Le Palais-Royal est formé
d'un ensemble de bâtiments situés
à proximité du Louvre dans
le 1er
arrondissement, occupés par le
Conseil d’État, le conseil
constitutionnel, le ministère de
la Culture et la Comédie-Française.
Construit par Jacques Lemercier pour le
cardinal de Richelieu, l’ancien Palais-Cardinal
abrite une importante collection d’art,
une grande bibliothèque, un théâtre
à l’italienne et un somptueux
parc dessiné par le jardinier du
roi, Desgots.
Richelieu en fait don à Louis
XIII peu avant sa mort. Louis
XIV, pour sa part, l’offre à
son frère en 1692 et ses descendants
l’occupent jusqu’en 1848.
C’est Philippe d’Orléans
qui va procéder à la restauration
du palais et lui donner sa structure actuelle.
Il fait construire une soixantaine
de pavillons de 1781 à 1784 sur les
trois côtés du jardin.
Ces pavillons à arcades, dessinés
par l’architecte Victor Louis, sont
occupés au rez-de-chaussée
par des boutiques et des galeries et à
l’étage par des particuliers.
Cet architecte restaure également
les bâtiments du palais, notamment
l’opéra, incendié, qui
devient le Théâtre-Français.
Des cercles de jeux et des maisons
closes envahissent les lieux
sous la Régence et le quartier jouit
alors d'une mauvaise réputation.
Pendant la Révolution, le palais,
foyer actif d’agitation populaire,
est acquis par l’État, en 1793. Louis-Philippe
le restaure en remplaçant les galeries
de bois par de vastes portiques de style
classique. Confisqué ensuite par
la famille Bonaparte, le palais devient
un monument de l’État sous
la Restauration.
Longtemps fermé au public, le Palais-Royal
a aujourd’hui retrouvé son
ancienne fonction de lieu de promenade et
de distraction ; François Mitterrand
y a apporté des ornements inédits,
faisant orner la cour des colonnes de Daniel
Buren (1985-1986) et des sphères
mobiles de Pol Bury (1985).