Jardins
et folies de la Villette : il y a 11 jardins
à thème conçus par
des artistes et des paysagistes variés
: se succèdent le jardin du Dragon,
dominé par une étrange structure
métallique qui fait office de toboggan,
le jardin des Vents et des Dunes qui ravira
les enfants (Isabelle Devin et Catherine
Rannou), le jardin des Miroirs (Tschumi)
avec ses effets optiques, bon nombre de
ces miroirs étant malheureusement
taggés, l'étrange jardin des
Brouillards (Pélissier et Nahaya),
le jardin des Treilles, réalisé
par Gilles Vexlard, le jardin des Bambous
(Chemetov, Buren et Leitner) qui s'enfonce
à 6 m de profondeur, dépaysement
assuré, le jardin des Équilibres
(Tschumi), le sombre jardin des Ombres,
le jardin des frayeurs enfantines et son
ambiance musicale étrange (Tschumi),
le jardin des Voltiges et & le jardin
des Îles (Tschumi)...
Le parc est parsemé de 26 folies,
œuvres de Bernard Tschumi, dont on
repère facilement les silhouettes
rouge vif.
Chaque folie a sa spécialité
ou sa fonction : belvédère,
théâtre, restaurant, atelier
pour enfants, kiosque à musique,
point d'infomation ou toilettes...
Le parc de la Villette s'étend sur
35 ha situés entre le périphérique
et le canal Saint-Denis, de part et d'autre
du canal de l'Ourcq. C'est le plus grand
parc parisien et son aménagement
s'est achevé en 1991.
Dès l'annexion du village de la Villette
à Paris, en 1860, le site est consacré
à l'abattage et à la vente
du bétail : des abattoirs sont construits
en 1867 dans un quartier où existe
déjà une activité portuaire
et industrielle liée à la
présence du canal de l'Ourcq. En
1900, les abattoirs de la Villette connaissent
leur apogée avec près de 3
000 travailleurs, sanguins, boyaudiers ou
pansiers. Au début des années
soixante, les pouvoirs publics envisagent
la modernisation des installations ; à
cette occasion, un abattoir ultramoderne
est construit, pour la modique somme de
312 milliards de centimes alors que son
inutilité est chaque jour mise en
évidence. Le 14 mars 1974, le dernier
bœuf est abattu à la Villette
et le scandale fait la une des journaux.
Mise à l'étude à partir
de 1977, l'opération de la Villette
est surtout une très habile reconversion
d'un site progressivement réaménagé
entre 1984 et 1995.
La maison de la Villette occupe la rotonde
des Vétérinaires, édifiée
en 1867.
On y organise des expositions temporaires
(riche fonds documentaire sur le passé
du quartier) et des conférences.
On suit dès lors la galerie de la
Villette et sa couverture ondulée
qui conduit à la sortie du parc côté
Porte de Pantin. Le Cinaxe est une salle
de simulation qui comporte 60 places. À
déconseiller aux personnes sensibles...
Jardins à thèmes et folies
se succèdent tout au long de notre
itinéraire qui suit la plupart du
temps un cheminement sinueux dallé
de bleu. La partie méridionale du
parc est dédiée à la
musique. La cité de la Musique a
été conçue par Christian
de Portzamparc et regroupe deux ensembles
dissymétriques encadrant l'entrée
du parc, de part et d'autre de la place
de la Fontaine, ils abritent depuis 1991
le Conservatoire supérieur national
de musique et de danse, un centre de documentation,
des médiathèques, le musée
de la Musique doté d'une collection
de 4 500 instruments (900 sont présentés),
du Stradivarius au synthétiseur de
Zappa, et une salle de spectacle pouvant
accueillir entre 800 et 1 200 spectateurs.
La grande halle de la Villette, réservée
jadis aux bœufs, est le seul des trois
abattoirs du XIXème siècle
qui subsiste ; ce magnifique édifice
bâti en 1876, aux dimensions impressionnantes
(240 m de long, 82 m de large et 19 m de
haut), est devenu un espace culturel polyvalent,
grâce à la réhabilitation
réalisée par Robert et Reichen.
Le Zénith est un vaste chapiteau
à la charpente modulable réalisé
par les architectes Chaix et Morel et qui
peut abriter jusqu'à 6 400 personnes.
Depuis son ouverture, en 1985, cette salle
a vu se produire groupes de rock mondialement
connus et vedettes des variétés
françaises, malgré la concurrence
de Bercy. Une colonne, vestige d'un précédent
établissement, supporte un avion
rouge de marque Zénith. Près
de la folie Belvédère, une
gigantesque bicyclette à moitié
enfouie est l' œuvre du sculpteur Claes
Oldenburg.
L'Argonaute est un vrai sous-marin, construit
en 1957 et désarmé en 1982.
La Géode est un globe de 36 m de
diamètre imaginé par Fainsilber
et constitué de 2 580 tubes d'acier
boulonnés supportant 6 433 triangles
d'acier inoxydable poli. Elle peut accueillir
395 spectateurs, placés au cœur
de l'action, grâce à un écran
hémisphérique de 1 000 m²
(procédé Omnimax).
La cité des Sciences et de l'Industrie
a élu domicile dans le gigantesque
bâtiment construit en 1969 au moment
de l'inutile réaménagement
des abattoirs. Cette construction aux dimensions
spectaculaires (270 m de long, 110 m de
large, 49 m de haut) a été
réhabilitée par l'architecte
Adrien Fainsilber et ouverte le 13 mars
1986. Explora est dédié aux
grands sujets scientifiques et technologiques
de notre époque.
La Technocité a pour vocation d'initier
les plus de 11 ans à la technologie
(manipulations, expériences, etc.).
La cité des Enfants offre à
ces derniers dès l'âge de 3
ans la possibilité de découvrir
de manière ludique le monde des sciences
et des techniques. La Médiathèque
se présente comme un riche centre
de documentation (livres, audiovisuels,
logiciels). La cité des Métiers
propose des informations sur l'emploi, les
orientations et les formations pour réussir
sa vie professionnelle. Le Planetarium présente
le ciel sur un écran hémisphérique
de 21 m de diamètre.
Le cinéma Louis-Lumière projette
des films en relief. Enfin un aquarium géant
abrite la flore et la faune des fonds marins
mésiterranéens.Ces différentes
installations connaissent un grand succès
auprès du public.