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Hôtellerie dans le 18ème arrondissement

» PARIS : 18ème ARRONDISSEMENT

Région : Ile-de-France
Département : Paris
Code postal : 75018
Population : 188 728 habitants
Superficie : 600 ha
Altitude : 130 mètres

Généralités historiques :
Colline sacrée et site stratégique depuis quelques deux millénaires et patrie de l'Art depuis près de deux siècles, Montmartre est le nom le plus emblématique de Paris.
Il est également admis que les Gaulois y célébraient leur culte, selon toute vraisemblance, faute de preuve : site élevé, géologie riche en sources (avant que l'exploitation immodérée des plâtrières ne les ait taries), forêt épaisse disparue.
Mont de Mars ou de Mercure avec les Romains, Mont des Martyrs pour les premiers chrétiens, Mont-Marat avec la Révolution, Montmartre symbolise sur les décombres du XIXème siècle le renouveau de la foi chrétienne avec le Sacré-Coeur.

Sacré-Coeur

Son architecture n'est pas inspirée, tous s'accordent là dessus ; elle matérialise une volonté de recours spirituel, comme Lyon, Marseille, Lourdes ou La Salette : ces basiliques modernes de la foi amorcèrent d'importants pèlerinages toujours vivants.
En 1147 avait été créée l'abbaye de Montmartre (femmes) qui devint l'une des premières de Paris ; son influence fut considérable jusqu'à la fin XVIIème siècle où le couvent fut coupé en deux, le Bas et le Haut (qui disparut).
Moins connue, la fondation de la Compagnie de Jésus par Ignace de Loyola eut lieu en 1534 au Martyrium de Montmartre.
Le site stratégique parle de lui-même : la Seine en creusant son lit contourna quelques buttes plus dures, dont Montmartre la plus élevée est la mieux placée, car elle commande vallée et plaines riveraines tout en présentant un relief pentu propre à la défense.
Elle ne fut d'ailleurs jamais prise d'assaut, Henri IV comme les Alliés de 1815 l'occupèrent après décision politique.
La Chapelle fut l'autre village annexé à Paris en 1860 pour

former le XVIIIème. Son existence apparaît au 6ème avec une chapelle Sainte-Geneviève qui devint paroisse de Saint-Denis au XIIIème siècle ; du IXème au XVème siècle, la Foire du Lendit lui apporta richesse et célébrité ; le premier acte révolutionnaire, dit "massacre" de La Chapelle, eut lieu en 1791 ; forte poussée démographique ouvrière début XIXème siècle.
L'urbanisation de La Chapelle, ses voies ferrées et ses entrepôts reste à faire.
La Commune marqua sévèrement l'arrondissement au cours de la "Semaine sanglante". Un seigneur de Clignancourt apparaît au XIIIème siècle : mais l'histoire du village est discrète ; au XVIIIème siècle il fut absorbé par l'abbaye de Montmartre, alors abbaye d'En-Bas groupée autour du Martyrium, disparus à la Révolution.
Le quartier des Grandes-Carrières évoque l'exploitation du schiste (plâtre) tout aussi active à Clignancourt qu'à Montmartre.
La Goutte-d'Or, hameau de La Chapelle, devrait son nom à la célébrité de son vignoble ; on y retient en 1567 un engagement sanglant entre protestants et catholiques ; une forte immigration africaine lui donne aujourd'hui une caractéristique particulière, pendant de la communauté vietnamienne de La Chapelle.

Manet

Les artistes vinrent chercher leur inspiration à Montmartre dès le début XIXème siècle avec Géricault et Horace Vernet, bientôt suivis par Corot ; Manet et Claude Monet seront vers le milieu du siècle les mentors de l'Impressionnisme ; après 1875 apparurent Renoir, Van Gogh, Cézanne, Toulouse-Lautrec inspiré par le Moulin-Rouge.
Vers 1910, tournant décisif avec Picasso au Bateau-Lavoir où, presque dans la misère, il invente le Cubisme le Bateau-Lavoir agrège peintres et Intelligentsia

d'avant-garde : Matisse, Marie Laurencin, Max Jacob, Apollinaire Utrillo, alcoolique et peintre forcené, marqua les années folles et sera le vrai peintre de Montmartre. Les lettres marchaient de pair avec les peintres, les musiciens, les dessinateurs : Berlioz vers 1830, Gérard de Nerval peu avant sa mort ; Verlaine jeune marié qui y amena Rimbaud ; Henri Murger y puisa l'inspiration de la Vie de Bohême ; les chantres de Montmartre, Carco, Dorgelès, Mac-Orlan ; Salmon et Jean Moréas, Caran-d'Ache et Steinlen, Zola et Kessel.
Après le Bateau-Lavoir, d'autres cénacles se formèrent dans les cabarets : le Chat-Noir où l'on récitait des vers, le Lapin-Agile où l'âne fétiche peignit avec sa queue le célèbre "coucher de soleil sur l'Adriatique" ; le genre évolua de

Toulouse-Lautrec

cabarets d'artistes à ceux de chansonniers avec Bruant, en spectacles avec revues satiriques, en salles de bal, précurseurs des boîtes de nuit (Elysée-Montmartre, Moulin de la Galette, Moulin Rouge) ; l'Hippodrome, puis le Gaumont après 1932, présentaient les spectacles les plus variés du cirque à l'Opéra.
La vie artistique ne fut jamais absente de ces scènes où une foule bariolée de talents faux ou nuls, d'ivrognes, de mastroquets avisés, de prostituées, de voyous, de noceurs, d'anarchistes et de visionnaires côtoyaient les créateurs de génie.
De ce mélange parfois détonnant naquit l'esprit montmartrois ; celui-ci est toujours vivant après la période d'assoupissement de l'après-guerre, la place du Tertre est aussi colorée bien que marquée par un folklore parfois suspect : mais on peut encore flâner vers Saint-Vincent ou se recueillir au Sacré-Coeur et ses jardins, en oubliant les cars du Gai-Paris.


Particularités :
VESTIGES ROMAINS
- Eglise Saint-Pierre-de-Montrouge : réemploi de 2 colonnes et 3 chapiteaux romains d'époque constantinienne.
Sarcophages et chapiteaux mérovingiens.
- Avenue Junot, à la hauteur du Moulin de la Galette, pan de mur romain.
Patrimoine protégé : 33 édifices et monuments, dont 3, 28, 2 sites.
ENSEMBLES URBAINS
- Immeuble, 13 rue des Amiraux et 4/6 rue Hermann-Lachapelle : ensemble de 78 appartements réalisé par Henri Sauvage, toujours dans le profil du logement populaire évolué ; époque et style Art déco ; principe de l'immeuble à gradins portant des terrasses-jardins ; décoration de céramiques blanches en façade ; piscine centrale avec plage et cabines ; façades et piscine .
- Cité des Fusains, 22 rue Tourlaque/3 à 11 rue Steinlen : pur ilot de verdure et de dépaysement ; 32 pavillons d'artistes où ont défilé de nombreux peintres et sculpteurs depuis la Belle-Epoque (inscription Modern'style) ; constructions en brique et colombage ; sculptures réparties dans la verdure.
- Nombreuses autres cités ou villas non protégées, le plus souvent dans une ruelle close avec jardins et pavillons d'artistes alentour ; en général bien restaurées et entretenues car elles sont l'esprit et la caractéristique de Montmartre.
Ainsi la Cité des Arts, 24 rue Norvins, ancienne folie XVIIIème siècle ; la villa Hallé, 36 rue Hallé, ruelle verdoyante fermée d'une grille.
- Place du Tertre de formation médiévale, siège de la première mairie de Montmartre à la Révolution.
Place d'allure provinciale avec ses arbres et ses petites maisons XVIIIème et XIXème siècles, qui devint à partir du Second Empire le centre des artistes, visiteurs étrangers et promeneurs, qui en firent un mythe de la bohème avec peintres de plein air, cabarets "littéraires", chansons à boire et garde-champêtre de la commune libre en bicorne.
OUVRAGES D'ART
- Viaduc de Caulaincourt qui enjambe le cimetière Montmartre ; ouvrage métallique de 1888.
- Funiculaire du Sacré-Coeur : de 1900 à 1935 le petit train folklorique desservait le Sacré-Coeur en escaladant ses 85 m de dénivelé.
Traction électrique depuis et modernisation récente.
- Accès au métropolitain : station Barbès-Rochechouart ; station Anvers;station Pigalle ; station Blanche ; station Place-Clichy ; station Abbesses (place des Abbesses), provenant de la station Hôtel-de-ville.
- La Mire du Nord, 1 rue Girardon, a valeur de souvenir car elle indiquait l'alignement du méridien de Paris (Dunkerque/Mont Canigou - 66 -) : modeste pyramide effilée en pierre ; la pique révolutionnaire a remplacé en 1792 le lys de France planté à son sommet.
- Château d'eau, place Jean-Baptiste-Clément : ouvrage inesthétique en soi, mais belle fontaine, pastiche de la Renaissance, édifiée avec lui sous Louis-Philippe ; le réservoir est un polygone de briques colorées avec armature métallique, restauré vers 1970.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Théâtre de l'Atelier, place Charles-Dullin ; petit édifice néo-classique début XIXème siècle : façade à 2 plans d'arcades sous fronton triangulaire ; rénovation du concept théâtral dans les années 1920 par Charles Dullin.
- Théâtre des Deux-Anes, 100 boulevard de Clichy ; théâtre de chansonniers dans les années 1920, consacré à l'opérette vers 1930 : façade de cette époque, lignes droites en hauteur ornées de plaquettes de verre ; seul établissement revenu aux chansonniers.
- Théâtre de l'Elysée-Montmartre, 72/76 boulevard de Rochechouart ; début XIXème siècle, immense espace de jeux, plaisirs et spectacles ; de 1858 jusqu'à la Belle-Epoque, célèbre bal rendu célèbre par la Goulue et les toiles de Toulouse-Lautrec ; dédoublé début XXème siècle avec une salle de concert au décor Modern'style ; depuis 1960, music-hall, haut-lieu du catch et salle de concert.
- Cinéma Trianon, 80 boulevard de Rochechouart ; fin XIXème siècle, il doubla l'Elysée-Montmartre avec revues et spectacles montmartrois ; reconstruit à la Belle-Epoque, il devint théâtre lyrique, puis cinéma avant la dernière guerre.
BATIMENTS PUBLICS non protégés
- Mairie du XVIIIème arrondissement, 1 place Jules-Joffrin.
Edifice fin XIXème siècle : façade harmonieuse classico-Renaissance, important porche à arcades ; hall monumental couvert d'une verrière avec escalier ostentatoire ; salles publiques luxueuses.
- Mini théâtre de plein air, 2 rue Saint-Eleuthère, de construction moderne.
- Monument du maréchal Moncey, place de Clichy, érigé sous Napoléon III au défenseur de Paris de 1814 : groupe symbolique en bronze, style héroïque de l'époque, frise d'Horace Vernet.
IMMEUBLES ET DEMEURES protégés
- Immeuble, 7 rue de Trétaigne ; premier exemple d'une architecture populaire bon marché avec un souci de confort, de modernisme et d'art : bâtiment Art nouveau (vers
1900) par Henri Sauvage, en béton et brique ; prestations collectives, jardin suspendu.
- Hôtel particulier du sculpteur Lejeune, 28 avenue Junot, vers 1925/30, façades Arts déco ; atelier Modern'style sur jardin-pergola.
- Maison de Tristan Tzara, 15 avenue Junot par l'architecte Loos (vers 1928) : 2 étages, en réalité 2 maisons superposées pour rattraper une dénivellation ; alignement de loggias et distribution intérieure "fonctionnelle" d'aspect anarchique.
- Villa des Arts, 15/15 bis rue Hégésippe-Moreau : ensemble composé d'une grande cour-jardin fermée par une grille ; bâtiment de fond long et bas début XIXème siècle ; autres bâtiments transformée en ateliers d'artistes ; éléments d'architecture 1900.
- Maison Eymonaud, 7 impasse Marie-Blanche ; style pseudo-médiéval : tours ronde et carrée à créneaux, fenêtres à meneaux, encorbellements, ornements néo-gothiques.
- Le Bateau-lavoir, 13/13 ter place Emile-Goudeau ; transformé en ateliers d'artistes vers 1890 qui devint La Mecque de la peinture contemporaine ; il brûla en 1965 et fut reconstruit par la Ville en 1978.
IMMEUBLES ET DEMEURES non protégés
- Château des Brouillards, 9 rue Girardin ; vaste domaine forestier et château XVIIIème siècle ; à la Révolution, les communs et le parc furent "squattés" et devinrent le "maquis" de Montmartre, no man's land de vagabonds, puis d'artistes pauvres ; il reste la façade et le fronton XVIIIème siècle.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE protégée
- Bains-douches, 43 bis rue Damrémont : couloir d'accès à carreaux de faïence, décor de Poulbot, grands panneaux céramiques aux sujets divers.
- Moulin de la Galette, 83 rue Lepic ; d'origine XVIIème siècle, garda sa fonction jusqu'à la fin XIXème siècle ; un autre moulin, le Radet, faisait partie lui aussi de la ferme Debray, transformé en bal populaire sous Louis-Philippe ; depuis 1980 le moulin de la Galette est restauré dans le cadre de la ferme Debray ; moulin à cage de bois pivot.
- Marché de La Chapelle, 8 rue de la Guadeloupe : marché couvert métallique (fer et fonte) de 1 500 m², fin XIXème siècle ; couverture en zinc, sans pilier intérieur. - Ancienne manufacture de porcelaine, 103 rue Marcadet ; créée vers 1770, fermée en 1800 : tourelle d'angle qui flanque la façade.
- Café-concert La Cigale, 120 boulevard Rochechouart ; ancienne salle de bal populaire transformée en café-concert à la Belle-Epoque, puis en salle de théâtre à l'italienne : façade de style paquebot vers 1930 ; restauration en 1987.
- Café-bar, 22 boulevard de Clichy : café reconstruit en 1950 selon un concept inédit : bloc groupant toutes les fonctions et appareils au centre avec comptoir vitré isolé de la salle ; snack-bar alentour ; brasserie en demi étage circulaire décorée et éclairée d'une façon différente.
- Boulangeries, devantures et décors
- 48 rue de Caulaincourt : fin de la Belle-Epoque ; fixés sous verre de sujets traditionnels, revêtement intérieur de faïence ; enseigne et inscriptions en or sur noir.
- 128 rue Lamarck : décor 1900 de scènes de la moisson sur panneaux fixés sous verre.
- 159 rue Ordener : magasin rénové qui a conservé ses peintures fixées sous verre d'époque Art nouveau ; scènes champêtres, moulins, allégories d'une grande qualité.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE non protégée
- Le Lapin-Agile, 22 rue des Saules ; ancien Cabaret des Assassins ; à la Belle-Epoque il devint avec Bruant et le père Frédé le rendez-vous des artistes et de la Bohême, aux animations inoubliables jusqu'à nos jours ; ancienne maison campagnarde XVIIIème et XIXème siècles.
- Le Moulin Rouge, 82 boulevard de Clichy ; bal public vers 1890 que Willette eut l'idée de décorer avec un moulin stylisé peint en rouge (symbole de la Butte) ; de 1900 à nos jours un grand nombre de rénovations et de variantes, toujours avec le même succès ; la grande époque fut celle de la Goulue et de Valentin-le-Désossé ; taverne berlinoise et ring de boxe en 1902 ; revues avec Mistinguett en 1925 ; cinéma en 1930 ; French-Cancan en 1950 ; dîners-spectacles et revues de nos jours
- Eglise Saint-Pierre-de-Montmartre, 2 rue du Mont-Cenis ; la plus ancienne église de Paris et record du vandalisme : construite au XIème siècle, sauvée et restaurée avec ses matériaux en réemploi par Sauvageot fin XIXème siècle : façade fin XVIIIème siècle, abside en hémicycle XIIème siècle et absidioles en cul-de-four ; nef gothique en grande partie XVème siècle ainsi que le transept clocher reconstruit contre l'abside (remplaçant les 2 d'origine) ; l'édifice reste expressif de l'art roman.
- Eglise St-Jean-de-Montmartre, 19 rue des Abbesses ; construite par Anatole de Baudot : béton armé selon un procédé de briques prises dans un maillage métallique ; les lignes et ornements de céramique du clocher-porche comme de la nef présagent l'Art déco.
- Basilique du Voeu National au Sacré-Coeur, 35 rue du Chevalier-de-La-Barre.
Tout a été dit sur le Sacré-Coeur,
mais au-delà des controverses passionnées, la réalité s'impose : son profil dominant s'identifie à Paris, comme Fourvière à Lyon ou la "Bonne-Mère" à Marseille. Abadie, comme Bossan et Espérandieu, représentèrent le meilleur et le pire de leur époque.
Colossale basilique blanc éclatant, auto-financée par 10 millions de fidèles, dont la construction dura 40 ans : style romano-byzantin, façade d'imitation charentaise écrasée par les coupoles, surtout celle du centre (83 m) ; basilique majeure et lieu de pèlerinage, le Sacré-Coeur est l'un des sites les plus visités de Paris.
- Eglise Notre-Dame-de-Clignancourt, 2 place Jules-Joffrin ; simple église de quartier populaire construite à l'économie vers le milieu XIXème siècle : style dépouillé romano-classique, clocher à l'arrière, fresque d'époque ; vandalisée au cours de la Commune.
- Eglise Notre-Dame-du-Bon-Conseil, 140 rue de Clignancourt ; ancienne chapelle de communauté élevée fin XIXème siècle, église paroissiale en 1906.
- Eglise Saint-Bernard-de-La-Chapelle, 11 rue Affre ; vers 1860, de style néo-gothique : édifice soigné et de ligne esthétique ; de nombreux artistes contemporains ont travaillé à son décor.
- Eglise Saint-Denys-de-La-Chapelle, 16 rue de La Chapelle ; elle succède à plusieurs édifices médiévaux : la façade et l'essentiel de l'édifice sont début XVIIIème siècle de facture classique, le choeur est XIXème siècle ; éléments XIIème et XIIIème siècles (chapiteaux).
- Eglise Sainte-Geneviève-des-Grandes-Carrières, 174 rue Championnet ; à l'origine, chapelle votive fin XIXème siècle, devenue paroissiale et agrandie vers 1910 : inspiration du style Renaissance, mosaïque au chevet.
- Eglise Sainte-Hélène, 102 rue du Ruisseau : église vers 1935, construite en béton armé et brique.
- Eglise Sainte-Jeanne-d'Arc, 18 rue de La Chapelle ; basilique votive (mineure), accolée à l'église Saint-Denys ; décidée en 1920 à l'occasion de la canonisation de la Sainte, l'église ne fut réalisée qu'en 1933 et achevée en 1964 : porche pastiche médiéval ; à l'arrière, vaste halle en béton armé ; briques colorées et vitraux de Zack. - Chapelle Saint-Pierre-St-Paul, 44 rue Charles-Hermite.
- Chapelle des Quatre-Evangélistes, 3 rue de La Croix-Moreau : chapelle contemporaine.
- Chapelle Saint-Vincent, 22 rue Damrémont.
- Chapelle Sainte-Anne, 9 rue de Clignancourt.
- Eglise orthodoxe serbe Saint-Sava, 23 rue du Simplon ; installée dans l'ancien temple de Montmartre de l'Eglise réformée de France.
- Eglise réformée de Montmartre-Maison-Verte, 127 rue Marcadet.
- Eglise évangélique Saint-Paul, 90 boulevard Barbès : église luthérienne fin XIXème siècle (Rey, architecte).
- Eglise du Tabernacle (protestante), 163 bis rue Belliard : église baptiste, construite vers 1925.
- Synagogue, 13 rue Sainte-Isaure : sanctuaire reconstruit au début XXème siècle sur l'emplacement d'un bal populaire.
- Synagogue, 40 rue des Saules, contiguë au musée d'Art juif.
- Synagogue, 80 rue Doudeauville.
- Cimetière Saint-Vincent, rue Luicien-Gaulard : petit enclos boisé qui compte une centaine de tombes, dont nombre d'artistes et de célébrités : Dorgelès, Utrillo, Honegger...
- Cimetière Montmartre, rue Rachel ; le second de Paris après le Père-Lachaise : terrain tourmenté bien arboré, collines et descentes escarpées (+ de 10 ha) ; là aussi grand nombre de célébrités : Fragonard, Ampère, Stendhal, Sacha Guitry (visites guidées).
- Petit cimetière du Calvaire, 2 rue du Mont-Cenis : le plus ancien de Paris (XVIIème siècle), il compte quelques dizaines de tombes ; fermé depuis la Restauration ; ouvert au public le 1er novembre : Bougainville, Pigalle...
- Musée d'Art juif, 42 rue des Saules. L'ethnographie du judaïsme : objets religieux, familiers et mobilier sacré de la synagogue ; reliques et pièces rares du culte ; oeuvres de peintres modernes (Chagall, Soutine, Pascin, Pissarro...) ; collections diverses.
- Musée de Montmartre, 12 rue Cortot, dans une maison XVIIème siècle qu'habita le peintre Emile Bernard : l'histoire, le folklore et l'anecdote de la Butte ; souvenirs historiques : la Commune, Clemenceau (ancien maire) ; l'épopée artistique et le Lapin-Agile, les chansonniers et dessinateurs, Bruant et Willette...
- Espace Montmartre / Salvador-Dali, 11 rue Poulbot : importante salle (1 000 m²) d'exposition permanente de 300 oeuvres du peintre catalan.
- Musée d'Art naïf Max-Fourny, Halle Saint-Pierre, 2 rue Ronsard ; le musée occupe l'ancien marché Saint-Pierre consacré aux textiles : ouvrage fin XIXème siècle, structure métallique, verre et brique ; musée présentant les collections d'art naïf, ou réputé tel, rassemblées par Max-Fourny (près d'un millier).
- Musée Erik Satie, 6 rue Cortot.
- Musée de l'Erotisme, 72 boulevard de Clichy ; du IIème siècle à nos jours, histoire de l'Erotisme, documents, objets, collections. - Musée en herbe, au rez-de-chaussée de la Halle Saint-Pierre : initiation des enfants à l'art, traité dans un environnement familier.

Sites :
- Site formé en partie par le XVIIIème arrondissement : boulevards de La Chapelle, Rochechouard, Barbès et rues Ordener/Championnet ; avenue de Saint-Ouen et avenue de la Porte-de-St-Ouen.
- Site de la Cité des Fusains, 22 rue de La Tourlaque .
ESPACES VERTS
- Square Carpeaux (7 000 m²) : espace ombragé au milieu d'immeubles d'une composition et d'un relief réussis ; kiosque à musique et quelques statues (buste de Carpeaux). - Square de Clignancourt (4 000 m²) : articulé autour d'un kiosque à musique, quiétude provinciale.
- Square Constantin-Pecqueur (1 000 m²) : sa situation au flanc de la Butte Montmartre lui assure le calme ; charme de la végétation et buste de Steinlen.
- Square de la rue du Mont-Cenis : tout petit, il bénéficie de l'ambiance

pittoresque du quartier.
- Jardin du Musée du Vieux-Montmartre, rue Saint-Vincent : c'est le jardin d'une demeure ancienne transformée en musée ; beaux arbres et grand calme.
- Square Nadar : il ancre ses 1 000 m² sous la partie droite du parvis de la basilique ; très arboré il offre une vision du sud de Paris.
- Square Suzanne-Buisson (2 500 m²), dans l'ancien "maquis" latéral à la Butte Montmartre, qui a inspiré peintres et écrivains du XIXème siècle, dont le square semble être le conservatoire ; rotonde en mosaïque.
- Square Willette (2,5 ha) : ses jardins occupent toute la descente au sud de la basilique, entre funiculaire et séries d'escaliers ; remarquable découpe et utilisation de la dégringolade de la Butte avec sentiers escarpés, surfaces plates, bois très fournis donnant une impression forestière, végétation
sauvage ; panoramas sur Paris tout au long de la pente.
- Parc de la Turlure, 216 rue de la Bonne ; au chevet de la basilique, c'est un ancien jardin conventuel ; il a été aménagé en 1988 avec esprit, selon une série de plans successifs bien ombragés ; avec les squares Nadar et Willette, il constitue la "ceinture verte" de la basilique.
- Jardin sauvage Saint-Vincent, rue Saint-Vincent : jardin didactique ; connaissance des plantes et de leurs usages, initiation à l'écologie.
VUES ET PANORAMAS
- Monuments "vus d'en haut" : Basilique du Sacré-Coeur 83 m, accessible par escalier, surplombe la Butte, puis Panorama sur tout Paris.
- Nombreuses vues et panoramas exceptionnels du parvis, de la Basilique, au hasard des escaliers, de l'avenue Junot, des squares Nadar, Willette....

Ressources et productions :
La vigne, de tradition très ancienne comme sur toutes les collines parisiennes, continue à être cultivée à Montmartre ; aire symbolique de 3 à 4 000 m² accolée au Musée du Vieux-Montmartre, rue St-Vincent (vendanges et vin).
L'industrie lourde du nord de l'arrondissement (La Chapelle) est appelée à une reconversion.
L'artisanat et le petit commerce sont communs à l'arrondissement comme à la partie mitoyenne du XVIIème arrondissement.
Les métiers d'art, outre la vie artistique de Montmartre, sont développés, notamment avec un exceptionnel orfèvre-créateur, les arts graphiques, les métiers du bois, la joaillerie-bijouterie, la reliure, la lutherie.

Vie locale :
CULTURE
- Musique : Conservatoire municipal du XVIIIème siècle Gustave-Charpentier, 29 rue Baudelique.
Divan du Monde, 75 rue des Martyrs.
La Cigale, 120 boulevard de Rochechouart. Elysée Montmartre, 72 boulevard de Rochechouart.
- Théâtres : L'Atalante, 10 place Charles-Dullin ; Théâtre des Abbesses, 31 rue des Abbesses ; Théâtre de l'Atelier, 1 place Charles-Dullin ; Théâtre Montmartre-Galabru, 4 rue de l'Armée-d'Orient ; Théâtre Espace Acteur, 14 bis rue Sainte-Isaure ; L'Etoile du Nord, 16 rue Georgette-Agutte ; Lavoir Moderne Parisien, 35 rue Léon (ancien lavoir réhabilité) ; Tremplin Théâtre, 39 rue des Trois-Frères ; Le Trianon, 80 boulevard de Rochechouart ; Alambic Studio Théâtre, 12 rue Neuve-de-la-Chardonnière ; Théâtre Ouvert/Jardin d'hiver, 4 bis cité Véron ; Théâtre de Dix-Heures, 36 boulevard de Clichy ; Théâtre des Deux-Anes, 100 boulevard de Clichy.
- Cinémas : Studio 28, 10 rue Tholozé ; Ciné 13, 1 avenue Junot ; Pathé Wepler, 140 boulevard de Clichy.
- Bibliothèques municipales : Clignancourt, 29 rue Hermel ; Goutte-d'Or, 2 rue Fleury ; Maurice-Genevoix, 19 rue Tristan-Tzara ; Porte-Montmartre, 18 avenue de la Porte-de-Montmartre.

SPORTS : 40 disciplines
- Equipements sportifs : Centre sportif des Amiraux, 12 rue des Amiraux : piscine, gymnase (plancher).
Centre sportif Bertrand-Dauvin, 12 rue René-Binet : stade (éclairé), piscine (2 bassins, solarium, baies vitrées), gymnase (500 places, tribunes), jogging, tennis. Centre sportif Championnet, 172 rue Championnet : terrain d'éducation physique (éclairé), tennis.
Centre sportif Evangile, 11 rue Tristan-Tzara : gymnase, terrain d'éducation physique.
Centre sportif des Fillettes, 54 bis boulevard Ney : stade (tribunes, 600 places), gymnase (tribunes, 850 places), jogging.
Centre sportif de la Goutte-d'Or, 10/12 passage de la Goutte-d'Or : gymnase (et billard), terrain d'éducation physique (éclairé).
Centre sportif des Poissonniers, 2 rue Jean-Cocteau : stade (éclairé, tribune, 1 000 places ; mur d'escalade 350 m²), gymnases (2 salles de 1 000 m², parquet et synthétique), jogging, tennis.
Stade Porte-de-La-Chapelle, 56 boulevard Ney.
Gymnase Doudeauville, 82 rue Doudeauville.
Gymnase Durantin, 45 rue Durantin.
Gymnase Ronsard, 2 rue Ronsard.
Salles de sports Ney, 101 boulevard Ney (boxe, escrime).
Piscine Hébert, 2 rue des Fillettes : 2 bassins, toit ouvrant. Boulodrome Boucry, 6 rue Boucry (éclairé). 4 centres d'animation : des
Abbesses, 10 passage des Abbesses ; Hébert, 12 rue des Fillettes ; La Chapelle, 32 boulevard de La Chapelle ; René-Binet, 66 rue René-Binet.
- Basket de rue : square de la Madone ; square Marcel-Sembat ; square Carpeaux.
- Mur d'escalade "Poissonniers", 2 rue Jean-Cocteau : mur extérieur : 125 points d'assurage, 580 prises ; 21, 5 m de haut, 570 m².
VIE LOCALE
- 4 associations folkloriques, dont la "Commune libre du Vieux-Montmartre".
4 associations culturelles et musicales, dont la "Société d'Histoire et d'Archéologie du Vieux-Montmartre".
4 associations de peintres, dont le "Salon de la Peinture à Montmartre".
- Cirques : A Abracadabra ; Alexandre Bougliogne.
- Marché couvert : de La Chapelle, 10 rue de l'Olive.
- Marchés itinérants : Marché Barbès, sous le métro aérien ; Marché de Crimée, Porte dAubervilliers ; Marché Ney, boulevard Ney ; Marché Ordener, rue Ordener ; Marché Ornano, boulevard Ornano.
- Marchés fixes : rue Dejean, rue Lepic, rue du Poteau, avenue de Saint-Ouen.
- Pèlerinage : Basilique du Sacré-Coeur ; adoration perpétuelle (voeu national de la Consécration de la France au Sacré-Coeur de Jésus).
Création sites Tunisie