Place Georges-Pompidou
(4ème)
Métro : Hôtel-de-Ville
Tél. : (33) 1 44 78 12 33
Fax : (33) 1 44 78 12 07
Tous les jours : 11h à 22h, sauf mardi
"Une journée au Centre"
Ce billet donne accès au musée
national l'Art moderne, à l'atelier
Brancusi, à certaines expositions et
au panorama
10€ ; Tarif réduit : 8€ ;
1er dimanche du mois : gratuit
Le centre Beaubourg doit son existence
à la volonté du président
Georges Pompidou de créer un véritable
centre culturel en plein Paris dès
1969. Parmi les 681 projets présentés,
c'est celui résolument moderne de
l'Italien Renzo Piano et de l'Anglais Richard
Rogers qui fut retenu.
Le monument mesure 166 m de long sur 60
m de large et 42 m de hauteur. Il a fallu
cinq années de travaux pour le faire
sortir de terre, au cœur d'un des plus
vieux quartiers parisiens: il a été
inauguré le 31 janvier 1977, trois
ans après la disparition de son initiateur.
À l'extérieur, chaque fonction
de ce Meccano géant a sa couleur
attitrée : bleu pour l'air, vert
pour les fluides, rouge pour les transports
et jaune pour le courant électrique...
Mais cette «raffinerie de pétrole»,
qui suscita tant de critiques et de polémiques,
est devenue dès son ouverture le
monument le plus visité de France
: près de 25 000 visiteurs par jour
contre les 5 000 prévus à
l'origine. Récemment réouvert
après plus de deux ans de restauration,
Beaubourg propose toujours au public ses
escaliers mécaniques plaqués
contre ses flancs, sa Bibliothèque
publique d'information (entrée libre),
son musée d'Art moderne riche de
35 000 œuvres (Bonnard, Matisse, Derain,
Kandinsky, Mondrian, Magritte, etc.) installé
sur deux niveaux (4ème et 5ème
étages) et, bien sûr, son panorama
unique sur Paris depuis son belvédère.
Le monument domine la Piazza, un lieu de
vie et d'animation plutôt pittoresque.
Le Centre abrite à la fois le musée
national l'Art moderne, dont les collections
sont parmi les plus complètes du
monde, une bibliothèque encyclopédique,
des galeries d'expositions et des salles
de cinéma, de spectacles, de concerts.Amateur
d'art moderne, le président Georges
Pompidou voulait construire un grand musée
d'art contemporain et une bibliothèque
gratuite en libre accès. Bien que
désapprouvant le projet finalement
retenu par le jury, il n'a pas cherché
à le mettre en cause.
Les architectes Renzo Piano et Richard
Rogers ont voulu construire un bâtiment
familier comme une usine, ludique et intrigant,
"surtout pas un temple de la culture
intimidant".La contrainte majeure
était de supprimer tous les obstacles
intérieurs pour permettre une complète
liberté d'aménagement intérieur.Les
architectes ont utilisé la contrainte
en “sortant et en exhibant à
l'extérieur les tripes du bâtiment”
: les structures métalliques, les
gaines de circulation de couleur différente
pour l'eau (vert), le chauffage et l'aération
(bleu), l'électricité (jaune),
les circulations (rouge) ; et surtout le
grand escalier roulant dans son tube de
verre.
Achevé en 1977, le centre Pompidou
s'est bien intégré dans le
vieux Paris grâce à la fois
à son respect de l'alignement traditionnel
et au contraste de ses formes et ses couleurs.
Attirant 25 000 personnes par jour, soit
beaucoup plus que prévu, y compris
une population marginale en hiver, le centre
fut en grande partie fermé jusqu'au
31.12.1999 pour effectuer des travaux de
rénovation et réorganiser
les espaces d'exposition : le musée
d'art moderne a presque doublé en
surface grâce au transfert de l'administration
de l'autre côté de la rue Rambuteau,
la Bibliothèque publique d'information
occupe désormais trois niveaux et
bénéficie d'une entrée
autonome.
Le Musée national d’Art moderne
a repris les collections du musée
d’art moderne créé en
1937 au palais de Tokyo. Enrichies d’autres
donations et de nombreuses acquisitions,
les collections ne pouvaient pas être
présentées en permanence et
le roulement sur les cimaises était
important.
Le musée possède des toiles
des Fauves, des cubistes, de Bonnard, Matisse,
Léger, de Kandinski, Klee, Malévitch,
des Delaunay, des surréalistes, de
Dubuffet, du groupe Cobra, de Giacometti,
etc. L’art depuis 1945 est représenté
par l’abstraction américaine,
les “ nouveaux réalistes ”,
le Pop Art…
La vue de Paris depuis la "chenille"
et la terrasse de café du dernier
étage est très intéressante,
mais n'offre pas un panorama circulaire.
La Bibliothèque publique d'information
(BPI) fut ouverte en 1977 en même
temps que le centre; son principe était
novateur : il s’agissait de permettre
l’accès de la connaissance
au plus grand nombre en organisant une bibliothèque
ouverte à tous, gratuite et dont
les livres sont en libre accès. Depuis
novembre 1997, une petite partie de la BPI
a déménagé rue Brantôme
dans le quartier de l'horloge.