Mairie de Paris (4ème)
Métro : Hôtel-de-ville
Tél. : (33) 1 42 76 50 49
Fax : (33) 1 42 76 62 30
Visite gratuite et commentée des
salons de l'Hôtel de Ville : pour
les groupes et les individuels du lundi
au vendredi sur RDV en fonction des manifestations
officielles.
Siège de la municipalité parisienne,
construit à l'emplacement de l'ancien
Hôtel de Ville, incendié en
1871.
Architectes : Ballu, Deperthes.
L'Hôtel
de Ville a une histoire ancienne : au XIVème
siècle, le prévôt des
marchands Étienne Marcel décide
d'installer le premier siège de la
municipalité dans la maison dite
aux Piliers. L'édifice majestueux
édifié à partir de
1553 par l'architecte italien Domenico Bernabei,
dit le Boccador, fut détruit par
un incendie pendant la Commune le 24 mai
1871. L'actuel édifice se distingue
par la richesse de sa décoration
extérieure: c'est une reconstruction
effectuée dans le style d'origine
entre 1874 et 1882 sur les plans de Théodore
Ballu (la Trinité) et d'Édouard
Deperthes. Il domine l'ancienne place de
Grève, appelée ainsi jusqu'en
1830 : de là l'expression faire
la grève, car les hommes qui
cherchaient jadis du travail s'y réunissaient...
Mais elle fut aussi le lieu des exécutions
capitales de 1310 à 1830 ! Elle fut
remaniée et agrandie par le baron
Haussmann. Le long du quai de l'Hôtel-de-
Ville, un jardin abrite une statue d'Etienne
Marcel et des rhododendrons dont certains
sont centenaires.
De la place de Grève à
celle de l'Hôtel-de-Ville : pendant
plusieurs siècles, cette place fut
le lieu privilégié des exécutions
capitales. On y écartelait les auteurs
de crimes de lèse-majesté,
on y brûlait les sorcières
et les divers hérétiques,
on y décapitait les gentilshommes...
Pendaisons, bûchers ou supplices de
la roue constituaient des spectacles de
choix pour les Parisiens de l'époque.
Certains suppliciés avaient droit
à un traitement de faveur : Ravaillac
fut ainsi amputé d'une main puis
oint d'huile bouillante sur ses plaies avant
d'être écartelé. Au
XVIème siècle, le chancelier
Anne Du Bourg fut pendu avant d'être
brûlé. La marquise de Brinvilliers,
célèbre empoisonneuse, fut
décapitée avant d'être
brûlée en 1676. Et le bandit
bien-aimé Cartouche y subit le supplice
de la roue en 1721.