Le jardin du Luxembourg s'étend
sur 22,5 ha et a été conçu
par Chalgrin à partir de 1801 pour
être le premier jardin populaire ouvert
à Paris : il fut l'auteur de l'aménagement
de la perspective jusqu'à l'Observatoire
suite à la récupération
des terrains de l'ordre des Chartreux, longtemps
voisins du domaine du Luxembourg.
À la sortie de la station Luxembourg,
prendre la rue Auguste-Comte.
L'avenue de l'Observatoire, aménagée
au début du XIXème siècle,
mesure 100 m de largeur et s'ordonne le long
des deux iardins : le jardin Cavelier-de-La
Salle est un mail bordé de marronniers
d'Inde, avec une pelouse
centrale parsemée
de statues et de colonnes, auquel succède
le jardin Marco-Polo : à sa sortie,
vers la place Camille-Jullian, la belle
fontaine de l'Observatoire, connue aussi
sous le nom de fontaine des quatre parties
du monde, est une œuvre de Gabriel
Davioud (1873) ornée de sculptures
de Carpeaux, Legrain (le globe) et Frémiet
(chevaux et dauphin).
En redescendant vers le jardin du Luxembourg,
on remarque sur la gauche, à la sortie
du jardin Marco-Polo, l'immense édifice
en brique rouge de l'Institut d'art et d'archéologie
construit par Paul Bigot en 1927 dont le
style «pseudomauresque»
ne peut manquer de surprendre quelque peu,
puis les bâtiments de la Faculté
de médecine, élevés
entre 1876 et 1885 par Charles Laisné.
Au-delà de la place André-Honnorat
s'ouvre le jardin du Luxembourg. Une petite
allée sur la gauche s'insinue dans
l'ancienne pépinière des Chartreux.
Le "lion de Nubie" a
été sculpté par A.
Cain en 1870. Plus loin, "la harde
de cerfs" est une œuvre de
Le Duc (1886). On croise ensuite les statues
de la comtesse de Ségur et Baudelaire,
sculptées par Fix-Masseau. On longe
le verger du Luxembourg, vestige du domaine
des Chartreux : il renferme encore 200 espèces
différentes de pommes et de poires.
Parmi les marronniers, le rucher renferme
une vingtaine de ruches abritant près
d'un million d'abeilles (640 kg de miel
produits en 1994). En remontant tout droit,
on dépasse un boulodrome sur la gauche,
au bout de l'allée Chalgrin bordée
de platanes, puis les aires de jeu pour
les enfants sur la droite. Un tulipier de
Virginie se dresse non loin de la Liberté
éclairant le monde, l' œuvre
la plus célèbre de Bartholdi
(dont 2 exemplaires se trouvent à
Paris). Dans le secteur suivant, la statue
de Verlaine a été réalisée
par Rodo de Niederhausen et le Triomphe
de Silène par Jules Dalou. On y voit
aussi un savonnier de Chine et, face à
l'orangerie, un orme du Caucase. Le petit
jardin à l'entrée côté
rue de Vaugirard abrite une tête de
Beethoven sculptée par Antoine Bourdelle.
" L'orangerie du Luxembourg, bâtie
vers 1840 par Gisors, est un lieu consacré
aux expositions temporaires quant elle n'exerce
pas sa vocation initiale : orangers, palmiers,
grenadiers et lauriers-roses figurent parmi
les 180 plantes abritées d'octobre
à mai. On passe ensuite devant le
monument dédié à Delacroix,
signé Jules Dalou. Le palais du Luxembourg
fut construit entre 1615 et 1625 par Salomon
de Brosse et on admire aujourd'hui ce remarquable
ensemble «italianisé »,
notamment la façade sud avec son
pavillon central surmonté d'un dôme
carré, son fronton et la belle terrasse
à balustres. L'ancien palais de Marie
de Médicis fut la propriété
successive de bien des personnalités
dont la famille d'Orléans, Mlle de
Montpensier et Louis XlV. Prison sous la
Terreur, il devient le siège de diverses
assemblées, notamment sous le Directoire
et le Consulat, au moment où Chalgrin
le restaure. Depuis 1958, il héberge
le Sénat. Face au palais, s'étendent
les jardins à la française
avec leurs parterres agrémentant
6 ha de pelouses avec, au centre, le grand
bassin octogonal creusé par Le Nôtre.
On peut pousser jusqu'au célèbre
théâtre de marionnettes qui
existait déjà en 1881. La
fontaine Médicis n'était à
l'origine qu'une nymphée, une grotte
dessinée par Francine ornée
de statues de Biard. Déplacée
à son endroit actuel au cours diu
XIXème siècle, elle est agrémentée
de sculptures réalisées par
Ottin en 1866. Passé un ginkgo biloba,
on revient par l'entrée côté
place Edmond-Rostand. Ce secteur très
animé offre un kiosque, un café
et une halle couverte qui peuvent offrir
autant d'abris ou de lieux pour se délasser
en faisant une pause sur une des multiples
chaises destinées au repos du promeneur,
disséminées dans le jardin.