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Hôtellerie dans le 14ème arrondissement

» PARIS : 14ème ARRONDISSEMENT

Région : Ile-de-France
Département : Paris
Code postal : 75014
Population : 136 669 habitants
Superficie : 563 ha
Altitude : 60 mètres

Généralités historiques :
L'arrondissement fut à peu près le seul qui émergea des marais du quaternaire sur la rive gauche.
Il fut habité par les Romains à partir du 3ème et les grandes voies nord/sud y furent tracées (Tombe-Issoire/St-Jacques et Leclerc/Raspail).
Au Moyen-Age, l'économie repose sur l'agriculture et l'exploitation des carrières ; les grands pèlerinages, dont Compostelle, traversent le territoire entraînant une activité économique et hospitalière sur leur parcours ; les céréales sur le plateau de Montrouge se développent avec les moulins à vent (+ de 60) : un seul a été conservé (cimetière du Montparnasse) ; un autre tourna du XIIème siècle à 1914.
L'arrondissement actuel est alors représenté par Montparnasse au nord et 3 quartiers latéraux au sud : Montsouris, le Petit Montrouge (issu de Montrouge) et Plaisance (dépendance de Vaugirard).
De nombreux établissements religieux furent à l'origine des défrichements et des fondations hospitalières ; presque tous ont disparu à la Révolution ou ont été transformés en hôpitaux civils et prisons.
Le siècle de Louis XIV fut ici le Grand Siècle : création du "Boulevard du Midi" (Montparnasse), symétrique des Grands Boulevards rive droite, après suppression des fortifications de Charles V et Louis XIII ; aqueduc d'Arcueil amenant les eaux de Rungis ; futur hôpital Sainte-Anne ; l'Observatoire : concept "nationaliste" de Louis XIV (tel Henri IV avec la place des Vosges), créant une institution
scientifique universelle et non un cabinet du curieux à l'usage du monarque ; la vie religieuse du XVIIème siècle fut assombrie par le schisme de Port-Royal que le Roi réprima avec la plus grande rigueur.
Le XVIIIème siècle renoue avec les institutions humanitaires : construction de l'hôpital Cochin, de la Maison de La Rochefoucauld, de l'hôpital des Vénériens. Louis XVI assainit la ville en regroupant dans les catacombes (place Denfert-Rochereau) les charniers parisiens, dont le célèbre cimetière des Innocents, tout en conservant 4 cimetières intra-muros (ici, Montparnasse).
Le Mur des Fermiers Généraux, barrière douanière et non fortification, définit le profil de l'arrondissement à l'est et au nord.
Montrouge et Vaugirard sont érigés en communes à la Révolution ; celle-ci cause la destruction de Sainte-Anne et le sanglant épisode de la prison ; dite de Port-Libre ; antichambre de la guillotine, installée dans le couvent des Visitandines.
La Restauration fut aussi celle des couvents et des établissements hospitaliers.
La première ligne de chemin de fer (1840) Paris-Versailles, fit de la gare de Denfert-Rochereau la plus ancienne de Paris.
Les fortifications de Thiers (1845) délimitent le sud de l'arrondissement qui sera défini par Haussman en 1860 sous le vocable de l'Observatoire : il comprend des emprunts à Montrouge, Gentilly et Vaugirard et la totalité de Montparnasse.
Haussman donna ici sa pleine mesure : grandes voies rectilignes
bordées d'arbres, égouts et adductions d'eau généralisés, vastes réservoirs souterrains, espaces verts (40 ha de squares et jardins) plus le parc Montsouris (16 ha), construction de l'immense hôpital Sainte-Anne et de la prison de la Santé. Importante expansion industrielle, mais aussi de l'artisanat et du petit commerce. 1871 fut marqué par la défaite, puis par les exactions de la Commune (prise de la Mairie, durs combats avec les Versaillais) ; de 1909 à 1939 les exécutions capitales eurent lieu boulevard Arago.
L'histoire de l'arrondissement se termine heureusement avec sa participation aux combats de la Résistance et la Libération de Paris par la voie victorieuse, aujourd'hui avenue du Général Leclerc.
Depuis les années 1970, le XIVème est à la pointe de l'Urbanisme contemporain et des rénovations de quartiers : programme Maine/Montparnasse partagé avec le XVème, ZAC Vercingétorix et sa "coulée verte", ensemble monumental des places de Catalogne/Séoul (Bofill architecte), agora de la Mairie Enfin Montparnasse fut au XIXème siècle une capitale de la création artistique, symbole de la peinture moderne et de la vie de bohême, qui demeure toujours vivante après avoir traversé les "années folles" ; les cités d'ateliers sont aussi actives que naguère et l'universalité de l'art s'est étendue à celle du Savoir avec la création de la Cité Universitaire Internationale, après la guerre de 1914 à 1918.

Particularités :
Sous la Maternité de l'hôpital Cochin passait une importante voie romaine vers Orléans ; nombreuses sépultures gallo-romaines alentour.
Le Patrimoine protégé de l'arrondissement compte 58 unités, dont : 14, 38, 1, 4 (sites pittoresques protégés de la Ville de Paris).
ENSEMBLES URBAINS protégés
- Cité Universitaire et, 7 boulevard Jourdan.
Le ministre André Honnorat fut le promoteur de cette fondation, assurée par de nombreux mécènes de 1921 aux années 1960 ; but : créer un lien international entre étudiants de haut niveau et peu fortunés. 37 fondations de nationalité différente, abritant plus de 5 000 étudiants. Superficie de 40 ha sur les anciennes fortifications amalgamée à un vaste parc, l'architecture a peu subi l'influence de son époque
- Art nouveau, Art déco ou 1930 - ce serait plutôt une mosaïque de civilisations différentes, pastiches d'une oeuvre majeure : ainsi la Maison internationale inspirée de Fontainebleau, le Collège d'Espagne avec l'Escurial, la Fondation hellénique avec l'Erectéion ; le Pavillon de la Suisse et celui du Brésil par Le Corbusier ; installations sportives, culturelles, confessionnelles et hospitalières.
- Villa Seurat : ensemble d'ateliers et maisons d'artistes économiques, par Lurçat à l'époque Art déco.
La plupart des unités se caractérisent surtout par des fenêtres percées en fonction de leur usage interne et non pas de l'harmonie des façades.
- Carrière souterraine du chemin Port-Mahon, à l'emplacement des nos 13/17 villa Saint-Jacques et 22/32 rue de La Tombe-Issoire : le classement porte sur le sol de la carrière souterraine conservée à l'exclusion des constructions de surface correspondantes.
- Parc de Montsouris : il a été créé par Haussman et comporte d'importants éléments d'architecture et des ouvrages d'art, 2 voies ferrées le traversent ce qui constitue un ensemble urbain (voir aussi espaces verts).
ENSEMBLES URBAINS non protégés
- Cité du Souvenir, rue Saint-Yves ; l'abbé Keller associa en 1925 la fondation d'une cité populaire à la mémoire des victimes de la Grande Guerre ; près de 200 logements avec loggia : appareil en béton armé et briques ; accès par portail en fer forgé et succession de cours dont la principale porte la chapelle Saint-Yves .
- Cité des Artistes, 75/77 avenue Denfert-Rochereau ; menacée de disparition avec la construction en 1972 du Bureau des Longitudes (maintenu illégalement). L'accès se fait à travers l'immeuble, après une grille commandant l'entrée de la Cité créée fin XIXème siècle dans un vaste jardin communiquant avec celui de l'Observatoire ; grands ateliers occupés depuis un siècle par des artistes de renom (Guiraud, Belmondo...) ; ancien relais de poste de la Barrière d'Enfert fin XVIIIème siècle : écuries à colombage transformées en ateliers d'artistes ; au fond du jardin un regard XVIIème siècle de l'aqueduc d'Arcueil.
ARCHITECTURE CONTEMPORAINE
- Place de Catalogne (Bofill architecte) : plus de 300 m de circonférence, immense fontaine/"dalle d'eau" débordante au centre ; 2 immeubles courbes dits Echelles du Baroque, d'ordonnance classique, l'entourent (pilastres en relief à droite et en creux à gauche), prolongés par des ailes (Novarina), hauts portiques au centre ; à l'arrière, place de Séoul avec ses colonnes de miroirs réfléchissants ; en face, hautes façades et parvis de l'église notre-dame-du-Travail lié aux jardins.
- Hôtel Méridien-Montparnasse, rue Commandant-Mouchotte, complément hôtelier de l'ensemble Montparnasse : profil élancé, tour de 116 m et 31 étages ; revêtement raffiné laqué blanc, serti d'aluminium bronzé. OUVRAGES D'ART
- Fontaine souterraine des Capucines et son épure, hôpital Cochin, 7 rue du Faubourg-St-Jacques : fontaine XVIIIème siècle récemment découverte, avec son échelle d'étiage et son épure, sous l'ancien noviciat des Capucins.
- Pavillons et réservoirs des eaux de Rungis et ancien aqueduc, 42/44 avenue de l'Observatoire : Marie de Médicis fit construire un aqueduc début XVIIème siècle destiné à alimenter en eau les jardins du Luxembourg ; il a été conservé le regard, dit pavillon des Fontainiers, avec ses réservoirs souterrains, celui du XVIIème siècle doublé par un autre au XIXème siècle ; escaliers et couloirs qui lui sont liés.
- Réservoirs de La Vanne, 115 rue de la Tombe-Issoire : le château d'eau de la rue Saint-Jacques fut remplacé par un réservoir destiné aux communes de la banlieue sud, remplacé à son tour par le réservoir actuel dit de La Vanne (Haussman) : 4 ha sur 2 étages, contient 200 000 m3 d'eau ; étroites et hautes arcades intérieures.
- Accès au métropolitain : station Raspail (angle bds Raspail et Edgard-Quinet) ; station Denfert-Rochereau (place et côté square) ; station Mouton-Duvernet (avenue Général-Leclerc, entrée et sortie) ; oeuvres d'Hector Guimard, de style Art nouveau.
- Pont de la ligne de Sceaux, traversant le parc Montsouris : pont métallique fin XIXème siècle.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Observatoire et ses jardins, avenue de l'Observatoire : le plus ancien au monde, fondé par Colbert, construit par Perrault, organisé par Cassini. Bâtiment ramassé, développé en hauteur, rigoureux et sobre ; corps central rectangulaire (les angles marquent les points cardinaux) ; 2 tours polygonales au sud ; avancée carrée au nord, sur toute la hauteur avec fronton triangulaire et porte d'accès (dans l'axe du méridien de Paris) ; 2 hauts étages, escalier remarquable, caves de 28 m de profondeur maintenues à température constante où sont logés les appareils ; jardin.
- Hospice de La Rochefoucauld, 15 avenue Général-Leclerc ; fondation fin XVIIIème siècle destinée aux
militaires et retraités impécunieux . Strict bâtiment harmonieux élaboré par Antoine : corps central précédé d'une cour en hémicycle, portail d'ordre toscan à fronton courbe ; retour de 2 ailes formant un U ; rez-de-chaussée élevé avec portes cintrées et un étage sous combles.
- Hôpital Cochin, 27 rue du Faubourg-St-Jacques ; hospice fondé et financé fin XVIIIème siècle par le curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, Jean-Denis Cochin ; augmenté et modifié jusqu'au début XXème siècle (annexion de l'hôpital Ricord, portail XVIIIème siècle conservé) ; en 1966, réalisation du "combinat" hospitalier actuel, soit : l'hôpital Cochin d'origine et ses développements pavillonnaires, les maternités Baudelocque-Port-Royal, la clinique Tarnier et la maison de retraite La Rochefoucauld.
- Centre hospitalier Sainte-Anne, 1 rue Cabanis : origine sous saint Louis (pestiférés) ; reconstruit par Louis XIV ; à la fin XVIIème siècle, son importante installation servit à des fous inoffensifs (la ferme Sainte-Anne).
Haussmann transforma le tout sous sa forme actuelle (architecte Questel), asile clinique consacré aux aliénés ; ensemble de 13 ha devenu centre international du traitement du cerveau.
- Ancien palais d'Orléans, 67 avenue du Maine ; siège actuel des syndicats CGI/Force Ouvrière ; ancien café-concert de la Belle-Epoque : décor 1900 de la salle des banquets .
- Pavillons de l'ancienne Barrière d'Enfer, 1 et 2 place Denfert-Rochereau ; ce sont les anciens pavillons d'octroi construits par Ledoux dans un style antique de grande allure : 3 hautes arcades encadrées de colonnes à anneaux cubiques, décor qui lui est propre jusqu'à Arc-et-Senans ; frise sculptée au-dessus des fenêtres du premier étage.
- Gare Denfert-Rochereau, 3 place Denfert-Rochereau ; édifice milieu XIXème siècle : façade classique de 3 hautes portes-arcades, pilastres cannelés intermédiaires, frise et fronton avec horloge au centre d'un relief sculpté ; à l'arrière le bâtiment en 2 ailes arrondies qui accompagnaient une voie circulaire permettant aux trains de repartir en sens inverse.
- Tour du Moulin de la Charité (voir cimetière Montparnasse, architecture sacrée).
- Théâtre de la Gaîté Montparnasse, 24/26 avenue de la Gaîté : ancien café-concert dont Agnès Capri, puis Michel Vitold firent un théâtre d'art dramatique. - Théâtre Montparnasse, 31 rue de la Gaîté ; théâtre reconstruit plusieurs fois : lourd édifice Belle-Epoque avec larges baies à l'étage ; adjonction d'une nouvelle salle en 1979 ; tradition du théâtre d'avant-garde avec Antoine, puis Gaston Baty et Marguerite Jamois ; restaurant au 1er étage depuis 1983.
BATIMENTS PUBLICS non protégés
- Mairie du XIVème arrondissement, 2 place Ferdinand-Brunot : harmonieux bâtiment néo-romano-classique du milieu XIXème siècle par Claude Naissant ; campanile haut perché sur la façade, 2 ailes en retour, plus hautes, furent ajoutées fin XIXème siècle ; peintures murales de la salle des Mariages ; parvis-agora créé récemment.
- Mur peint, 129 rue Raymond-Losserand : une bibliothèque en trompe-l'oeil, dite de l'Impossible (titres absurdes de la littérature universelle).
Statue du Lion de Belfort, place Denfert-Rochereau, réplique du Lion de Bartholdi réduit des 2/3 (4 m de haut, 7 m de long), sculpté directement dans le grès des Vosges à la Trouée de Belfort, coulé dans le bronze vers 1880 ; cette statue, oeuvre la plus populaire avec la statue de la Liberté, n'est pas classée.
HOTELS PARTICULIERS ET DEMEURES
- Villa Seurat, nos 3, 4, 5, 7 bis, 8, 9, 11 .
- Hôtel de Massa, 38 rue du Faubourg-St-Jacques: folie fin XVIIIème siècle construite primitivement aux Champs-Elysées et remontée ici vers 1930 : hautes portes-fenêtres cintrées en façade, bas-reliefs intercalaires avec l'étage unique, fronton triangulaire, ailes en retour.
- Maison Guggenbuhl, 2 rue du Douanier : André Lurçat réalisa cette maison pour le peintre suisse Guggenbuhl à l'époque Art déco.
Elle est construite de l'intérieur, c'est-à-dire que seules les fonctions attendues par l'habitant définissent architecture et volumes ; les façades ensuite ne font qu'habiller le tout.
- Maison Lecoeur, 83 avenue Denfert-Rochereau : façades et toitures.
- Maison Mallet-Stevens, 7 rue Méchain ; vers 1929 par Mallet-Stevens : façade et couverture dont la verrière, cage d'escalier ; hall et oculi dans l'immeuble ancien sur rue.
- Maison Ozenfant, 53 avenue Reille ; construite par Le Corbusier pour le peintre Ozenfant : le deuxième étage est consacré à l'atelier ; toit-terrasse.
- Hôtel Michel Morphy, 6/10 rue du Parc Montsouris : fin XIXème siècle néo-Renaissance avec toit-terrasse, restauré.
IMMEUBLES
- Rue Campagne-Première n° 31/31 bis ; dite Maison Céramique parce que gainée de grès flammé (Bigot) ; ferronnerie à motifs floraux ; vers 1910 (Art nouveau), l'immeuble préfigure les ateliers sur 2 plans à hautes verrières.
- Rue de la Cité Universitaire n° 3 ; immeuble de Roux-Spitz dans les années 1930 : 3 niveaux d'ateliers à grandes baies avec petits balcons ; décor de mosaïque en façade.
- Rue Lebouis n° 7 et impasse Lebouis n° 2 ; immeuble de 1913 annonçant l'Art déco, sauvé de justesse de la démolition : ateliers d'artistes aux larges bow-windows ; loggia centrale ; décor de façade et inscriptions en pâte de verre.
- Rue d'Alésia n° 108 et rue des Plantes n° 40 : panneaux en céramique des troisième et quatrième étages de part et d'autre du pan coupé des 2 rues.
- Rue Boissonade n° 21 : rampe en fer forgé XVIIème siècle provenant
d'un hôtel particulier, 28 rue Geoffroy-l'Asnier (IVème siècle), démoli en 1963.
- Boulevard Raspail n° 216 ; immeuble et cinéma de 1930 destiné à des ateliers d'artistes, avec son double sur cour ; façade avec derniers étages en retrait, bow-windows, hautes verrières quadrillées de fers ; au rez-de-chaussée, cinéma "Studio Raspail". ARCHITECTURE INDUSTRIELLE
- Boutique, 155 rue d'Alésia : devanture et décor intérieur époque 1900, fixés sous verre de Benoist.
- Boulangerie, 45 rue Raymond-Losserand : devanture et décor de boutique d'angle avec la rue du Château ; fixés sous verre sur toute la hauteur des vitrines, de même le plafond intérieur (paysages agrestes).
- Boulangerie, 105 rue Vercingétorix : décor intérieur.
- Librairie, 10 bis rue Roger : devanture fin XIXème siècle en bois néo-Renaissance.
- Restaurant La Coupole, 102 boulevard du Montparnasse : salle au rez-de-chaussée créée à l'époque Art déco ; elle était ouverte à tous 24 h sur 24. Tout Montparnasse artiste et intellectuel y défile depuis 3/4 de siècles ; restaurée vers 1990, la salle du rez-de-chaussée a retrouvé son décor d'origine Art déco, dont les 32 piliers dus à des artistes différents.
- Bains d'Odessa, 5 et 5 bis rue d'Odessa ; établissement fin XIXème siècle : façade sur cour avec son décor ; céramique polychrome, décor floral et attributs décoratifs.
- Carrière souterraine du Chemin de Port-Mahon .
Eglise Saint-Pierre-de-Montrouge, 82 avenue Général-Leclerc ; construite vers 1870 par Vaudremer, de style néo-roman selon un plan classique : nef de 8 travées, abside et absidioles en cul-de-four, court transept, bas-côtés ; clocher-porche carré en avancée avec flèche et lanternon (58 m).
- Eglise Notre-Dame-du-Travail, 59 rue Vercingétorix ; reconstruite vers 1900 par Astruc, à l'emplacement d'un sanctuaire XIXème siècle devenu trop exigu : structure et charpente métalliques ; nef sur piliers avec galeries sur bas-côtés ; style néo-roman, abside néo-gothique.
- Eglise Notre-Dame-du-Rosaire, 194 rue Raymond-Losserand ; construite vers 1910 (Sardou architecte), en brique rose : spacieux édifice néo-roman entièrement inscrit dans un rectangle ; large nef ; au chevet, groupe sculpté de l'Invention du Rosaire, avec rose à vitraux.
- Eglise Saint-Dominique, 16 rue de La Tombe-Issoire : église en béton armé des années 1920 (Gaudibert architecte) ; style néo-byzantin.
- Eglise Notre-Dame-des-Champs, 91 boulevard du Montparnasse, néo-gothique XIXème siècle.
- Chapelle Saint-Yves, Cité du Souvenir, 11 rue Saint-Yves ; créée vers 1924 par l'abbé Keller : construite en brique, peintures et vitraux par Desvallières ; choeur hors oeuvre .
- Chapelle Saint-François, 7 rue Marie-Rose : chapelle de Franciscains, reconstruite dans les années 1930 ; béton et brique.
- Chapelle Saint-Paul, 171 boulevard Brune. - Chapelle de Tous-les-Saints, 285 boulevard Raspail.
- Chapelle Saint-Joseph (Soeurs de Saint-Joseph de Cluny), rue Méchain : chapelle néo-gothique XIXème siècle avec clocher effilé latéral.
- Ancienne abbaye de Port-Royal, 121/125 boulevard de Port-Royal ; intégrée dans l'ensemble des bâtiments de l'hôpital Cochin.
Après le schisme réglé en 1668 et la destruction de la maison mère de Pont-Royal-des-Champs, l'abbaye parisienne fut remise aux Soeurs de la Visitation (enseignement).
Une majeure partie des bâtiments a été conservée : la chapelle, le cloître, la salle capitulaire, l'infirmerie, les anciens appartements et cellules des religieuses.
La chapelle XVIIème siècle est de Lepautre : façade classique à fronton triangulaire, rigueur et dépouillement de l'édifice.
- Eglise réformée de Plaisance, 95 rue de l'Ouest.
- Eglise évangélique libre de Paris, 85 rue d'Alésia.
- Synagogue Ont Hahaine, 223 rue Vercingétorix. ; Communauté israélite du XIVème "Beth El", 11 rue Alphonse-Daudet.
- Cimetière du Montparnasse, boulevard Edgar-Quinet : 20 ha au centre du quartier Montparnasse : vaste rectangle, rond-point central, quadrillage et alignement militaire des sépultures, beaux arbres proches des clôtures ; sculptures et dédicaces, thèmes insolites développés dans la pierre, souvenir d'un grand nombre d'artistes et d'écrivains qui y sont ensevelis, tels Huysmans, Maupassant, Pierre Larousse, Sartre, César Franck, Saint-Saëns, Fantin-Latour, Soutine, Mounet-Sully, Cécile Sorel....
La tour de la Charité XVème siècle, est une tour de moulin, alors en rase campagne, qui a été conservée ici par les Frères de Saint-Jean-de-Dieu.
- Observatoire de Paris ; le musée occupe le premier étage de l'Observatoire depuis la fin XIXème siècle : originaux d'étalons de mesure, globes terrestres, astrolabes, instruments d'astronomie et de marine.
- Les Catacombes, 1 place Denfert-Rochereau : de l'antiquité à l'Empire (qui l'interdit) le sous-sol de Paris fut truffé de carrières ; le site souterrain de Montsouris fut choisi comme charnier où furent évacués les cimetières parisiens.
L'aménagement de ce monumental ossuaire, le cadre "historique" où il est présenté, sont à mi-chemin du Grand-Guignol et de Luna-Park, tout en conservant l'angoisse de la mort.
- Musée Lénine, 4 rue Marie-Rose, dans l'appartement qu'il habita avant la guerre de 1914 à 1918 : documents, souvenirs, photos présentés avec son mobilier d'origine.
- Fondation Cartier, 261 boulevard Raspail ; fondation pour l'art contemporain et Institution culturelle : expositions temporaires ; animations culturelles hebdomadaires : théâtre, danse, musique...

Sites :
- Ensemble formé par les 4 arrondissements XIIème à XVème siècle.
SITES INSCRITS A L'INVENTAIRE DES SITES PITTORESQUES de la ville de Paris :
- Cité Universitaire, Cité Seurat
- Ensemble des rues du Douanier, du Parc-Montsouris, de Nansouty.
ESPACES VERTS
- Parc de Montsouris, boulevard Jourdan : voulu et créé par Haussmann (Alphand paysagiste) peu après celui des Buttes-Chaumont, souci de perfectionnisme ; 16 ha, le plus grand de Paris après les Buttes-Chaumont (25 ha), doublé par la Cité Universitaire de l'autre côté du boulevard Jourdan : terrain accidenté (souvent
artificiellement) avec lac d'un hectare, prairies vallonnées, bosquets et arbres d'essences diverses ; architecture : jardin d'enfants aménagé et kiosque à musique, pont et voie du RER camouflée en accident de terrain ; ancienne "Mire" du Sud, de 1806 ; statues animalières et mémorial de la Mission Flatters ; le pastiche de l'ancien palais du Bardo (Tunisie), transporté ici de l'Exposition Universelle de 1867, a été récemment incendié.
- Outre le parc Montsouris, 50 squares et jardins occupent 40 ha, dont :
- Square d'Orléans (près de 3 ha) : grand espace qui donne l'illusion d'un massif forestier coupé d'espaces développés ; lui aussi, comme Montsouris, est le bienvenu dans cette zone de
circulation intense.
- Rue Vercingétorix : la "Coulée verte" est en réalité un jardin d'accompagnement d'une voie de 2 km de long où les piétons sont privilégiés.
- Rue Julia-Bartet, Porte de Vanves : groupe d'immeubles élevés (1960) ; un espace important (16 000 m²) a été réservé au centre des constructions, dont il constitue le jardin privé.
- Les squares Aspirant-Dunand et Ferdinand-Brunot sont placés bout-à-bout devant la mairie néo-classique dont ils prolongent le jardin de près de 10 000 m² ; quelques sculptures et monument aux morts.
- Jardin du Moulin des Trois-Cornets, rue de l'Ouest : conçu pour l'accès des personnes handicapées.

Ressources et productions :
Plus que tout autre, l'arrondissement, littéralement créé par Napoléon III, resta agricole, maraîcher et pépiniériste jusqu'au XXème siècle (il y avait encore quelques fermes en 1914) ; on comptait aussi une active corporation de carriers.
La population ouvrière et surtout artisanale fut constituée par le reflux des quartiers centraux urbanisés les premiers par Haussmann.
A la fin du XIXème siècle et surtout au XXème siècle, l'industrie artisanale, moyenne et lourde, se développa régulièrement avec pour dominante l'imprimerie/arts graphiques et la métallurgie mécanique/électricité.
L'artisanat domine toujours, ainsi que les métiers d'art qui y trouvent leur source.
Le courant artistique, les ateliers d'arts plastiques, les grands noms qui illustrèrent Montparnasse, ont entraîné une activité de sous-traitance, d'artisanat d'art et de métiers rares ; les arts graphiques y tiennent une place majeure.

Vie locale :
CULTURE
- Conservatoire municipal Darius-Milhaud, 26 rue Mouton-Duvernet : 17 salles équipées.
- Théâtres : Théâtre 14 Jean-Marie Serreau, 20 avenue Marc-Sangnier ; Théâtre Montparnasse, 31 rue de la Gaîté ; Espace Gaîté, 35 rue de la Gaîté ; Théâtre de Poche, 75 boulevard du Montparnasse ; Edgar/Au café d'Edgar, 58 boulevard Edgar-Quinet ; Le Théâtre Rive-Gauche, 6 rue de la Gaîté ; Guichet Montparnasse, 15 rue du Maine ; Comédie Italienne, 17 rue de la Gaîté. - Bibliothèques : Maine Georges Brassens, 38 rue Gassendi.
Bibliothèques-discothèques : Vandamme, 80 avenue du Maine ; Plaisance, 3 rue de Ridder.
- Maison des Jeunes et de la Culture, 20 avenue Marc-Sangnier.
- Société Historique et archéologique du XIVème arrondissement, en mairie. ; Ateliers APAC, 4 et 12 rue Didot ; 9 boulevard Edgar-Quinet.
SPORTS
- 50 disciplines.
- Equipements sportifs : Centre sportif Commandant-Mouchotte,
31 rue du Commandant-Mouchotte : gymnase, tennis.
Centre sportif Didot, 20 avenue Marc-Sangnier : stade (éclairé), piscine (décor, plongée et sauvetage), gymnase (gradins 500 places).
Centre sportif Elisabeth, 7/15 avenue Paul-Appell : stade (tribune 1 500 places), bassin-école, gymnase (500 places, gradins), tennis, boulodrome.
Centre sportif Jules-Noël, 3 avenue Maurice-d'Ocagne : stade (athlétisme, mur d'escalade), gymnase.
Gymnase Alésia, 93 rue d'Alésia.
Gymnase Auguste-Renoir, square Auguste-Renoir.
Gymnase Gange, 11 rue du Cange.
Gymnase 1 du Lycée François-Villon, 1 rue Maurice-Noguès.
Gymnase 16 du Lycée François-Villon, 16 avenue Marc-Sangnier.
Gymnase Huyghens, 10 rue Huyghens.
Stades Est et Ouest de la Cité Universitaire, 27 boulevard Jourdan.
Piscine Aspirant-Dunand, 20 rue Saillard : baies vitrées, gradins.
Salle de sports Guilleminot, 22 rue Guilleminot.

Tennis Friant, 17 ter rue de Coulmiers. Centre d'animation Marc-Sangnier, 20 avenue Marc-Sangnier.
Mur d'escalade Jules-Noël, 3 avenue Maurice-d'Ocagne : 210 prises, 3 voies, 8,5 m de hauteur, 7,5 m de largeur.
- Opération piétons-vélos, place Ferdinand-Brunot, le dimanche de 14 h à 18 h (fermeture circulation automobile).
- 53 associations sportives.
VIE LOCALE : 320 associations diverses.
- Marchés découverts : Montrouge, place de la Mairie ; Edgar-Quinet, terre-plein ; Alésia, le long du mur du centre hospitalier Sainte-Anne, rue d'Alésia ; Villemain, avenue Villemain ; Brune, porte de Vanves, de la rue Didot à la rue Raymond-Losserand.
Autres marchés : Marché aux Puces de la Porte de Vanves, avenue Georges-Lafenestre (jumelé avec son homologue de Turin, le "Gran Balon") ; Marché parisien de la Création, terre-plein central du boulevard Edgar-Quinet : oeuvres d'artistes créateurs.
- Visites guidées du cimetière Montparnasse.
Création sites Tunisie