Le quartier de
l'Horloge est le fruit de la rénovation
plus ou moins réussie d'un vieux quartier
encore insalubre il y une trentaine d'années,
à l'initiative de ses habitants.
On peut y voir une sculpture de Zadkine (La
Fuite de Prométhée) réalisée
en 1964 et qui signale l'entrée du
quartier depuis la rue Rambuteau et, surtout,
la célèbre horloge à
automate, créée en 1979 par
Jacques Monestier (le Défenseur
du temps).
La rue Quincampoix était jadis une
rue élégante, connue pour avoir
abrité en 1716 le siège de la
banque générale du financier
Law. On y voit encore des maisons anciennes
datant des XVIème et XVIIème
siècles.
L'étroite rue de la Ferronnerie est
entrée dans l'histoire de France
le 14 mai 1610 : ce jour-là, vers
16 h, Henri IV
est en route pour rendre visite à
son ministre et ami Sully, souffrant à
l'Arsenal, mais son carrosse se trouve bloqué
dans un encombrement. Il ne sait pas qu'un
individu suspect le suit depuis sa sortie
du Louvre. Ce dernier profite de l'immobilité
du véhicule, s'approche de lui et
lui assène trois coups de couteau
de cuisine. Au n° 11, une dalle au sol
matérialise l'endroit où Henri
IV fut assassiné par Ravaillac.
Le cimetière des Innocents fut supprimé
en janvier 1786 et les ossements de près
de deux millions de morts furent discrètement
transférés aux Catacombes,
aménagées dans d'anciennes
carrières vers l'actuelle place Denfert-Rochereau.
L'endroit fut reconverti en marché
dès 1788, puis en square à
partir de 1858.
La fontaine des Innocents demeure le seul
édifice Renaissance de ce genre visible
à Paris : réalisée
en 1549 et ornée de nymphes sculptées
par Jean Goujon, elle fut replacée
là en 1788 après avoir été
remaniée par Pajou, qui y ajouta
la quatrième face manquante.