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Hôtellerie dans le 10ème arrondissement

» PARIS : 10ème ARRONDISSEMENT

Région : Ile-de-France
Département : Paris
Code postal : 75010
Population : 90 867 habitants
Superficie : 289 ha
Altitude : 37 mètres

Généralités historiques :
Les établissements hospitaliers, les moyens de communication, le commerce et l'industrie artisanale caractérisent l'arrondissement. Ces éléments qui semblent disparates relèvent de son histoire.
Celle-ci apparaît vers le 6ème, est attestée au XIIème siècle, relate son peuplement à partir du XIVème siècle ; mais c'est le XVIIème siècle, comme pour les autres arrondissements périphériques, qui lui donnera corps, vie et caractère.
Précédemment son relief coupé par un bras mort de la Seine, dit "le marais de Paris", était consacré au maraîchage.
C'est la communauté religieuse de Saint-Laurent, qui fut à l'origine de l'assainissement de ce marais ; le prieuré royal des Filles-Dieu (filles repenties), apparaît ensuite au XIIIème siècle et avec la léproserie de Saint-Lazare constitua le noyau urbain du territoire. Les foires de Saint-Laurent et de Saint-Lazare constituèrent le premier courant d'échanges commerciaux et de réjouissances qui durèrent jusqu'à la Révolution. Le XVIIème siècle s'ouvrit avec la fondation de l'hôpital Saint-Louis, voulu par Henri IV pour soigner les pestiférés. Saint-Lazare avait évolué : destiné à soigner les lépreux au XIIème siècle, il devint ordre religieux hospitalier, puis prison ; saint Vincent-de-Paul y établit au XVIIème siècle sa
célèbre Mission d'ordres charitables hospitaliers et carcéraux.
L'urbanisation tardive de l'arrondissement n'apporta le réseau de rues qu'au XIXème siècle ; mais dès l'Antiquité, il s'était doté de grands axes, presque tous nord/sud correspondant à la rue du Faubourg-St-Martin (vers le nord), à la rue du Faubourg-St-Denis vers le nord-est, à la rue du Faubourg-Poissonnière apportant la marée des Flandres et quelques diverticules transversaux.
Puis Louis XIV créa les Grands Boulevards (voir leur histoire au IIIème arrondissement), axe majeur est et ouest ; dès lors et jusqu'à la Révolution, urbanisation et spéculation se succédèrent, attirant les grands bourgeois, comme le monde artistique et littéraire.
Le Mur des Fermiers Généraux, fin XVIIIème siècle, en reportant les franchises au-delà de ses barrières amena un afflux ouvrier et artisanal.
La Révolution, comme les guerres religieuses 2 siècles auparavant ne fut pas ressentie durement ici, bien que le pillage de Saint-Lazare fut l'un des premiers en France.
L'Empire et le XIXème siècle apportèrent beaucoup à l'arrondissement avec le canal Saint-Martin, ouvrage colossal voulu par Napoléon et poursuivi tout au long du XIXème siècle (voir
descriptif à ensembles urbains) ; création enfin de 2 des grandes gares parisiennes, le Nord et l'Est.
Ainsi la charité des établissements religieux apporte hôpitaux, personnel dévoué, assistance aux pauvres et aux délinquants ; les routes de grande pénétration, puis les voies fluviales et ferroviaires activent les échanges, favorisent commerce, industrie et artisanat.
L'urbanisation de qualité se manifesta dès le milieu XVIIIème siècle, mais bien peu d'hôtels et d'immeubles nous sont parvenus ; le siècle d'or fut le XIXème siècle, du Premier Empire à la guerre 1914 à 1918 : avec le VIIIème et le IXème, l'arrondissement fut celui des arts, des lettres, du théâtre, du café-concert, du commerce de luxe, des artisans créateurs industrieux ; en contrepartie, les évènements de 1830, 1848 et de la Commune furent sévèrement ressentis sans atteindre les massacres des arrondissements de l'est parisien. Inexplicablement, depuis près d'un siècle l'arrondissement s'est immobilisé ; il compte encore de nombreux théâtres, ses artisans d'art sont toujours créatifs, mais il semble se tenir à l'écart ; il connaît une forte immigration africaine, turque et indienne.
Heureusement, le grand renouvellement de Paris est en train de l'atteindre avec la réanimation du canal Saint-Martin, miraculeusement sauvé.

Particularités :
L'arrondissement compte 70 bâtiments et monuments protégés, dont 12 classés.
ENSEMBLES URBAINS
- Canal Saint-Martin, voulu et ordonné par Napoléon (1802), le canal ne fut livré à la navigation que sous Charles X.
Carte d'identité : dérive de l'Ourcq avec 2 autres canaux (Saint-Denis et l'Ourcq) de 120 km de long, dont 8 dans Paris ; 4,5 km entre le bassin de La Villette et l'Arsenal ; 2,5 km en surface et 2 km souterrains ; 9 écluses, 4 bassins, 5 ponts, 5 passerelles, 3 ponts tournants ; la partie souterraine (achevée début XXème siècle) en 3 voûtes ; la ville de Paris est propriétaire.
Activité maximum de la Belle-Epoque à l'entre-deux-guerres ; condamné par la crise de trafic dans les années 1960, il fut sauvé in extremis et est régénéré dans le cadre d'une vaste promotion d'urbanisme et de loisirs.
Aujourd'hui : aménagement en plaisance du bassin de La Villette et de l'Arsenal, programmes "Grancanal", Jemmapes-Granges-aux-Belles, promenades sur berges Ce formidable chantier, développé sur les XIXème, Xème, XIème et XIIème arrondissements, créa une activité industrielle et artisanale intense dont le charme et le pittoresque ont séduit pendant plus d'un siècle écrivains et artistes.
- Place Frantz-Liszt ; ensemble réalisé par l'architecte Leclère sous la Restauration, face à l'église Saint-Vincent-de-Paul (précédemment place Lafayette) : les légers immeubles classiques se suivent du n° 1 au n° 7 inclus, objets de la protection ; seul le n° 6, manufacture 1850 devenue Caisse d'Epargne, rompt cette unité par sa protubérance et son décor.
OUVRAGES D'ART
- Canal Saint-Martin : passerelles, ponts tournants, les 9 écluses, les voûtes portantes de la partie souterraine du canal .
- Accès au métropolitain : station Colonel-Fabien (côté boulevard de La Villette) ; station Gare du Nord, 2 accès, boulevard de Denain, angle rue La Fayette/Denain ; station Louis-Blanc, angle Faubourg Saint-Martin/La Fayette et 223 Faubourg Saint-Martin ; oeuvres de Hector Guimard dans le style Art nouveau.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Porte Saint-Denis, boulevard Saint-Denis, construite en 1772 par François Blondel ; consacrée à la gloire de Louis XIV : monument carré à haute arcade centrale cochère et 2 autres latérales pour piétons ; les bas-reliefs illustrent les victoires récentes du Roi ; celui-ci est figuré en Hercule modestement déshabillé.
- Porte Saint-Martin, boulevard Saint-Martin ; cette "porte" comme la précédente est en réalité un arc de triomphe à la gloire du Roi-Soleil, qui remplaçait un ouvrage fortifié de l'enceinte de Charles V c'était le passage obligé des souverains pénétrant dans Paris ; elle est de la même époque (1774), est due à Pierre Bullet, élève de Blondel ; plus imposante et plus ornée que la porte Saint-Denis, elle célèbre également les victoires de Louis XIV.
- Hôpital Saint-Louis, 2 place du Docteur Alfred-Fournier ; ensemble XVIIème siècle en son état d'origine brique et pierre, actuellement restauré : bâtiment au carré couvrant 2 ha avec grande cour et jardin au centre ; à l'extérieur, 4 bâtiments raccordés au carré central par des galeries à arcades ; chapelle à l'écart aménagement et transformation contemporains (Badani, Roux-Dorlut, architectes), préservant les bâtiments classés, et reconstruction d'un nouvel hôpital.
- Hôpital Lariboisière, 2 rue Ambroise-Paré ; création du préfet Rambuteau vers 1850 (Gauthier, architecte) pour répondre à la poussée démographique de l'arrondissement ; ordonnance classique sobre : cour centrale entourée de galeries à arcades qui communiquent à l'arrière avec 3 bâtiments hospitaliers disposés latéralement ; de face, la chapelle .
- Gare de l'Est, place du 8-Mai-1945 ; construite vers 1950 en remplacement de "l'embarcadère de Strasbourg", conservé en aile gauche : halle centrale et bâtiments latéraux néo-Renaissance formant un ensemble harmonieux ; verrière de façade et au pignon statue symbolique de Strasbourg ; architecture interne métallique ; les bâtiments ont été doublés vers 1930 dans le même style.
- Gare du Nord, place Napoléon-III ; reconstruite vers 1865 sur l'ancien "embarcadère de Belgique" : bâtiment gigantesque d'ordre néo-ionique aux frontons triangulaires aigus, coiffé d'énormes statues représentant les villes du nord ; structure intérieure métallique de 3 halles, dont celle du centre est longue de 200 m.
- Fontaine, square Saint-Laurent ; 30 fontaines furent créées milieu XIXème siècle rue du Faubourg-St-Martin, l'une d'elles fut déplacée ici vers 1930 : petit monument dont le personnage central est un enfant à cheval sur un dauphin.
- Théâtre Antoine, 16 boulevard de Strasbourg ; ensemble Belle-Epoque très coloré : immeuble de 2 étages avec fronton et balcon, percé de hautes fenêtres au 1er étage ; intérieur chargé en stuc et décorations.
Antoine lui donna son impulsion de théâtre libre et Simone Berriau en fit un théâtre de pièces à succès.
- Théâtre des Bouffes-du-Nord, 37 bis, boulevard de La Chapelle :
théâtre fin XIXème siècle, construit en rond et coiffé d'une rotonde, 3 étages de balcons circulaires ; fermé en 1950, repris et réparé en 1974.
- Théâtre de la Porte-St-Martin, 16 boulevard Saint-Martin : reconstruit en 1875 dans un style ostentatoire néo-classique avec 4 atlantes en façade et un important décor sculpté ; rénovations fin XIXème siècle par André Michelin ; en 1924 la salle fut traitée en style Art déco.
- Théâtre de la Renaissance, 20 boulevard Saint-Martin ; reconstruit pour la 3ème fois en 1875 : arcades plein cintre au rez-de-chaussée, hautes fenêtres avec colonnes corinthiennes à l'étage (celui de la salle), étage réduit à fronton sous combles ; statues et sculptures multiples ; sauvé par Henri Varna pendant la dernière guerre. - Théâtre du Gymnase, 38 boulevard de Bonne-Nouvelle ; construit sous la Restauration, façade refaite fin XIXème siècle : 5 hautes arcades portant une terrasse, étage en retrait, fronton sur un 2ème étage bas ; décor de staff pseudo XVIIIème siècle.
- Conservatoire municipal Hector-Berlioz, 6 rue Pierre-Bullet : hôtel-pavillon début XVIIIème siècle dans l'esprit néo-antique avec 2 sphinx en avancée ; reprise de la façade sur cour à l'époque Empire.
- Cinéma l'Eldorado, 4 boulevard de Strasbourg ; ancien café-concert milieu XIXème siècle, reconstruit vers 1930 : vaste hall sur 2 étages éclairé par un vitrage ; décor d'époque en stuc.
- Cinéma Le Louxor, 170 boulevard Magenta ; début des années 1920 en style Art déco sur le thème égyptien ; sauvé de la destruction, mais toujours désaffecté.
AUTRES BATIMENTS PUBLICS non protégés
- Mairie du Xème arrondissement, 72 rue du Faubourg-St-Martin : c'est l'une des plus remarquables des mairies parisiennes ; fin XIXème siècle par l'architecte Royer, pastiche Renaissance, nombreuses sculptures ; intérieur de style Belle-Epoque.
- Bourse du Travail, 3 rue du Château-d'Eau ; fin XIXème siècle à la place du Grand Café (le "plus grand café du monde") : vaste immeuble rigoureux, façade décorée de pilastres corinthiens à chaque refend sur 3 étages. Caserne Vérines, place de la République : ensemble imposant formant bloc fermé, d'un classicisme rigoureux avec entrée centrale surmontée d'un fronton triangulaire sculpté et cantonné aux angles de forts pavillons carrés ; vaste cour entourée de galeries-arcades (Davioud, architecte, vers 1860).
- Hôpital Fernand-Widal, 200 rue du Faubourg-St-Denis : construit par Labrouste vers 1860 : ensemble néo-classique articulé au départ de 2 cours successives et pavillons latéraux.
- Nouvelle Gare Eole/TGV Est.
HOTELS PARTICULIERS (par ordre alphabétique)
- Ancien hôtel Botterel-Quintin, 44 rue des Petites-Ecuries ; fin XVIIIème siècle, décoré un peu plus tard et à l'époque Directoire (immeuble de rapport) : façade d'ordre dorique, salon et escalier Directoire, décor pompéien.
- Hôtel Bourienne, 58 rue d'Hauteville ; néo-classique fin XVIIIème siècle, terminé sous la Révolution : façade à arcades, avancées latérales formant cour intérieure ; décoration début XIXème siècle.
- Hôtel-pavillon Gouthière, 6 rue Pierre-Bullet, actuel Conservatoire Hector-Berlioz .
- Hôtel Leblanc-Barbedienne, 63 rue de Lancry ; fin XIXème siècle pour le fondeur d'art Barbedienne : style néo-classique sans surcharges : portail monumental ; décoration d'origine par des artistes de l'époque (locaux administratifs).
- Hôtel Perrégaux ou Marmont, 51 rue de Paradis ; fin XVIIIème siècle ; façade vandalisée, décor intérieur et cheminée Empire .
- Ancien hôtel de Rosambo, 62/64 rue René-Boulanger ; hôtel Louis XVI, remanié et tronqué fin XIXème siècle, restauré par la Cie d'Assurances qui l'occupe : façade néo-classique, logis central à fronton, parties latérales en avancée.
- Hôtel Ste-Paule, 30 rue du Faubourg-Poissonnière ; par Ledoux vers 1775, style inspiré de l'antique : portail à fronton d'ordre dorique ; façades du pavillon d'entrée et du fond de la cour.
- Ancien hôtel de Sechtré, 66 rue René-Boulanger ; fin XVIIIème siècle, en mauvais état : logis central avec 2 ailes néo-classique, façade ornée, cage d'escalier et rampe.
- Hôtel Titon, 58 rue du Faubourg-Poissonnière ; l'hôtel de la série Goupy (vers 1775) a perdu son jardin avec ses fabriques, son décor intérieur : façades des bâtiments sur 2 cours.
- Hôtel, 29 rue de Paradis : classique fin XIXème siècle, cheminées Empire, cage d'escalier et façade à pilastres.
IMMEUBLES (par ordre alphabétique de rues)
- Rue d'Abbeville, n° 14 : Belle-Epoque dans le style Art nouveau, façade brique et pierre, revêtements de grès émaillé (sujets floraux et animaliers) ; n° 16 : même époque et même école, mais qui s'exprime par un décor exubérant de la pierre, intérieur et extérieur.
Rue du Château-d'Eau, n° 39, la plus petite maison de Paris (XIXème siècle) : 1 étage, 1 mètre de large.

- Rue du Faubourg-St-Denis, nos 99 à 150 inclus, série de maisons locatives début XVIIIème siècle : façades sur rues et cours, cages d'escalier des nos 103 et 105.
- Rue d'Hauteville, n° 26, maison fin XVIIIème siècle : vestibule du 1er étage.
ARCHITECTURE INDUSTRIELLE
- Usine électrique, 132/134 quai de Jemmapes, construite par l'architecte industriel Paul Friesé (comme la suivante) : architecture brique et fonte avec ornements ; ancienne usine électrique de la Cie parisienne d'Air Comprimé.
- Sous-station électrique "Temple", 36 rue Jacques-Louvel-Tessier ; pavillon surélevé vers 1910 pour une des sous-stations électriques du groupe Schneider : convertisseurs et survolteurs, accumulateurs au troisième étage ; architecture métal et brique de l'époque.
- Palais du Commerce, 105 rue du Faubourg-du-Temple : passage couvert à verrière, reliant les immeubles face à face par des passerelles ; petits ateliers et magasins locatifs ; architecture métal et dalles de verre.
- Faïenceries de Choisy-le-Roi, 18 rue de Paradis (voir musée de la Publicité).
– Marché couvert St-Quentin, 85 boulevard Magenta : vers 1860, architecture métallique inspirée de Baltard : hautes verrières, légères colonnades de fonte, verrière centrale ; restauration récente.
- Eglise Saint-Laurent, 68 boulevard Magenta ; sur le même site depuis sa création au VIème siècle ; détruite par les Normands fin IXème siècle ; vaste paroisse en 1180 : façade baroque début XVIIème siècle, détruite XIXème siècle pour agrandissement ; ses divers remaniements lui ont ôté son caractère ; clocher carré roman, surélevé XVIIème siècle ; vitraux XIXème et XXème siècles.
Célèbre foire de la Saint-Laurent et pèlerinage du XIIème siècle à la Révolution.
- Eglise Saint-Vincent-de-Paul, place Frantz-Liszt ; église Restauration par Hittorff, sur plan basilical : portique en avancée avec fronton triangulaire sculpté sur colonnes doriques ; bâtiment à 2 niveaux cantonné de tours carrées ; riche mobilier : autel à baldaquin et calvaire, porte de bronze, orgues Cavaillé-Coll (concerts), chaire sculptée...
- Eglise Saint-Joseph-l'Artisan, 214 rue La Fayette ; chapelle XIXème siècle, devenue paroissiale en 1958 ; sanctuaire néo-gothique, vitraux modernes ; statue monumentale de saint Joseph en avancée.
- Eglise Saint-Martin-des-Champs, 36 rue Albert-Thomas ; milieu XIXème siècle par l'architecte Gallois, pastiche romano-byzantin : clocher postérieur (vers 1930) ; restauration contemporaine ; orgues Cavaillé-Coll, peintures d'époque.
- Eglise Saint-Joseph, 154 rue Saint-Maur ; vers 1850, construite alors pour la communauté allemande.
- Chapelle de l'hôpital Saint-Louis, 2 place du Docteur-Alfred-Fournier ; début XVIIème siècle, grand classicisme avec fronton triangulaire : fonts de bronze d'époque ; vandalisée à la Révolution (voir hôpital Saint-Louis, bâtiments publics).
- Chapelle de l'hôpital Lariboisière, 2 rue Ambroise-Paré ; construite sous Louis-Philippe, comme l'hôpital : façade avec entrée centrale en arcade cantonnée de 4 piliers ; à l'étage, niches avec statues encadrées de colonnes ; au centre clocher carré ; tombeau de la donatrice, la comtesse de La Riboisière.
- Chapelle Notre-Dame-des-Malades, 15 rue Philippe-de-Girard ; chapelle de l'hospice des Petites-Soeurs-des-Pauvres, Belle-Epoque, pastiche néo-roman rigoureux.
- Chapelle de l'ancien couvent des Récollets, 8 rue des Récollets ; hospice fondé début XVIIème siècle par Henri IV ; à la Révolution, hospice des Incurables, puis hôpital militaire Villemin : majeure partie du cloître, chapelle modifiée en salle hospitalière ; restaurée et redevenue sanctuaire en 1918 : façades, galeries intérieures, rampe en fer forgé de l'ancien couvent.
- Chapelle de l'hôpital Saint-Lazare, rue du Fg-St-Denis ; seul vestige de l'ancienne prison, démolie entre les 2 guerres, elle-même ayant succédé au célèbre hôpital : chapelle Restauration par Baltard (aujourd'hui amphithéâtre).
- Eglise protestante évangélique, 30 rue des Vinaigriers.
- Eglise Réformée, 17 rue des Petits-Hôtels.
- Synagogues, 130 rue du Fg-St-Martin et 28/32 avenue de Verdun.
- Oratoire israélite, 1 rue Guy-Patin.
- Mosquées, 64 rue du Fg-St-Denis et 83 rue du Fg-St-Denis (à l'emplacement d'une maison ancienne).
- Musée de la Publicité, 18 rue de Paradis, dans les anciens magasins de vente des faïenceries de Choisy-le-Roi : façade néo-classique Belle-Epoque, vestibule avec son décor céramique, escalier à balustres, salle d'exposition et son décor.
- Musée de Baccarat, 30 bis rue de Paradis ; dans l'immeuble des célèbres cristalleries : ensemble de pièces illustrant l'évolution de la cristallerie, pièces uniques, "chefs-d'oeuvre", collection de sulfures, de flacons de parfum, de vases de pharmacie.
- Musée de l'Eventail, 26 boulevard de Strasbourg : musée, conservatoire, réparation, atelier.

Sites :
- Site formé par l'ensemble des 11 premiers arrondissements.
- Site des abords des écluses du canal Saint-Martin, en particulier du square Fréderick-Lemaître.
ESPACES VERTS
- Square Villemin (7 000 m²) : quelques arbres, beaucoup de sable, un entourage de façades inanimées, évoquent davantage une place publique qu'un refuge de calme et d'isolement.
- Square Saint-Vincent-de-Paul (4 000 m²), en prolongement du majestueux ensemble perron-terrasse de l'église dont il constitue une avancée ombragée.
- La cour intérieure XVIIème siècle de l'hôpital Saint-Louis est une pelouse plantée de beaux arbres, sans ordre précis ; la qualité des bâtiments évoque la place des Vosges, avec plus d'intimité.
- Les 3 squares Eugène-Varlin (troisième et quatrième écluses), le square des Récollets (cinquième et sixième écluses), le square Fréderick-Lemaître (septième et huitième écluses) avec le buste de l'acteur.

Ressources et productions :
La tradition d'un artisanat industriel, qualifié et spécialisé, se maintient toujours.
Comme pour le XIXème siècle arrondissement, le trafic fluvial engendra une foule de traitances et de maintenances tout au long de son parcours.
Les métiers d'art y sont également implantés depuis le XVIIIème siècle et maintiennent savoir-faire et créativité.
On retient notamment les métiers du spectacle, de la restauration, du cuir, de la bijouterie, des verriers et céramistes de la rue de Paradis, des arts graphiques, de la facture instrumentale. Plus récemment, spécialisation des métiers de l'informatique dans le secteur Hauteville.

Vie locale :
CULTURE
Conservatoire municipal Hector Berlioz, 6 rue Pierre-Bullet .
- Théâtres : Théâtre Antoine, 14 boulevard de Strasbourg.
Théâtre du Gymnase, 38 boulevard Bonne-Nouvelle.
Théâtre de la Porte-St-Martin, 16 boulevard Saint-Martin.
Théâtre des Bouffes-du-Nord, 37 bis boulevard de la Chapelle.
Théâtre de la Mainate, 36 rue Bichat.
Théâtre de la Renaissance, 20 boulevard Saint-Martin.
Théâtre de l'Eldorado, 4 boulevard de Strasbourg.
Théâtre du Palais des Glaces, 37 rue du Faubourg-du-Temple.
Les Etoiles, Théâtre du Splendid, 48 rue du Faubourg-St-Martin.
Espace Château-Landon, 31 rue Château-Landon.
Espace Jemmapes, 116 quai de Jemmapes.
Théâtre F, 132 rue du Faubourg-St-Denis.
- Ecole internationale de mimodrame Marcel-Marceau.
- Cinémas : La Cinémathèque française, 42 boulevard Bonne-Nouvelle.
Le Brady, 39 boulevard de Strasbourg.
Paris Ciné, 17 boulevard de Strasbourg.
- Bibliothèques : Château-d'Eau, Mairie, 72 rue du Faubourg-St-Martin.
François Villon, 81 boulevard de la Vilette. Lancry, 11 rue de Lancry.
MEDEM, 52 rue René-Boulanger.
Culture et bibliothèque pour tous, 12 rue de l'Aqueduc.
- Ecole d'architecture Villemin.
SPORTS
- 40 disciplines
- Equipements sportifs :
Centre sportif Château-Landon, 31 rue Château-Landon : piscine (2 bassins), gymnase, espaces sportifs.
Centre sportif de La Grange-aux-Belles, 17 rue Boy-Zelenski : bassin école, gymnase, terrain d'éducation physique, centre d'animation.
Centre sportif Parmentier, 155 avenue Parmentier : bassin-école, gymnase.
Gymnase Jean-Verdier, 11 rue de Lancry, et centre d'animation.
Gymnase Jemmapes, 116 quai de Jemmapes, et centre d'animation.
Salle de sports Buisson Saint-Louis, 2 rue du Buisson-St-Louis (parquet).
Terrain d'éducation physique La Fayette, 247 rue La Fayette.
Terrain d'éducation physique Verdun, 18 avenue de Verdun.
Boulodrome Verdun-Valmy, avenue de Verdun.
- Promenades piétonnes et cyclistes sur les berges du canal Saint-Martin le dimanche de 14 h à 18 h.
VIE LOCALE
- Marché couvert Saint-Quentin, 85 boulevard Magenta.
- Centres d'animation : Château-Landon, 31 rue de Château-Landon.
Jean-Verdier, 11 rue de Lancry.
Grange-aux-Belles, 55/59 rue de la Grange-aux-Belles.
Espace Jemmapes, 116 quai de Jemmapes.
- Auberge internationale des jeunes.
- Visites guidées de la promenade Richard-Lenoir et le long du canal Saint-Martin.
Création sites Tunisie