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» LE PARC MONCEAU

Aménagé en 1778/1779 par le dessinateur et écrivain Carmontelle, le parc Monceau attira vite une foule considérable, étonnée par les richesses de «ce royaume d'illusion», Au rayon des «folies» ou «fabriques», on trouvait la pyramide (qui existe encore), le temple de Mars, le château ruiné, le jardin Jaune, le jardin Bleu, la tente Tartare, le bosquet de la Balançoire, les pagodes, la naumachie, etc.


Le 22 octobre 1797, André Jacques Garnerin réalise, à partir d'un ballon libre, depuis une hauteur de 1 000 pieds, le premier saut en parachute de l'Histoire.

La place Saint-Augustin est dominée par le Cercle militaire, construit en 1927 par l'architecte Lemaresquier, bel exemple de style Art déco,
Mais l'élément principal de la place demeure la vaste église Saint-Augustin, élevée de 1860 à 1871 par Victor Baltard qui a su dominer les contraintes imposées par un site présentant de nombreuses difficultés, grâce à un plan remarquable : la nef est flanquée de chapelles s'élargissant progressivement. Les styles s'entremêlent dans cette basilique romano-byzantine coiffée d'un vaste dôme Renaissance haut de 50 m. Ce sanctuaire se distingue par ses audaces architecturales : toute la structure est métallique. Le porche d'entrée est surmonté d'une magnifique frise sculptée en 1865 par François Jouffrey (le Christ et les douze apôtres).
L'hôtel où est installé le e musée Cernuschi a été construit en 1873 par Bouwens pour l'homme politique et financier Enrico Cernuschi (1821/1896) qui avait constitué au fil de ses séjours en Asie une riche collection d' œuvres d'art ancien chinois qu'il légua à la Ville de Paris à sa mort. Le musée fut inauguré en 1898. Céramiques, bronzes archaïques, statuettes funéraires et jades antiques, constituent l'essentiel des collections, auxquels s'ajoutent des peintures chinoises contemporaines.
Le musée Nissim de Camondo occupe un hôtel particulier reconstruit en 1911 par René Sergent dans le goût du Petit Trianon... Il doit son nom au fils du comte Moïse de Camondo, propriétaire jusqu'en 1935, Nissim, décédé dans un combat aérien en 1917, et est dédié aux arts décoratifs du XVIIème siècle : tapisseries d'Aubusson et de Beauvais, mobilier de Riesener, argenterie réalisée pour l'impératrice Catherine II de Russie et dont elle ne put profiter faute de l'avoir payée, porcelaines (service de Buffon), etc. L'ensemble a été récemment soumis à une importante restauration et certaines salles furent ouvertes en 1999 (cuisines et office).
À l'origine du parc Monceau, un vaste terrain près du hameau de Monceau, propriété du duc de Chartres, celui qui deviendra par la suite Philippe Egalité : il fait aménager, à partir de 1778, la «folie de Chartres» par Carmontelle, qui souhaitait créer «un jardin d'illusion». En, 1783, le paysagiste Thomas Blaikie agrandit ce jardin anglais où se dressaient une pyramide, une pagode et diverses autres folies dans le goût de l'époque. Inclus plus tard dans le mur des Fermiers généraux, le parc Monceau est doté en 1784 de la célèbre rotonde élevée par Claude Nicolas Ledoux, pavillon d'octroi néoantique entouré d'un péristyle de 16 colonnes, Lorsque le village de Monceau est intégré dans Paris, le parc est amputé de 10 ha, qui feront l'objet d'une opération d'urbanisme. L'étendue qui subsiste (plus de 8 ha) fut remaniée dans le style anglais dès 1861 par Jean-Charles Alphand, "le bras vert" de Haussmann... C'est Gabriel Davioud qui sera chargé de la réalisation des somptueuses grilles d'entrée. On découvre successivement la pyramide, unique vestige de l'ancienne folie de Chartres de Carmontelle, l'arcade Renaissance de l'Hôtel de Ville détruit en 1871, la colonnade qui borde la naumachie: selon Richard Lenoir, elle provenait d'une chapelle de Catherine de Médicis sise à Saint-Denis. Puis, la rotonde de Ledoux évoquée plus haut. Des statues dédiées aux grands artistes du XIXème siècle - Gounod par Mercié (1897), Chopin par Froment- Meurice (1906), Maupassant par Verlet (1897) - agrémentent un parc aux pelouses joliment valonnées qui n'excluent pas la présence d'arbres intéressants, parmi lesquels un platane d'Orient, le plus gros de Paris (plus de 170 ans et 7 m de circonférence), un érable sycomore âgé de plus de 130 ans et haut de 35 m, un somptueux hêtre pourpre et un tulipier de Virginie. Une pagode se dresse à l'angle des rues Rembrandt et de Courcelles : elle a été construite en 1926 par François Bloch sur l'emplacement d'un hôtel acheté quatre ans plus tôt par Monsieur C.T. Loo pour abriter une galerie d'antiquité qui existe toujours,
Le musée Jacquemart-André est installé dans un petit palais construit dans le style Louis-XV - Louis-XVI par Henri Parent de 1868 à 1875 pour le banquier et amateur d'art Edouard André (1833/1894), époux de l'artiste
peintre Nélie Jacquemart. L'édifice avait été conçu dès l'origine pour abriter un musée et recevoir le Tout-Paris. La collection comprend des œuvres du Quattrocento et de la Renaissance italienne, des peintres du Nord, de Fragonard ou de Boucher.

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