Région :
Ile-de-France Département
: Paris Code postal :
75014 Population : 136
669 habitants Superficie : 563
ha Altitude :
60 mètres
Généralités
historiques :
L'arrondissement fut à peu près
le seul qui émergea des marais du quaternaire
sur la rive gauche.
Il fut habité par les Romains à
partir du 3ème et les grandes voies
nord/sud y furent tracées (Tombe-Issoire/St-Jacques
et Leclerc/Raspail).
Au Moyen-Age, l'économie repose sur
l'agriculture et l'exploitation des carrières
; les grands pèlerinages, dont Compostelle,
traversent le territoire entraînant
une activité économique et hospitalière
sur leur parcours ; les céréales
sur le plateau de Montrouge se développent
avec les moulins à vent (+ de 60) :
un seul a été conservé
(cimetière du Montparnasse) ; un autre
tourna du XIIème siècle à
1914.
L'arrondissement actuel est alors représenté
par Montparnasse au nord et 3 quartiers latéraux
au sud : Montsouris, le Petit Montrouge
(issu de Montrouge) et Plaisance (dépendance
de Vaugirard).
De nombreux établissements religieux
furent à l'origine des défrichements
et des fondations hospitalières ; presque
tous ont disparu à la Révolution
ou ont été transformés
en hôpitaux civils et prisons.
Le siècle de Louis XIV fut ici le Grand
Siècle : création du "Boulevard
du Midi" (Montparnasse), symétrique
des Grands Boulevards rive droite, après
suppression des fortifications de Charles
V et Louis XIII ; aqueduc d'Arcueil amenant
les eaux de Rungis ; futur hôpital Sainte-Anne
; l'Observatoire : concept "nationaliste"
de Louis XIV (tel Henri IV avec la place des
Vosges), créant une institution
scientifique universelle et
non un cabinet du curieux à l'usage
du monarque ; la vie religieuse du XVIIème
siècle fut assombrie par le schisme
de Port-Royal que le Roi réprima avec
la plus grande rigueur.
Le XVIIIème siècle renoue avec
les institutions humanitaires : construction
de l'hôpital Cochin, de la Maison de
La Rochefoucauld, de l'hôpital des Vénériens.
Louis XVI assainit la ville en regroupant
dans les catacombes (place Denfert-Rochereau)
les charniers parisiens, dont le célèbre
cimetière des Innocents, tout en conservant
4 cimetières intra-muros (ici, Montparnasse).
Le Mur des Fermiers Généraux,
barrière douanière et non fortification,
définit le profil de l'arrondissement
à l'est et au nord.
Montrouge et Vaugirard sont érigés
en communes à la Révolution
; celle-ci cause la destruction de Sainte-Anne
et le sanglant épisode de la prison
; dite de Port-Libre ; antichambre de la guillotine,
installée dans le couvent des Visitandines.
La Restauration fut aussi celle des couvents
et des établissements hospitaliers.
La première ligne de chemin de fer
(1840) Paris-Versailles, fit de la gare de
Denfert-Rochereau la plus ancienne de Paris.
Les fortifications de Thiers (1845) délimitent
le sud de l'arrondissement qui sera défini
par Haussman en 1860 sous le vocable de l'Observatoire
: il comprend des emprunts à Montrouge,
Gentilly et Vaugirard et la totalité
de Montparnasse.
Haussman donna ici sa pleine mesure : grandes
voies rectilignes
bordées d'arbres, égouts
et adductions d'eau généralisés,
vastes réservoirs souterrains, espaces
verts (40 ha de squares et jardins)
plus le parc Montsouris (16 ha), construction
de l'immense hôpital Sainte-Anne et
de la prison de la Santé. Importante
expansion industrielle, mais aussi de l'artisanat
et du petit commerce. 1871 fut marqué
par la défaite, puis par les exactions
de la Commune (prise de la Mairie, durs combats
avec les Versaillais) ; de 1909 à 1939
les exécutions capitales eurent lieu
boulevard Arago.
L'histoire de l'arrondissement se termine
heureusement avec sa participation aux combats
de la Résistance et la Libération
de Paris par la voie victorieuse, aujourd'hui
avenue du Général Leclerc.
Depuis les années 1970, le XIVème
est à la pointe de l'Urbanisme contemporain
et des rénovations de quartiers : programme
Maine/Montparnasse partagé avec le
XVème, ZAC Vercingétorix et
sa "coulée verte", ensemble
monumental des places de Catalogne/Séoul
(Bofill architecte), agora de la Mairie Enfin
Montparnasse fut au XIXème siècle
une capitale de la création artistique,
symbole de la peinture moderne et de la vie
de bohême, qui demeure toujours vivante
après avoir traversé les "années
folles" ; les cités d'ateliers
sont aussi actives que naguère et l'universalité
de l'art s'est étendue à celle
du Savoir avec la création de la Cité
Universitaire Internationale, après
la guerre de 1914 à 1918.
Particularités
:
Sous la Maternité de l'hôpital
Cochin passait une importante voie romaine
vers Orléans ; nombreuses sépultures
gallo-romaines alentour.
Le Patrimoine protégé de l'arrondissement
compte 58 unités, dont : 14, 38, 1,
4 (sites pittoresques protégés
de la Ville de Paris).
ENSEMBLES URBAINS protégés
- Cité Universitaire et, 7 boulevard
Jourdan.
Le ministre André Honnorat fut le promoteur
de cette fondation, assurée par de
nombreux mécènes de 1921 aux
années 1960 ; but : créer un
lien international entre étudiants
de haut niveau et peu fortunés. 37
fondations de nationalité différente,
abritant plus de 5 000 étudiants. Superficie
de 40 ha sur les anciennes fortifications
amalgamée à un vaste parc, l'architecture
a peu subi l'influence de son époque
- Art nouveau, Art déco ou 1930 - ce
serait plutôt une mosaïque de civilisations
différentes, pastiches d'une oeuvre
majeure : ainsi la Maison internationale inspirée
de Fontainebleau, le Collège d'Espagne
avec l'Escurial, la Fondation hellénique
avec l'Erectéion ; le Pavillon de la
Suisse et celui du Brésil par Le Corbusier
; installations sportives, culturelles, confessionnelles
et hospitalières.
- Villa Seurat : ensemble d'ateliers et maisons
d'artistes économiques, par Lurçat
à l'époque Art déco.
La plupart des unités se caractérisent
surtout par des fenêtres percées
en fonction de leur usage interne et non pas
de l'harmonie des façades.
- Carrière souterraine du chemin Port-Mahon,
à l'emplacement des nos 13/17 villa
Saint-Jacques et 22/32 rue de La Tombe-Issoire
: le classement porte sur le sol de la carrière
souterraine conservée à l'exclusion
des constructions de surface correspondantes.
- Parc de Montsouris : il a été
créé par Haussman et comporte
d'importants éléments d'architecture
et des ouvrages d'art, 2 voies ferrées
le traversent ce qui constitue un ensemble
urbain (voir aussi espaces verts).
ENSEMBLES URBAINS non protégés
- Cité du Souvenir, rue Saint-Yves ;
l'abbé Keller associa en 1925 la fondation
d'une cité populaire à la mémoire
des victimes de la Grande Guerre ; près
de 200 logements avec loggia : appareil en
béton armé et briques ; accès
par portail en fer forgé et succession
de cours dont la principale porte la chapelle
Saint-Yves .
- Cité des Artistes, 75/77 avenue Denfert-Rochereau
; menacée de disparition avec la construction
en 1972 du Bureau des Longitudes (maintenu
illégalement). L'accès se fait
à travers l'immeuble, après
une grille commandant l'entrée de la
Cité créée fin XIXème
siècle dans un vaste jardin communiquant
avec celui de l'Observatoire ; grands ateliers
occupés depuis un siècle par
des artistes de renom (Guiraud, Belmondo...)
; ancien relais de poste de la Barrière
d'Enfert fin XVIIIème siècle
: écuries à colombage transformées
en ateliers d'artistes ; au fond du jardin
un regard XVIIème siècle de
l'aqueduc d'Arcueil.
ARCHITECTURE CONTEMPORAINE
- Place de Catalogne (Bofill architecte) :
plus de 300 m de circonférence, immense
fontaine/"dalle d'eau" débordante
au centre ; 2 immeubles courbes dits Echelles
du Baroque, d'ordonnance classique, l'entourent
(pilastres en relief à droite et en
creux à gauche), prolongés par
des ailes (Novarina), hauts portiques au centre
; à l'arrière, place de Séoul
avec ses colonnes de miroirs réfléchissants
; en face, hautes façades et parvis
de l'église notre-dame-du-Travail lié
aux jardins.
- Hôtel Méridien-Montparnasse,
rue Commandant-Mouchotte, complément
hôtelier de l'ensemble Montparnasse
: profil élancé, tour de 116
m et 31 étages ; revêtement raffiné
laqué blanc, serti d'aluminium bronzé.
OUVRAGES D'ART
- Fontaine souterraine des Capucines et son
épure, hôpital Cochin, 7 rue
du Faubourg-St-Jacques : fontaine XVIIIème
siècle récemment découverte,
avec son échelle d'étiage et
son épure, sous l'ancien noviciat des
Capucins.
- Pavillons et réservoirs des eaux
de Rungis et ancien aqueduc, 42/44 avenue
de l'Observatoire : Marie de Médicis
fit construire un aqueduc début XVIIème
siècle destiné à alimenter
en eau les jardins du Luxembourg ; il a été
conservé le regard, dit pavillon des
Fontainiers, avec ses réservoirs souterrains,
celui du XVIIème siècle doublé
par un autre au XIXème siècle
; escaliers et couloirs qui lui sont liés.
- Réservoirs de La Vanne, 115 rue de
la Tombe-Issoire : le château d'eau
de la rue Saint-Jacques fut remplacé
par un réservoir destiné aux
communes de la banlieue sud, remplacé
à son tour par le réservoir
actuel dit de La Vanne (Haussman) : 4 ha
sur 2 étages, contient 200 000 m3 d'eau
; étroites et hautes arcades intérieures.
- Accès au métropolitain : station
Raspail (angle bds Raspail et Edgard-Quinet)
; station Denfert-Rochereau (place et côté
square) ; station Mouton-Duvernet (avenue
Général-Leclerc, entrée
et sortie) ; oeuvres d'Hector Guimard, de
style Art nouveau.
- Pont de la ligne de Sceaux, traversant le
parc Montsouris : pont métallique fin
XIXème siècle.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Observatoire et ses jardins, avenue de l'Observatoire
: le plus ancien au monde, fondé par
Colbert, construit par Perrault, organisé
par Cassini. Bâtiment ramassé,
développé en hauteur, rigoureux
et sobre ; corps central rectangulaire (les
angles marquent les points cardinaux) ; 2
tours polygonales au sud ; avancée
carrée au nord, sur toute la hauteur
avec fronton triangulaire et porte d'accès
(dans l'axe du méridien de Paris) ;
2 hauts étages, escalier remarquable,
caves de 28 m de profondeur maintenues à
température constante où sont
logés les appareils ; jardin.
- Hospice de La Rochefoucauld, 15 avenue Général-Leclerc
; fondation fin XVIIIème siècle
destinée aux
militaires et retraités
impécunieux . Strict bâtiment
harmonieux élaboré par Antoine
: corps central précédé
d'une cour en hémicycle, portail d'ordre
toscan à fronton courbe ; retour de
2 ailes formant un U ; rez-de-chaussée
élevé avec portes cintrées
et un étage sous combles.
- Hôpital Cochin, 27 rue du Faubourg-St-Jacques
; hospice fondé et financé fin
XVIIIème siècle par le curé
de Saint-Jacques-du-Haut-Pas, Jean-Denis Cochin
; augmenté et modifié jusqu'au
début XXème siècle (annexion
de l'hôpital Ricord, portail XVIIIème
siècle conservé) ; en 1966,
réalisation du "combinat"
hospitalier actuel, soit : l'hôpital
Cochin d'origine et ses développements
pavillonnaires, les maternités Baudelocque-Port-Royal,
la clinique Tarnier et la maison de retraite
La Rochefoucauld.
- Centre hospitalier Sainte-Anne, 1 rue Cabanis
: origine sous saint Louis (pestiférés)
; reconstruit par Louis XIV ; à la
fin XVIIème siècle, son importante
installation servit à des fous inoffensifs
(la ferme Sainte-Anne).
Haussmann transforma le tout sous sa forme
actuelle (architecte Questel), asile clinique
consacré aux aliénés
; ensemble de 13 ha devenu centre international
du traitement du cerveau.
- Ancien palais d'Orléans, 67 avenue
du Maine ; siège actuel des syndicats
CGI/Force Ouvrière ; ancien café-concert
de la Belle-Epoque : décor 1900 de
la salle des banquets .
- Pavillons de l'ancienne Barrière
d'Enfer, 1 et 2 place Denfert-Rochereau ;
ce sont les anciens pavillons d'octroi construits
par Ledoux dans un style antique de grande
allure : 3 hautes arcades encadrées
de colonnes à anneaux cubiques, décor
qui lui est propre jusqu'à Arc-et-Senans
; frise sculptée au-dessus des fenêtres
du premier étage.
- Gare Denfert-Rochereau, 3 place Denfert-Rochereau
; édifice milieu XIXème siècle
: façade classique de 3 hautes portes-arcades,
pilastres cannelés intermédiaires,
frise et fronton avec horloge au centre d'un
relief sculpté ; à l'arrière
le bâtiment en 2 ailes arrondies qui
accompagnaient une voie circulaire permettant
aux trains de repartir en sens inverse.
- Tour du Moulin de la Charité (voir
cimetière Montparnasse, architecture
sacrée).
- Théâtre de la Gaîté
Montparnasse, 24/26 avenue de la Gaîté
: ancien café-concert dont Agnès
Capri, puis Michel Vitold firent un théâtre
d'art dramatique. - Théâtre Montparnasse,
31 rue de la Gaîté ; théâtre
reconstruit plusieurs fois : lourd édifice
Belle-Epoque avec larges baies à l'étage
; adjonction d'une nouvelle salle en 1979
; tradition du théâtre d'avant-garde
avec Antoine, puis Gaston Baty et Marguerite
Jamois ; restaurant au 1er étage depuis
1983.
BATIMENTS PUBLICS non protégés
- Mairie du XIVème arrondissement,
2 place Ferdinand-Brunot : harmonieux bâtiment
néo-romano-classique du milieu XIXème
siècle par Claude Naissant ; campanile
haut perché sur la façade, 2
ailes en retour, plus hautes, furent ajoutées
fin XIXème siècle ; peintures
murales de la salle des Mariages ; parvis-agora
créé récemment.
- Mur peint, 129 rue Raymond-Losserand : une
bibliothèque en trompe-l'oeil, dite
de l'Impossible (titres absurdes de la littérature
universelle).
Statue du Lion de Belfort, place Denfert-Rochereau,
réplique du Lion de Bartholdi réduit
des 2/3 (4 m de haut, 7 m de long), sculpté
directement dans le grès des Vosges
à la Trouée de Belfort, coulé
dans le bronze vers 1880 ; cette statue, oeuvre
la plus populaire avec la statue de la Liberté,
n'est pas classée.
HOTELS PARTICULIERS ET DEMEURES
- Villa Seurat, nos 3, 4, 5, 7 bis, 8, 9,
11 .
- Hôtel de Massa, 38 rue du Faubourg-St-Jacques:
folie fin XVIIIème siècle construite
primitivement aux Champs-Elysées et
remontée ici vers 1930 : hautes portes-fenêtres
cintrées en façade, bas-reliefs
intercalaires avec l'étage unique,
fronton triangulaire, ailes en retour.
- Maison Guggenbuhl, 2 rue du Douanier : André
Lurçat réalisa cette maison
pour le peintre suisse Guggenbuhl à
l'époque Art déco.
Elle est construite de l'intérieur,
c'est-à-dire que seules les fonctions
attendues par l'habitant définissent
architecture et volumes ; les façades
ensuite ne font qu'habiller le tout.
- Maison Lecoeur, 83 avenue Denfert-Rochereau
: façades et toitures.
- Maison Mallet-Stevens, 7 rue Méchain
; vers 1929 par Mallet-Stevens : façade
et couverture dont la verrière, cage
d'escalier ; hall et oculi dans l'immeuble
ancien sur rue.
- Maison Ozenfant, 53 avenue Reille ; construite
par Le Corbusier pour le peintre Ozenfant
: le deuxième étage est consacré
à l'atelier ; toit-terrasse.
- Hôtel Michel Morphy, 6/10 rue du Parc
Montsouris : fin XIXème siècle
néo-Renaissance avec toit-terrasse,
restauré.
IMMEUBLES
- Rue Campagne-Première n° 31/31
bis ; dite Maison Céramique parce que
gainée de grès flammé
(Bigot) ; ferronnerie à motifs floraux
; vers 1910 (Art nouveau), l'immeuble préfigure
les ateliers sur 2 plans à hautes verrières.
- Rue de la Cité Universitaire n°
3 ; immeuble de Roux-Spitz dans les années
1930 : 3 niveaux d'ateliers à grandes
baies avec petits balcons ; décor de
mosaïque en façade.
- Rue Lebouis n° 7 et impasse Lebouis
n° 2 ; immeuble de 1913 annonçant
l'Art déco, sauvé de justesse
de la démolition : ateliers d'artistes
aux larges bow-windows ; loggia centrale ;
décor de façade et inscriptions
en pâte de verre.
- Rue d'Alésia n° 108 et rue des
Plantes n° 40 : panneaux en céramique
des troisième et quatrième étages
de part et d'autre du pan coupé des
2 rues.
- Rue Boissonade n° 21 : rampe en fer
forgé XVIIème siècle
provenant
d'un hôtel particulier,
28 rue Geoffroy-l'Asnier (IVème siècle),
démoli en 1963. - Boulevard Raspail
n° 216 ; immeuble et cinéma de
1930 destiné à des ateliers
d'artistes, avec son double sur cour ; façade
avec derniers étages en retrait, bow-windows,
hautes verrières quadrillées
de fers ; au rez-de-chaussée, cinéma
"Studio Raspail". ARCHITECTURE INDUSTRIELLE
- Boutique, 155 rue d'Alésia : devanture
et décor intérieur époque
1900, fixés sous verre de Benoist.
- Boulangerie, 45 rue Raymond-Losserand :
devanture et décor de boutique d'angle
avec la rue du Château ; fixés
sous verre sur toute la hauteur des vitrines,
de même le plafond intérieur
(paysages agrestes).
- Boulangerie, 105 rue Vercingétorix
: décor intérieur.
- Librairie, 10 bis rue Roger : devanture
fin XIXème siècle en bois néo-Renaissance.
- Restaurant La Coupole, 102 boulevard du
Montparnasse : salle au rez-de-chaussée
créée à l'époque
Art déco ; elle était ouverte
à tous 24 h sur 24. Tout Montparnasse
artiste et intellectuel y défile depuis
3/4 de siècles ; restaurée vers
1990, la salle du rez-de-chaussée a
retrouvé son décor d'origine
Art déco, dont les 32 piliers dus à
des artistes différents.
- Bains d'Odessa, 5 et 5 bis rue d'Odessa
; établissement fin XIXème siècle
: façade sur cour avec son décor
; céramique polychrome, décor
floral et attributs décoratifs.
- Carrière souterraine du Chemin de
Port-Mahon .
Eglise Saint-Pierre-de-Montrouge, 82 avenue
Général-Leclerc ; construite
vers 1870 par Vaudremer, de style néo-roman
selon un plan classique : nef de 8 travées,
abside et absidioles en cul-de-four, court
transept, bas-côtés ; clocher-porche
carré en avancée avec flèche
et lanternon (58 m).
- Eglise Notre-Dame-du-Travail, 59 rue Vercingétorix
; reconstruite vers 1900 par Astruc, à
l'emplacement d'un sanctuaire XIXème
siècle devenu trop exigu : structure
et charpente métalliques ; nef sur
piliers avec galeries sur bas-côtés
; style néo-roman, abside néo-gothique.
- Eglise Notre-Dame-du-Rosaire, 194 rue Raymond-Losserand
; construite vers 1910 (Sardou architecte),
en brique rose : spacieux édifice néo-roman
entièrement inscrit dans un rectangle
; large nef ; au chevet, groupe sculpté
de l'Invention du Rosaire, avec rose à
vitraux.
- Eglise Saint-Dominique, 16 rue de La Tombe-Issoire
: église en béton armé
des années 1920 (Gaudibert architecte)
; style néo-byzantin.
- Eglise Notre-Dame-des-Champs, 91 boulevard
du Montparnasse, néo-gothique XIXème
siècle.
- Chapelle Saint-Yves, Cité du Souvenir,
11 rue Saint-Yves ; créée vers
1924 par l'abbé Keller : construite
en brique, peintures et vitraux par Desvallières
; choeur hors oeuvre .
- Chapelle Saint-François, 7 rue Marie-Rose
: chapelle de Franciscains, reconstruite dans
les années 1930 ; béton et brique.
- Chapelle Saint-Paul, 171 boulevard Brune.
- Chapelle de Tous-les-Saints, 285 boulevard
Raspail.
- Chapelle Saint-Joseph (Soeurs de Saint-Joseph
de Cluny), rue Méchain : chapelle néo-gothique
XIXème siècle avec clocher effilé
latéral.
- Ancienne abbaye de Port-Royal, 121/125 boulevard
de Port-Royal ; intégrée dans
l'ensemble des bâtiments de l'hôpital
Cochin.
Après le schisme réglé
en 1668 et la destruction de la maison mère
de Pont-Royal-des-Champs, l'abbaye parisienne
fut remise aux Soeurs de la Visitation (enseignement).
Une majeure partie des bâtiments a été
conservée : la chapelle, le cloître,
la salle capitulaire, l'infirmerie, les anciens
appartements et cellules des religieuses.
La chapelle XVIIème siècle est
de Lepautre : façade classique à
fronton triangulaire, rigueur et dépouillement
de l'édifice.
- Eglise réformée de Plaisance,
95 rue de l'Ouest.
- Eglise évangélique libre de
Paris, 85 rue d'Alésia.
- Synagogue Ont Hahaine, 223 rue Vercingétorix.
; Communauté israélite du XIVème
"Beth El", 11 rue Alphonse-Daudet.
- Cimetière du Montparnasse, boulevard
Edgar-Quinet : 20 ha au centre du quartier
Montparnasse : vaste rectangle, rond-point
central, quadrillage et alignement militaire
des sépultures, beaux arbres proches
des clôtures ; sculptures et dédicaces,
thèmes insolites développés
dans la pierre, souvenir d'un grand nombre
d'artistes et d'écrivains qui y sont
ensevelis, tels Huysmans, Maupassant, Pierre
Larousse, Sartre, César Franck, Saint-Saëns,
Fantin-Latour, Soutine, Mounet-Sully, Cécile
Sorel....
La tour de la Charité XVème
siècle, est une tour de moulin, alors
en rase campagne, qui a été
conservée ici par les Frères
de Saint-Jean-de-Dieu.
- Observatoire de Paris ; le musée
occupe le premier étage de l'Observatoire
depuis la fin XIXème siècle
: originaux d'étalons de mesure, globes
terrestres, astrolabes, instruments d'astronomie
et de marine.
- Les Catacombes, 1 place Denfert-Rochereau
: de l'antiquité à l'Empire
(qui l'interdit) le sous-sol de Paris fut
truffé de carrières ; le site
souterrain de Montsouris fut choisi comme
charnier où furent évacués
les cimetières parisiens.
L'aménagement de ce monumental ossuaire,
le cadre "historique" où
il est présenté, sont à
mi-chemin du Grand-Guignol et de Luna-Park,
tout en conservant l'angoisse de la mort.
- Musée Lénine, 4 rue Marie-Rose,
dans l'appartement qu'il habita avant la guerre
de 1914 à 1918 : documents, souvenirs,
photos présentés avec son mobilier
d'origine.
- Fondation Cartier, 261 boulevard Raspail
; fondation pour l'art contemporain et Institution
culturelle : expositions temporaires ;
animations culturelles hebdomadaires : théâtre,
danse, musique...
Sites :
- Ensemble formé par les 4 arrondissements
XIIème à XVème siècle.
SITES INSCRITS A L'INVENTAIRE DES SITES PITTORESQUES
de la ville de Paris :
- Cité Universitaire, Cité Seurat
- Ensemble des rues du Douanier, du Parc-Montsouris,
de Nansouty.
ESPACES VERTS
- Parc de Montsouris, boulevard Jourdan :
voulu et créé par Haussmann
(Alphand paysagiste) peu après celui
des Buttes-Chaumont, souci de perfectionnisme
; 16 ha, le plus grand de Paris après
les Buttes-Chaumont (25 ha), doublé
par la Cité Universitaire de l'autre
côté du boulevard Jourdan : terrain
accidenté (souvent
artificiellement) avec lac d'un
hectare, prairies vallonnées, bosquets
et arbres d'essences diverses ; architecture
: jardin d'enfants aménagé et
kiosque à musique, pont et voie du
RER camouflée en accident de terrain
; ancienne "Mire" du Sud, de 1806
; statues animalières et mémorial
de la Mission Flatters ; le pastiche de l'ancien
palais du Bardo (Tunisie), transporté
ici de l'Exposition Universelle de 1867, a
été récemment incendié.
- Outre le parc Montsouris, 50 squares et
jardins occupent 40 ha, dont :
- Square d'Orléans (près de
3 ha) : grand espace qui donne l'illusion
d'un massif forestier coupé d'espaces
développés ; lui aussi, comme
Montsouris, est le bienvenu dans cette zone
de
circulation intense.
- Rue Vercingétorix : la "Coulée
verte" est en réalité un
jardin d'accompagnement d'une voie de 2 km
de long où les piétons sont
privilégiés.
- Rue Julia-Bartet, Porte de Vanves : groupe
d'immeubles élevés (1960) ;
un espace important (16 000 m²) a été
réservé au centre des constructions,
dont il constitue le jardin privé.
- Les squares Aspirant-Dunand et Ferdinand-Brunot
sont placés bout-à-bout devant
la mairie néo-classique dont ils prolongent
le jardin de près de 10 000 m²
; quelques sculptures et monument aux morts.
- Jardin du Moulin des Trois-Cornets, rue
de l'Ouest : conçu pour l'accès
des personnes handicapées.
Ressources et productions
:
Plus que tout autre, l'arrondissement, littéralement
créé par Napoléon III,
resta agricole, maraîcher et pépiniériste
jusqu'au XXème siècle (il y
avait encore quelques fermes en 1914) ; on
comptait aussi une active corporation de carriers.
La population ouvrière et surtout artisanale
fut constituée par le reflux des quartiers
centraux urbanisés les premiers par
Haussmann.
A la fin du XIXème siècle et
surtout au XXème siècle, l'industrie
artisanale, moyenne et lourde, se développa
régulièrement avec pour dominante
l'imprimerie/arts graphiques et la métallurgie
mécanique/électricité.
L'artisanat domine toujours, ainsi que les
métiers d'art qui y trouvent leur source.
Le courant artistique, les ateliers d'arts
plastiques, les grands noms qui illustrèrent
Montparnasse, ont entraîné une
activité de sous-traitance, d'artisanat
d'art et de métiers rares ; les arts
graphiques y tiennent une place majeure.
Vie locale :
CULTURE
- Conservatoire municipal Darius-Milhaud,
26 rue Mouton-Duvernet : 17 salles équipées.
- Théâtres : Théâtre
14 Jean-Marie Serreau, 20 avenue Marc-Sangnier
; Théâtre Montparnasse, 31 rue
de la Gaîté ; Espace Gaîté,
35 rue de la Gaîté ; Théâtre
de Poche, 75 boulevard du Montparnasse ; Edgar/Au
café d'Edgar, 58 boulevard Edgar-Quinet
; Le Théâtre Rive-Gauche, 6 rue
de la Gaîté ; Guichet Montparnasse,
15 rue du Maine ; Comédie Italienne,
17 rue de la Gaîté. - Bibliothèques
: Maine Georges Brassens, 38 rue Gassendi.
Bibliothèques-discothèques :
Vandamme, 80 avenue du Maine ; Plaisance,
3 rue de Ridder.
- Maison des Jeunes et de la Culture, 20 avenue
Marc-Sangnier.
- Société Historique et archéologique
du XIVème arrondissement, en mairie.
; Ateliers APAC, 4 et 12 rue Didot ; 9 boulevard
Edgar-Quinet.
SPORTS
- 50 disciplines.
- Equipements sportifs : Centre sportif Commandant-Mouchotte,
31 rue du Commandant-Mouchotte :
gymnase, tennis.
Centre sportif Didot, 20 avenue Marc-Sangnier
: stade (éclairé), piscine (décor,
plongée et sauvetage), gymnase (gradins
500 places).
Centre sportif Elisabeth, 7/15 avenue Paul-Appell
: stade (tribune 1 500 places), bassin-école,
gymnase (500 places, gradins), tennis, boulodrome.
Centre sportif Jules-Noël, 3 avenue Maurice-d'Ocagne
: stade (athlétisme, mur d'escalade),
gymnase.
Gymnase Alésia, 93 rue d'Alésia.
Gymnase Auguste-Renoir, square Auguste-Renoir.
Gymnase Gange, 11 rue du Cange.
Gymnase 1 du Lycée François-Villon,
1 rue Maurice-Noguès.
Gymnase 16 du Lycée François-Villon,
16 avenue Marc-Sangnier.
Gymnase Huyghens, 10 rue Huyghens.
Stades Est et Ouest de la Cité Universitaire,
27 boulevard Jourdan.
Piscine Aspirant-Dunand, 20 rue Saillard :
baies vitrées, gradins.
Salle de sports Guilleminot, 22 rue Guilleminot.
Tennis Friant, 17 ter rue de
Coulmiers. Centre d'animation Marc-Sangnier,
20 avenue Marc-Sangnier.
Mur d'escalade Jules-Noël, 3 avenue Maurice-d'Ocagne
: 210 prises, 3 voies, 8,5 m de hauteur, 7,5
m de largeur.
- Opération piétons-vélos,
place Ferdinand-Brunot, le dimanche de 14
h à 18 h (fermeture circulation automobile).
- 53 associations sportives.
VIE LOCALE : 320 associations diverses.
- Marchés découverts : Montrouge,
place de la Mairie ; Edgar-Quinet, terre-plein
; Alésia, le long du mur du centre
hospitalier Sainte-Anne, rue d'Alésia
; Villemain, avenue Villemain ; Brune, porte
de Vanves, de la rue Didot à la rue
Raymond-Losserand.
Autres marchés : Marché aux
Puces de la Porte de Vanves, avenue Georges-Lafenestre
(jumelé avec son homologue de Turin,
le "Gran Balon") ; Marché
parisien de la Création, terre-plein
central du boulevard Edgar-Quinet : oeuvres
d'artistes créateurs.
- Visites guidées du cimetière
Montparnasse.