Région :
Ile-de-France Département
: Paris Code postal :
75015 Population : 226
431 habitants Superficie : 850
ha Altitude :
35 mètres
Généralités
historiques :
Le plus vaste arrondissement intra-muros de
Paris est aussi le plus peuplé. Sa
formation relève d'initiatives promotionnelles
publiques et privées : la caractéristique
de l'arrondissement fut l'entreprise immobilière
qui créa des quartiers complets, notamment
au début du XIXème siècle,
puis remodela à l'époque contemporaine
jusqu'à 40 % de son visage urbain (record
dans Paris).
A l'origine, deux importantes communautés
religieuses, l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés
et celle de Sainte-Geneviève-du-Mont,
se partageaient les 2 fiefs de Grenelle et
de Vaugirard qu'Haussmann annexa pour former
l'arrondissement en 1860.
Grenelle fut donné au VIème
siècle à sainte Geneviève
: basse plaine inondable, dépendant
de Vanves, territoire de chasse et de cultures
maraîchères que rien ne distingua
jusqu'au XVIIIème siècle où
le château et la ferme de Grenelle furent
absorbés par l'Ecole Militaire ;
industrialisé dès le début
XIXème siècle, Grenelle prit
la première place dans l'économie
régionale et dans la rénovation
contemporaine ; sous la Restauration, importante
spéculation immobilière de Beau-Grenelle
portant sur plus de 100 ha.
Vaugirard apparaît au XIIIème
siècle avec les Bénédictins
de Saint-Germain-des-Prés qui défrichèrent
et apportèrent la prospérité
; devenu paroisse en 1342, il resta un village
paisible jusqu'à la Révolution,
consacré au maraîchage et aux
carrières (pierre, sable et glaisière
avec la célèbre "terre
de Vaugirard").
En outre, Issy, mentionné dès
le
VIIème siècle,
donna au XVème son modeste hameau de
Javel, illustré par la fabrique de
produits chimiques du comte d'Artois (1777)
; une partie de Vanves fut aussi absorbée
; par contre Plaisance, annexe de Vaugirard,
resta au XIVème ; enfin les grandes
artères de Suffren/Sèvres/Montparnasse
appartenant à l'emprise parisienne
formèrent la frontière nord.
Le Mur des Fermiers Généraux
(boulevards de Grenelle, Garibaldi et Pasteur)
ne conservait intra muros qu'un faible secteur
nord ; il favorisa un déplacement important
de population vers le sud : entreprises, ouvriers
et même rentiers profitant de la franchise
fiscale hors Paris.
Le rôle politique de l'arrondissement
se révéla à la Révolution
avec vigueur : les citoyens de Vaugirard élirent
spontanément une municipalité
en 1790, cas sans doute unique à Paris
; en 1793/94 Saint-Lambert fut le théâtre
des mascarades à la déesse Raison,
puis à l'Etre Suprême ; plus
grave, l'explosion de la poudrière
de Grenelle qui détruisit le château
et fit de nombreuses victimes ; la Conjuration
du Camp de Grenelle par Gracchus Babeuf (1796)
contre le Directoire fut réprimée
dans le sang ; la guillotine installée
dans la plaine de Grenelle fonctionna activement
jusqu'en 1815.
La Commune agita ensuite l'arrondissement
avec la participation des Gardes nationaux
de Vaugirard (qui furent massacrés).
La poussée industrielle, spectaculaire
surtout à Grenelle de 1800 à
1840, se poursuivit avec
l'industrie lourde ; métallurgie
et mécanique ; qui aboutit aux usines
Citroën (45 ha) ; Vaugirard conserva
un secteur rural mêlé à
l'artisanat.
Le développement de la spéculation
immobilière souvent anarchique fut
continu jusqu'au début XIXème
siècle, corollaire de l'industrialisation
galopante ; Javel se partageait entre l'industrie
chimique réputée malsaine, les
jardins et les chiffonniers.
1900 marqua un premier temps d'arrêt
: constructions post-Haussmann, récupération
de la zone et des "fortifs" où
s'établirent ministères, Palais
des Congrès et ceinture d'habitations
à bon marché en brique (HBM).
La politique de la décentralisation
industrielle se fit en deux temps : vers 1960,
politique de la "tour" ou de la
"barre" selon les quartiers, fixant
les gens dans leur bloc habitat/commerce/loisirs
: première série de tours du
front de Seine.
Deuxième poussée depuis 1970
à 1975, maintenant sur place le siège
social et les services des entreprises, humanisent
l'architecture, créant des zones vertes,
conviviales, ludiques et piétonnes,
reconstituant l'esprit de quartier ; large
place faite à l'habitat pour compenser
l'exode ouvrier.
Ce programme se développe toujours
traitant la plus vaste aire de Paris (350
ha, soit 40 % du territoire), doublant
la surface des planchers (dont les 3/4 au
logement), rénovant les quartiers dégradés,
créant de vastes espaces verts et récréatifs
(parc André Citroën de 15 ha).
Particularités
:
Présence préhistorique (squelette
de mammouth rue Lecourbe, silex taillés
(rue Saint-Charles) et antique du IIème
siècle (hameau de Vaugirard).
Patrimoine protégé : 57 éléments,
dont 2, 52, 1, 1, 1 (Patrimoine mondial de
l'UNESCO).
ENSEMBLES URBAINS :
Le XVème est l'arrondissement où
l'immobilier contemporain s'est le plus développé
; voici les opérations les plus expressives.
- Front de Seine : il occupe un vaste rectangle
de près de 100 ha compris entre
les quais, les rues Leblanc, Saint-Charles/Emeriau
et Docteur-Finlay. 3 parties essentielles
: 1) Le Front de Seine proprement dit (quais
André Citroën et de Grenelle,
rues Docteur-Finlay, Emeriau, Rouelle, Saint-Charles
et avenue Emile-Zola) où sont groupés
les principaux immeubles.
Principe de l'aire piétonnière
résolue par de hautes tours et une
plateforme de circulation à pied couverte
à 6 m au-dessus du sol, comprenant
un plan intermédiaire réservé
aux voies d'accès, parkings de voitures,
services, administration, locaux techniques
; la plateforme-base se partage entre promenades,
espaces verts, boutiques, hôtels, etc.,
reconstituant exactement l'activité
au sol d'une rue piétonne.
Le programme a été réalisé
de 1968 à 1985 ; les tours de plus
en plus évolutives dans leur forme,
leur taille et leur revêtement représentent
un plateau de la création contemporaine,
soutenue par les fresques, céramiques,
sculptures métalliques d'artistes actuels
; l'aménagement du terre plein central
en promenade-espace vert et l'élargissement
des voies sur quais rendent cet ensemble plus
cohérent. 2) Le parc André-Citroën
au centre de la ZAC Citroën/Cévennes
poursuit au sud le front de Seine dont il
recouvre la voie express rive gauche et descend
jusqu'au Ponant rue Leblanc.
Entre le parc et le Front de Seine, sur le
site privilégié quai/rue des
Cévennes l'ensemble Canal-Plus s'étend
jusqu'à la rue Balard.
Le parc d'environ 15 ha comprend le
Jardin Blanc, le Jardin Noir, 2 serres hautes
de 15 m, "Jardin en mouvement" qui
descend par degrés jusqu'à la
Seine, Jardin de roche pour l'escalade, canal
long de 250 m... 3)
Le Ponant au sud, entre la Seine et la rue
Leblanc, serti en quelque sorte dans le parc
André-Citroën : ensemble de 8
immeubles monumentaux (9 étages), entièrement
recouvert de verre or et argent (30 000 m²)
de murs...) formant une cité qui semble
fermée au sol par le labyrinthe imposé
par l'emprise des immeubles-sculptures.
- La Tour Montparnasse (1969/73).
Si on s'accorde sur son esthétique
et les tours de force techniques qu'a exigé
sa réalisation, l'opportunité
de son emplacement reste toujours contestée.
Sa carte d'identité : 210 m de haut,
58 étages, fondations de 70 m, 314
000 m² de surface utile (bureaux), 27
ascenseurs, 120 000 éclairages fluorescents
de nuit, restaurant panoramique au 56ème
étage ; plan ovale aux angles coupés
; la tour est assise sur un plateau de bâtiments
au sol représentant une emprise de
23 000 m² : centre international textile,
centre commercial, terrasse-promenade, accès
à la nouvelle gare, installations sportives...
- Gare Montparnasse : gigantesque "combinat"
de l'urbanisation Maine-Montparnasse (1960-1990),
réunissant les 2 gares au coeur d'une
opération immobilière de 4 secteurs
couvrant le quartier Vaugirard/Pasteur.
Le remodelage total de la gare s'effectue
selon 3 unités : Montparnasse-Raoul-Dautry
(place qui la sépare de la Tour), Montparnasse-Pasteur
et Montparnasse-Vaugirard ; une dalle-jardin
de 50 000 m² couvre l'ensemble ferroviaire.
- Parc Georges-Brassens, 38 rue des Morillons
; il développe un complexe de loisirs
sur près de 8 ha, utilisant essentiellement
les anciens abattoirs de chevaux ; vaste bassin
au pied de la halle à la criée
dont le beffroi 1900 a été conservé
; pavillons d'entrée et autres bâtiments
reconvertis en socio-culturel ; relief artificiel
de collines et mur d'escalade ; vigne plantée
et récoltée de 1 500 plants,
rucher exploité ; statuaire et mémoriaux
; crèche et école maternelle.
- Square Saint-Lambert, nos 1, 3, 5, 7 du
square : ensemble urbain important réalisé
au début des années 1930. Un
terrain industriel récupéré
fut traité en parc de 2 ha avec pièce
d'eau, sculptures animalières et reliefs
artificiels très réussis ; quatre
rues nouvelles l'encadrent et offrent des
façades d'immeubles de l'époque
constituant une belle unité.
- Rue piétonne Aristide-Maillol : exemple
de la reconversion (1980) des anciennes zones
industrielles ; celle-ci fait partie de la
ZAC "Gare de Vaugirard" ; unité
de couleurs, de volumes et de formes que l'on
retrouve dans le pavement, le décor,
le mobilier urbain.
- Héliport de Paris, boulevard Victor
: le terrain d'Issy-les-Moulineaux est l'un
des plus anciens qui accueillit pionniers
de l'aviation et accumula les records ; il
devint ensuite terrain d'essai, puis fut intégré
à Paris dans le XVème arrondissement
en 1925.
Il est consacré aux hélicoptères.
OUVRAGES D'ART
- Pont-viaduc de Bir-Hakeim, boulevard de
Grenelle/avenue du Président-Kennedy
; 237 m de long, 25 m de large : reconstruit
1905 en 2 segments inégaux raccordés
sur l'île aux Cygnes centrale par un
arc de triomphe ; il porte au centre le viaduc
aérien du métro sur colonnes
de fonte ; large trottoir central sous le
viaduc ; structure générale
métallique de style et décor
Art nouveau.
- Pont de Grenelle, quai de Grenelle/quai
de Passy ; 220 m de long, 30 m de large :
reconstruit 1968, de profil très pur
en 2 arches-caissons à pein cintrées
qui se raccordent sur la pointe occidentale
de l'île aux Cygnes ; en avant du pont,
modèle réduit (9 m) de la statue
de la Liberté américaine due
à Bartholdi.
- Pont Mirabeau, rond-point du Pont Mirabeau/avenue
de Versailles, 1886 ; 173 m de long, 20 m
de large : 2 structures métalliques
d'une arche et demie se rejoignent au centre
formant une grande arche en dos d'âne
pour libérer la circulation fluviale
; décor, frise, tablier en fonte Art
nouveau imposants groupes en bronze sur rostres
(Injalbert) de part et d'autre des piles de
la grande arche.
- Pont du Garigliano, boulevard
Victor/bd Exelmans, reconstruit 1966 ; 209
m de long, 26 m de large surélevé
portant le viaduc du RER ; construit en béton
sur poutres maîtresses : vaste arche
centrale (93 m) à peine courbe et arches
latérales sur piliers en maçonnerie
en 2 éléments.
- Accès au métropolitain : station
Pasteur, boulevard Pasteur (nos impairs) ;
oeuvre de Hector Guimard, Art nouveau. BATIMENTS
PUBLICS protégés
- Ancienne mairie de Grenelle, 1 place du
Commerce : bâtiment néo-classique
vers 1830 avec pilastres d'ordres différents
et frontons triangulaires (services sociaux)
; petit jardin clôturé de grilles.
- Institut Pasteur et, 25 et 28 rue du Docteur-Roux
: vaste ensemble fin XIXème siècle
de style néo-classique ; rajouts successifs
(crypte, chapelle funéraire), puis
à la Belle-Epoque (fondation Lebaudy),
en 1933 (laboratoires de recherche), en 1971,
1980, 1985, depuis 1988 (leg Windsor)...
Chapelle funéraire et appartement de
Pasteur .
Classés : bâtiments 1988, crypte,
bibliothèque, musée ; inscrits
: bâtiments 1900, direction, hôpital
avec la serre (rue du Docteur-Roux).
- Laboratoire de la Marine, 8 boulevard Victor
: essais des maquettes de navires ; bassins
et différents départements techniques
dépendant du Ministère de la
Marine ; immeuble vers 1930 en béton
armé par Auguste Perret.
- Ancien collège de l'Immaculée-Conception,
391 rue de Vaugirard : établissement
début XIXème siècle,
très remanié (actuellement service
ministériel) ; le dortoir et une partie
de la chapelle ont été conservés
.
- Caserne de pompiers, 6 place Violet : bâtiment
en brique et pierre de la fin XIXème
siècle ; à l'arrière,
ancien hôtel particulier, dit "château
de Grenelle", propriété
de Violet, le lotisseur du quartier sous la
Restauration ; bâtiment néo-classique
avec toit-terrasse à balustres. - Caisse
d'Allocations familiales de Paris : elle occupe
un vaste terrain encadré par les rues
Viala (nos 10 à 26), Saint-Charles
(5 bis à 11), du Docteur-Finlay (36
à 44) ; bâtiments bas à
dômes vitrés ; vaste parallélépipède
de 10 étages qui semble posé
en travers ; tour dite "Tour Lopez"
qui seule est protégée .
- Lycée Camille-Sée, 11 rue
Léon-L'Hermitte ; construit vers 1935
: partie centrale en rotonde, cour étroite
; les récréations se passent
en préaux intermédiaires, en
étages ou sur le toit-terrasse ; amphithéâtre
et salles d'expériences aux plans supérieurs
; ouvrage en béton armé, pavements
brique et grès cérame.
BATIMENTS PUBLICS non protégés
- Mairie du XVème arrondissement, 31
rue Péclet : bâtiment vers 1875
(Devez, architecte) en forme de U, bâtiment
central et ailes en retour d'équerre.
Pavillon en avancée sur la façade
avec porche-entrée de 3 arcades en
plein cintre ; style d'ordonnance classique
au décor modéré.
– UNESCO, 1/7 rue Miollis : bâtiments
complémentaires V, VI, VII, annexe
de la place Fontenoy (VIIème).
Pivot central de concentration/distribution
raccordant 2 ailes de 8 étages, plus
2 en sous-sol (9 000 m² en tout), porche
en avancée ; aménagement et
décor intérieur très
élaborés.
- Fontaine monumentale, place Georges-Mulot
: élégant pastiche à
colonnes néo-classique et médaillons
de célébrités ; élevée
à la Belle-Epoque sur l'emplacement
de l'ancien puits artésien de Grenelle.
- Imprimerie nationale, 27 rue de la Convention
: 30 ans auront été nécessaires
pour transférer cette institution du
Marais à son site actuel vers 1925.
Le résultat bien que contesté
est une réussite : spacieux et peu
élevé, le bâtiment est
marqué par le style Art déco
avec de vastes ouvertures et un appareil métallique
garni de briques polychromes ; espace en jardins
dégradés ; à l'avant,
statue de Gutenberg par David d'Angers.
- Parc des Expositions, Porte de Versailles,
avec débords sur Issy-les-Moulineaux
et Vanves : près de 40 ha dont
plus de la moitié couverts, important
parking et 2 ha de jardins. Vaste Palais des
Expositions face à la Porte de Versailles
par P.V. Fournier, créé en 1956
: plan circulaire avec grand hall vitré
; 2 passerelles le relient au Parc par dessus
l'avenue Ernest-Renan.
- Lycée Buffon, 16 boulevard Pasteur
; imposant ensemble fin XIXème siècle
de Vaudremer, d'une rigueur classique avec
seul décor de briques polychromes :
vaste façade boulevard Pasteur ponctuée
de 4 pavillons en avancée ; les 2 centraux
encadrent le bâtiment d'entrée
formant cour fermée jusqu'à
la rue de Staël ; les 2 ailes, plus larges,
forment également 2 grandes cours latérales
; appareil et matériaux très
soignés.
- Hôpital Necker/Enfants malades : célèbre
hôpital où Laënnec inaugura
l'auscultation, il forme une petite ville
sur le plan architectural où tous les
styles sont représentés depuis
le XVIIIème siècle ; ce "combinat"
résulte d'une première fusion
entre 2 hôpitaux de fondation religieuse
(1920) ; il occupe le vaste quadrilatère
rue de Sèvres/bd Montparnasse/rue de
Vaugirard/bd Pasteur : le pavillon Archambaud
XVIIIème siècle (rue de Vaugirard)
; le Carré Necker d'accès début
XIXème siècle, avec son jardin,
de même que les façades rue de
Sèvres ; l'ex-résidence du Kaiser
est XIXème siècle, ainsi que
le pavillon du Cherche-Midi fin du siècle
; au XXème siècle : clinique
chirurgicale des années 1930, important
CHU de 1965 à 1970, pavillon du SAMU
de style contemporain, morgue, crèche
1984... – Hôpital Georges-Pompidou,
a remplacé l'hôpital Laënnec
en 1999.
DEMEURES ET IMMEUBLES protégés
- Rue de la Cavalerie, nos 6 à 10 :
immeubles des années 1930 en béton
armé de style paquebot avec bow-windows
en façade ; à la fois garage,
hall d'exposition, immeuble locatif et club
de sports aux 3 derniers étages ; accès
en voiture aux 8 plans par 2 rampes en hélice,
intérieure et extérieure, salles
de sports divers.
- Avenue du Maine n° 19 ; ancien hôtel
: façades et toitures ; décor
du grand salon. – Square Vergennes
n° 15 ; hôtel de Mallet-Stevens
début des années 1930 pour le
maître verrier Barillet ; ateliers,
bureaux de dessin et au dernier étage
l'habitation : volumes emboîtés
en
béton armé, motifs
de mosaïque. – Boulevard Victor
n° 3 : immeuble de Patout vers 1935 de
style paquebot sur un terrain en forme d'étrave
de navire ; studios et duplex desservis par
une coursive ; terrasses en retrait des derniers
étages. – Passage de Dantzig
n° 2 ; le peintre Alfred Roucher acheta
un pavillon de l'Exposition Universelle de
1900 pour grouper les artistes de l'époque
dans des ateliers-phalanstères. L'immeuble,
dit la Ruche, est un polygone à 16
faces, chacune comportant un atelier triangulaire,
pointe tournée vers le centre ; près
de 100 ateliers furent utilisés par
la plupart des grands noms de l'époque
; la grille est celle du Pavillon des Femmes
de l'Exposition.
DEMEURES ET IMMEUBLES non protégés
– Hôtel particulier, 197
ter rue St-Charles : petit bâtiment
Art nouveau très réussi sur
2 plans ; décor floral, ferronneries,
céramiques, sculptures dont 2 chats
à l'étage.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE protégée
– Café-bar, 3 boulevard
de Grenelle : à l'enseigne Le Relais
du métro, Belle-Epoque ; toiles peintes
fixées sous verre, glaces biseautées,
ornements intérieurs en staff.
– Café-bar, 354 rue de Vaugirard
: à l'enseigne l'Aviatic-bar, vers
1910 ; carreaux de faïence : aux murs,
en relief, en motifs de décoration.
– Boucherie, 4 rue l'Alleray :
devanture vitrée vers 1910, éléments
de fonte décorés d'iris, panneaux
peints et dorés sous verre ; carreaux
de faïence blanche. – Boucherie,
178 rue de la Convention : devanture Belle-Epoque
pleine de raffinement ; motif de fonte aux
iris, panneaux à motifs floraux.
– Boulangerie, 108 rue Blomet : devanture
vers 1900 peinte imitation bois et enseigne
or sur noir ; miroir gravé intérieur
et panneaux de faïence, plafond fixé
sous verre. – Boulangerie, 24 rue
du Commerce, d'époque Art déco
: façade en glaces biseautées,
enseigne en lettres d'or ; décor intérieur
peint, miroirs gravés et plafond fixé
sous verre. – Boulangerie, 70 bis
rue Dutot : décor intérieurs
vers 1910 en carreaux de faïence ; ciel
de plafond en fixé sous verre, glaces
biseautées. – Crèmerie,
10 rue Lecourbe, datant des années
1930 : revêtement en marbre ; ciel de
plafond fixé sous verre, miroirs gravés.
– Crèmerie, 124 rue St-Charles,
vers 1930 : devanture en marbre polychrome
et pour le mobilier professionnel ; plafond-ciel
peint fixé sous verre, murs en carreaux
de faïence polychrome.
- Eglise Saint-Christophe de Javel, 4 rue
Saint-Christophe : sanctuaire vers 1930, première
application de la construction par éléments
pré-fabriqués en béton
; fresque extérieure sur ciment de
la symbolique de saint Christophe, vitraux,
vie de saint Christophe en panneaux peints
à la cire.
- Eglise Notre-Dame-de-La Salette, 38 rue
de Constadt : église circulaire à
coupole portée sur piliers ; ensemble
de béton brut traité au ciment
blanc ; mobilier remarquable : vitraux de
Martinaud, portail et vantaux sculptés,
statuaire contemporaine.
- Eglise Notre-Dame-de-Nazareth, 351 rue Lecourbe
: église paroissiale moderne.
- Eglise Saint-Antoine-de-Padoue, 52 boulevard
Lefèbvre : église en briques
rouges, quadrangulaire, flanquée du
choeur et à l'opposé d'un haut
clocher-porche ; vitraux et claustras de Barillet.
- Eglise Saint-Jean-Baptiste de Grenelle,
23 place Etienne-Pernet : église d'époque
Restauration néo-classique ; adjonctions
dans les années 1930.
- Eglise Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle,
9 rue du Docteur-Roux : église début
XXème siècle d'un néo-roman
assez peu chargé ; clocher-porche et
abside en cul-de-four ; importante mosaïque.
- Eglise Saint-Lambert de Vaugirard, place
Gerbert : église milieu XIXème
siècle néo-roman dépouillé
; haut et étroit clocher-porche accosté
de rotondes, bas-côtés à
chapelle ; vaste sanctuaire souterrain formant
crypte.
- Eglise Saint-Léon, 1 place du Cardinal-Amette,
construite dans les années 1930 en
briques polychromes, style dépouillé
d'inspiration romane : riche mobilier et décor
intérieur par des artistes contemporains
; vaste mosaïque thématique, vitraux
de Barillet.
- Eglise Notre-Dame de l'Arche-d'Alliance
1997, rue d'Alleray : en forme de cube en
pierre sombre, entouré d'un quadrillage
de métal.
- Chapelle de l'ancien collège de l'Immaculée-Conception,
391 rue de Vaugirard : début XIXème
siècle, très remaniée
(occupée par un service ministériel
; partie de la chapelle de l'époque
: 2 ailes et dortoir.
- Chapelle notre-dame-de-l'Espérance,
31 rue Dombasle : chapelle de la maison-mère
des religieuses franciscaines.
- Chapelle Saint-Jean-de-Dieu, 223 rue Lecourbe
: chapelle XIXème siècle des
Frères de Saint-Jean-de-Dieu (garçons
handicapés).
- Temple de la Résurrection, 8 rue
Quinault : église évangélique
luthérienne.
- Synagogue, 14 rue Chasseloup-Laubat, vers
1910 : édifice très soigné
en brique et pierre ; entre-porche à
arcades de face et latérale ; en façade,
grande rose ; sanctuaire avec belles boiseries
et charpente.
- Musée Bourdelle, 16 rue Antoine-Bourdelle
; dans les ateliers et le jardin où
l'artiste passa sa vie : plus de 500 oeuvres
représentées ; extension du
bâtiment par Christian de Portzamparc.
- Mémorial du maréchal Leclerc
de Hauteclocque et de la Libération
de Paris et Musée Jean Moulin, 22 allée
de la deuxième D.B., Dalle Jardin Atlantique"
: 2 musées liés qui retracent
la vie et le rôle prépondérant
des deux hommes pendant la dernière
guerre mondiale, dans la lutte intérieure
et celle sur les champs de bataille.
- Musée de la Poste, 34 boulevard de
Vaugirard (en travaux jusqu'à la fin
1999) ; histoire de la Poste du Moyen-Age
à nos jours moyens de transport, outillage
professionnel, boîtes postales, collection
de timbres de tous pays.
- Musée Pasteur et, 25 rue du Docteur-Roux
: logement et laboratoire de Pasteur, bibliothèque
; chapelle funéraire familiale de Pasteur
et de sa femme dans la crypte.
Sites :
- Site partiel de l'arrondissement : avenue
de Suffren (rive paire), boulevard Garibaldi
(rive impaire), rue de Sèvres (rive
impaire), boulevard du Montparnasse (axe de
la voie) jusqu'à la rue du Départ.
- Site des berges de la Seine (inscrites au
Patrimoine mondial de l'UNESCO).
ESPACES VERTS
- Parc André-Citroën : visites
guidées, visites pour non voyants ;
concerts.
- Parc Georges-Brassens ; Square Saint-Lambert,
sur 2 ha, années
1930 : jardin-parc très
élaboré avec niveaux différents,
pièce d'eau, statues, pelouses et combinaisons
végétales nombreux éléments
d'animation.
- Square Violet : près d'un hectare
logé à l'arrière de la
place ; retiré et tranquille, beaux
arbres et kiosque à musique.
- Square Desnouettes, 12 000 m², création
contemporaine : intéressant relief
et surtout le labyrinthe, sans autre exemple.
- Square Adolphe-Chérioux (place de
l'ancienne mairie) ;
aménagement fin XIXème
siècle : beaux arbres en alignements
latéraux et au centre, pelouses, statues,
kiosque-rotonde.
- Square du Docteur-Calmette, 11 000 m²,
créé dans les années
1930 : de nombreux arbres font oublier la
proximité du boulevard extérieur
; intéressante découpe.
- Jardin Nicole-de-Hauteclocque, à
l'emplacement de l'ancienne caserne Dupleix
: important ilot de verdure.
- Jardin Atlantique (3,5 ha), recouvre
la gare Montparnasse ; visites pour non-voyants.
Ressources
et productions :
On a vu que le temps de la mécanique
et de l'industrie lourde est révolu.
Il reste cependant les artisans et PME spécialisés
et souvent très qualifiés.
Les métiers d'art, sans dominante
particulière, s'expriment abondamment
: métallerie, vitrail, tapisserie
d'art, métiers du bois, arts de la
terre.
Les arts graphiques ont une place à
part avec l'Imprimerie Nationale qui maintient
la typographique (Atelier national de création
typographique).
Importante pédagogie des métiers
d'art, notamment avec l'Ecole supérieur
des Arts appliqués, 63 rue Olivier-de-Serres.
Vie locale
:
CULTURE
- Musique : Conservatoire municipal, 43 rue
Bargue.
Conservatoire de musique Marietta Alboni,
13 place du Commerce.
- Théâtres : Théâtre
de la Plaine, 13 rue du Général-Guillaumat.
Théâtre Silvia-Monfort, 106 rue
Brancion.
Mini théâtre "Le Prologue",
20 rue des 4-Frères-Peignot.
Théo Théâtre, 20 rue Théodore-Deck.
- Bibliothèques : Bibliothèques
municipales : Vaugirard, 154 rue Lecourbe
; Beaugrenelle : 36 rue Emeriau ; Gutemberg,
8 rue de la Montagne-d'Aulas.
Bibliothèques pour Tous, 110 rue de
l'Abbé-Groult ; 84 avenue de Breteuil
; 13 place Etienne-Pernet ; 11 ter rue de
Cadix ; 22 rue Cauchy.
- Associations culturelles : Société
d'Histoire et d'Archéologie du XVème,
Mairie du XVème.
Association du Parc Georges-Brassens, 6 place
Jacques-Marette.
Maison de la culture du Japon à Paris,
101 bis quai Branly.
SPORTS
- 50 disciplines
- Equipements sportifs : Centre sportif Armand-Massard,
66 boulevard du Montparnasse : piscine, salle
d'armes.
Centre sportif Charles-Rigoulot, 18 avenue
de La Porte-de-Brancion : stade (éclairé,
tribunes), gymnase, boulodrome.
Centre sportif Croix-Nivert, 107 rue de La
Croix-Nivert : gymnase, terrain d'éducation
physique.
Centre sportif Emile-Antoine, 9 rue Jean-Rey
: piscine (2 bassins), solarium, baies vitrées),
stade, jogging, gymnase.
Centre sportif de La Plaine, 13 rue du Général-Guillaumat
: stade (éclairé, 400 places),
jogging, piscine (baies vitrées), gymnase,
tennis.
Centre sportif René-et-André-Mourlon,
19 rue Gaston-de-Caillavet : piscine (baies
vitrées), terrain d'éducation
physique.
Centre sportif Sablonnière, 62 rue
de Cambronne : gymnase, terrain d'éducation
physique.
Centre sportif Suzanne-Lenglen, 2 rue Louis-Armand
(vaste espace au milieu de la verdure, proche
d'Aquaboulevard) : stade, jogging, tennis,
boulodrome. Gymnase du Collège André-Citroën,
198 rue Saint-Charles.
Gymnase Cévennes, 11 rue de La Montagne-Aulas.
Gymnase Dupleix, 28 rue Edgar-Faure. Gymnase
Falguière, 144 rue Falguière.
Gymnase de l'Ingénieur-Keller, 16 rue
de l'Ingénieur-Keller.
Gymnase Olivier-de-Serres, 99 ter rue Olivier-de-Serres.
Gymnase Raymond-Burgard, 251 rue de Vaugirard.
Gymnase Saint-Lambert, 8 rue Saint-Lambert.
Terrain d'éducation physique
du Bessin, 15 rue du Bessin.
Terrain d'éducation physique Paul-Barruel,
24 rue Paul-Barruel, et boulodrome.
Terrain d'éducation physique Varet,
2 rue Varet, revêtement synthétique.
- Aquaboulevard de Paris, 4 rue Louis-Armand
: vaste ensemble nautique, piscines à
vagues, jaccuzis, verdure, coupole vitrée.
Piscine Blomet, 17 rue Blomet (50 m x 12 m).
- Tennis Montparnasse, 25 allée du
Capitaine-Dronne (jardin de l'Atlantique).
- 3 boulodromes : Blomet, 43 rue Blomet ;
Commerce, square du Commerce ; Les Gones,
square Les Gones.
- 3 centres d'animation : Brancion, 18 avenue
de la Porte-de-Brancion ; Espace-Cévennes,
9 rue de La Montagne-d'Aulas ; Les Frères-Voisin,
36 rue Pierre-Avla.
- Mur d'escalade Mourlon, 19 rue Gaston-de-Caillavet
: 220 prises, 7 m de hauteur.
- Basket de rue : jardin de la ZAC de Vaugirard
; place P. Varet.
VIE LOCALE
- Marchés : Cervantès, Lecourbe,
Lefebvre, Grenelle, Saint-Charles, Convention.
- Rue du Commerce, très animée.
- Village Suisse : secteur pavillonnaire angle
Suffren/La Motte-Picquet, groupant une cinquantaine
d'antiquaires, galeries et brocanteurs.
- Marché du Livre d'occasion, Parc
Georges-Brassens, tous les week-ends.
Paris-Expo-Porte de Versailles
- Salons :
- Tapis et tapisserie de décoration
: début janvier.
- Meuble de Paris : mi-janvier.
- International du Luminaire (Lumière
Paris) : mi-janvier.
- International de l'Habillement masculin
(SEHM) : fin janvier.
- Bijerhca (horlogerie, bijouterie) : fin
janvier.
- Prêt-à-porter : fin janvier
- Lingerie : fin janvier.
- Mode enfantine : fin janvier.
- Hortiflor : début fév.
- Eurocapt (Forum des capteurs/transmetteurs
) : début février
- Retromobile (voitures anciennes) : mi-février
- Intersuc (confiserie, pâtisserie,
chocolat) : mi-février.
- Boulangerie : mi-février.
- PAO (pré-presse, média) :
fin février.
- Cadeau et entreprise : fin février
- Fromage : début mars.
- Agriculture : début mars.
- Loisirs de plein air : mi-mars.
- SIPI (professions de l'Image) : mi mars.
- MICAD ( et nouvelles technologies) : fin
mars.
- Livre et Multimédia : fin mars.
- Salon de la Video : fin mars.
- Cafés, bars, brasseries, restaurants
: fin mars.
- Procop - Printemps (outils
de productivité) : fin mars.
- MEDEC (salon de la Médecine) : fin
mars.
- Thermalies : fin mars.
- Mondial du Tourisme : fin mars.
- Franchise : fin mars.
PHARMAGORA (Carrefour de la Pharmacie) : début
avril.
- Maquette et modèle réduit
: mi avr.
- Sirest (restauration) : mi-avril
- Foire de Paris : fin avr./mai.
- Braderie de Paris : fin mai/déb.
juin.
- Intertronic (filière électronique)
: début juin.
- Sisel Vert (jardin et décor) : fin
juin.
- SEHM (habillement masculin) : début
juillet.
- Mode enfantine : début juillet.
- Bijorhca (horlogerie/bijouterie) : début
juillet.
- Prêt à Porter Paris : début
juillet.
- Maison et objet (cadeau, arts de la table)
: début juillet.
- Première Classe (accessoires mode)
: début juillet.
- Le Monde de l'Enfant : début juillet.
- Midec (International de la Chaussure) :
début juillet.
- Repro-Expo (reprographie) : mi-septembre.
- Cadeau et entreprise : mi-septembre.
- CAO/CFAO (conception/fabrication ordinateur)
: mi-septembre.
- Décormat : mi-sept. - Mondial de
l'Automobile : début octobre.
- Mondial du Transport routier : début
octobre.
- Equipmag : fin octobre.
- Silmo (optique, lunetterie) : fin octobre.
- Le Satellite et le câble : début
novembre.
- SATIS (Image et Son) : début novembre.
- DA-Expo (distribution automatique) : début
novembre.
- Maisons d'Automne (idées, décor...)
: mi-novembre.
- Maintenance : mi-novembre.
- Révolution multimédia : mi-novembre.
- Braderie de Paris : mi-décembre.
- Nautique international : mi-décembre.
- Piscine-Paris : mi-décembre.
- Le Cheval, le poney, l'âne : mi-décembre.
- Forain-Expo : mi-décembre.
- Espace Eiffel/Branly : RELIGIO (salon des
objets et fournitures des cultes) : début
février.
- Salon de la Gestion du Patrimoine : début
mars.
- SAGA-FIAC-Edition (Salon de l'Estampe et
de l'Edition d'art : fin avril.
- FATEX (sous-traitance Textile-habillement)
: mi-septembre.
- FIAC (Foire international Art contemporain)
: début octobre
- Aquaboulevard : Toymania (Salon jeux et
jouets de collection) : début décembre.