Région :
Ile-de-France Département
: Paris Code postal :
75013 Population : 172
536 habitants Superficie : 715
ha Altitude :
60 mètres
Généralités
historiques :
L'actuel arrondissement ne présentait
pas à l'origine d'unité géographique,
mais un vaste site marécageux entre
Seine et Bièvre d'où émergeait
au sud la Butte-aux-Cailles ; il fut constitué
de territoires provenant des villages primitifs
alentour : Gentilly, Bicêtre, Ivry.
Le bourg Saint-Marcel, le premier formé
(XIIIème siècle) autour de la
Bièvre, fut d'abord un village de carriers
; sa collégiale apparue au XIIème
siècle prit le vocable de Saint-Marcel
(Vème siècle), l'un des grands
patrons de Paris.
L'industrie, née de la Bièvre,
constitua la vie et l'économie de Saint-Marcel
du XIIIème au XVIIème siècle
: les rives furent d'abord occupées
par les bouchers qui rejetaient leurs rebuts
dans la rivière ; les métiers
satellites en firent autant : corroyeurs,
tanneurs, mégissiers, artisans du cuir
; au XVème siècle, les teinturiers
s'y installèrent à leur tour
(métiers exigeants en eau) ; la dynastie
des Gobelins passa en 2 siècles de
la couleur à la tapisserie, devenue
sous Louis XIV la célèbre manufacture.
Si l'industrie domina l'économie jusqu'à
une date récente, le bourg Saint-Marcel
et surtout son territoire méridional
développèrent une activité
agricole importante : outre la pierre à
bâtir, Saint-Marcel produisait son vin
et Ivry se partageait entre prairies d'élevage
et céréales. Deux autres éléments
vont dominer la vie de l'arrondissement jusqu'aux
temps modernes : d'abord la misère
ouvrière et la délinquance qui
en découle, que Louis XIV préféra
traiter par humanité obligatoire plutôt
que par répression policière
; les malades,
vieillards, débiles,
sans logis, étaient conduits d'autorité
dans l'hospice où ils étaient
abrités et assistés selon une
discipline militaire : les enfants à
La Pitié, les femmes à La Salpêtrière,
les hommes à Bicêtre ; mais l'hospice
devint parfois prison avec des départements
de délinquants ou de prostituées
comme à La Salpêtrière.
Ensuite l'urbanisme dont l'évolution
provoqua dans les années 1960 un remodelage
contemporain et radical de l'arrondissement
; l'explication tient dans l'indigence du
patrimoine protégé : un seul
bâtiment majeur (La Salpêtrière
et quelques lambeaux du passé ont subsisté
; en dehors du siècle de Louis XIV
(Salpêtrière et "boulevards
du Midi" créés sur les
anciennes fortifications, actuellement Auguste-Blanqui
et L'Hôpital), l'implantation incontrôlée
de l'industrie, l'égout pestilentiel
de la Bièvre maîtrisé
et couvert seulement en 1910, l'urbanisme
sauvage et les lotissements inconsidérés
du XIXème siècle n'ont rien
laissé debout : disparus à la
Révolution et au XIXème siècle
les premiers sanctuaires : collégiale
Saint-Marcel et son vis-à-vis la chapelle
Saint-Martin, la paroissiale Saint-Hippolyte,
les couvents des Cordelières et des
Bénédictines anglaises ; disparus
également les châteaux et "folies"
de plaisance de l'Ancien Régime ; Pilâtre
de Rozier atterrit avec sa montgolfière
au milieu des cabanes de chiffonniers de la
Butte-aux-Cailles.
Enfin le penchant populaire pour l'insurrection,
né en grande partie des cités
de la misère (la dernière, la
Cité Jeanne-d'Arc, dut être réduite
par la troupe et rasée en
1934 ), est à rapprocher
de celui du XIIème arrondissement voisin
: les ouvriers de la Bièvre se joindront
à ceux du Faubourg-St-Antoine à
la pointe de toutes les violences : prise
de la Bastille, marche sur les Tuileries du
20 juin 1792, massacres de Septembre (ceux
de La Salpêtrière et de Bicêtre
sont considérés comme les plus
sombres évènements de la Révolution),
prise et massacre des Tuileries, évènements
révolutionnaires du XIXème siècle
et en particulier la Commune où la
Butte-aux-Cailles sera le dernier bastion
de résistance des Communards.
Une figure angélique domina pendant
un demi siècle cette atmosphère
de violence et de misère : soeur Rosalie
(canonisée), adepte de saint Vincent-de-Paul.
L'urbanisation massive de 1960 a provoqué
d'inévitables destructions et une redéfinition
générale, imposée par
le site du XIIIème, passage obligé
des grands courants nord/sud ; une évolution
plus aimable est intervenue depuis, comme
dans tous l'Est parisien ; la doctrine demeure
l'élargissement des voies de base et
la création de sites de fixation dotés
d'ensembles commerciaux, ludiques et administratifs
complémentaires de l'habitat : place
d'Italie, Dunois, Javelot, Choisy la misère
éradiquée était un préalable,
mais avec elle une population artisanale et
une identité de quartier, disparaissent
au bénéfice du conditionnement
de la modernité ; les variations démographiques
en sont le corollaire avec une immigration
accélérée et des fixations,
certaines pleines de couleur comme la ville
chinoise de Choisy.
Particularités
:
Importante nécropole antique (IVème
siècle) et d'autres mérovingiennes,
proches de la vallée de la Bièvre.
Patrimoine protégé : 33 éléments,
dont : 5, 23, 2, 1 (Patrimoine Mondial).
ENSEMBLES URBAINS
- Enclos des Gobelins, 42 avenue des Gobelins
et 1 rue Berbier-du-Mets.
Colbert créa en 1662 la Manufacture
des Gobelins qui réunissait les principaux
teinturiers et spécialistes de la tapisserie,
dont les Gobelin, illustres teinturiers au
XVème siècle, en une vaste manufacture
d'Etat consacrée à la tapisserie
de haute lisse.
Charles Le Brun, premier directeur, y groupa
l'excellence des métiers d'art et donna
à l'établissement une primauté
internationale constante depuis 3 siècles.
Malgré l'incendie et le vandalisme
de la Commune (1871) les bâtiments ont
sensiblement conservé leur aspect du
XVIIème siècle.
La Manufacture de tapis de Savonnerie, fondée
par Henri IV à Chaillot et destinée
à la clientèle privée,
fut rattachée à l'administration
de Charles Le Brun et intégrée
à l'Enclos des Gobelins en 1826 : art
monumental, technique du point noué.
La Manufacture de tapisserie de Beauvais,
entreprise privée en 1664, mais travaillant
activement pour le Garde-Meuble royal ; fixée
à Beauvais par Colbert, sinistrée
en 1940, elle s'installa dans l'Enclos des
Gobelins et se partage avec Beauvais depuis
1989 ; spécialiste de la basse-lisse.
Le Mobilier National, ancien Garde-Meuble
Royal, puis Impérial, conserve et entretient
le meilleur du patrimoine national d'Etat
(mobilier, tapisseries, bronzes, céramiques,
tous objets d'art) ; étendu en 1964
(Malraux) à la création et au
design.
Relogé en 1935 dans un immeuble d'un
classicisme antique d'Auguste Perret (8 000
m²) construit dans l'Enclos des Gobelins,
il groupe sous son Administration Générale
les trois manufactures (Gobelins, Savonnerie,
Beauvais), ainsi que la Manufacture de Lodève
(34) et les ateliers nationaux de dentelle
du Puy (43) et d'Alençon (61).
Le square René Le Gall prolonge au
sud-est le Mobilier National, remplaçant
en 1938 les anciens jardins XVIIème
siècle disparus .
- Cité fleurie, 61/67 boulevard Arago
; la plus ancienne cité d'artistes
de Paris, conçue dans ce but précis
vers 1880 : une trentaine d'ateliers à
hauts vitrages et murs à colombage
dans le style de l'Exposition Universelle ;
sauvée de la démolition vers
1970 et rénovée.
- Ilot de la Reine-Blanche, 12/18 rue Berbier-du-Mets
; vestiges d'un immeuble XVIème siècle
ayant appartenu aux teinturiers Gobelin ;
il représente une rare combinaison
de local industriel et d'habitat conçue
dans le même immeuble : long bâtiment
à grandes ouvertures et tour poivrière
d'angle.
- Cité Florale, 36 et 50 rue Brillat-Savarin
: aménagée vers 1930 sur un
ancien méandre de la Bièvre,
elle n'est constituée que de maisons
individuelles de 3 étages ; allées
pavées, jardinets ou verdure, maisons
toutes différentes.
- La Cité Verte, 147 rue Léon-Maurice-Nordmann
; créée peu après la
Cité Fleurie voisine.
Elle groupe 24 ateliers tous différents
de part et d'autre d'une allée centrale
arborée : façade néo-classique
proche de l'entrée.
- Cité Citroën, 22 rue Barrault
: sa curiosité (inédite) consiste
dans son site perché sur une vaste
dalle couvrant des garages Citroën :
ensemble de pavillons identiques destinés
au personnel.
- Cité Daviel : au flanc de la Butte-aux-Cailles
un porche s'ouvre sur une cité-jardin
d'une quarantaine de pavillons identiques.
Initiative de l'abbé Viollet vers 1910
pour humaniser l'habitat populaire ; architecture
pentue et colombage ont fait surnommer cette
cité "la petite Alsace".
- Le quartier chinois : il est compris entre
les boulevards extérieurs et les avenues
de Choisy et d'Ivry ; il prit son caractère
vers 1970 à l'afflux des Chinois et
Indochinois fuyant les paradis communistes
et heureux de peupler les tours élevées
en 1960 et que boudaient les Français
; laborieux et discrets, ils ont occupé
commercialement le quartier avec grandes surfaces,
restaurants, bimbeloterie et art d'Extrême-Orient.
On ne peut parler d'ensemble urbain et encore
moins d'imprégnation architecturale
si ce n'est quelques toits de magasins en
pagode, mais plutôt d'un dépaysement
(modéré) créé
par les devantures, enseignes et l'allure
affable et affairée de la population.
OUVRAGES D'ART
- Pont d'Austerlitz, place Ledru-Rollin/place
Valhubert (voir XIIème arrondissement)
- Viaduc d'Austerlitz, à côté
du pont d'Austerlitz (métropolitain)
: ouvrage métallique de 143 m entre
culées (tour de force et record) ;
décor Belle-Epoque de sa construction
(sujets marins).
- Pont de Bercy (voir XIIème arrondissement).
- Pont de Tolbiac, rue de Dijon/rue de Tolbiac
(voir XIIème arrondissement).
- Pont Charles-de-Gaulle, rue Van-Gogh/Gare
de Lyon (voir XIIème arrondissement).
- Pont National, boulevard Poniatowski/bd
Masséna Tolbiac (voir XIIème
arrondissement).
- Accès au métropolitain : station
Saint-Marcel (face hôpital de la Pitié)
; station Campo-Formio (angle Hôpital/Titien)
; stations place d'Italie (angle avenue et
place d'Italie) et (angle place d'Italie/rue
Bobillot) ; oeuvre de Hector Guimard, Art
nouveau. BATIMENTS PUBLICS protégés
- Hôpital de La Salpêtrière
et, 47 boulevard de l'Hôpital ; ce fut
d'abord un arsenal au XVIIème siècle,
puis maison de force, prison, accueil de marginaux
; enfin asile de fous, d'infirmes, d'indigents
qui donnèrent à l'établissement
son caractère
hospitalier et charitable ;
du XVIIème siècle à nos
jours il est devenu le principal complexe
hospitalier de Paris.
Le Vau, Le Muet y travaillèrent et
surtout Libéral-Bruant qui construisit
la célèbre chapelle ; début
XXème siècle, construction du
nouvel hôpital agrandi jusqu'en 1985
; aire couverte avec les jardins de 33 ha.
- Ancien théâtre des Gobelins,
73 avenue des Gobelins ; façade compressée
entre 2 immeubles ; construit vers 1869 par
l'architecte Cusin : façade monumentale
à partir des balustres du 1er étage
inspirée de la Renaissance italienne,
rehaussée par 2 reliefs sculptés
de Rodin (actuellement cinéma).
- Gare d'Austerlitz, 1/11 bis et 19/27 boulevard
de l'Hôpital et 1/3 place Valhubert
; à l'origine, embarcadère d'Orléans
créé au milieu XIXème
siècle : bâtie sur le principe
de 2 cours (arrivée et départ
séparées par 2 bâtiments)
qui a été conservé au
cours des nombreux agrandissements ; reconstruction
en 1867 avec halle de 280 m de long sur fermes
métalliques d'une portée de
+ de 50 m ; gare souterraine pour trains de
banlieue en 1969 ; style Belle-Epoque, expressif
sur la façade de la place Valhubert.
- Groupe scolaire, 10 rue du Kuss ; vers 1930
par l'architecte Expert dans le style paquebot
: 4 éléments convexes utilisent
le terrain en pente, en retrait les uns sur
les autres ; dalles de verre et béton
brut de coffrage.
- Piscine de la Butte-aux-Cailles, 5/7 place
Paul-Verlaine : piscine d'époque Art
déco, à l'emplacement d'un puits
artésien qui utilise son eau à
28°.
- Cité-refuge de l'Armée du
Salut, 12 rue Cantagrel, réalisée
par Le Corbusier dans les années 1930
; celui-ci y démontre son concept de
l'urbanisme communautaire future. Cette cité-refuge
devait remplir 3 missions : accueillir les
sans-logis, les nourrir, les réinsérer
par le travail ; longues façades à
larges ouvertures orientables, traitées
par la suite en polychromie. BATIMENTS PUBLICS
non protégés
- Mairie du XVIIIème arrondissement,
1 place d'Italie : conçue sous Napoléon
III, achevée fin XIXème siècle.
Facture néo-classique, mais le style
ostentatoire, la décoration surchargée,
le pastiche outrancier sont abandonnés
: lignes simples, volume plus réduit,
façade aux pilastres discrets, aspect
provincial ; façade sur la place et
2 ailes en retour.
- Bibliothèque de France, quai François-Mauriac,
dite François-Mitterand ; dernière
réalisation de la série des
Grands Travaux 1981/95 ; architecture et fonctionnement
contestés : 4 hautes tours en équerre
aux angles d'un vaste rectangle ; elles sont
en verre, mais avec isolement intérieur
et air conditionné ; au fond du vide
intérieur, un parc-jardin avec arbres
forestiers transplantés ; en surélévation
du jardin, aire publique qui l'entoure ; au
niveau du jardin, les salles de lecture avec
circulation autour de celui-ci.
- Institut Estman, 11 rue Georges-Estman ;
Institut dentaire fondé grâce
au mécénat de Georges Estman
en 1930 (dont il est caractéristique)
: bâtiments bas de lignes strictes en
briques briques rouges, 2 retours d'aile,
toit-terrasse, médaillons sculptés
symboliques ; intégré au vaste
square verdoyant de Choisy.
HOTELS PARTICULIERS
- Hôtel-pavillon dit Jean-de-Julienne,
20 rue Lebrun ; c'est un édifice XVIIIème
siècle à la façade ornée,
salon protégé.
- Maison dite "de la Reine Blanche"
et, 14/18 rue Berbier-du-Mets .
- Hôtel Mascarini, 3 bis rue des Gobelins
; ancien hôtel XVIIème siècle
acquis par le manufacturier Jean de Julienne
; il occupe une arrière-cour d'immeuble
et a conservé son jardin avec une orangerie
XVIIIème siècle ; c'est la cage
d'escalier XVIIème siècle de
l'hôtel qui fait l'objet de la protection.
- Hôtel particulier, 14 boulevard Arago
; concept évolutif Belle-Epoque : hôtel
construit à double fin commerciale
(rez-de-chaussée) et résidentielle
(étages) ; style Art nouveau pour les
vitrines (mosaïques) et accès-façade
(ornements sculptés et balcons).
IMMEUBLES protégés
- Rue des Gobelins n° 19 ; bâtiment
vers 1500, voisin de la Reine-Blanche et sans
doute faisant partie d'un même domaine
: 2 étages sur caves voûtées,
fenêtres à meneaux d'époque
sur cour ; tour d'escalier sur cour, linteau
gothique ; restauration récente.
Boulevard Masséna n° 24 bis/26
bis : façades et couvertures.
- Rue Croulebarbe n° 33 : Tour Albert
par Perret en 1960 ; c'est l'ancêtre
des tours parisiennes (65 m de haut)
; éléments préfabriqués
supportés par une ossature métallique.
URBANISME CONTEMPORAIN
- Le XIIIème arrondissement est celui
qui réalise la mutation la plus profonde
de son urbanisme : la ZAC Seine-Rive-gauche
se développera sur 2,5 km face au complexe
du XIIème arrondissement Gare de Lyon/Bercy
; elle englobera la Bibliothèque de
France et l'actuelle ZAC Chevaleret/Jeanne-d'Arc.
Le complexe Place d'Italie se résume
au centre Galaxie et à l'immeuble Grand-Ecran
; la mégapole du japonais Kenzo, imposée
sans concours, prévoyait une tour Montparnasse
bis dominant une forêt d'autres immeubles
pendulaires ; ce projet rejeté (1975)
sonna le glas des "tours" conçues
à la base de toute rénovation
urbaine. Les 3 ensembles ci-après sont
décrits à titre d'exemples ;
bien d'autres réalisations ont vu le
jour çà et là, telle
la tour de la Faculté de Paris I Tolbiac,
celles des Portes de Choisy et d'Ivry...
- ZAC Seine-Rive Gauche : c'est la plus grande
opération de réaméagement
à Paris qui fait disparaître
le dernier secteur industriel urbain ; développée
de la
Gare d'Austerlitz au Pont National,
elle couvrira 140 ha ; la Bibliothèque
de France et la ZAC Chevaleret/Jeanne-d'Arc
s'inscrivent à l'intérieur et
en limite de ce complexe ; 200 000 m²
de bureaux abriteront de grandes institutions
comme le Conseil Régional et 500 000
se répartiront entre habitat, commerces,
établissements culturels et pédagogiques
; la physionomie actuelle du secteur sera
totalement transformée notamment par
la couverture des installations ferroviaires
conservées ; sans doute des démolitions
parfois regrettables sont envisagées,
mais certaines architectures exemplaires seront
remontées et insérées
dans le nouveau quartier.
- ZAC Chevaleret/Jeanne-d'Arc : important
programme développé depuis 1985
à l'arrière de la Bibliothèque
de France sur plus de 7 ha ; elle complètera
la ZAC Seine-Rive Gauche appelée à
se développer en aval jusqu'à
la Gare d'Austerlitz.
Elle s'inscrit de part et d'autre de la rue
du Chevaleret : au sud, création du
square-parc Héloïse et Abélard
et sa Maison des Cinq-Sens ; à côté,
une demeure classique XIXème siècle
a été restaurée au milieu
de son jardin. Immeubles de bureaux : rue
Louise-Weiss/bd Vincent-Auriol prolongés
jusqu'à la gare de marchandises (future
ZAC Seine-Rive Gauche) ; anciens bureaux de
la SNCF du XIXème siècle, restaurés
et réaménagés ; immeubles
d'habitation également rue Louise-Weiss
et autour du square, salle de spectacle, hôtel
; groupe scolaire à l'ouest donnant
rue Dunois.
- Le Grand-Ecran présente place d'Italie
une façade concave reliant 2 ailes
qui s'ouvrent vers l'avenue d'Italie et la
rue Bobillot ; au centre, vaste espace dit
l'Atrium couvert d'une verrière ; en
angle/façade un "campanile"
qui évoque une tour à signaux.
C'est un ensemble groupant hôtellerie,
cinéma, commerces et bureaux ; il rejoint
à l'arrière l'ensemble Galaxie,
autre complexe commercial.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE
- Manufacture des Gobelins et, 42 avenue des
Gobelins .
- Usine de la Société d'Air
comprimé (SUDAC), 3/13 quai Panhard-et-Levassor
; usine fin XIXème siècle :
halle métallique centrale destinée
aux générateurs flanquée
d'une plus petite en béton (1920) ;
grosse cheminée en brique. –
Grands Moulins de Paris, quai Panhard-et-Levassor
: imposant bâtiment d'ordre classique
fin XIXème siècle, désaffecté
mais en bon état.
- Boulangerie, 34 avenue de Choisy : devanture
et décor intérieur Belle-Epoque.
- Chapelle de la Salpêtrière,
47 boulevard de l'Hôpital ; l'autre
chef-d'oeuvre de Libéral-Bruant après
les Invalides, construite vers 1675, plan
de croix grecque régulière :
4 chapelles centrales d'angle isolent les
nefs et permettent de voir l'autel central
des 4 quartiers, chacun pouvant contenir près
de 1 000 fidèles ; coupole octogonale
centrale éclairée de baies en
arc de cercle.
- Ancienne chapelle des Gobelins, 42 avenue
des Gobelins ; elle se trouvait primitivement
dans l'axe central de la cour d'honneur (aujourd'hui
cour Colbert, avec statue) : sanctuaire classique
début XVIIIème siècle
dû à Gabriel, avec fronton triangulaire
; elle sert aujourd'hui de local d'exposition
de tapisseries anciennes.
- Eglise Notre-Dame-de-la-Gare, place Jeanne-d'Arc
(architecte Naissaut) milieu XIXème
siècle : style néo-roman ; plan
basilical (nef, abside arrondie, ici avec
2 absidioles) ; orgues Cavaillé-Coll.
- Eglise Saint-Hippolyte, 27 rue de Choisy
: église néo-gothique des années
1920 qui évoque une église villageoise
avec son toit en bâtière et sa
construction en meulière anglée
de pierre de taille ; sur mur voisin, fresque
évoquant le rapprochement des civilisations
européennes et extrême-orientales
(proximité du quartier chinois).
- Eglise Saint-Marcel, 80 boulevard de l'Hôpital
; elle a remplacé vers 1960 une église
XIXème siècle ; sanctuaire de
style contemporain : façade-campanile
triangulaire réalisé en 1995
; église haute accessible par escaliers
latéraux ; vaste nef-halle largement
éclairée ; en-dessous, chapelle
Sainte-Genevière et oratoire américain.
- Eglise Sainte-Anne-de-la-Maison-Blanche,
186 rue de Tolbiac ; construite à la
Belle-Epoque, mais dans la tradition XIXème
siècle du pastiche ; néo-roman,
teinté de byzantin ; ensemble curieux
et bien exécuté.
- Eglise Saint-Albert-le-Grand, 122 rue de
La Glacière.
- Eglise Sainte-Rosalie, 50 boulevard Auguste-Blanqui
: ancienne chapelle de communauté construite
vers 1860, devenue église paroissiale.
- Eglise Saint-Jean des Deux-Moulins, 185/187
rue du Château-des-Rentiers : chapelle
devenue église paroissiale.
- Chapelle Saint-Jacques, 20 rue des Tanneries.
Temple réformé de Port-Royal,
18 boulevard Arago.
- Eglise luthérienne de la Trinité,
172 boulevard Vincent-Auriol.
- Eglise orthodoxe Saint-Irénée
: église catholique fin XIXème
siècle, actuellement affectée
au rite orthodoxe.
- Synagogue Sidi Fredj Halimi, 61 rue Vergnaud.
- Synagogue, 66 avenue d'Ivry.
- Culte bouddhique : Les Olympiades, proche
du quartier chinois.
- Manufacture nationale des Gobelins, 42 avenue
des Gobelins : visites uniquement guidées
des 3 ateliers (1 heure 1/2), organisées
par la Caisse Nationale des Monuments Historiques
et des Sites ; Nouvelles manufactures, 1 bis
rue Berbier-du-Mets : Beauvais, fondée
en 1664, Savonnerie, créée en
1962 par Malraux.
- Chapelle de La Salpêtrière
: visite libre quotidienne.
Sites :
- Ensemble formé par les XIIème
à XVème arrondissements : y
compris les rives de la Seine et les immeubles
concernés ; le plan d'eau de la Seine
n'est pas concerné .
- Berges de la Seine (inscrites au Patrimoine
Mondial de l'UNESCO).
- Ensemble formé par la Cité
Verte, 147 rue Léon-Maurice-Nordmann
(voir descriptif à Ensembles urbains).
- Cité Fleurie, 61 à 67 boulevard
Arago (voir descriptif à Ensembles
urbains).
- Cité Daviel, 10 rue Daveil (voir
descriptif à Ensembles urbains).
ESPACES VERTS :
33 parcs, jardins, squares ont été
créés ici entre 1878 et 1999,
couvrant une superficie de 30 ha, soit
5 % de la superficie de l'arrondissement.
- Square René-Le-Gall, rues
Croulebarbe/Corvisart ; il
est établi dans l'ancien lit de la
Bièvre (aujourd'hui couverte), sur
25 000 m² ; il comporte une
partie centrale allongée d'arbres et
de verdure fournis et vers l'immeuble du Mobilier
National, un jardin à la française
néo-Renaissance, comme l'obélisque
qui en occupe le centre, entouré de
gloriettes. Site en contrebas des immeubles
qui l'entourent. ; Parc Kellerman, boulevard
Kellerman/rue de la Poterne-des-Peupliers
; plus de 4 ha, sur l'ancien site de
la Bièvre (Poterne des Peupliers) ;
malgré l'environnement des bds extérieurs,
belle réussite de parc-jardin : bassin/cascade,
rochers, mini-escalades, sentiers ont été
taillés dans une nature reconstituée
avec une abondante verdure et allées
plantées.
- Square de l'avenue de Choisy : là
aussi on a inséré 4 ha de nature
dans un site de mégapolis
; un grand bassin au centre de belles promenades
coupées de bosquets et de coins de
verdure donnant l'illusion de la nature libre.
- Square Blanqui-Jonas, boulevard Auguste-Blanqui
: 6 000 m² récemment aménagés
au flanc de la Butte-aux-Cailles ; un parti
intéressant a été tiré
du relief escarpé. -Square de la Fontaine-à-Mulard
: 4 000 m² sur l'ancien lit de la Bièvre
; un site de promenades paisibles réussi
à côté de la place de
Rungis.
- Jardin du Dessous-des-Berges, angle rues
Eugène-Oudiné / Dessous-des-Berges
(3 000 m²), ouvert en juin 1999
: espaces de détente, aires de jeux
; grille de l'ancien viaduc de Tolbiac réutilisée.
- Jardin-forêt de la Bibliothèque
nationale de France.
Ressources et productions
:
Comme partout à Paris, l'économie
fut jusqu'au Moyen Age agricole et maraîchère.
A partir du XIIIème siècle,
le cours de la Bièvre commença
à attirer des activités industrieuses
: bouchers qui eux-mêmes engendrèrent
les tanneurs, corroyeurs, travail du cuir,
teinturiers enfin au XVème siècle.
De ces derniers, par la volonté d'Henri
IV d'abord, puis de Colbert au XVIIème
siècle, sortira la Manufacture des
Gobelins, première entreprise européenne
de tapisserie, et qui l'est restée.
Sa fusion avec le Mobilier Royal,
puis National, générera
des dynasties de métiers d'art du plus
haut niveau, toujours aussi qualifiées.
Le XIXème siècle installa sur
les 130 ha du no man's land de la rive gauche
- objet de la ZAC Seine-Rive gauche en action
- industrie lourde, entrepôts, métallurgie,
installations du port de la Gare, puis ferroviaire
avec Austerlitz, sucrerie, construction automobile.
Aujourd'hui les Gobelins restent la grande
affaire de l'arrondissement et donnent la
priorité aux métiers d'art avec
la haute lisse, les restaurateurs de peinture
et de
mobilier, l'ébénisterie
; les arts graphiques tiennent une place importante,
renforcés par le projet de la Cité
des Arts graphiques et la réalisation
de la Bibliothèque de France.
Enfin la pédagogie est à la
mesure de ce courant créateur avec
4 établissements majeurs, dont la célèbre
Ecole Estienne (arts graphiques et imprimerie),
les lycées professionnels (arts graphiques
et reliure), l'exceptionnel Institut français
de restauration des oeuvres d'art (Mobilier
National).
Vie locale :
CULTURE
- Musique : Centre de musique médiévale,
47 rue Bobillot. Institut de culture musicale,
32 rue du Javelot.
- Théâtres : Théâtre
13, 24 rue Daviel.
Théâtre du Lierre, 22 rue du
Chevaleret.
Théâtre Dunois, 8 rue du Chevaleret.
Théâtre des Cinq-Diamants, 10
rue des Cinq-Diamants.
Centre Mandapa, 6 rue Würtz.
Théâtre Valhubert, 1 place Valhubert.
Théâtre de Fortune, 22 bis rue
Bobillot.
Guignol du Parc de Choisy, Parc de Choisy.
La Cachette des 3 Chardons, 124 avenue d'Italie.
- Cinémas : l'Escurial, 11 boulevard
de Port-Royal. Gaumont Gobelins, 58 avenue
des Gobelins.
Gaumont La Fauvette, 73 avenue des Gobelins.
Gaumont Grand-Ecran, parvis Henri Langlois
(place d'Italie).
UGC Gobelins, 66 bis avenue des Gobelins.
- Centres d'animation et de culture :
Centre d'animation de la Poterne-des-Peupliers,
1 rue Gouthière.
Centre d'animation Dunois, 61 rue Dunois.
Centre d'animation du Rond-point Baudricourt,
6 rue Simone-Weil.
Centre d'animation Daviel, 24 rue Daviel.
Centre d'animation Richet, 12 rue Charles-Richet.
GAREF Aérospatial, 2/6 rue Emile-Levassor.
- Bibliothèques : Bibliothèque
nationale de France, quai François-Mauriac.
Bibliothèque pour Tous, 83 rue de l'Amiral
Mouchez.
Bibliothèque-médiathèque
Jean-Pierre-Melville, 79 rue Nationale.
Bibliothèque-discothèque Italie,
211/213 boulevard Vincent-Auriol.
Bibliothèque Marguerite-Durand, 79
rue Nationale.
Bibliothèque-discothèque Glacière,
132 rue de la Glacière.
- Centre d'archives de l'architecture du XXème
siècle (Institut français d'Architecture),
127/129 rue de Tolbiac.
SPORTS
- 50 disciplines
- Equipements sportifs : Centre sportif Auguste-Blanqui,
26 boulevard Auguste-Blanqui : gymnase, terrain
d'éducation physique.
Centre sportif Charles-Moureu, 17 avenue Edison
: stade, tennis.
Centre sportif Château-des-Rentiers,
184 rue du Château-des-Rentiers : piscine,
gymnase, tennis.
Centre sportif Dunois, 70 rue Dunois : piscine
(baies vitrées), gymnase, tennis, terrain
d'éducation physique (espace rénové
récemment).
Centre sportif Georges-Carpentier, 81 boulevard
Masséna : halle de sports (5 000 m²,
tribune de 4 800 places), stade (tribune de
500 places), gymnase, jogging, tennis, boulodrome.
Centre sportif Glacière, 121, rue de
La Glacière : gymnase, terrain d'éducation
physique.
Centre sportif du Docteur-Bourneville, 5 rue
du Docteur-Bourneville.
Centre sportif Poterne-des-Peupliers, 2 rue
Max-Jacob : stade (éclairé,
dans parc paysager), tennis.
Centre sportif Tour-à-Parachute, 7 avenue
de La Porte-de-Choisy : stade (éclairé),
boulodrome.
Stade Sébastien Charléty, 1 avenue
Pierre-de-Coubertin : nombreuses disciplines.
Stade Boutroux, 1 avenue Boutroux : terrain
éclairé, tribune de 300 places.
Gymnase Choisy-Masséna, 46 bis avenue
de Choisy.
Gymnase Caillaux, 3 rue Caillaux.
Gymnase Glacière 88, 88 rue de La Glacière.
Gymnase du Lycée Rodin, 39 rue des
Cordelières.
Gymnase Kellermann, 110 boulevard Kellermann
(gradins).
Gymnase Marcel-Cerdan, 5/7 rue Eugène-Oudiné
(tribune de 260 places).
Gymnase Pointe d'Ivry, 47 avenue d'Ivry.
Terrain d'éducation physique Cordelières,
35 rue des Cordelières.
Terrain d'éducation physique Jenner,
47 rue Jenner.
Terrain d'éducation physique du Docteur-Laurent,
12 rue du Docteur-Laurent (revêtement
bitume).
Terrain d'éducation physique Tolbiac,
115 rue de Tolbiac.
Piscine Butte-aux-Cailles, 5 place Paul-Verlaine
: construite dans les années 1920 dans
le style de l'époque ; 3 bassins (1
couvert), solarium, eau par puits artésien.
- 5 centres d'animation : Baudricourt, 6 rue
Simone-Weil ; Charles Richet, 12 rue Docteur-Charles-Richet
; Daviel, 24 rue Daviel ; Dunois, 61 rue Dunois
; La Poterne-des-Peupliers, 1 rue Gouthière.
- Basket de rue : TEP Dunois ; métro
Glacière.
- Mur d'escalade, 4 bis avenue de Choisy :
300 prises, 7m,7 de haut, 9,5 m de largeur.
VIE LOCALE
- Marchés découverts : Blanqui,
boulevard Auguste-Blanqui.
Bobillot, rue Bodillot.
Glacière, carrefour rues de la Glacière/Tolbiac.
Hôpital, boulevard de l'Hôpital
(hauteur de la Salpêtrière).
Jeanne-d'Arc, place Jeanne-d'Arc.
Maison-Blanche, partie sud de l'avenue d'Italie.
Nationale, boulevard Vincent-Auriol.