans le secteur Hauteville.
Vie locale
:
CULTURE
Conservatoire municipal Hector Berlioz, 6
rue Pierre-Bullet .
- Théâtres : Théâtre
Antoine, 14 boulevard de Strasbourg.
Théâtre du Gymnase, 38 boulevard
Bonne-Nouvelle.
Théâtre de la Porte-St-Martin,
16 boulevard Saint-Martin.
Théâtre des Bouffes-du-Nord,
37 bis boulevard de la Chapelle.
Théâtre de la Mainate, 36 rue
Bichat.
Théâtre de la Renaissance, 20
boulevard Saint-Martin.
Théâtre de l'Eldorado, 4 boulevard
de Strasbourg.
Théâtre du Palais des Glaces,
37 rue du Faubourg-du-Temple.
Les Etoiles, Théâtre du Splendid,
48 rue du Faubourg-St-Martin.
Espace Château-Landon, 31 rue Château-Landon.
Espace Jemmapes, 116 quai de Jemmapes.
Théâtre F, 132 rue du Faubourg-St-Denis.
- Ecole internationale de mimodrame Marcel-Marceau.
- Cinémas : La Cinémathèque
française, 42 boulevard Bonne-Nouvelle.
Le Brady, 39 boulevard de Strasbourg.
Paris Ciné, 17 boulevard de Strasbourg.
- Bibliothèques : Château-d'Eau,
Mairie, 72 rue du Faubourg-St-Martin.
François Villon, 81 boulevard de la
Vilette. Lancry, 11 rue de Lancry.
MEDEM, 52 rue René-Boulanger.
Culture et bibliothèque pour tous,
12 rue de l'Aqueduc.
- Ecole d'architecture Villemin.
SPORTS
- 40 disciplines
- Equipements sportifs :
Centre sportif Château-Landon, 31 rue
Château-Landon : piscine (2 bassins),
gymnase, espaces sportifs.
Centre sportif de La Grange-aux-Belles, 17
rue Boy-Zelenski : bassin école, gymnase,
terrain d'éducation physique, centre
d'animation.
Centre sportif Parmentier, 155 avenue Parmentier
: bassin-école, gymnase.
Gymnase Jean-Verdier, 11 rue de Lancry, et
centre d'animation.
Gymnase Jemmapes, 116 quai de Jemmapes, et
centre d'animation.
Salle de sports Buisson Saint-Louis,
2 rue du Buisson-St-Louis (parquet).
Terrain d'éducation physique La Fayette,
247 rue La Fayette.
Terrain d'éducation physique Verdun,
18 avenue de Verdun.
Boulodrome Verdun-Valmy, avenue de Verdun.
- Promenades piétonnes et cyclistes
sur les berges du canal Saint-Martin le dimanche
de 14 h à 18 h.
VIE LOCALE
- Marché couvert Saint-Quentin, 85
boulevard Magenta.
- Centres d'animation : Château-Landon,
31 rue de Château-Landon.
Jean-Verdier, 11 rue de Lancry.
Grange-aux-Belles, 55/59 rue de la Grange-aux-Belles.
Espace Jemmapes, 116 quai de Jemmapes.
- Auberge internationale des jeunes.
- Visites guidées de la promenade Richard-Lenoir
et le long du canal Saint-Martin.