Région :
Ile-de-France Département
: Paris Code postal :
75018 Population : 188
728 habitants Superficie : 600
ha Altitude : 130 mètres
Généralités
historiques :
Colline sacrée et site stratégique
depuis quelques deux millénaires
et patrie de l'Art depuis près de
deux siècles, Montmartre est le nom
le plus emblématique de Paris.
Il est également admis que les Gaulois
y célébraient leur culte,
selon toute vraisemblance, faute de preuve
: site élevé, géologie
riche en sources (avant que l'exploitation
immodérée des plâtrières
ne les ait taries), forêt épaisse
disparue.
Mont de Mars ou de Mercure avec les Romains,
Mont des Martyrs pour les premiers chrétiens,
Mont-Marat avec la Révolution, Montmartre
symbolise sur les décombres du XIXème
siècle le renouveau de la foi chrétienne
avec le Sacré-Coeur.
Son architecture n'est pas inspirée,
tous s'accordent là dessus ; elle
matérialise une volonté de
recours spirituel, comme Lyon, Marseille,
Lourdes ou La Salette : ces basiliques modernes
de la foi amorcèrent d'importants
pèlerinages toujours vivants.
En 1147 avait été créée
l'abbaye de Montmartre (femmes) qui devint
l'une des premières de Paris ; son
influence fut considérable jusqu'à
la fin XVIIème siècle où
le couvent fut coupé en deux, le
Bas et le Haut (qui disparut).
Moins connue, la fondation de la Compagnie
de Jésus par Ignace de Loyola eut
lieu en 1534 au Martyrium de Montmartre.
Le site stratégique parle de lui-même
: la Seine en creusant son lit contourna
quelques buttes plus dures, dont Montmartre
la plus élevée est la mieux
placée, car elle commande vallée
et plaines riveraines tout en présentant
un relief pentu propre à la défense.
Elle ne fut d'ailleurs jamais prise d'assaut,
Henri IV comme les Alliés de 1815
l'occupèrent après décision
politique.
La Chapelle fut l'autre village annexé
à Paris en 1860 pour
former le XVIIIème.
Son existence apparaît au 6ème
avec une chapelle Sainte-Geneviève
qui devint paroisse de Saint-Denis au XIIIème
siècle ; du IXème au XVème
siècle, la Foire du Lendit lui apporta
richesse et célébrité
; le premier acte révolutionnaire,
dit "massacre" de La Chapelle,
eut lieu en 1791 ; forte poussée
démographique ouvrière début
XIXème siècle.
L'urbanisation de La Chapelle, ses voies
ferrées et ses entrepôts reste
à faire.
La Commune marqua sévèrement
l'arrondissement au cours de la "Semaine
sanglante". Un seigneur de Clignancourt
apparaît au XIIIème siècle
: mais l'histoire du village est discrète
; au XVIIIème siècle il fut
absorbé par l'abbaye de Montmartre,
alors abbaye d'En-Bas groupée autour
du Martyrium, disparus à la Révolution.
Le quartier des Grandes-Carrières
évoque l'exploitation du schiste
(plâtre) tout aussi active à
Clignancourt qu'à Montmartre.
La Goutte-d'Or, hameau de La Chapelle, devrait
son nom à la célébrité
de son vignoble ; on y retient en 1567 un
engagement sanglant entre protestants et
catholiques ; une forte immigration africaine
lui donne aujourd'hui une caractéristique
particulière, pendant de la communauté
vietnamienne de La Chapelle.
Les artistes vinrent chercher leur inspiration
à Montmartre dès le début
XIXème siècle avec Géricault
et Horace Vernet, bientôt suivis par
Corot ; Manet et Claude Monet seront vers
le milieu du siècle les mentors de
l'Impressionnisme ; après 1875 apparurent
Renoir, Van Gogh, Cézanne, Toulouse-Lautrec
inspiré par le Moulin-Rouge.
Vers 1910, tournant décisif avec
Picasso au Bateau-Lavoir où, presque
dans la misère, il invente le Cubisme
le Bateau-Lavoir agrège peintres
et Intelligentsia
d'avant-garde : Matisse,
Marie Laurencin, Max Jacob, Apollinaire
Utrillo, alcoolique et peintre forcené,
marqua les années folles et sera
le vrai peintre de Montmartre. Les lettres
marchaient de pair avec les peintres, les
musiciens, les dessinateurs : Berlioz vers
1830, Gérard de Nerval peu avant
sa mort ; Verlaine jeune marié qui
y amena Rimbaud ; Henri Murger y puisa l'inspiration
de la Vie de Bohême ; les chantres
de Montmartre, Carco, Dorgelès, Mac-Orlan
; Salmon et Jean Moréas, Caran-d'Ache
et Steinlen, Zola et Kessel.
Après le Bateau-Lavoir, d'autres
cénacles se formèrent dans
les cabarets : le Chat-Noir où l'on
récitait des vers, le Lapin-Agile
où l'âne fétiche peignit
avec sa queue le célèbre "coucher
de soleil sur l'Adriatique" ; le genre
évolua de
cabarets d'artistes à ceux de chansonniers
avec Bruant, en spectacles avec revues satiriques,
en salles de bal, précurseurs des
boîtes de nuit (Elysée-Montmartre,
Moulin de la Galette, Moulin Rouge) ;
l'Hippodrome, puis le Gaumont après
1932, présentaient les spectacles
les plus variés du cirque à
l'Opéra.
La vie artistique ne fut jamais absente
de ces scènes où une foule
bariolée de talents faux ou nuls,
d'ivrognes, de mastroquets avisés,
de prostituées, de voyous, de noceurs,
d'anarchistes et de visionnaires côtoyaient
les créateurs de génie.
De ce mélange parfois détonnant
naquit l'esprit montmartrois ; celui-ci
est toujours vivant après la période
d'assoupissement de l'après-guerre,
la place du Tertre est aussi colorée
bien que marquée par un folklore
parfois suspect : mais on peut encore flâner
vers Saint-Vincent ou se recueillir au Sacré-Coeur
et ses jardins, en oubliant les cars du
Gai-Paris.
Particularités
:
VESTIGES ROMAINS
- Eglise Saint-Pierre-de-Montrouge :
réemploi de 2 colonnes et 3 chapiteaux
romains d'époque constantinienne.
Sarcophages et chapiteaux mérovingiens.
- Avenue Junot, à la hauteur du Moulin
de la Galette, pan de mur romain.
Patrimoine protégé : 33 édifices
et monuments, dont 3, 28, 2 sites.
ENSEMBLES URBAINS
- Immeuble, 13 rue des Amiraux et 4/6 rue
Hermann-Lachapelle : ensemble de 78 appartements
réalisé par Henri Sauvage, toujours
dans le profil du logement populaire évolué
; époque et style Art déco ;
principe de l'immeuble à gradins portant
des terrasses-jardins ; décoration
de céramiques blanches en façade
; piscine centrale avec plage et cabines ;
façades et piscine .
- Cité des Fusains, 22 rue Tourlaque/3
à 11 rue Steinlen : pur ilot de verdure
et de dépaysement ; 32 pavillons d'artistes
où ont défilé de nombreux
peintres et sculpteurs depuis la Belle-Epoque
(inscription Modern'style) ; constructions
en brique et colombage ; sculptures réparties
dans la verdure.
- Nombreuses autres cités ou villas
non protégées, le plus souvent
dans une ruelle close avec jardins et pavillons
d'artistes alentour ; en général
bien restaurées et entretenues car
elles sont l'esprit et la caractéristique
de Montmartre.
Ainsi la Cité des Arts, 24 rue Norvins,
ancienne folie XVIIIème siècle
; la villa Hallé, 36 rue Hallé,
ruelle verdoyante fermée d'une grille.
- Place du Tertre de formation médiévale,
siège de la première mairie
de Montmartre à la Révolution.
Place d'allure provinciale avec ses arbres
et ses petites maisons XVIIIème et
XIXème siècles, qui devint à
partir du Second Empire le centre des artistes,
visiteurs étrangers et promeneurs,
qui en firent un mythe de la bohème
avec peintres de plein air, cabarets "littéraires",
chansons à boire et garde-champêtre
de la commune libre en bicorne.
OUVRAGES D'ART
- Viaduc de Caulaincourt qui enjambe le cimetière
Montmartre ; ouvrage métallique de
1888.
- Funiculaire du Sacré-Coeur : de 1900
à 1935 le petit train folklorique desservait
le Sacré-Coeur en escaladant ses 85 m
de dénivelé.
Traction électrique depuis et modernisation
récente.
- Accès au métropolitain : station
Barbès-Rochechouart ; station Anvers;station
Pigalle ; station Blanche ; station Place-Clichy
; station Abbesses (place des Abbesses), provenant
de la station Hôtel-de-ville.
- La Mire du Nord, 1 rue Girardon, a valeur
de souvenir car elle indiquait l'alignement
du méridien de Paris (Dunkerque/Mont
Canigou - 66 -) : modeste pyramide effilée
en pierre ; la pique révolutionnaire
a remplacé en 1792 le lys de France
planté à son sommet.
- Château d'eau, place Jean-Baptiste-Clément
: ouvrage inesthétique en soi, mais
belle fontaine, pastiche de la Renaissance,
édifiée avec lui sous Louis-Philippe
; le réservoir est un polygone de briques
colorées avec armature métallique,
restauré vers 1970.
BATIMENTS PUBLICS protégés
- Théâtre de l'Atelier, place
Charles-Dullin ; petit édifice néo-classique
début XIXème siècle :
façade à 2 plans d'arcades sous
fronton triangulaire ; rénovation du
concept théâtral dans les années
1920 par Charles Dullin.
- Théâtre des Deux-Anes, 100
boulevard de Clichy ; théâtre
de chansonniers dans les années 1920,
consacré à l'opérette
vers 1930 : façade de cette époque,
lignes droites en hauteur ornées de
plaquettes de verre ; seul établissement
revenu aux chansonniers.
- Théâtre de l'Elysée-Montmartre,
72/76 boulevard de Rochechouart ; début
XIXème siècle, immense espace
de jeux, plaisirs et spectacles ; de 1858
jusqu'à la Belle-Epoque, célèbre
bal rendu célèbre par la Goulue
et les toiles de Toulouse-Lautrec ; dédoublé
début XXème siècle avec
une salle de concert au décor Modern'style
; depuis 1960, music-hall, haut-lieu du catch
et salle de concert.
- Cinéma Trianon, 80 boulevard de Rochechouart
; fin XIXème siècle, il doubla
l'Elysée-Montmartre avec revues et
spectacles montmartrois ; reconstruit
à la Belle-Epoque, il devint théâtre
lyrique, puis cinéma avant la dernière
guerre.
BATIMENTS PUBLICS non protégés
- Mairie du XVIIIème arrondissement,
1 place Jules-Joffrin.
Edifice fin XIXème siècle :
façade harmonieuse classico-Renaissance,
important porche à arcades ; hall monumental
couvert d'une verrière avec escalier
ostentatoire ; salles publiques luxueuses.
- Mini théâtre de plein air,
2 rue Saint-Eleuthère, de construction
moderne.
- Monument du maréchal Moncey, place
de Clichy, érigé sous Napoléon
III au défenseur de Paris de 1814 :
groupe symbolique en bronze, style héroïque
de l'époque, frise d'Horace Vernet.
IMMEUBLES ET DEMEURES protégés
- Immeuble, 7 rue de Trétaigne ; premier
exemple d'une architecture populaire bon marché
avec un souci de confort, de modernisme et
d'art : bâtiment Art nouveau (vers
1900) par Henri Sauvage, en
béton et brique ; prestations collectives,
jardin suspendu.
- Hôtel particulier du sculpteur Lejeune,
28 avenue Junot, vers 1925/30, façades
Arts déco ; atelier Modern'style sur
jardin-pergola.
- Maison de Tristan Tzara, 15 avenue Junot
par l'architecte Loos (vers 1928) : 2 étages,
en réalité 2 maisons superposées
pour rattraper une dénivellation ;
alignement de loggias et distribution intérieure
"fonctionnelle" d'aspect anarchique.
- Villa des Arts, 15/15 bis rue Hégésippe-Moreau
: ensemble composé d'une grande cour-jardin
fermée par une grille ; bâtiment
de fond long et bas début XIXème
siècle ; autres bâtiments transformée
en ateliers d'artistes ; éléments
d'architecture 1900.
- Maison Eymonaud, 7 impasse Marie-Blanche
; style pseudo-médiéval : tours
ronde et carrée à créneaux,
fenêtres à meneaux, encorbellements,
ornements néo-gothiques.
- Le Bateau-lavoir, 13/13 ter place Emile-Goudeau
; transformé en ateliers d'artistes
vers 1890 qui devint La Mecque de la peinture
contemporaine ; il brûla en 1965 et
fut reconstruit par la Ville en 1978.
IMMEUBLES ET DEMEURES non protégés
- Château des Brouillards, 9 rue Girardin
; vaste domaine forestier et château
XVIIIème siècle ; à la
Révolution, les communs et le parc
furent "squattés" et devinrent
le "maquis" de Montmartre, no man's
land de vagabonds, puis d'artistes pauvres
; il reste la façade et le fronton
XVIIIème siècle.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE protégée
- Bains-douches, 43 bis rue Damrémont
: couloir d'accès à carreaux
de faïence, décor de Poulbot,
grands panneaux céramiques aux sujets
divers.
- Moulin de la Galette, 83 rue Lepic ;
d'origine XVIIème siècle, garda
sa fonction jusqu'à la fin XIXème
siècle ; un autre moulin, le Radet,
faisait partie lui aussi de la ferme Debray,
transformé en bal populaire sous Louis-Philippe
; depuis 1980 le moulin de la Galette est
restauré dans le cadre de la ferme
Debray ; moulin à cage de bois pivot.
- Marché de La Chapelle, 8 rue de la
Guadeloupe : marché couvert métallique
(fer et fonte) de 1 500 m², fin XIXème
siècle ; couverture en zinc, sans pilier
intérieur. - Ancienne manufacture de
porcelaine, 103 rue Marcadet ; créée
vers 1770, fermée en 1800 : tourelle
d'angle qui flanque la façade.
- Café-concert La Cigale, 120 boulevard
Rochechouart ; ancienne salle de bal populaire
transformée en café-concert
à la Belle-Epoque, puis en salle de
théâtre à l'italienne :
façade de style paquebot vers 1930
; restauration en 1987.
- Café-bar, 22 boulevard de Clichy :
café reconstruit en 1950 selon un concept
inédit : bloc groupant toutes les fonctions
et appareils au centre avec comptoir vitré
isolé de la salle ; snack-bar alentour
; brasserie en demi étage circulaire
décorée et éclairée
d'une façon différente.
- Boulangeries, devantures et décors
- 48 rue de Caulaincourt : fin de la Belle-Epoque
; fixés sous verre de sujets traditionnels,
revêtement intérieur de faïence
; enseigne et inscriptions en or sur noir.
- 128 rue Lamarck : décor 1900 de scènes
de la moisson sur panneaux fixés sous
verre.
- 159 rue Ordener : magasin rénové
qui a conservé ses peintures fixées
sous verre d'époque Art nouveau ; scènes
champêtres, moulins, allégories
d'une grande qualité.
ARCHITECTURE PROFESSIONNELLE non protégée
- Le Lapin-Agile, 22 rue des Saules ;
ancien Cabaret des Assassins ; à la
Belle-Epoque il devint avec Bruant et le père
Frédé le rendez-vous des artistes
et de la Bohême, aux animations inoubliables
jusqu'à nos jours ; ancienne maison
campagnarde XVIIIème et XIXème
siècles.
- Le Moulin Rouge, 82 boulevard de Clichy
; bal public vers 1890 que Willette eut l'idée
de décorer avec un moulin stylisé
peint en rouge (symbole de la Butte) ; de
1900 à nos jours un grand nombre de
rénovations et de variantes, toujours
avec le même succès ; la grande
époque fut celle de la Goulue et de
Valentin-le-Désossé ; taverne
berlinoise et ring de boxe en 1902 ; revues
avec Mistinguett en 1925 ; cinéma en
1930 ; French-Cancan en 1950 ; dîners-spectacles
et revues de nos jours
- Eglise Saint-Pierre-de-Montmartre, 2 rue
du Mont-Cenis ; la plus ancienne église
de Paris et record du vandalisme : construite
au XIème siècle, sauvée
et restaurée avec ses matériaux
en réemploi par Sauvageot fin XIXème
siècle : façade fin XVIIIème
siècle, abside en hémicycle
XIIème siècle et absidioles
en cul-de-four ; nef gothique en grande partie
XVème siècle ainsi que le transept
clocher reconstruit contre l'abside (remplaçant
les 2 d'origine) ; l'édifice reste
expressif de l'art roman.
- Eglise St-Jean-de-Montmartre, 19 rue des
Abbesses ; construite par Anatole de Baudot
: béton armé selon un procédé
de briques prises dans un maillage métallique
; les lignes et ornements de céramique
du clocher-porche comme de la nef présagent
l'Art déco.
- Basilique du Voeu National au Sacré-Coeur,
35 rue du Chevalier-de-La-Barre.
Tout a été dit sur le Sacré-Coeur,
mais au-delà des controverses
passionnées, la réalité
s'impose : son profil dominant s'identifie
à Paris, comme Fourvière à
Lyon ou la "Bonne-Mère" à
Marseille. Abadie, comme Bossan et Espérandieu,
représentèrent le meilleur et
le pire de leur époque.
Colossale basilique blanc éclatant,
auto-financée par 10 millions de fidèles,
dont la construction dura 40 ans : style romano-byzantin,
façade d'imitation charentaise écrasée
par les coupoles, surtout celle du centre
(83 m) ; basilique majeure et lieu de pèlerinage,
le Sacré-Coeur est l'un des sites les
plus visités de Paris.
- Eglise Notre-Dame-de-Clignancourt, 2 place
Jules-Joffrin ; simple église de quartier
populaire construite à l'économie
vers le milieu XIXème siècle
: style dépouillé romano-classique,
clocher à l'arrière, fresque
d'époque ; vandalisée au cours
de la Commune.
- Eglise Notre-Dame-du-Bon-Conseil, 140 rue
de Clignancourt ; ancienne chapelle de communauté
élevée fin XIXème siècle,
église paroissiale en 1906.
- Eglise Saint-Bernard-de-La-Chapelle, 11
rue Affre ; vers 1860, de style néo-gothique
: édifice soigné et de ligne
esthétique ; de nombreux artistes contemporains
ont travaillé à son décor.
- Eglise Saint-Denys-de-La-Chapelle, 16 rue
de La Chapelle ; elle succède à
plusieurs édifices médiévaux
: la façade et l'essentiel de l'édifice
sont début XVIIIème siècle
de facture classique, le choeur est XIXème
siècle ; éléments XIIème
et XIIIème siècles (chapiteaux).
- Eglise Sainte-Geneviève-des-Grandes-Carrières,
174 rue Championnet ; à l'origine,
chapelle votive fin XIXème siècle,
devenue paroissiale et agrandie vers 1910
: inspiration du style Renaissance, mosaïque
au chevet.
- Eglise Sainte-Hélène, 102
rue du Ruisseau : église vers 1935,
construite en béton armé et
brique.
- Eglise Sainte-Jeanne-d'Arc, 18 rue de La
Chapelle ; basilique votive (mineure), accolée
à l'église Saint-Denys ; décidée
en 1920 à l'occasion de la canonisation
de la Sainte, l'église ne fut réalisée
qu'en 1933 et achevée en 1964 : porche
pastiche médiéval ; à
l'arrière, vaste halle en béton
armé ; briques colorées et vitraux
de Zack. - Chapelle Saint-Pierre-St-Paul,
44 rue Charles-Hermite.
- Chapelle des Quatre-Evangélistes,
3 rue de La Croix-Moreau : chapelle contemporaine.
- Chapelle Saint-Vincent, 22 rue Damrémont.
- Chapelle Sainte-Anne, 9 rue de Clignancourt.
- Eglise orthodoxe serbe Saint-Sava, 23 rue
du Simplon ; installée dans l'ancien
temple de Montmartre de l'Eglise réformée
de France.
- Eglise réformée de Montmartre-Maison-Verte,
127 rue Marcadet.
- Eglise évangélique Saint-Paul,
90 boulevard Barbès : église
luthérienne fin XIXème siècle
(Rey, architecte).
- Eglise du Tabernacle (protestante), 163
bis rue Belliard : église baptiste,
construite vers 1925.
- Synagogue, 13 rue Sainte-Isaure : sanctuaire
reconstruit au début XXème siècle
sur l'emplacement d'un bal populaire.
- Synagogue, 40 rue des Saules, contiguë
au musée d'Art juif.
- Synagogue, 80 rue Doudeauville.
- Cimetière Saint-Vincent, rue Luicien-Gaulard
: petit enclos boisé qui compte une
centaine de tombes, dont nombre d'artistes
et de célébrités : Dorgelès,
Utrillo, Honegger...
- Cimetière Montmartre, rue Rachel ;
le second de Paris après le Père-Lachaise
: terrain tourmenté bien arboré,
collines et descentes escarpées (+
de 10 ha) ; là aussi grand nombre
de célébrités : Fragonard,
Ampère, Stendhal, Sacha Guitry (visites
guidées).
- Petit cimetière du Calvaire, 2 rue
du Mont-Cenis : le plus ancien de Paris (XVIIème
siècle), il compte quelques dizaines
de tombes ; fermé depuis la Restauration
; ouvert au public le 1er novembre : Bougainville,
Pigalle...
- Musée
d'Art juif, 42 rue des Saules. L'ethnographie
du judaïsme : objets religieux,
familiers et mobilier sacré de la synagogue
; reliques et pièces rares du culte
; oeuvres de peintres modernes (Chagall, Soutine,
Pascin, Pissarro...) ; collections diverses.
- Musée de Montmartre, 12 rue Cortot,
dans une maison XVIIème siècle
qu'habita le peintre Emile Bernard : l'histoire,
le folklore et l'anecdote de la Butte ; souvenirs
historiques : la Commune, Clemenceau (ancien
maire) ; l'épopée artistique
et le Lapin-Agile, les chansonniers et dessinateurs,
Bruant et Willette...
- Espace
Montmartre / Salvador-Dali, 11 rue Poulbot
: importante salle (1 000 m²) d'exposition
permanente de 300 oeuvres du peintre catalan.
- Musée
d'Art naïf Max-Fourny, Halle Saint-Pierre,
2 rue Ronsard ; le musée occupe l'ancien
marché Saint-Pierre consacré
aux textiles : ouvrage fin XIXème
siècle, structure métallique,
verre et brique ; musée présentant
les collections d'art naïf, ou réputé
tel, rassemblées par Max-Fourny (près
d'un millier).
- Musée Erik Satie, 6 rue Cortot.
- Musée
de l'Erotisme, 72 boulevard de Clichy
; du IIème siècle à nos
jours, histoire de l'Erotisme, documents,
objets, collections. - Musée en herbe,
au rez-de-chaussée de la Halle Saint-Pierre
: initiation des enfants à l'art, traité
dans un environnement familier.
Sites :
- Site formé en partie par le XVIIIème
arrondissement : boulevards de La Chapelle,
Rochechouard, Barbès et rues Ordener/Championnet
; avenue de Saint-Ouen et avenue de la Porte-de-St-Ouen.
- Site de la Cité des Fusains, 22 rue
de La Tourlaque .
ESPACES VERTS
- Square Carpeaux (7 000 m²) : espace
ombragé au milieu d'immeubles d'une
composition et d'un relief réussis
; kiosque à musique et quelques statues
(buste de Carpeaux). - Square de Clignancourt
(4 000 m²) : articulé autour d'un
kiosque à musique, quiétude
provinciale.
- Square Constantin-Pecqueur (1 000 m²)
: sa situation au flanc de la Butte Montmartre
lui assure le calme ; charme de la végétation
et buste de Steinlen.
- Square de la rue du Mont-Cenis : tout petit,
il bénéficie de l'ambiance
pittoresque du quartier.
- Jardin du Musée du Vieux-Montmartre,
rue Saint-Vincent : c'est le jardin d'une
demeure ancienne transformée en musée
; beaux arbres et grand calme.
- Square Nadar : il ancre ses 1 000 m²
sous la partie droite du parvis de la basilique
; très arboré il offre une vision
du sud de Paris.
- Square Suzanne-Buisson (2 500 m²),
dans l'ancien "maquis" latéral
à la Butte Montmartre, qui a inspiré
peintres et écrivains du XIXème
siècle, dont le square semble être
le conservatoire ; rotonde en mosaïque.
- Square Willette (2,5 ha) : ses jardins occupent
toute la descente au sud de la basilique,
entre funiculaire et séries d'escaliers
; remarquable découpe et utilisation
de la dégringolade de la Butte avec
sentiers escarpés, surfaces plates,
bois très fournis donnant une impression
forestière, végétation
sauvage ; panoramas sur Paris
tout au long de la pente.
- Parc de la Turlure, 216 rue de la Bonne
; au chevet de la basilique, c'est un ancien
jardin conventuel ; il a été
aménagé en 1988 avec esprit,
selon une série de plans successifs
bien ombragés ; avec les squares Nadar
et Willette, il constitue la "ceinture
verte" de la basilique.
- Jardin sauvage Saint-Vincent, rue Saint-Vincent
: jardin didactique ; connaissance des plantes
et de leurs usages, initiation à l'écologie.
VUES ET PANORAMAS
- Monuments "vus d'en haut" : Basilique
du Sacré-Coeur 83 m, accessible par
escalier, surplombe la Butte, puis Panorama
sur tout Paris.
- Nombreuses vues et panoramas exceptionnels
du parvis, de la Basilique, au hasard des
escaliers, de l'avenue Junot, des squares
Nadar, Willette....
Ressources et productions
:
La vigne, de tradition très ancienne
comme sur toutes les collines parisiennes,
continue à être cultivée
à Montmartre ; aire symbolique de 3
à 4 000 m² accolée au Musée
du Vieux-Montmartre, rue St-Vincent (vendanges
et vin).
L'industrie lourde du nord de l'arrondissement
(La Chapelle) est appelée à
une reconversion.
L'artisanat et le petit commerce sont communs
à l'arrondissement comme à la
partie mitoyenne du XVIIème arrondissement.
Les métiers d'art, outre la vie artistique
de Montmartre, sont développés,
notamment avec un exceptionnel orfèvre-créateur,
les arts graphiques, les métiers du
bois, la joaillerie-bijouterie, la reliure,
la lutherie.
Vie locale :
CULTURE
- Musique : Conservatoire municipal du XVIIIème
siècle Gustave-Charpentier, 29 rue
Baudelique.
Divan du Monde, 75 rue des Martyrs.
La Cigale, 120 boulevard de Rochechouart.
Elysée Montmartre, 72 boulevard de
Rochechouart.
- Théâtres : L'Atalante, 10 place
Charles-Dullin ; Théâtre des
Abbesses, 31 rue des Abbesses ; Théâtre
de l'Atelier, 1 place Charles-Dullin ; Théâtre
Montmartre-Galabru, 4 rue de l'Armée-d'Orient
; Théâtre Espace Acteur, 14 bis
rue Sainte-Isaure ; L'Etoile du Nord, 16 rue
Georgette-Agutte ; Lavoir Moderne Parisien,
35 rue Léon (ancien lavoir réhabilité)
; Tremplin Théâtre, 39 rue des
Trois-Frères ; Le Trianon, 80 boulevard
de Rochechouart ; Alambic Studio Théâtre,
12 rue Neuve-de-la-Chardonnière ; Théâtre
Ouvert/Jardin d'hiver, 4 bis cité Véron
; Théâtre de Dix-Heures, 36 boulevard
de Clichy ; Théâtre des Deux-Anes,
100 boulevard de Clichy.
- Cinémas : Studio 28, 10 rue Tholozé
; Ciné 13, 1 avenue Junot ; Pathé
Wepler, 140 boulevard de Clichy.
- Bibliothèques municipales : Clignancourt,
29 rue Hermel ; Goutte-d'Or, 2 rue Fleury
; Maurice-Genevoix, 19 rue Tristan-Tzara ;
Porte-Montmartre, 18 avenue de la Porte-de-Montmartre.
SPORTS : 40 disciplines
- Equipements sportifs : Centre sportif des
Amiraux, 12 rue des Amiraux : piscine, gymnase
(plancher).
Centre sportif Bertrand-Dauvin, 12 rue René-Binet
: stade (éclairé), piscine (2
bassins, solarium, baies vitrées),
gymnase (500 places, tribunes), jogging, tennis.
Centre sportif Championnet, 172 rue Championnet
: terrain d'éducation physique (éclairé),
tennis.
Centre sportif Evangile, 11 rue Tristan-Tzara
: gymnase, terrain d'éducation physique.
Centre sportif des Fillettes, 54 bis boulevard
Ney : stade (tribunes, 600 places), gymnase
(tribunes, 850 places), jogging.
Centre sportif de la Goutte-d'Or, 10/12 passage
de la Goutte-d'Or : gymnase (et billard),
terrain d'éducation physique (éclairé).
Centre sportif des Poissonniers, 2 rue Jean-Cocteau
: stade (éclairé, tribune, 1
000 places ; mur d'escalade 350 m²),
gymnases (2 salles de 1 000 m², parquet
et synthétique), jogging, tennis.
Stade Porte-de-La-Chapelle, 56 boulevard Ney.
Gymnase Doudeauville, 82 rue Doudeauville.
Gymnase Durantin, 45 rue Durantin.
Gymnase Ronsard, 2 rue Ronsard.
Salles de sports Ney, 101 boulevard Ney (boxe,
escrime).
Piscine Hébert, 2 rue des Fillettes
: 2 bassins, toit ouvrant. Boulodrome Boucry,
6 rue Boucry (éclairé). 4 centres
d'animation : des
Abbesses, 10 passage des Abbesses
; Hébert, 12 rue des Fillettes ; La
Chapelle, 32 boulevard de La Chapelle ; René-Binet,
66 rue René-Binet.
- Basket de rue : square de la Madone ; square
Marcel-Sembat ; square Carpeaux.
- Mur d'escalade "Poissonniers",
2 rue Jean-Cocteau : mur extérieur
: 125 points d'assurage, 580 prises ;
21, 5 m de haut, 570 m².
VIE LOCALE
- 4 associations folkloriques, dont la "Commune
libre du Vieux-Montmartre".
4 associations culturelles et musicales, dont
la "Société d'Histoire
et d'Archéologie du Vieux-Montmartre".
4 associations de peintres, dont le "Salon
de la Peinture à Montmartre".
- Cirques : A Abracadabra ; Alexandre Bougliogne.
- Marché couvert : de La Chapelle,
10 rue de l'Olive.
- Marchés itinérants : Marché
Barbès, sous le métro aérien
; Marché de Crimée, Porte dAubervilliers
; Marché Ney, boulevard Ney ; Marché
Ordener, rue Ordener ; Marché Ornano,
boulevard Ornano.
- Marchés fixes : rue Dejean, rue Lepic,
rue du Poteau, avenue de Saint-Ouen.
- Pèlerinage : Basilique du Sacré-Coeur
; adoration perpétuelle (voeu national
de la Consécration de la France au
Sacré-Coeur de Jésus).