Entrée principale
par la Pyramide (1er)
Métro : Palais-Royal-Musée-du-Louvre
Tél. : (33) 1 40 20 51 51
Fax : (33) 1 40 20 54 42
Tous les jours : 9h à 18h, sauf mardi
- Nocturnes lundi (ouverture partielle)
et mercredi jusquèmeà 21h45
7,50€ - Tarif réduit : 5€
après 15h et dimanche ; -18 ans :
gratuit ; 1er dimanche du mois : gratuit
Expositions hall Napoléon : 3,80€
L’édifice actuel
est l'aboutissement d'évolutions
et de transformations continues. Elles commencent
en 1190, sous le règne de Philippe
Auguste, par l'édification d'une
forteresse visant à renforcer la
défense de Paris. Pendant deux siècles,
le Louvre est un donjon entouré de
tours et de fossés, ce qui permet
d'ajouter à son rôle premier
ceux de prison et d'arsenal. Des vestiges
de cette forteresse primitive (notamment
les murs d'enceinte) ont été
dégagés lors des fouilles
préalables à la réalisation
du projet du Grand Louvre, à la fin
du XXème siècle. Des constructions
au-dessus du sol il ne reste rien : seuls
certains tableaux de l'époque permettent
d'en deviner l'aspect . Au XIVème
siècle, Charles
V fait du Louvre sa résidence
royale, mais ses successeurs ne consacrent
pas cette utilisation.
Le règne de François
Ier marque la naissance du palais actuel.
En août 1546, le prince de la Renaissance
décide de faire raser la forteresse
médiévale au profit d’un
luxueux château dans le style de ses
résidences de Fontainebleau, Saint-Germain
et Villers-Cotterêts. Il confie la
direction des travaux à l’architecte
Pierre Lescot. Ses successeurs Henri
II et Charles
IX confirment dans sa charge le maître
d’œuvre qui édifie un
palais de style Renaissance — partie
qui subsiste à l'angle sud-ouest
de la cour Carrée.
Le sculpteur Jean Goujon est quant à
lui chargé de la décoration
de la façade qu’il orne de
figures inspirées de l’art
antique (divinités et guerriers)
et de l’aménagement de la grande
salle du rez-de-chaussée (salle des
Cariatides).
En 1595, Henri
IV forme pour le Louvre un «Grand
Dessein» en décidant de
raser les constructions indépendantes
situées entre le palais et celui
des Tuileries, afin de relier les deux édifices.
De ce projet seule une grande galerie, la
galerie du Bord de l'eau, est réalisée
par Louis Métezeau et Androuet du
Cerceau.
En 1624, Louis
XIII confie à Jacques Lemercier
un nouvel agrandissement du palais : l’architecte
construit l’aile droite du Louvre
ainsi que le pavillon de l’Horloge,
dont les quatre paires de cariatides sont
l’œuvre du sculpteur Jacques
Sarazin et, à sa suite, de Gilles
Guérin.
En 1667, Louis
XIV confie à Louis Le Vau et
Claude Perrault le soin
de fermer la cour Carrée
par la construction des ailes est, nord
et sud.
Le second réalise en particulier
l'imposante colonnade de la façade
orientale — alors entrée principale
du palais — qui s'affirme d'emblée
comme le manifeste du style Louis
XIV.
La décoration intérieure des
appartements et galeries est laissée
aux mains des artistes Charles Le Brun,
Giovanni Francesco Romanelli et Nicolas
Poussin : la galerie d’Apollon allie
avec élégance stucs, rinceaux
et peintures allégoriques alors que
les appartements de la reine sont réalisés
dans le pur baroque italien. Les travaux
d’aménagement du Louvre cessent
lorsque le roi choisit définitivement
Versailles pour résidence et centre
du pouvoir en 1682.
Après le départ de Louis
XIV pour Versailles, le palais est laissé
à l’abandon pendant près
d’un siècle, abritant une partie
des collections royales, les Académies,
et accueillant des artistes séjournant
en France.
Aussi, au milieu du XVIIIème siècle,
l'idée prend-elle forme d'ouvrir
les collections au public.
C’est finalement sous la Révolution,
le 10 août 1793, que le Louvre devient
musée national sous le nom de «Muséum
central des Arts», avec à sa
tête le peintre Jacques Louis David.
Durant le Premier Empire, Napoléon
Ier demande à ses architectes Charles
Percier et Pierre Fontaine d’élever
entre le Louvre et les Tuileries un arc
de triomphe à la gloire de la Grande
Armée, l’arc de triomphe du
Carrousel (1808).
Le XIXème siècle voit également
la construction de l'aile nord — que
longe la rue de Rivoli — et l'accomplissement
du dessein d'Henri
IV, puisqu'en 1843 un décret
organise l'évacuation des habitants
du quartier compris entre le Louvre et les
Tuileries.
En 1852, Napoléon III décide
d’une nouvelle extension du palais
autour d’une vaste cour en U —
la cour Napoléon — que prolongent
deux ailes parallèles à la
Seine (au sud) et à la rue de Rivoli
(au nord).
C’est à cette époque
qu’est notamment construit le pavillon
de Flore, à l’extrémité
de l’aile sud.
À la fin du XIXème siècle,
le palais est achevé et s'ouvre,
après
l'incendie et la démolition
des Tuileries (1871-1882), sur le jardin
des Tuileries.
Un siècle plus tard, sous la présidence
de François Mitterrand, est lancé
un nouveau projet architectural de grande
envergure : offrir aux riches collections
du musée un écrin occupant
la totalité du palais. Coordonnés
par l’Établissement public
du Grand Louvre (EPGL) créé
à cette occasion, les travaux de
restauration et d’aménagement
du Grand Louvre, débutés en
1981, s’achèvent en 1999. Doublé
par rapport à sa surface initiale,
l’espace d’exposition est dès
lors de 60 000 m².
Au centre de la cour Napoléon a
été érigée une
grande pyramide de verre, œuvre parfois
controversée de Ieoh Ming Pei ; modèle
d’alliance réussie entre une
architecture moderne et un bâti historique,
elle sert depuis 1988 d’entrée
principale du musée dont les espaces
souterrains ont également été
aménagés : un auditorium,
des galeries d'expositions temporaires,
une galerie marchande (le Carrousel du Louvre),
un parc de stationnement. Inaugurée
en novembre 1993, la spacieuse aile Richelieu
— qui abritait jusqu’alors le
ministère des Finances — accueille
désormais des œuvres de grande
dimension, comme les taureaux ailés
assyriens du palais de Khorsabad. Ces transformations
visent à accueillir un public toujours
plus nombreux : 6 millions de personnes
visitent en effet le Louvre chaque année
et peuvent bénéficier des
multiples activités proposées
par le musée (découverte des
collections, projections, conférences,
ateliers, etc.).
Cependant, les activités du musée
ne se limitent pas à la conservation
et à l'exposition des œuvres
au public. Il y est aussi fait œuvre
de restauration et d'analyses scientifiques,
notamment avec le laboratoire de recherche
des musées de France. Le musée
publie également des catalogues et
des brochures, en particulier la Revue du
Louvre qui présente les nouvelles
acquisitions et fournit des informations
sur les autres musées français.