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Hôtellerie dans le 17ème arrondissement

» PARIS : 17ème ARRONDISSEMENT

Région : Ile-de-France
Département : Paris
Code postal : 75017
Population : 162 967 habitants
Superficie : 576 ha
Altitude : 54 mètres

Généralités historiques :
Sous l'Ancien Régime, l'aristocratie vivait au coude à coude avec le peuple ; les somptueux hôtels du Marais voisinaient avec les échoppes et ateliers sans gêne pour personne.
La grande bourgeoisie d'argent qui s'imposa au XIXème siècle s'enferma à l'écart des zones populaires dans un ghetto de luxe créé à son usage par Haussmann qui en était issu.
Deux raisons expliquent cette césure, toujours vivace.
D'abord le concept d'Haussmann, visionnaire de l'Urbanisme moderne basé sur de larges voies et dégagements rectilignes qui facilitaient la circulation et amélioraient l'habitat, mais aussi permettaient en cas de conflit ou de révolte une intervention militaire rapide sans risques d'embuscade.
D'autre part, les insurrections de 1830, 1848 et de la Commune avaient échaudé les gens en place et la condition ouvrière née de l'industrie avait radicalisé la fracture sociale.
Ainsi les puissants du jour préféraient rester entre eux : la Plaine Monceau et la Colline de Chaillot permirent à Haussmann de tailler dans du neuf et de réaliser un archétype que se partagent les VIIIème et XVIIème arrondissements.
Ce dernier bénéficia du Parc Monceau, ancien domaine du duc de Chartres (Philippe-Egalité), conservé dans son cadre enchanteur qui fut le pôle d'attraction des plus beaux hôtels particuliers ; mais le XVIIème y a ses entrées, sa disposition et sa couronne nord de magnifiques résidences.
Ce concept de base n'est pas réducteur, car l'histoire du XVIIème commence au milieu du XIXème siècle .
Monceau n'est évoqué qu'au 14ème et sa chapelle releva de Clichy jusqu'en 1830 ; Les Ternes eurent un château, disparu, au XVIIème siècle et sa seigneurie lotie ; Les Batignolles n'apparaissent avec certitude qu'au XVIIIème siècle et son hameau modeste des Epinettes qu'en 1860.
L'agriculture tint sa place dans l'arrondissement, mais elle resta mineure en raison du caractère forestier du territoire, naturellement désigné comme chasse et surtout réserve de gibier. La spéculation immobilière commence dès le XVIIIème siècle avec des financiers (Grimod de La Reynière) ; mais elle ne prendra un rythme accéléré qu'à la Restauration et s'achèvera en apothéose avec Haussmann qui consacrera le style Napoléon III.
L'industrialisation suivit la même progression : grâce d'abord au Mur des Fermiers Généraux, attirant extra-muros les commerçants, artisans et bourgeois voulant échapper à la fiscalité de Paris ; ensuite avec les grands capitaines d'industrie comme les frères Péreire, banquiers de génie, initiateurs des Chemins de Fer et de la Compagnie Générale Transatlantique, entrepreneurs infatigables.
Ces activités immobilières et de travaux publics engendrent toujours la prospérité par le développement professionnel annexe, la sous-traitance, l'artisanat complémentaire.
L'afflux de population ouvrière
suivra et se répartira à l'est d'une ligne rues de Rome/Saussure/Porte d'Asnières, formant une identité sociale avec le XVIIIème.
Le XVIIème opulent s'est groupé en lisière du Parc Monceau, dans le secteur est Malesherbes / Villiers et rayonne autour des places du Maréchal-Juin et Charles-de-Gaulle.
Le comportement politique de l'arrondissement se lit à travers cette évolution : la Révolution sera à peu près indolore, les soulèvements de 1830 et 1848 eurent peu d'écho ; par contre la Commune fut sanglante et durement réprimée, coïncidant avec la poussée ouvrière industrielle des 40 années précédentes.
Le patrimoine protégé compte 21 unités, ce qui est manifestement sous-estimé (chiffre le plus bas de Paris).
Son architecture ne remonte pratiquement pas au-delà de la Révolution, mais c'est certainement celle qui a été la plus protégée ; le style Napoléon III qui fut celui de tous les pastiches de styles antérieurs ; le style Haussmann et post-Haussmann d'un classicisme plus maîtrisé et de facture remarquable ; les styles innovants de la Belle-Epoque et de l'Art nouveau, des Arts déco, des années 1930, ont trouvé avec le XVIIème un laboratoire où s'exprimer largement.
Cela justifierait de protéger davantage de témoins d'une époque longtemps décriée, mais dont les immeubles sont toujours aussi recherchés.

Particularités :
ENSEMBLES URBAINS
- Patrimoine protégé : 21 édifices et monuments, dont 3, 17, 1 .
- ZAC Saussure, 118 et 129/135 rue de Saussure et 28 bis boulevard Péreire : opération portant sur 3 ha réalisée dans les années 1980, en partie sur le domaine SNCF/St-Lazare.
Rénovation/reconstruction effectuée autour d'une place centrale (immeubles moyens), liée au square Paul-Paray - ; écoles maternelles, foyer du troisième âge, bureaux, poste.
Autour du square (4 000 m²) : immeubles, école et crèche ; immeuble-pivot de 8 étages dont l'accès est une galerie sur toute la hauteur, terminée par une verrière cintrée.
- Cité des Fleurs, avenue de Clichy/rue de La Jonquière : c'est une longue voie étroite fermée de grilles à ses extrémités, le quartier populaire n'est pas celui de la plaine Monceau, les maisons sont modestes et mitoyennes, comme les jardinets ; néanmoins l'ensemble est réussi, presque chaque maison est originale, des fantaisies du milieu XIXème siècle à l'Art nouveau ; cette réussite est due à l'initiative de lotisseurs privés.
- Ensemble d'immeubles, rues de Courcelles/Jouffroy/Cardinet : groupe d'immeubles où s'expriment les capacités décoratives de l'Art nouveau par la mosaïque et la sculpture, pour traduire une vision fraternelle de la société.
- Centre international de Paris aménagé sur les 2,5 ha de la Porte Maillot.
La réalisation de Guillaume Gillet comporte le Palais des Congrès et l'hôtel Concorde-La Fayette, bureaux et parkings pour l'essentiel (voir chapitres concernés). Le projet complémentaire, portant sur la couverture du périphérique et l'érection de 2 tours de 80 m., a été abandonné.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Théâtre Hébertot, 78 boulevard des Batignolles ; le théâtre des Arts fut reconstruit sous Louis-Philippe à la place d'une salle de spectacle et restauré après 1870 : bâtiment barlong de ligne classique ; en façade, avancée centrale à l'étage de 3 hautes baies vitrées.
- Salle Wagram, 39/41 avenue de Wagram ; salle de bal début XIXème siècle, reconstruite et agrandie en 1865 : façade 1930 d'inspiration classique ; grande et petite salles ceinturées d'une galerie ; devenue "Espace Wagram", cette salle reste la seule des grands bals populaires ; spectacles polyvalents.
- Ecole normale de Musique Alfred-Cortot, 76/78 rue Cardinet : hôtel particulier fin XIXème siècle devenu Ecole de Musique dans les années 1920. Construction prévue pour 2 habitats distincts, concept nouveau pour l'époque ; volonté de décor ostentatoire en façade (style classico-Renaissance) et surtout avec les revêtements intérieurs polychromes (chocolat et or...), peintures murales Louis XVI, sculptures Henri II...
BATIMENTS PUBLICS non protégés
- Mairie du XVIIème arrondissement, 16/20 rue des Batignolles ; l'arrondissement réputé le plus conservateur est le seul qui se soit doté d'une mairie d'architecture contemporaine (architectes Favre et Bruc, vers 1975) : plan classique en U avec façade sur rue, ailes en retour formant cour et jardin à l'arrière ; structure en béton armé avec revêtement minéral ; en façade, large avancée vitrée au-dessus du rez-de-chaussée sur 3 étages.
- Lycée Carnot, 141/145 boulevard Malesherbes ; ce fut d'abord une école privée 1870 de tendance Saint-Simonienne, devenue lycée d'Etat à la fin du siècle. Architecture classique, mais modernisée par Eiffel qui introduisit avec la structure métallique un souci de modernisme et de confort inédit : verrière centrale, auvents permettant de déposer à l'abri les élèves en voiture ; façade en meulière, briques de couleur, tuiles et décor émaillé.
- Palais des Congrès, place de la Porte-Maillot ; oeuvre de Guillaume Gillet qui a largement contribué à faire de Paris la première ville de congrès : grande salle en fer à cheval d'une seule portée de 3 500 places en vision frontale ; nombreuses salles et équipements
techniques complémentaires. OUVRAGES D'ART
- Accès au métropolitain : station Rome (boulevard des Batignolles, sur terre-plein) ; station Villiers (face au 27 boulevard de Courcelles) ; station Monceau (boulevard de Courcelles, face au square) ; station Ternes (place des Ternes, sur terre-plein) ; station Wagram (angle Brémontier / Villiers) : style Art nouveau, dû à Hector Guimard.
HOTELS PARTICULIERS ET DEMEURES
- Château des Ternes, 17/19 rue Pierre-Demours ; reconstruit début XVIIIème siècle, massacré par les lotissements du XIXème siècle, réunifié vers 1860 : façade allongée avec pavillon en avancée, ailes plus bases, pavillons d'angle ; la rue Bayen le traverse au milieu de l'avant-corps par une arcade percée à cet effet ; beaux arbres de part et d'autre, vestiges du grand parc d'origine.
- Hôtel Alvarez, 23 ter boulevard Berthier ; vers 1900 en brique et pierre : le style général néo-gothique, dans la pure tradition Napoléon III.
- Hôtel particulier, 7 rue de Tilsitt, série circulaire des "immeubles des maréchaux" : hall d'entrée et 2 escaliers d'honneur avec leur cage et rampes en fer forgé ; galerie et 3 salons avec leur décor d'époque au premier étage.
- Hôtel Gouny, 9 rue Fortuny ; hôtel néo-Renaissance fin XIXème siècle : grand ensemble aux matériaux et décor colorés (briques polychromes, céramique) ; passage cocher, cuisines, escalier d'honneur et sa cage, premier étage, anciennes écuries et remises.
- Hôtel Gaillard, 1 place du Général-Catroux ; construit en 1880 par Emile Gaillard, régent de la Banque de France, amateur d'art éclairé pour y abriter ses collections ; pastiche du château de Blois d'une grande perfection intérieure et extérieure ; acquis par la Banque de France en 1920.
- Pagode, 48 rue de Courcelles ; les toits successifs sont relevés en pagode, mais les étages appartiennent à l'ère Haussmann avoisinante ; la couleur rouge des bâtiments crée surtout l'exotisme ; une galerie d'art de qualité, consacrée à l'Extrême-Orient.
IMMEUBLES
- Avenue de Verzy, n° 8 : façades et toitures ; vestibule et cage d'escalier.
- Boulevard Malesherbes, n° 148 : magnifique immeuble construit vers la Grande Guerre d'inspiration XVIIème siècle baroque : 2 énormes Atlantes supportent un avant-corps d'ordre ionique.
- Boulevard Péreire, n° 145 : dans les années 1930, cet immeuble étroit passait pour un "gratte-ciel" avec ses 32 mètres ; recherche de confort et de modernisme : tout béton armé avec mosaïques et revêtement rapportés ; studios hauts de 5 m selon la mode "artiste" ; chambres de service humanisées, ascenseurs séparés, réfrigérateur collectif, garages souterrains.
- Avenue de Wagram, n° 119 ; immeuble archétype des frères Perret vers 1900 : style classique en pierre d'un grand confort comprenant un appartement par étage ; Art nouveau en façade avec les bow-windows, galerie en retrait supérieure, décor végétal, sculpté et en ferronneries.
- Rue de Tocqueville, n° 45 : immeuble Art déco, combinant magasin, atelier et habitation ; 3 étages avec le dernier en avancée ; béton armé avec motifs en mosaïque de pâte de verre dont toute la façade est gainée.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE
- Usine électrique, 53 rue des Dames ; la première construite à Paris (1890) : immeuble sur rue abritant bureaux et agents de fonction : à l'arrière, vaste halle métallique ; cheminée de 50 m au centre ; générateurs à vapeur dissimulés au sous-sol ; charpente métallique d'Eiffel ; façade ornée en Modern'style.
- Ateliers des décors de l'Opéra, 32 boulevard Berthier, reconstruits par Garnier en 1875 : ateliers au centre flanqués de 2 bâtiments de stockage ; couverture par charpente métallique ; refends intérieurs en colombage de plâtre.
- Ancienne crémerie, 10 rue Gustave-Flaubert : inscriptions Modern'style (vers 1900) ; panneaux professionnels et peinture d'une scène fermière en devanture.
- Anciens Magasins Réunis, 28 avenue des Ternes ; c'est un classique des grands magasins vers 1910, altéré par des rajouts : plan intérieur d'une vaste halle centrale avec galeries en étages ; à l'extérieur, décors floraux et tourelles à dôme de mosaïque ; restaurés vers 1990 et occupés par la FNAC.
- Hôtel Concorde-Lafayette, 3 place du Général-Koenig ; Guillaume Gillet (Palais des Congrès) réalisa vers 1975 cet hôtel-tour très pur de ligne, dans le cadre du Centre international de Paris : plan ovale coupé aux extrémités, proche de la tour Montparnasse ; 135 m de haut et 37 étages ; confort et prestations de luxe surtout orientés vers la clientèle internationale "affaires".
Eglise Sainte-Marie-des-Batignolles, place Félix-Lobligeois : église Restauration achevée en 1850 ; lignes simples et dépouillées d'un rectangle central flanqué de deux plus bas couvrant les bas-côtés ; les3 murs accolés en façade avec, en avancée, un porche coiffé du triangle classique supporté par des colonnes doriques.
- Eglise Saint-Charles-de-Monceau, 22 bis rue Legendre : ancienne chapelle de communauté fin XIXème siècle, devenue église paroissiale vers 1910 ; architecture néo-romane sans adjonction, façade à triple arcade plein cintre, abside en cul-de-four, chapiteaux sculptés.
- Eglise Saint-Ferdinand-et-Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, 27 rue d'Armaillé : reconstruite en 1940 à 1957 avec une volonté de modernisme (vastes proportions, grande luminosité intérieure, faux bas-côtés liés à la nef), très décorée (fresques murales) ; influence et coupoles byzantines.
- Eglise Saint-François-de-Sales, 6 rue Brémontier : formée d'une 1ère église fin XIXème siècle de style néo-gothique au clocher carré ; une seconde église fut construite dos à dos vers 1910 en néo-roman ; les 2 communiquent par un passage ; peintures murales.
- Eglise Saint-Joseph-des-Epinettes, 40 rue Pouchet : église vers 1910 adossée à la Cité des Fleurs ; béton avec parement en brique colorée sur la façade ; intérieur clair et dépouillé, mobilier et ornements modernes, coupole sur le carré.
- Eglise Saint-Michel, 12 bis rue Saint-Jean : construite dans les années 1930 en béton armé plaqué de briques ; clocher-campanile latéral ; 3 nefs dont les 2 latérales raccourcies ; porche en façade alignée ; absides avec absidioles sur la nef centrale ; style général roman ; fresques du Pentocrator.
- Eglise Sainte-Odile, 2 avenue Stéphane-Mallarmé : église 1935/46 selon un curieux plan imposé par le terrain tout en longueur ; nef alignant 3 hautes travées-coupoles, choeur en cul-de-four ; chaque travée de la nef est éclairée par une abside vitrée sur le flanc droit ; haut campanile fuselé ; décor de briques colorées ; église-crypte accessible par la cour.
- Chapelle Notre-Dame-de-Compassion, place du Général-Koenig ; chapelle funéraire des Orléans destinée au prince Ferdinant, fils de Louis-Philippe, tué en 1842 : édifice néo-roman en forme de croix grecque abritant le monument du prince ; remontée ici pierre par pierre en 1970 ; vitraux sur cartons d'Ingres.
- Chapelle Notre-Dame-de-Confiance, 164 rue Saussure.
- Chapelle Saint-Martin-de-Porrès, 41 rue Jacques-Ibert.
- Temple de l'Ascension, 47 rue Dulong : église luthérienne de 1867, restaurée après 1900.
- Temple des Batignolles (église réformée de France), 44 boulevard des Batignolles : construit fin XIXème siècle sur l'emplacement d'un autre plus exigu ; style néo-roman.
- Temple de l'Etoile (église réformée de France), 54/56 avenue de la Grande-Armée : construite vers 1870 en néo-gothique.
- Eglise suédoise protestante, 9 rue Médéric : église de style scandinave, construite en brique.
- Musée national Jean-Jacques Henner, 43 avenue de Villiers ; les héritiers d'Henner (1829-1905), peintre en grande vogue à la Belle-Epoque, réunirent ses oeuvres dans un ancien atelier dont ils firent un musée offert à l'Etat dans les années 1920 ; peintures et dessins.

Sites :
- Site de la totalité de l'arrondissement.
ESPACES VERTS
Ils sont réduits, Haussmann et Péreire ont sans doute considéré que la valeur du m² primait celle de la rêverie.
- Square Albert-Besnard (1 300 m²) : au centre de la place du Maréchal-Juin, néanmoins agréable avec de beaux arbres et relativement calme malgré sa position. - Square des Batignolles (15 000 m²), d'époque Haussmann : à la limite du quartier cossu et de celui qui l'est moins ; il a été

dessiné et composé avec des reliefs, une source, un lac ; une végétation variée de très belle venue, dont 3 énormes platanes en font une halte inattendue renforcée par les grilles qui l'entourent.
- Square des Epinettes (10 000 m²) : nous sommes toujours dans le XVIIème, mais plus à Montmartre qu'à Monceau ; le jardin assez ample est agréable, beaux arbres et kiosque à musique.
- Place Malesherbes : à peine 2 000 m², mais de très beaux arbres et les reculs d'immeubles patriciens font de cet espace qui n'est en fait qu'un croisement un
réel espace vert profond et calme.
- Jardin Ernest-Chausson, 55 avenue de Clichy, inauguré en juillet 1999 : bambous, massifs d'hortensias, plantes grimpantes.
- Square Cardinal-Petit-de-Julleville, 1er prix 1998 au concours des décorations florales dans sa catégorie.
- Promenage Péreire : jardin sur dalle sur l'ancien chemin de fer de ceinture : rosiers.
- Cimetière des Batignolles (1833) ; sur 10 ha, 900 arbres, nombreuses personnalités (quatrième nécropole intra-muros de Paris).

Ressources et productions :
Jusqu'au XIXème siècle les cultures maraîchères ne cédaient la place qu'aux territoires réservés à la chasse, du village des Ternes à celui de Monceau et des Batignolles.
Le chemin de fer apporta le premier prolétariat ouvrier à partir de 1830.
De nombreuses industries et des entreprises artisanales spécialisées proliférèrent pendant plus d'un siècle dans la zone orientale de l'arrondissement, selon une ligne Batignolles/Epinettes qui marquait la limite de l'opulent secteur occidental créé par Haussmann vers le milieu du siècle ; de 1900 à 1950 on vit dans ce quartier, où les seules entreprises étaient les banques et les sièges de grandes sociétés, des magasins et ateliers de réparation d'automobiles (rues Guersant, Bayen, Laugier) ; mais il s'agissait de voitures de rêve (Bugatti, Talbot, Ferrari...), et la mode était au "sport" automobile.
De nos jours, la partie Est de l'arrondissement s'apparente à l'activité du XVIIIème : artisans, petites industries, métiers d'art, notamment les arts graphiques (taille-douce, création de lettres), métiers de décoration, métallerie.

Vie locale :
CULTURE
- Conservatoires, musique et danse : Conservatoire municipal de musique, d'art dramatique et de danse du XVIIème, 29 avenue de Villiers. Ecole normale de Musique de Paris, 114 bis boulevard Malesherbes.
Concerts Colonne, 2 rue Edouard-Colonne.
Académie de danse du XVIIème, 24 rue des Apennins.
- Théâtres : Hébertot, 78 bis boulevard des Batignolles ; L'Européen, 5 rue Biot.
- Cinéma : Cinémathèque de la ville de Paris, 11 rue Jacques Bingen.
- Bibliothèques municipales : Plaine Monceau, 11 rue Jacques Bingen ; des Batignolles, Mairie, 18 rue des Batignolles ; Brochant, 6 rue Fourneyron ; Médiathèque Edmond Rostand, 11 rue Nicolas-Chuquet.
Bibliothèques privées : Saint-Ferdinand-des-Ternes, 21 bis rue d'Armaillé ; Sainte-Odile, 2 avenue Stéphane-Mallarmé ; Bibliothèque pour tous, 9 villa Saint-Ange.
- Ateliers créatifs : Atelier de la Terre d'Argile, 223 boulevard Péreire (poterie, modelage) ; Atelier du Chat, 5 rue Dautancourt (poterie) ; Atelier "Terre de Sienne", 8 cours Saint-Pierre (dessin, peinture, sculpture).
- Centre culturel et d'animation de la Jonquière, 88 rue de la Jonquière (chant, danse, activités culturelles et de création, animations).
SPORTS
- 50 disciplines
- Equipements sportifs : Centre sportif Reims, 32 boulevard de Reims : salles de sport, tennis.
Centre sportif Bernard-Lafay, 79 rue de La Jonquière : piscine (2 bassins, gradins, solarium, baies vitrées), salle de sport.
Centre sportif Courcelles, 229 rue de Courcelles : gymnase, terrain d'éducation physique, tennis.
Centre sportif Laurent-Biancotte, 6 avenue de la Porte-de-Clichy : stade (éclairé, 900 places), gymnase (500 places, gradins), bassin-école, mur d'escalade. Centre sportif Max-Rousié, 28 rue André-Bréchet : stade (rugby, éclairé, 1 000 places et foot éclairé, 1 800 places), gymnase (gradins, 720 places), jogging, tennis ; récente réfection de l'ensemble.
Stade Paul-Faber, 17 avenue de la Porte-de-Villiers (tribune 300 places).
Stade de la Porte-d'Asnières, 6 avenue Brunetières.
Gymnase Fragonard, 10 rue Fragonard.
Gymnase 108 du Lycée Honoré-de-Balzac, 108 boulevard Bessière, et bassin-école.
Gymnase 120 du Lycée Honoré-de-Balzac, 120 boulevard Bessières.
Gymnase Jean-Leclairé, 22 rue Jean-Leclairé.
Terrain d'éducation physique-Clichy-Lemercier, 108 rue Lemercier.
- Piscines Champerret, 36 boulevard de Reims : 2 bassins, plongeoir, solarium, sauna-hammam ; Bernard-Lafay, 79 rue de la Louisiane ; de Clichy, 6/8 rue de Clichy.
- Tennis : d'Asnières, 1/11 rue Fragonard ; Péreire, 119 boulevard Péreire.
- 2 centres d'animation : Interclub 17, 47 rue de Saussure ; La Jonquière, 88 rue de La Jonquière.
- Basket de rue : square Champerret, square Emile-Borel.
VIE LOCALE
- Marchés couverts : des Batignolles, 96 rue Lemercier ; des Ternes, rues Lebon/Faraday/Torricelli.
- Marchés découverts : Berthier, boulevard de Reims ; Navier, rue de Lévis.
- Marché aux fleurs, place des Ternes.
- Marché biologique des Batignolles, boulevard des Batignolles, métro Rome.
- Manifestations : Exposition des artistes peintres du XVIIème ; Journée du Livre.
- Palais des Congrès (Porte Maillot) : Expo-Congrès (Salon des Congrès et expositions) : mi-décembre.
Expo COM (Salon de la Communication et de l'Evènement d'Entreprise : mi-décembre.
Création sites Tunisie