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Hôtellerie dans le 12ème arrondissement

» PARIS : 12ème ARRONDISSEMENT

Région : Ile-de-France
Département : Paris
Code postal : 75012
Population : 132 380 habitants
Superficie : 1 632 ha
Altitude : 38 mètres

Généralités historiques :
Bien que fort différents par ailleurs, les XIème et XIIème arrondissements ont une histoire à peu près identique dominée par l'industrie et l'insurrection.
La rue du Faubourg-Saint-Antoine qui les sépare n'a pas tenu compte d'une découpe administrative et forme rive nord et rive sud une unité indivisible, creuset des révoltes mais aussi du génie des artisans du bois.
L'abbaye de Saint-Antoine-des-Champs ; à l'emplacement de l'hôpital Saint-Antoine ; ouvre l'histoire au XIIème siècle et devient l'une des premières de la Capitale ; sa prospérité, les franchises accordées au XVème siècle par Louis XI attirent dans le bourg formé autour d'elle ouvriers et artisans : ceux-ci se spécialisent dans l'ébénisterie et très rapidement acquièrent la notoriété de capitale du meuble d'art.
Outre leur savoir-faire, leur esprit créatif s'exerce en permanence jusqu'au XIXème siècle : à la Renaissance ils inventent la crédence, puis la commode sous Louis XIV et sont à l'origine de tous les styles, d'Henri II à Louis-Philippe.
Mais leur esprit frondeur est aussi viscéral que leur talent d'ébénistes : ils détruisent un temple protestant, puis embrassent la Réforme et se font massacrer à la Saint-Barthélemy (ils se vengeront sur Henri IV en ne créant aucun style sous son règne) ; ils étrillent les troupes royales au cours de la Fronde ; ils sont à la pointe de la Révolution ; font tomber la Bastille, pactisent avec les agitateurs du duc d'Orléans, marchent sur Versailles
avec Santerre ; ils font peser sur le pouvoir en place leur tyrannie, font chuter la Gironde, imposent la Montagne et les Enragés, puis, après la mort de Robespierre se soulèvent contre la Convention en 1795, puis retournent à leurs établis pour créer les styles Directoire, Consulat, Empire, Restauration. On les retrouve avec une large participation aux Trois Glorieuses en 1830 ; ils provoquent la chute de Louis-Philippe en 1848 et constituent la base de la Commune où ils laisseront un grand nombre de victimes. Depuis, l'esprit subversif du Faubourg Saint-Antoine s'est calmé, mais l'inspiration créative de ses artisans aussi : depuis Napoléon III on se contente de copier d'autres styles ; plus récemment les magasins remplacent les ateliers où sont vendues les productions industrielles de la province, voire de l'étranger ; toutefois des ateliers continuent à exécuter à la main de la belle ouvrage, mais c'est l'imagination qui manque le plus souvent. En 1860, le XIIème arrondissement prend sa forme définitive déjà ébauchée en 1795, sous le vocable de Reuilly : il reçoit la moitié du territoire de Saint-Mandé, la presque totalité de Bercy (devenue l'empire du vin depuis la Restauration) qui disparaît au profit de Charenton. Avec les 810 ha du Bois de Vincennes en 1926, le XIIème devient le plus vaste arrondissement de Paris après le XVIème.
Il sera le théâtre de l'Exposition Coloniale de 1931 qui consacrera 110 ha du Bois à ses installations fastueuses dont certaines demeurent.
Avec la Vème République s'ouvre l'ère d'un urbanisme intense qui touche quartiers délaissés et friches industrielles, l'ensemble Bercy/Gare de Lyon face au XIIIème avec Tolbiac/Gare d'Austerlitz : plus de 100 ha de part et d'autre à urbaniser. Il ne restait que des lambeaux du patrimoine antérieur : monastères, "folies", sanctuaires, établissements hospitaliers disparaissent à la Révolution et au XIXème siècle ; ne demeurent qu'une chapelle XVIIème siècle aux Quinze-Vingt, un pavillon de l'abbaye Saint-Antoine, la barrière du Trône ; seule la "ceinture rouge" des HLM (vers 1925) sur les fortifs marquait le XXème siècle.
Une première vague dans les années 1960 privilégia les tours et l'automobile ; depuis 1975 environ, le concept de l'aménagement urbain a évolué vers les espaces verts, les aires de manifestations populaires, les voies recouvertes, les sites piétons et cyclistes.
Aujourd'hui de nombreuses réalisations sont achevées ou en cours : ensemble Mazas/Gare de Lyon/Chalon, Ministère des Finances, Palais Omnisports de Bercy, Parc de Bercy (13,5 ha) ; "couverture verte" de l'avenue Daumesnil transformée en Viaduc des Arts, Port de Plaisance de l'Arsenal, Jardin Floral du Bois de Vincennes et l'Opéra-Bastille, dit "populaire".
Si l'on déplore la perte de vitesse des métiers nobles du bois, l'on se console avec la réaffectation du quartier par des galeries d'art, peintres, sculpteurs ou musiciens qui investissent les ateliers et locaux du Faubourg laissés vacants, ouvrant de nouvelles perspectives à l'arrondissement.

Particularités :
Patrimoine protégé : 42 éléments.
ENSEMBLES URBAINS
- Bois de Vincennes 995 ha ; peuplé de 126 000 arbres, en majorité de chênes (30 %) ; reboisement par Louis XV ; traitement en parc paysager par Alphand sous Napoléon III (le Bois compte alors 810 ha) ; il sert de cadre à l'Exposition Coloniale de 1931 sans aucun dommage.
Nombreux aménagements (d'ouest en est) : Parc zoologique de 1931 ; augmenté à 15 ha : rochers-abris, plans d'eau, reliefs abritant les animaux avec accès public. Lac Daumesnil à proximité (12 ha creusés en 1860) : 2 îles reliées par des ponts, promenade circulaire ; sur la rive sud, pagode et centre bouddhique 1931 sur l'emplacement du Musée du Bois ; sentier Nature de la Conservation ; dans l'île de Reuilly, grotte et cascade, temple, restaurant ; au sud, vélodrome Jacques Anquetil et cimetière de Charonne.
Au nord Musée des Arts africains et océaniens et, 293 avenue Daumesnil ; érigé par l'Exposition coloniale en 1931 ; musée de la France-d'Outremer jusqu'en 1960, puis Malraux en fit le musée actuel en 4 départements : immeuble-temple à l'antique stylisé (années 1930) ; longue et haute façade avec péristyle à minces colonnes : fresque sculptée (130 m²) de sujets "coloniaux" ; grille et ferronneries de Jean Prouvé ; non loin, cimetière de Saint-Mandé. A la corne nord-est, lac de Saint-Mandé (1,5 ha) avec île.
Large allée nord-sud de la Caserne de Gendarmerie Carnot au vaste rond-point central ; club hippique et circuit ornithologique. Sous le Fort Neuf (nord) s'étend le Parc Floral de Paris (1969) qui organise plusieurs manifestations annuelles (expositions, festival de musique, les "pestacles") ; Vallée des fleurs et plans d'eau, pinède, aire de jeux et de pique-nique, jardin des Quatre-Saisons, hall de la Pinède, Maison de la Nature, jardin des Papillons, théâtre Astral...
A son flanc droit, stades et gymnases de Vincennes ; sur sa gauche, le Centre national de la Cartoucherie : réanimé en Centre culturel qui compte 7 théâtres (voir à vie locale).
Carrefour central de la Pyramide, Obélisque Louis XV qui occupe le centre d'une étoile pour célébrer la restructuration du bois par Louis XV (fontaine et sujets sylvestres).
Accès à l'Institut national des Sports qui a remplacé l'école de Joinville, et conservé le stade Pershing ; de plus, le stade couvert actuel et un vaste parc des sports ont été créés ; l'Institut est bordé au nord par les Pépinières municipales et celles de l'Ecole du Breuil.
Au sud, hippodrome de Vincennes, temple des courses de trot, créé en 1781, consacré en 1920 avec le Prix d'Amérique, agrandi et modernisé vers 1980 : 3 000 places de tribunes, hall de 4 000 m², restaurants ; 150 réunions par an, courses nocturnes, écran géant de télévision.
A la pointe sud-est, lac de Gravelle (1,5 ha) creusé par Alphand et château d'eau du Bois ; plateau de Gravelle (point culminant), puis contre l'hippodrome l'Ecole du Breuil proprement dite (forestière et horticole), et son vaste arboretum ; plus bas, redoute de Gravelle et stade de Joinville.
La Ferme Georges-Ville jouxte le dépôt des Courses.
Le nord-est du Bois est occupé par le Lac des Minimes (10 ha), creusé par Alphand (1860), comporte 3 îles dont celle de la Porte-Jaune et son châlet-restaurant.
Enfin, à l'est l'Institut national d'Agronomie tropicale, créé en 1950 : conservatoire de bois exotiques, jardin tropical (8 ha), mémoriaux et monuments aux morts des troupes coloniales, temple vietnamien du Souvenir Indochinois, bâtiments du Collège de France.
- Abords du château de Vincennes, comprenant : l'assiette du cours des Maréchaux, les terrains propriété du Ministère de la Guerre, de la Ville de Paris et de la Ville de Vincennes, entre l'avenue du Polygone, l'avenue Carnot et l'esplanade du château (pour le château, voir Vincennes - 94).
ARCHITECTURE MILITAIRE
- Bastion n° 1 des anciennes fortifications de Thiers (rasées en 1929), 117 bis boulevard Poniatowski : bastion construit en ligne brisée, une face de 90 m avec fossé à l'avant ; mur-courtine qui le reliait au bastion n° 2 en partie conservé.
OUVRAGES D'ART
- Pont Amont du périphérique, 1969, uniquement automobile : 270 m de long, 42 m de large, constitué de 2 ponts de 4 travées en béton précontraint.
- Pont National, boulevard Poniatowski/bd Masséna, 1853 : pont en pierre de 189 m de long, 34 m de large ; chemin de fer et voitures, séparés par une grille ; 5 arches plein cintre, plus une de chaque côté qui enjambent les quais et grandes voies.
- Pont de Tolbiac, rue Joseph-Kessel/rue de Tolbiac ; 1879 à 1882 : 168 m de long, 20 m de large, en pierre ; 5 arches d'ouvertures inégales ; tablier en
dos d'âne.
- Pont de Bercy, boulevard de Bercy/bd Vincent-Auriol ; 175 m de long, 40 m de large : pont ancien de 1863, 5 arches en maçonnerie ; viaduc sur arcades destiné au métropolitain sur la partie est ; dédoublé à l'identique en 1991, béton armé
- Pont Charles-de-Gaulle, rue Van-Gogh/Gare de Lyon ; 1993/96 : 208 m de long, 31,60 m de large, pont-poutre métallique de 3 travées.
- Viaduc d'Austerlitz, à côté du pont d'Austerlitz, à l'usage du métropolitain : ouvrage métallique de 140 m entre culées, ce qui constitue un tour de force ; décor Belle-Epoque de sa construction (sujets marins).
- Pont d'Austerlitz, place Mazas/place Valhubert : inscriptions de son historique aux 4 coins du pont : "construit de 1804 à 1806, élargi une 1ère fois de 1854 à 1855, une 2ème fois de 1884 à 1885" ; 174 m de long, 30 m de large ; 1er appareil métallique, reconstruit et élargi en pierre, y compris les parapets ; sur les tympans, les N impériaux entourés de lauriers.
- Accès au métropolitain : station Gare de Lyon (cour SNCF) ; station Bastille (rue de Lyon, Gare SNCF) ; station Nation (boulevard Diderot) ; station Picpus (avenue de Saint-Mandé) ; station Daumesnil (terre-plein place Félix-Eboué) ; station Nation (place de La Nation/avenue Dorian) : dus à Hector Guimard, de style Art nouveau.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Hôpital Saint-Antoine, 184 rue du Fg-St-Antoine, sur l'emplacement de l'abbaye Saint-Antoine-des-Champs d'origine XIIème siècle ; remaniement fin XVIIIème siècle par Lenoir qui ne réalise qu'un pavillon ; transformation en hôpital à la Révolution et destruction de l'abbaye, sauf le pavillon Lenoir ; adjonctions au milieu XIXème siècle ; début 20ème, 1920 et surtout vers 1970 avec le bâtiment central de 11 étages et des ailes transversales.
- Hospice Saint-Michel, 35 avenue Courteline ; date de la Restauration, agrandi fin XIXème siècle ; chapelle au centre ; bâtiment principal avec ailes en retour, entouré d'un jardin ; cour avec galerie à arcades ; façades sur cour et sur jardin.
- Fondation Eugène-Napoléon, 254 rue du Fg-St-Antoine ; orphelinat fondé par l'impératrice Eugénie qui y consacra le prix d'une rivière de diamants ; construit par Hittorff qui donna aux bâtiments la forme de la parure : grand jardin, façades et toitures, ateliers, mur et grille de clôture, salon de l'impératrice et chapelle .
- Gare de Lyon, 20 boulevard Diderot (Buffet de la gare, voir architecture commerciale) ; première gare (embarcadère) vers 1850 ; reconstruite et agrandie fin XIXème siècle (campanile-horloge) ; en 1927, elle prend sa dimension actuelle : façade ostentatoire à vastes baies plein cintre ; archétype d'architecture métallique Belle-Epoque ; salle des fresques. - Pavillons de l'ancienne douane et de la Barrière d'eau, 10 quai de La Rapée et 139 rue de Bercy : façades et toitures.
- Pavillons et colonnes de l'ancienne barrière du Trône, place de La Nation (voir XIème arrondissement).
- Ancienne fontaine de Montreuil, rue du Fg-St-Antoine, face à l'hôpital : fontaine début XVIIIème siècle de Jean Beausire ; petit édifice carré, (haut de 6 m) ; les 4 faces sont creusées de niches et coiffées de frontons triangulaires.
- Ancien lavoir du marché Lenoir, 7/9 rue de Cotte : la façade du lavoir Louis-Philippe, a été déplacée ici à titre conservatoire ; coiffée d'un fronton classique sur pilastres.
BATIMENTS PUBLICS non protégés
- Mairie du XIIème, construite en 1876 par Hénard : façade pour l'essentiel néo-Renaissance, mais qui comporte d'autres emprunts d'époque classique ; avant-corps central à porche couvert, colonnes inspirées de Ledoux ; campanile à plusieurs étages.
– Palais omnisports de Bercy : vaste édifice polygonal profilé bas sur l'emplacement de la Halle aux Vins, abaissé de pentes gazonnées ; modulable pour toutes manifestations (voir vie locale).
– Opéra-Bastille, place de la Bastille ; le dernier et le plus contesté des Grands Travaux : Opéra gigantesque qui s'est voulu "populaire", inauguré en 1989 pour le bicentenaire de la Révolution (Carlos Ott, architecte).
- Hôpital des Quinze-Vingt, 26/28 rue de Charenton : ancienne caserne des Mousquetaires Noirs XVIIIème siècle par Robert de Cotte, démolie vers 1970 pour y installer un hôpital ophtalmologique ; ont subsisté : la chapelle et le porche monumental classique à fronton triangulaire.
- Façade peinte, 60 rue de Reuilly ; fresque contemporaine : serre métallique évoquant les jardins environnants et l'église St-Eloi (architecture du fer).
DEMEURES ET IMMEUBLES
- Pavillon dit du duc de Guise, 99 bis rue de Reuilly : pavillon de chasse XVIIIème siècle d'origine obscure, fers forgés.
- Quai de La Rapée, nos 12 et 12 bis : façades sur le quai et toitures
correspondantes.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE
- Buffet-restaurant "le Train bleu", Gare de Lyon ; le sommet du luxe et du décor Belle-Epoque : le staff, la dorure, les motifs ornementaux, les lustres, le mobilier sont en accord, réalisés par les meilleurs facteurs de l'époque ; fresques murales et plafonds représentent des scènes relatives aux villes traversées par la ligne PLM (Paris-Lyon-Marseille).
- Ancien magasin de meubles Gouffé, 46/48 rue du Fg-St-Antoine, l'un des premiers grands magasins de meubles se substituant aux ateliers.
- Charcuterie, 4 bis rue Parrot : devanture Belle-Epoque, en bois et fixés sous verre ; panneaux façon nature morte XVIIIème siècle.
- Boulangerie, 2 rue F.-Castelar : devanture et décor intérieur, vers 1905.
- Boulangerie, 19 rue Montgallet : devanture et décor intérieur Belle-Epoque ; fixés sous verre en panneau et en ciel de boutique.
- Marché Beauveau, place d'Aligre ; halle XVIIIème siècle agrandie au milieu XIXème siècle : marché couvert avec pavillon de gardien coiffé d'une petite tour carrée à horloge ; le marché s'étale également en plein air sur la place, mélangé à la brocante.
- Eglise du Saint-Esprit, 186 avenue Daumesnil ; construite vers 1930 (Tournon, architecte) selon le plan de Sainte-Sophie (Constantinople) : vaste coupole centrale et haute entrée-clocher d'inspiration byzantin ; les corps latéraux en béton pourraient appartenir à un missiri soudanais ; nombreuses fresques (Maurice Denis). - Eglise Notre-Dame-de-Bercy, place Lachambaudie ; église du village de Bercy reconstruite sous la Restauration, puis en 1872 (incendiée par les Communards) ; plan d'origine, de style néo-classique : façade d'ordre dorique à fronton triangulaire, clocher au chevet.
- Chapelle de l'école Saint-Michel-de-Picpus, 41 boulevard de Picpus : chapelle XIXème siècle. Chapelle de l'hospice Saint-Michel, 35 avenue Courteline ; au centre de l'établissement dans la tradition hospitalière : chapelle octogone d'influence italienne, construite sous Louis-Philippe.
- Eglise de l'Immaculée-Conception, 34 rue du Rendez-Vous : église de 1875, de style néo-roman.
- Eglise Saint-Eloi, 3 et 7 place Maurice-de-Fontenay ; église contemporaine entièrement métallique, dans la symbolique de son saint patron : façade en éléments profilés, sculpture-campanile extérieure, verrières à encadrements métalliques.
- Eglise Saint-Antoine des Quinze-Vingt, 66 avenue Ledru-Rollin ; vers 1900, de style néo-byzantin teinté d'Art nouveau : verre de couleur, céramique, éléments métalliques se marient avec la pierre ; coupole au carré, traité en verrière.
- Chapelle de la Fondation Eugène-Napoléon, 254 rue du Fg-St-Antoine : chapelle Napoléon III par Hittorff qui lui donna la forme d'un pendentif en mémoire d'une parure dont le prix servit à cette fondation.
- Cimetière de Picpus, 35 rue de Picpus : ancien jardin des Chanoinesses augustines qui servit de charnier aux 1 306 guillotinés de la place de La Nation (juin et juillet 1794) ; les 2 fosses communes furent rachetées par les familles des victimes (dont les Noailles) qui leur donnèrent des sépultures chrétiennes ; un deuxième cimetière fut créé et réservé aux descendants des guillotinés, tombe de La Fayette ; l'ancien couvent des chanoinesses fut reconstruit début XIXème siècle ; dans la chapelle Louis-Philippe, statue réputée miraculeuse de Notre-Dame- de la Paix.
- Chapelle de l'ancienne caserne des Mousquetaires noirs ; chapelle XVIIème siècle par Robert de Cotte qui a survécu à la démolition de la caserne devenue hôpital des Quinze-Vingt : nef à chevet arrondi ; stalles et chaire en bois sculpté XVIIème siècle.
- Chapelle de l'hôpital des Diaconesses, 18 rue du Sergent-Bauchet, culte protestant.
- Pagode vietnamienne, Bois de Vincennes ; Institut agronomique tropical ; il fut construit dans le cadre de l'Exposition coloniale de 1931 : bâtiment polygonal en pisé ; entrée-porche soutenue par de hautes colonnettes ; toits coniques successifs (voir à Bois de Vincennes).
- Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie, 293 avenue Daumesnil : bâti en 1931 à l'occasion de l'Exposition coloniale ; remodelé actuellement, il présente 4 parties : l'Océanie, l'Afrique noire, le Maghreb, l'aquarium tropical. Ethnographie, costumes, objets, documents.
- Musée des Arts forains, 53 avenue des Terroirs de France : il présente une reconstitution d'une fête foraine à la Belle-Epoque, sur une surface de plus d'un hectare.
- Musée de l'Argenterie insolite, Viaduc des Arts, 109/113 avenue Daumesnil : objets inattendus des arts de la table et de la mode, insolites ou exceptionnels ; visite d'un atelier d'orfèvrerie sur le vif.

Sites :
Ensemble formé par les arrondissements des XIIème à XVème ; immeubles concernés sur les rives de la Seine ; le plan d'eau de la Seine n'est pas visé . Les berges de la Seine sont Inscrites sur la "Liste du Patrimoine mondial" de l'UNESCO.
ESPACES VERTS
- Bois de Vincennes .
- Parc de Bercy (1997) : il occupe 14 ha des entrepôts et chais de Bercy ; 150 000 arbres et arbustes ont été plantés outre ceux qui sont conservés ; lien entre le passé (vestiges d'une "folie" XVIIIème siècle ; 3 anciens bâtiments vinicoles) et le présent avec des installations multiformes : potager, verger, jardin des senteurs, roseraie ; observatoire, Maison du Jardinage, labyrinthe, belvédère, amphithéâtre, Maison du Lac, Station Météor ; Grande Prairie, treilles, vaste terrasse au bord de
la Seine.
- La ZAC de Bercy porte sur 51 ha occupés par les entrepôts et chais de la Halle aux Vins, sur le front de Seine.
Sont déjà réalisés : le Ministère de l'Economie et des Finances, le Palais omnisports de Bercy, le Parc de Bercy (14 ha) ; en cours : quartier d'habitation et centre d'affaire ; desserte par 2 stations Météor (nouvelle ligne).
Le quartier ancien de Saint-Emilion a été conservé avec ses chais et installations (voir détail des réalisations aux chapitres concernés).
- Promenade/Coulée verte du viaduc Daumesnil : elle occupe la voie désaffectée de la ligne de La Bastille dont les arcades abritent des artisans d'art ; de l'hôpital des Quinze-Vingt à la rue de Rambouillet, promenade plantée, roseraie, parterres.
- Square Courteline (environ 1 000 m²), avenue Saint-Mandé /
Picpus : espace allongé de verdure égayé par un petit kiosque dans ce quartier d'allure provinciale.
- Squares mitoyens Georges-Méliès et Emile-Cohl de création contemporaine, intéressants par leurs grands arbres.
- Place de La Nation : parterres et arbres touffus au centre de la place, encadrant le char de Dalou (XIXème siècle) portant la République.
- Square Trousseau (4 000 m²), faubourg St-Antoine / Trousseau, vers 1900, doté lui aussi d'un kiosque à musique.
- Square Jean-Morin (environ 2 000 m²), créé à la Belle-Epoque : kiosque à musique.
- Jardin de l'Arsenal : 1 hectare planté et aménagé de part et d'autre du port ; avenue Bourdon, arbres et promenade ; boulevard de la Bastille, aire de jeux, boulodrome, restaurant au milieu d'espaces verts et plantations.

Ressources et productions :
Le faubourg St-Antoine est le centre le plus important en France depuis 3 siècles des arts du meuble, du travail du bois, de tous les métiers dérivés et complémentaires. Plus d'un millier d'entreprises, de l'artisan spécialisé avec un compagnon jusqu'à la PME travaillent et créent dans ce secteur.
Les Métiers d'Art ont établi leur quartier général au Viaduc des Arts ; le siège de la SEMA (Société d'Encouragement aux Métiers d'Art) s'y est transporté (23 avenue Daumesnil).
Le Viaduc des Arts se développe avenue Daumesnil de la rue de Lyon à celle de Rambouillet. Il occupe le viaduc ferroviaire désaffecté de la Gare de la Bastille ; au-dessus, promenade plantée sur l'ancienne voie ferrée ; en-dessous, 45 ateliers de fabrication-vente d'artisans d'art occupant chacun une arcade du viaduc, vitrine et atelier ouvert au public où la plupart des disciplines traditionnelles sont représentées.
Enfin l'arrondissement compte l'Ecole Boulle, créée par le premier ébéniste de Louis XIV il y a 3 siècles et dont le diplôme consacre toujours les facteurs les plus qualifiés.

Vie locale :
CULTURE
- Conservatoire municipal Paul-Dukas, 43/45 rue de Picpus.
- Bibiothèques-discothèques : Picpus, 70 rue de Picpus ; Saint-Eloi, 23 rue du Colonel-Rozanoff. Bibliothèque de la Jeunesse Diderot, 42 avenue Daumesnil.
- Théâtres : Théâtre Paris 12 Maurice-Ravel, 2/6 avenue Maurice-Ravel.
Théâtre Noir, ensemble culturel, 16 rue Louis-Braille.
Théâtre de la Cartoucherie, Bois-de-Vincennes, qui regroupe 7 théâtres : la Cartoucherie, le Chaudron, l'Epée de Bois, l'Aquarium, le Soleil, la Tempête, la Compagnie Jean-Louis Barrault.
SPORTS
- 42 disciplines
- Equipements sportifs : Palais omnisports de Bercy, 8 boulevard de Bercy : installé en 1981 à 1984 sur l'emplacement de la Halle aux vins ; aire centrale 4 000 m² ; accueil de 2 000 à 17 000 spectateurs selon le spectacle ; exceptionnelle visibilité, équipements phoniques et complémentaires ; extrême capacité polyvalente, compétitions les plus diverses ; patinoire 150 manifestations/évènements par an.
Centre sportif Carnot, 26 boulevard Carnot : gymnase, terrain d'éducation physique. Centre sportif de La Lancette, 29 rue de La Lancette : gymnase, terrain d'éducation physique. Centre sportif Léo-Lagrange, 68 boulevard Poniatowski : stade (700 places), gymnase, jogging, tennis, boulodrome.
Centre sportif Léon-Mottot, 17 cité Moynet : gymnase, terrain d'éducation physique.
Centre sportif Paul-Valery (4 ha), 15 rue de la Nouvelle-Calédonie : stade omnisports, piste 400 m, parcours de santé, jogging ; tennis.
Centre sportif Picpus, 56 rue de Picpus : gymnase, terrain d'éducation physique.
Gymnase Daumesnil, 74 avenue Daumesnil.
Gymnase Sainte-Clotilde, 99 rue de Reuilly.
Terrain d'éducation physique Louis-Braille, 24 rue Louis-Braille.
Piscine de Reuilly, 13 rue Hénard : 2 bassins, solarium, baies vitrées. Piscine Roger-Le-Gall, 34 boulevard Carnot : 2 bassins, solarium, sauna.
- 4 centres d'animation : Maurice-Ravel, 6 avenue Maurice-Ravel ; Reuilly, 15 rue Hénard ; Saint-Eloi, passage Stinville ; Villiot, 13 rue Villiot.
Bois de Vincennes :
- Centre sportif Jacques-Anquetil, avenue de La Gravelle.
Centre sportif Pershing, route du Bousquet-Mortemart : stade et athlétisme, jogging.
Plaine de jeux Mortemart, route du Bosquet-Mortemart. Plaine de jeux Saint-Hubert, route de La Pyramide.
Plaine de jeux du Polygone, route de La Pyramide.
Tennis de la Faluère, route de La Pyramide (21 courts).
Tennis-club parisien de Joinville, routes de La Pyramide/Stratégique.
Centre équestre Bayard, avenue du Polygone.
- Opération piétons-vélos le long du canal Saint-Martin, le dimanche de 14 h à 18 h (fermeture circulation automobile).
VIE LOCALE
- Foire du Trône, dite aussi Foire du Pain-d'Epice, déplacée au Plateau de Reuilly.
- Marché Beauveau-St-Antoine, marché couvert et brocante.
- Marché aux Puces d'Aligre, place d'Aligre : marché couvert et Puces en plein air (brocante, fripes).
- Port de plaisance Paris-Arsenal et réseau fluvial (entre ponts de Sully et d'Austerlitz) ; aménagements portuaires et plaisanciers modernes ; 168 postes d'amarrage, nombreux services.
- Croisières fluviales par Hydratours.
- Ferme de Paris, route du Pesage, Bois de Vincennes : démonstrations de tonte des moutons et traitement de la laine.
Cours de jardinage à l'école d'horticulture du Breuil.
- Cours-ateliers à la Maison du jardinage, Parc de Bercy. Parc floral de Paris, Bois de Vincennes : spectacles, festivals, visites guidées, visites pour non-voyants, animation permanente ; SI L'ON JOUAIT (Salon du Jouet) octobre.
BODY-FITNESS : mi-mars.
ANIMAL-EXPO : mi-octobre.
REEDUCATION-EQUIP-SALLES : mi-octobre.
- Pèlerinage : chapelle des Soeurs de Picpus, 17 juillet, fête des bienheureuses carmélites massacrées en 1794 et jetées dans les charniers de Picpus.
Création sites Tunisie